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Poésie néo-classique
MissNeko : Brisée
 Publié le 29/11/09  -  13 commentaires  -  963 caractères  -  268 lectures    Autres textes du même auteur

Quand l'angoisse et le désespoir font sombrer l'être au plus profond du gouffre de la souffrance et du mal être.


Brisée



Un peu larguée, un soupçon délétère
Elle déambule, perdue sur la terre.
D’anxiété maladive en panique mellifère,
Comment s’abandonner, à la peur se soustraire ?


Égarée sur la route, complètement décalée,
Elle s’étouffe d’un rien, lasse, paumée,
Comme une poupée sur le bitume abandonnée,
Comme une horloge à moitié déglinguée.


Les mains tendues vers le ciel en prière,
Elle attend un signe, un mot, une lumière.
Pleurant, implorant, récitant son bréviaire,
Elle n’a plus confiance qu’en son bestiaire.


Son âme s’achève dans son cœur isolé
De gamine délaissée de contes défaits.
L’angoisse rend pâle ; mortellement blessée,
Elle ne sait plus comment s'évader.

Elle se noie alors de songes éphémères,
Se tournant vers des ombres mortifères,
Chargée d’espoirs aux relents somnifères,
Et sombre un peu plus bas en l’enfer.


 
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   Chene   
29/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour MissNeko

Après deux lectures, je ne suis vraiment pas convaincu par ce poème.
Plusieurs raisons à cette impression :

- la forme choisie permettait à mon sens plus de fluidité et surtout des sonorités plus agréables : les rimes en "é" sont à peine suffisantes voire approximatives : "isolé - défaits" sons "é" et "è"...
Puis une juxtaposition que je qualifierai d'aléatoire des vers à douze syllabes, d'autres à dix syllabes, sans que l'on perçoive un agencement maîtrisé. Le rythme et la fluidité s'en ressentent.

- le fond et l'intention : si je perçois bien l'aspect descriptif de l'expression, celle-ci (1ère et 2ème strophes) est fréquemment redondante : "un peu larguée", "perdue sur la terre", "égarée sur la route", "paumée, "s'abandonner", "abandonnée", etc... des répétitions, etc...

Je ne doute pas un instant que l'auteur ait mis beaucoup de coeur dans l'écriture de ce poème, mais il me semble nécessaire que ces mots du coeur trouvent un mode d'expression plus travaillé tant sur le vocabulaire que sur la forme.
Bon courage, une autre fois sans doute.

Chene

   Lapsus   
29/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
C'est dommage, le tableau de cette fille perdue est expressif, malgré le choix de mots plus inspirés par la recherche de la rime que par la force de l'idée : mellifère, bestiaire,...

Pourtant, il y a un souci réel de construction avec l'alternance des deux rimes. Mais il faut de la précision : l'alexandrin ne sonne bien que s'il est bien construit, appuyé par une césure régulière, les rimes ne livrent leur sonorité que si elles sont suffisamment riches, ce qui n'est pas le cas dans ce texte.
La poésie d'inspiration classique ne se satisfait que très rarement de l'à-peu-près, on ne donne qu'aux riches, on ne pardonne qu'aux textes forts.
Mais heureusement la technique s'acquiert par le travail.

   Anonyme   
29/11/2009
Bonsoir Miss... Je crois que la forme choisie est maltraitée si je puis dire ! J'aurais (sentiment tout personnel) traité le sujet soit en classique, sonnet ou pas, peu importe, soit en poésie libre qui permettait un texte un peu plus débridé... Ici, on navigue entre les deux. D'autre part, ces rimes redondantes en é puis ère finissent par lasser. Pas toujours simple d'arriver au but que l'on s'est fixé... Reste qu'avec réflexion et persévérance, tu devrais pouvoir faire bien mieux... Au plaisir de te lire. Amicalement. Alex

   jaimme   
29/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Pas du tout spécialiste de la poésie, je laisse ici des impressions, un ressenti.
La musicalité d'abord. Je ne l'ai pas trouvée agréable: les é et les ère sont en définitive peu agréables à l'oreille, surtout en telle quantité.
Mais c'est aussi le choix des mots, le vocabulaire employé qui n'évoque pas la puissance de cette douleur. Et ce mélange trop marqué de registres familier et soutenu.
Le fond est important, les idées empruntées à la douleur sont réelles, mais le haché des vers additionné aux rimes déjà évoquées m'ont éloignées d'un ressenti fort.
A bientôt MissNeko.

   lotus   
30/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Moi, j'aime beaucoup ce texte, sa construction avec ses "hachures" justement, cette musicalité brisée.
Le fond est austère, les rimes en "ères"sont donc bienvenues pour exprimer parfaitement ton ressenti. L'anxiété, les pleurs, la perte de confiance.Il ressort de tes mots beaucoup de sincérité.Je ne tiens pas plus ici qu'ailleurs compter les pieds...je m'arrête à l'authenticité.
Les puristes et perfectionnistes ont leur façon de voir.Je n'en suis pas.
Peut-être suis-je dans un état d'esprit capable d'être réceptive à ton texte?En tous cas, il m'a plu.

   Anonyme   
30/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime beaucoup la contrainte du poème avec des quatrains à la rime identique.

ce la en lève pour moi, une musicalité trop douce, pour donner quelque chose de dur, de cassant, qui amène bien vers la souffrance morale ou physique.

Certes il y a des strophes moins agréables que d'autres, un peu plus simples: la troisième. Je n'aime pas trop le mot bestiaire, qui a pourtant, je pense une signification de monstres animaux mentaux, du moins c'est mon ressenti, mais je ne le trouve pas approprié dans cette strophe très lumineuse par rapport au reste.

C'est dommage, parce que j'aime vraiment le reste, par la puissance de certaines images: "Comme une poupée sur le bitume abandonnée,
Comme une horloge à moitié déglinguée. " Ca par exemple est très fort je trouve!

Bref, un bon texte pour un retour sur Oniris!

   Anonyme   
1/12/2009
Non je n'aime pas désolé, et ce n'est pas pour cela que je me priverais de le dire.

Ici rien ne me transporte ou ne me fait goûter à des saveurs.

L'exercice de style que déploient ces lignes, bouche complétement l'accès à l'émotion. Les rimes en "aires" et en "é" me placent dans l'univers de la caricature et des potacheries type almanach Vermot.

Je ne vois pas en quoi s'imposer des contraintes de pieds et de rimes fait d'un texte une poésie.
Les contraintes me semblent être d'abord celles de ce que l' on a vraiment à dire. Si l'on a rien à dire, il faut faire autre chose en attendant que cela revienne.
Je procède ainsi pour ma part mais bon je 'nai pas valeur universelle, et l'on va sans doute se dire que je vous prends de haut là, bien directif aussi. Mais qu'importe, cette lecture est tellement à l'encontre de ce que je recherche: l'exploration sensorielle qui a soif d'expérience que je tenais à le mettre en com.

Il faudrait que je développe bien davantage.

   pieralun   
1/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une association bizarre d'expréssions populaires d'aujourd'hui avec quelque passages très bien écrits, de poésie par endroits avec de le prose éloignée de la poésie.
Beaucoup de clichés également, de métaphores évidentes et d'images répétitives.
Dommage pour les quelques passages méritoires.

   Marite   
3/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Désolée MissNeko, je suis restée imperméable à ce poème qui se voulait exprimer « le gouffre de la souffrance et du mal être ».. En ce qui concerne la forme, néo-classique, il me semble que les rimes doivent être accompagnatrices des idées et non s’imposer à l’oreille comme ici. Leur répétition, l’irrégularité du rythme ainsi que certains mots utilisés (larguée, paumée, décalée, déglinguée…), des mots de tous les jours, font que la douleur décrite m’apparaît plus théâtrale que poétique. Cette appréciation est très subjective mais je conseillerais à MissNeko de lire d’autres poèmes parus sur Oniris (poésie libre, classique ou néoclassique), il en est de très beaux, pour l’aider à trouver des mots et expressions plus en rapport avec ce qu’elle désire exprimer. A une autre fois peut-être. Marité

   Anonyme   
4/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Une belle approche d'un état d'âme morcelé.

Les deux premières strophes (simples mais relativement efficaces) sont parlantes.
J'aime d'ailleurs les deux images de la poupée et de l'horloge.

La troisième strophe en revanche, je la trouve un peu trop théâtrale. Il y a ce coté tragédienne qui en fait des tonnes. ça marque mal, je trouve, en comparaison des deux premières strophes plus sobres dans l'expression de la souffrance intérieure.
Cette strophe alourdit franchement le propos, l'idée, à mon sens.

Après, ce texte repart sur la même tendance du début dans le même "naturel".

ça manque bien sûr d'images fortes mais l'idée est bien là et l'on comprend le ressenti.

   LeopoldPartisan   
8/12/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'aime assez ces rimes lourdes qui écrasent jusqu'à la briser cette poupée déglinguée par cette existence mortifère bien impossible à porter et surtout à supporter. Cela me fait réellement penser à de la poésie expressionniste flamande ou allemande telle qu'elle fut pratiquée entre 1925 et 1935 dans ces pays et qui à l'instar de Bertold Brecht ou de Paul Van Ostaijen préfiguraient d'éminentes catastrophes.
Cela me rappelle aussi un passage de l'herbe à Bruler de Conrad Detrez, où le personnage principal s'englue avec arme et bagages (sa bicyclette et son bardas de futur collégien) dans les labours de la terre brabançonne qu'il voudrait tant quitter mais le retient comme prisonnier.
C'est un style peu conforme aux canons de notre esthétique latine mais je m'en voudrais vraiment de le nier parce qu'il peut ne pas correspondre à une vision de ce que l'on voudrait qu'il soit alors qu' existentiellement il est.

   Anonyme   
24/12/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour MissNeko

Il me semble que la première qualité d'un poème classique (ou néo-classique) est d'être agréable à l'oreille.
J'ai essayé de lire celui-ci à haute voix, je n'ai cessé de trébucher.

Vous hésitez entre alexandrins, hendécasyllabe et décasyllabes, sans raison apparente

Vous avez choisi de conserver la même rime (ou les mêmes assonnances) dans chaque quatrain. C'est un choix risqué.
On ne voit que ça.

Du coup on en oublie le tragique du poème.
Mais vous laisser croire par compassion que vous avez écrit un bon texte, ce n'est pas vous rendre service.

   Kejdiel   
17/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Moi qui aime ce qui est lourd et cinglant, je suis servi. L’utilisation des termes font assez jeune, ce qui passe rapidement au stéréotype, malgré le fait que ca vient du cœur.

Je ne retiens donc que la 3e strophe. Le reste est trop martelé peut être ?

La poupée c’est transformé au fil du texte une sorte de poupée vaudou poignardée a répétition. C’est lourd et bien trop agressif, peut être par manque de subtilité dans le choix des mots. Il y a un désir d’extériorisation qui se transforme en accumulation. C’est dommage.

Car quand on revient a la 3e strophe, elle est intéressante, du mot a mot, une construction claire, nette, précise. Pam ! pam ! pam ! Avec une fin de vers qui le clos soigneusement. Il n’y a que le mot bestiaire qui semble ne pas entrer dans cette strophe. Je ne serai dire pourquoi, peut être de trop ?

Ya pas de place pour le souffle au milieu de tout cette douleur. Tout cela ne reste qu’un point de vue subjectif de ma part. peut être manque t il un peu de douceur mélancolique dans cette douleur ?

Cordialement.
Kejdiël.


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