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Poésie néo-classique
Robot : La belle du marais
 Publié le 14/03/15  -  22 commentaires  -  1116 caractères  -  326 lectures    Autres textes du même auteur

Entourés de sapins,
Logés aux creux des combes du Jura,
Chaque lac à l’eau profonde et sombre
Raconte une légende…
Inspiré par le lac d’Ilay


La belle du marais



Les joncs s’alanguissaient sous les élans du vent,
La surface du lac dansait comme l’eau vive.
Une femme avançait lentement sur la rive,
Folâtre un épagneul jouait en la suivant.

La demoiselle osait un beau visage d’ange,
Les lueurs de l’aurore allumaient ses cheveux.
Ses yeux bleus s’avivaient de mille petits feux,
Ses lèvres s’entrouvraient en un sourire étrange.

La fille sur le bord retira ses chaussures,
Entra dans le marais où baignaient les roseaux,
Et sans même effrayer la foule des oiseaux
S’enfonça tout entière au creux de l’onde obscure.

Désemparé le chien, avant de perdre pied,
Jappa deux ou trois fois attendant qu’elle émerge,
Puis résigné gagna le talus de la berge,
Revenant se coucher à côté des souliers.

Vers la bête éperdue qui hurlait à la mort
Au matin des pêcheurs trouvèrent un moïse
Où geignait un bébé protégé de la bise.
… Et sur les eaux glacées aperçurent un corps.

Jamais ne fut connue l’origine d’icelle.
On appela le lieu le Marais à la Belle.


 
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   papipoete   
2/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
il est vrai que chaque lac, chaque gouffre noyé du Jura, laisse planer sur lui une légende. Aux abords d'Ylay, cette femme au visage d'ange, n'est pas sorcière maléfique aux philtres de crapauds séchés, mais ensorcelante de mystère. On la suit des yeux sans qu'elle nous voie, et l'on pousse un cri inaudible, quand dans l'onde elle s'abîme.
Aux aurores brumeuses d'eaux fumantes, près du lac où veillait son chien désemparé, la belle n'avait pas rejoint la rive, mais on trouva geignant un bébé abrité du froid, en même temps qu'au loin apparut à la surface un corps. L'inconnue de la contrée inspira le nom du lieu "le marais à la belle".
Bien que tragique, ce conte émerveille et l'on songe aux eaux du Nil portant un "sauvé des eaux".
Le 3e quatrain alliant grâce et trouble glacial est particulièrement bien amené.

   myndie   
3/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Avant de lire le poème (dont il me semble avoir deviné l’auteur), je savais que je l’aimerais. c’est l’incipit qui me l’a dit.
Ces paysages me sont familiers, le lac d’Ilay où l’on allait pêcher ou patauger au milieu des roseaux, ou bien, suprême récompense, que l’on pouvait admirer après une robuste montée jusqu’au Pic de l’Aigle...Alors, oui, forcément, vos vers me parlent et réveillent de si jolies images , les « élans du vent » sur l’eau, les fameux roseaux et la « foule des oiseaux ».
Ce qu’ils m’apportent de neuf, c’est cette belle légende que je ne connaissais pas, romantique et tragique comme seules les légendes savent l’être.
Sur la forme, je n’ai pas grand chose à dire, c’est très bien écrit et je n’ai pas trouvé le détail qui aurait pu empêcher de classer le texte en poésie classique.
De jolies formules : « les jonc s’alanguissaient sous les élans du vent »
« les lueurs de l’aurore allumaient ses cheveux »
et une question : pourquoi « osait » au 5ème vers ?
Merci en tout cas de m’avoir si joliment promenée.

   Hananke   
3/3/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Ah le Jura, ses lacs, ses sources, ses rivières pleines de légendes,
La Vouivre, etc ...
Que dire de ce texte : avec ses huit imparfaits dans les deux premiers quatrains, il n'est pas trop engageant.
Pas beaucoup de vrais vers, également, plutôt de la description
systématique avec énumération.
Dommage, l'histoire se prêtait bien à un conte poétique mais
l'auteur est passé à coté de son écriture.
Seule la fin survole les débats mais c'est trop peu.

   Anonyme   
6/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Magnifique et glaçant ce poème.
Rien à dire quant à la forme, de beaux vers qui sonnent bien, les images sont douces et simples.
Par contre, les chaussures que cette demoiselle retire alors qu'elle sait ce qu'elle va faire, quelle importance n'est-ce-pas ? A moins que l'auteur est besoin de ces souliers un peu plus loin dans le texte pour que le chien puisse se coucher à côté. Dommage, l'effet se voit un brin. Mais oublions vite cela, et ne boudons pas notre plaisir, votre poème très original est une réussite.
J'ai beaucoup aimé.
Et de plus, j'ai appris quelque chose aujourd'hui. Je me suis empressé de jeter un œil au dictionnaire pour ce "moïse". J'avais compris le sens mais je ne connaissais pas ce mot.
Merci pour ce poème. Au plaisir de vous relire.

   Gemini   
14/3/2015
J'aime bien les versifications d'histoires. Surtout quand elles sont bien faites. Je regrette un peu les manques de ponctuation autour des épithètes "folâtre", "désemparé", "résigné", de même après "la mort" V17, ou après "Au matin" qui suit; on dirait que le sujet (de la ponctuation) est secondaire.
J'ai aussi été surpris par la "femme" devenant "demoiselle" puis "fille", mots quand même différents de sens, alors que vous n'employez pas (une seule fois) le sujet "elle" qui semble pourtant le premier et le plus logique dans la lignée des synonymes.
Sympa de ressortir le "moïse" de son berceau étymologique.
La fin est parfaite parce que, malgré l'histoire, le mystère plane encore.

   Francis   
14/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On se laisse entraîner au pays des légendes en suivant la silhouette de cette fille accompagnée de son fidèle compagnon. J'aime particulièrement le troisième quatrain. Le mystère plane sous la plume.

   leni   
14/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot
J'ai une comptine gaie dans l'oreille et voilà que je me retrouve enmarécagé Joli texte taillé en orfèvre construit en images certes conventionnelles mais superbes Après plusieurs lectures je cite:

La demoiselle osait un beau visage d’ange,
Les lueurs de l’aurore allumaient ses cheveux.
Ses yeux bleus s’avivaient de mille petits feux,
Ses lèvres s’entrouvraient en un sourire étrange.

Et ces quatre vers d'une pureté sans pareille:


Désemparé le chien, avant de perdre pied,
Jappa deux ou trois fois attendant qu’elle émerge,
Puis résigné gagna le talus de la berge,
Revenant se coucher à côté des souliers.


Merci pour ce beau texte fignolé
Salut cordial
Leni

   Anonyme   
14/3/2015
Salut Robot
J'aime bien les poèmes qui racontent une histoire.
Glisser une prose dans le moule des alexandrins n'est pas à la portée du premier poète venu.
A partir du troisième quatrain, c'est un sans faute. L'écriture est fluide et on en oublie le "carcan" de la prosodie. C'est un compliment.
Les deux premiers gagneraient à ce que soit un peu bousculé l'ordre de ces quatre imparfaits alignés comme pour la revue.
Sinon tout baigne dans l'huile (ou plutôt dans l'eau du marais)
Merci Robot et bravo

   Anonyme   
14/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot... J'ai beaucoup aimé cette suite de quatrains et ce qu'elle nous conte... avec quelques très jolis vers comme...

Les joncs s’alanguissaient sous les élans du vent,

Les lueurs de l’aurore allumaient ses cheveux. etc.

Juste un bémol au dernier vers : J'aurais préféré le Marais de la Belle en lieu et place du Marais à la Belle...

Simple détail qui ne gâte pas cette légende fort bien menée.

Merci...

   Michel64   
14/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,
Comme Gémini, j'ai un peu tiqué sur cette femme qui devient demoiselle puis fille. Surtout de demoiselle à fille.
De même, "...osait un beau visage d'ange" ne me plait pas trop.
Pour le reste j'ai beaucoup aimé vos jolis vers.
Est-ce une "vraie" légende, ou l'avais vous inventée ?

Au plaisir de vous lire encore.

   PIZZICATO   
14/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Robot.
Un joli tableau nous est offert en commençant la lecture. De belles images nous incitent à suivre cette "demoiselle au beau visage d'ange" qui semble aller se baigner.
" Les lueurs de l'aurore allumaient ses cheveux ".
Et puis survient ce vers; "S’enfonça tout entière au creux de l’onde obscure " qui laisse soupçonner cette sombre fin.
J'ai beaucoup apprécié ce poème.

   Edgard   
14/3/2015
C’est une forme assez peu usitée aujourd’hui, que de raconter toute une histoire en 22 vers. J’adorais les épopées, les histoires mythologiques, les légendes d’Ovide... On ne lâche pas l’histoire, surtout quand elle est racontée avec art. Je trouve que ça s’y prête bien, aux légendes. La poésie crée un décor onirique et vlan, là au milieu une histoire terriblement inquiétante. Violente malgré le visage d’ange.
Le moderne c’est qu’on retrouve le cadavre, c’est un peu prosaïque ça... J’aurais préféré qu’elle disparaisse totalement… ce serait plus mystérieux.
(Si vous répondez à Michel 64, je profiterai de la réponse, mais je penche pour « inventée ».)
Bien cordialement.

   Marite   
14/3/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Belle et triste légende contée en ces vers que j'ai appréciés pleinement. J'aurais aimé un quatrain supplémentaire esquissant l'image de la jeune mère déposant avec tendresse le moïse sur la berge (au lieu de retirer ses chaussures seulement) avec un dernier geste le confiant au chien peut-être car, après lecture j'ai le sentiment d'un manque ou d'une anomalie dans la succession des évènements: je conçois mieux que le chien soit resté près de l'enfant plutôt que des chaussures. Ceci est très subjectif bien entendu.

   Automnale   
14/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
"Chaque lac à l'eau profonde et sombre/Raconte une légende"... Robot nous propose la légende de "La belle du marais".

C'est toujours très agréable de lire une histoire, surtout lorsqu'elle est bien racontée...

Ici, j'aime l'image de l'épagneul folâtrant... Je trouve très poétique celle des cheveux allumés par les lueurs de l'aurore, et très bien expliqué - dessiné - le moment où la jeune femme entre dans le marais...

En revanche, j'apprécie moins - un autre commentateur l'a fait remarquer avant moi - les appellations successives de femme, puis de demoiselle..., puis de fille (ce dernier terme étant en outre, à mes yeux, un peu péjoratif). Le mot "chaussures" n'est guère poétique... Et je demeure perplexe sur le "talus de la berge"... Une berge n'est-elle pas un talus ?

Il n'en demeure pas moins que "La belle du marais" m'a touchée... Ainsi que son épagneul, et le bébé dans le moïse.

Merci, Robot, pour cette découverte du Marais à la Belle. Je vais y repenser...

   Pussicat   
14/3/2015
Bonjour Robot,
J'ai apprécié la lecture de votre texte. Certains regrettent l'emploi de l'imparfait qui alourdit le vers, et je suis prête à le penser, mais que faire ? Le présent ? Oui, possible, et peut-être aurait-il offert au lecteur une proximité avec la « femme », la « demoiselle », la « fille »... le « corps »... « la Belle » la... Pas évident de nommer sans se répéter, aussi je comprends ce jongle – ou glissement – de « femme » à « demoiselle » puis à « fille ».

J'apprécie particulièrement le travail sur la musique, j'y suis sensible.
Le premier quatrain est soigné avec rimes intérieures et rimes riches qui portent sens : "vent, vive, rive, suivant".
Vers 1 et 2, puis 3, et la liaison : « jouait-en la ».

Le 2e quatrain porte la même marque. Le travail est présent mais s'efface derrière le portrait : « La demoiselle osait un beau visage d’ange, », pourquoi ce choix ? Oser ? N'était-elle pas assez belle ? La suite nous éclairera sur ce choix judicieux : belle trouvaille.

Les images se reflètent et miroitent : lueurs/aurore/allumaient/s’avivaient/mille petits feux

« Ses lèvres s’entrouvraient en un sourire étrange. » : après « oser » voilà le « sourire étrange »... le portrait se dessine et avec, l'intention : le 3e quatrain est annonciateur d'un malheur qui se prépare, le lecteur sent la nature complice, les oiseaux ne sont pas effrayés... jusqu'au lac - cette onde obscure - qui semble accueillir ce corps comme une offrande... Il n'y a que le chien, hors cadre, étranger, corps étranger à ce funeste projet, qui manifeste son inquiétude :
« Désemparé le chien, avant de perdre pied, /Jappa deux ou trois fois attendant qu’elle émerge, ».

Mais ce n'est que courte durée, et d'ailleurs vous lui prêtez des sentiments comme si, lui aussi avait compris : « Puis résigné gagna le talus de la berge, »...
Qu'il s'allonge près des souliers de sa maîtresse est chose commune chez un animal de compagnie, mais cette résignation lui confère un petit quelque chose d'autre...

Je regrette les sonorités dures « b », « p » et « d » du vers 17 : "Vers la bête éperdue"... pas très agréable à l'oreille.

J'aurais préféré lire « enfant » à la place de « bébé » qui fait redondance avec la lettre « b » et les son « é » : geignait/bébé/protégé.

Et puis un enfant n'a pas d'âge, ou celui que l'auteur veut bien lui donner.
Le « On » final me gêne aussi. (ah mais jamais contente la Pussicat !;)

Conclusion :
Je mets de côté les imparfaits, j'ai lu un beau texte qui raconte une histoire, et cela n'est pas donné à tout le monde. J'aime bien cette forme. Une écriture maîtrisée.
J'aime !
À bientôt de vous lire,

   Anonyme   
14/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Maintes fois j'ai voulu commenter ce poème, en espace lecture, sans succès.

Je vais donc essayer de le faire ici, très simplement...

Ce poème est beau et triste à la fois. L'étrangeté de la situation y contribue grandement. Comment penser qu'une femme aussi belle puisse ainsi s'enfoncer dans l'eau pour s'y noyer, sans prononcer un mot. Pour quelle raison ? La folie ? Un chagrin d'amour ?

Que nenni... puisque de cette mort née la vie ! Il eu donc fallut qu'une déesse se noie pour enfanter un "moïse", à l'image de ce bébé gazouillant, bercé par les eaux.

Mais alors, cette femme était-elle bien humaine ? Sans doute pas, sinon cette scène n'aurait jamais pu avoir lieu...

Quel beau poème ; une lecture mémorable, donc bravo !

   Anonyme   
15/3/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Somme toute, la poésie descriptive m'a toujours plu ; c'est sans doute pour cette raison que j'ai adoré ce poème. Où la femme se transmue en demoiselle pour devenir fille, "transmue" est vraiment le bon terme pour l'interprétation que je donne à cette évolution ; peut-être bien que l'auteur a souhaité donner à cette femme une allure virginale, comme pour poser une atmosphère de pureté et d'innocence à ce lac, à l'image de son "visage d'ange". Le poème m'a fait pensé à la peinture de Caspar David Friedrich comme son voyageur contemplant une mer de nuages ; et à celle d'Henri Decaisne avec son portrait du peintre Alphonse de Lamartine. On passe de "l’eau vive" à "l’onde obscure." pour finir aux " eaux glacées" : superbe. Pour la forme, généralement, je n'aime pas (voire pas du tout) la poésie néo-classique, mais lorsque je lis un poème comme celui-ci je ne peux qu'être totalement d'accord avec la subjectivité esthétique.

Un seul vers m'a déçu : "Ses yeux bleus s’avivaient de mille petits feux," ; je le trouve un peu trop commun.

Bravo pour ce poème,
Belle journée.

   Cristale   
15/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Robot,
Voici un conte merveilleux dont cette belle des marais pourrait porter le prénom « Ophélie », comme l’héroïne de Hamlet, au destin aussi tragique. La légende, ou l’histoire vraie, me plait par ses images d’une extrême douceur, de lenteur même, quand la femme s’avance vers le lac. Elle semble si sereine comme n’importe quel promeneur, et l’épagneul insouciant comme n’importe quel épagneul heureux. Mais ce « sourire étrange » est soudainement… très étrange. Le drame qui s’annonce est irrémédiable et l’image du chien désemparé est bouleversante. Près de l’animal et des souliers, un nourrisson geignant dans un moïse, « protégé de la bise « : cette scène est l’apothéose de l’émotion qui étreint le spectateur d’une telle tragédie. La belle avait décider de mettre fin à ses jours mais en protégeant son enfant chaudement emmailloté "à l'abri de la bise" certaine que des passants entendraient aboyer le chien qui n'aurait pas quitté l'enfant. Il s’en faudrait de peu, en le retouchant, pour que ce poème soit en catégorie classique où j’aurais aimé le découvrir.
Je regrette un peu les huit verbes à l’imparfait des deux premiers quatrains qui, je le comprends bien, posent les lieux et personnages mais dont l’aspect descriptif listé nuit un peu à l’ambiance mystérieuse et féerique qui m’a enchantée jusqu’à la fin du poème.
J’aime les contes merveilleux, celui-ci est joliment écrit avec des images poétiques, romantiques, dramatiques, tout y est agréable à lire.
Merci Robot.
Bien cordialement,
Cristale

   Asrya   
15/3/2015
Bonjour Robot,

Je ne connais pas les codes de la poésie néo-classiques (ni ceux des autres styles poétiques), il est donc fort probable que mon commentaire ne vous soit pas d'une grande utilité – ce que je suis prêt à comprendre, je vous rassure.
Ceci-dit, à votre place, j'aurais plaisir à recueillir le plus grand nombre de commentaires, qu'importe leur provenance.
Alors je me lance :

J'ai bien aimé votre manière de raconter cette légende.
Votre texte transcrit à merveille les images, l'environnement, l'ambiance, la situation. Les scènes sont claires, bien traduites, je n'ai eu aucun mal à me les imaginer ; vos mots peignent joliment les tableaux que vous nous présentez.
Une lecture très agréable, bien que certains vers me l'ont légèrement écorchée :

« Folâtre un épagneul jouait en la suivant. » → je trouve que placer « folâtre » avant « épagneul » n'est pas très heureux ; un effet de style qui ne me paraît pas spontané. Prononceriez-vous naturellement un tel vers ? Est-ce une pirouette pour que le nombre de pieds soit suffisant ?

« S'enfonça toute entière au creux de l'onde obscure » → le vers compte 12 pieds, comme les autres, toutefois je ressens une certaine « longueur » quand je le lis ; comme s'il était étiré par les sonorités, provoquant une sorte de « cassure » dans la lecture.

« Désemparé le chien » → encore une inversion qui ne me paraît pas naturel ; il s'agit probablement d'une question d'habitude, de goût, je ne sais pas.

« Jappa deux ou trois fois » → Deux ou trois ? En soi, cette hésitation, ce flou laissé sur le nombre de jappements ne me dérange pas, ce qui me fait m'arrêter concerne ce « ou » qui me paraît là seulement pour combler l'alexandrin ; fâcheux.

Malgré ces petites réserves, j'ai passé un très bon moment à vous lire et à vous commenter,
L'histoire est claire, parle d'elle même ; vos vers ne laissent pas la place au doute.
Merci.

Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   pieralun   
15/3/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le ton est donné d'entrée.
Le choix est fait d'un poème buccolique avec la poésie toujours en point de mire.
Ce choix Lamartinien, certains pourraient le qualifier de surrané....
Un tel poème ne doit pas déraper, la limite est ténue entre la beauté d'un tel texte et le ridicule.
Tu t'en sors bien Robot, le rythme est bon, les mots et les images sont belles dans l'ensemble . BRAVO POUR LA MUSIQUE.
Je ne jugerai pas le fond du propos, mais les deux trois choses qui m'ont dérangées.
- l'épagneul ??? Pourquoi pas un chien. En incorporant une race particulière, tu déplaces les regard sur lui, uniquement. Alors que folâtre, ( virgule ) il fait partie du second plan.
- " la fille sur le bord retira ses chaussure " trop prosaïque par rapport à l'ensemble
- les vers 13 et 14 trop prosaïques aussi....

Le reste est une belle réussite avec d'excellents vers.

   Robot   
16/3/2015

   Anonyme   
17/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir !
Un grand plaisir cette lecture .Vous avez su créer une atmosphère qui m'a plongée jusqu'au cou ( sourire ) dans cette légende !De belles images tel que le premier vers ( entre autres ) ;une description précise qui fait bien visualiser le déroulement de l'histoire !Un petit pincement à la fin tragique ....bref ! un petit régal ....Merci


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