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Poésie en prose
MissNode : Un point
 Publié le 13/03/15  -  7 commentaires  -  1481 caractères  -  154 lectures    Autres textes du même auteur

Un petit point, je suis.


Un point



Un petit point, je suis.
Tout autour tournent en boucle depuis des lustres mes souvenirs, rivières gorgées du récent dégel : regards maternels, sur moi tournoyant, et les ombres inquiètes m'entourent encore… amours trop rêvées, trop peu vécues, et la trace de la sidérante solitude, des venins amers.

Vertigineux manège que ma vie telle qu'elle se raconte.
Manège enluminé de figures figées, lancé en continu, si bien qu'inaperçu de moi il m'encercle, le petit point au milieu, il s'étend, s'étend et m'encercle ; prend tout l'espace intérieur et me fait tourner dans le même sens, accompagnée des mêmes icônes, que j'en ai la nausée. Le plateau du manège est sans horizon. C'est l'enfermement.

Vient le jour de la brèche et je m'engouffre hors du cercle hypnotique.
Stupeur ! immensité du leurre, petit point mesquin, innocente âme, naïveté dangereuse.
D'un danger naïf comme l'est le soldat acharné à la cause du pervers Général, convaincu qu'elle est sienne, tant il est fier d'être chair à canon qui s'ignore. Je parle d'un danger naïf qui s'énonce et se dénonce.

Le voile de mes histoires perpétuelles se déchire et je respire :
Nul regard sur moi, permanent guetteur d'imaginaires infractions…
Autant libre je suis de montrer ou cacher, avouer ou taire, inventer ou être sincère, autant seule à jamais depuis l'aube j'avance, aveugle de mes propres choix, seule à savoir si sincère je suis…
… le saurai-je ?


 
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   Robot   
3/3/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'avais lu le texte primitif et j'avoue que sa structure ne m'avait pas emballé. Je suis content que vous n'ayez pas renoncé et de constater le travail réalisé à partir du premier envoi. Là, je découvre une vraie prose poético-philosophique, le point qui me paraît représenter l'Ego, le "je suis intérieur" qui se révèle uniquement par l'introspection.
Je regrette certaines tournures qui ne sont pas d'une utilité flagrante et provoque des heurts de mots pas très heureux comme:
Tout autour tournent "tourtournent" c'est chagrin oralement et j'aurais préféré - Tout autour mes souvenirs tournent en boucle depuis des lustres -
"que j'en ai la nausée" Le "que" n'est pas utile et j'en ai la nausée précédé d'un point virgule serait tout aussi expressif.
"tant il est fier d’être chair à canon qui s’ignore" N'y-a-t-il pas un contre sens, comment peut-il être fier de quelque chose qu'il ignore être.
Voila quelques points qui m'ont surpris sans pour autant m'enlever le plaisir de cette lecture.

   Francis   
14/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voyage intérieur de l'être prisonnier de son vécu, désir d'abandonner cette sensation de tourner en rond quand la vie devient manège, quête de liberté pour aller rechercher le moi enseveli sous les souvenirs... J'ai aimé "rivières gorgées du récent dégel, le voile de mes histoires perpétuelles se déchire, le plateau du manège est sans horizon."

   Edgard   
14/3/2015
J’ai parfois du mal avec la poésie en prose, et aussi un peu avec l’introspection. Parce que l’auteur connaît les clés et …le lecteur les cherche. Donc ça me paraît un trop hermétique.(Je parle pour moi)
D’un danger naïf comme l’est le soldat […] s’ignore. C’est peut-être un peu emmêlé, tout ça ? (peut-être que plusieurs phrases, ce serait plus aisé à comprendre. J’ai bloqué sur cette phrase avant de la relire pour la comprendre à moitié. (Comment peut-il être fier d’être chair à canon et en même temps l’ignorer… (Ah merdrrre ! Robot a dit la même chose…Si je dis une ânerie, je ne serai pas tout seul !)
« Sur moi tournoyant » « Autant libre je suis », ces inversions sont à mon sens un peu étranges et n’apportent pas grand-chose.
Pour le fond, c’est très difficile, ça a un petit côté Modiano que je trouve assez fascinant : des paroles qui effleurent, sans trop dire, et pourtant aller au plus profond, c’est tout un art. Je ne sens pas capable d’émettre un avis...chiffré.
Bien cordialement.

   Anonyme   
14/3/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Je pense que le narrateur sait s'il est sincère ou non, sans vouloir se l'avouer. Car comment pourrait-il en être autrement, sauf à avoir perdu la mémoire, ce qui n'est pas le cas ici, puisque ses souvenirs "tournent en boucle depuis des lustres".

Un petit point de rien du tout, au départ, mais qui grandit, qui grandit, jusqu'à l'encercler. Mais un jour une brèche se dessine dans ce cercle, et le personnage s'y engouffre, découvrant un monde qu'il n'imaginait pas, "aveuglé" par le sien.

A moins que le narrateur en ait eu conscience dès le départ, comme je le disais plus haut, et alors il s'est trompé à lui-même, donc il n'était pas sincère. Il en a toujours eu conscience, au final, donc il s'est menti à lui-même.

C'est ce que je comprends du texte, en ce qui me concerne.

Et en toute sincérité...

   MissNode   
20/3/2015

   Pussicat   
18/4/2015
Bonjour MissNode,
autant je marche et vous suis, "petit point" que vous êtes dans cette poésie jusque le manège... après j'ai le tournis, un "vertigineux" vertige qui me fait perdre la fil de la phrase et du vers...
je reviendrai vous lire avec plus d'acuité... un point c'est tout !
à bientôt de vous lire

   Azedien   
26/11/2017
A l'inverse de Robot, la récurrence des tours me plaît à l'oreille ; elle fait sens. Malgré (de ma perception) une mise en forme encore un peu hésitante, je veux dire qui semble se "justifier", par exemple dans le second paragraphe, où la même idée est amenée plusieurs fois de façon un peu redondante, vous délivrez de jolies longueurs qui valent le coup d'être lues à voix haute en un soir de doute.


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