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Poésie classique
Mona79 : Avec Pégase
 Publié le 15/04/11  -  19 commentaires  -  748 caractères  -  436 lectures    Autres textes du même auteur

...


Avec Pégase



Nous avons chevauché l'écume de mes rêves
Jouant à saute-vague au-dessus des brisants.
Ses naseaux frémissaient, humides et luisants,
Lorsque nos galops fous s'accordaient quelques trêves.

Il m'emportait d'un bond vers des minutes brèves
Où cueillir de l'amour les magiques présents.
Nous poursuivions la mer aux confins des jusants,
Impénitents piaffeurs du tumulte des grèves...

Complice de mes soifs en quête d'infinis,
Nous filions vers l'étoile, épuisés mais unis,
Avant que d'aller l'amble, ivres de notre course...

Nourri de l'or du ciel en paille de soleil,
Il s'abreuvait de lune au miroir de la source,
Puis cabrait son adieu sur l'horizon vermeil.


 
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   Lunar-K   
3/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Un joli texte qui, sans être particulièrement original, m'a fait passer un bon moment.
A la base, une métaphore assez convenue entre l'imagination et le cheval ailé, métaphore qui nous fait voyager parmi certaines images très poétiques et portées par une écriture très agréables :

- "Impénitents piaffeurs du tumulte des grèves"
- Le dernier tercet que je trouve plus original que le reste et très poétique, notamment grâce à cette "paille de soleil" et "Il s'abreuvait de lune au miroir de la source".

Un certain rythme également, qui privilégie, au galop de l'animal, son vol tranquille et assuré.
Bref, un texte qui, sans se démarquer par sa personnalité, n'en est pas (beaucoup) moins agréable et poétique.

   Damy   
6/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Mona79 est-il le nom de l'auteur ? Si oui, est-il réglementaire de signer un texte soumis à lecture ?

1 petite question prosodique :
* présents rime-t-il avec jusants, est-ce le même son ? (on m'avait fait la même remarque sur l'un de mes poème )

J'ai bien aimé ce triptyque: l'amour, la mer, le cheval et la façon dont s'enchaînent, s'harmonisent les 3 mouvements à la fois dans leur rythme.

Cependant je ne sens pas, à travers les mots, les expressions, le rythme, la fougue que l'auteur a voulu exprimer. Peut être que la forme, tout en alexandrins, est-elle la cause du sentiment de monotonie que j'éprouve ?

je trouve néanmoins ce sonnet bien fait et élégant.

   Lunastrelle   
8/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte épris de rêverie, et qui invite le lecteur parmi ses landes... très musicales en plus. J'ai apprécié ce moment de lecture, à la limite du mythe aussi, et je suis friande de ces deux univers...
Le dernier quatrain me paraît particulièrement réussi.

   Pascal31   
9/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Chère Mona, il ne faut pas signer ses poèmes ainsi, sinon que devient l'anonymat en espace lecture ?
Ceci étant dit, j'ai trouvé ce poème très agréable à lire. Cette chevauchée onirique sur le dos du cheval ailé a vraiment fière allure.
J'ai apprécié les images du jeu du "saute-vague au-dessus des brisants" en poursuivant "la mer aux confins des jusants".
La dernière strophe est très réussie également, avec Pégase ce nourrissant "de l'or du ciel en paille de soleil" et s'abreuvant "de lune au miroir de la source".
Tout cela est joliment dit, très poétique. Bravo !

   Marite   
15/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà le genre de poésie classique que j'aime. Au rythme de mots simples et judicieusement disposés dans les vers, elle nous emporte dans un imaginaire bien ancré dans notre réalité :
"Jouant à saute-vague au-dessus des brisants.
...
Nous poursuivions la mer aux confins des jusants,
...
Complice de mes soifs en quête d'infinis,
... "
Merci à l'auteur pour ce très agréable moment .

   socque   
15/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle évocation ! Je regrette toutefois que le destrier ne soit pas un peu mieux introduit, on tombe directement sur un "Ses naseaux" que j'ai d'abord rattaché à l'écume des rêves.
Une belle attention aux rimes et au rythme, du mouvement, de l'ampleur... Un bémol sur "Nourri de l'or du ciel en paille de soleil" (de du de, dommage là aussi car l'idée est belle). Deux très beaux vers à la fin.
Le vers "Impénitents piaffeurs du tumulte des grèves" me plaît moins, je le trouve un peu nébuleux.

Ah oui, je me rends compte que le nom de la monture est dans le titre... Il faudrait quand même que je les lise, les titres, au lieu de me jeter avec avidité sur les textes !

   Anonyme   
15/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Mona 79 et bravo pour ce sonnet qui, non seulement est quasiment parfait quant à l'écriture classique, mais nous entraine de surcroît dans un balai aérien quand bien même il n'est qu'onirique et irréel. Reste un point qui me chiffonne un peu ; pégase écrit sans majuscule, comme c'est le cas ici, n'est pas le cheval ailé de la mythologie mais un simple poisson des mers chaudes. C'est l'exemple type qui nous prouve que chaque mot doit être bien pesé avant publication. Je suppose que tout un chacun aura compris qu'il s'agit bien ici de la monture de Bellérophon... à moins que ça soit moi qui me plante !

   Nescience   
16/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Il est vrai que le thème n'est pas très original, mais j'ai été vite emportée dans cette belle chevauchée.

Pour le coup, le titre est totalement indissociable du texte, sinon nous ne saurions pas qui est ce « il » (même si l'on devine bien que ce n'est pas un poulpe). Je ne saurais dire si c'est bien ou dommage, en tout cas, ça ne m'a pas dérangée plus que ça (alors pourquoi je le dis, hein ?!).

J'aime beaucoup le vocabulaire utilisé, et quelques images méritent vraiment le détour (« saute-vague au dessus des brisants » ; « Nous poursuivions la mer » ; « paille de soleil »...). D'autres passages m'ont plus gênée, comme ce « Où cueillir de l'amour les magiques présents » dont je n'aime ni l'inversion ni l'idée, ou « Avant que d'aller l'amble » que mon oreille n'apprécie guère. La dernière strophe, malgré ses nombreux « de/du » m'a particulièrement plu.

   Miguel   
17/4/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel souffle épique, quel mouvement ! On est emporté par sa lecture. Les vers sont souples et rythmés, les images fortes ; il y a dans ce sonnet quelque chose à la fois onirique et extrêmement prégnant, et quelque chose d'un peu fou. J'ai pensé à ce sonnet de Charles Cros, "Tzigane": "Dans la course effarée et sans but de ma vie ...", très belle pièce à laquelle le présent poème n'a rien à envier. Mille fois bravo.

   Bidis   
19/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un très beau poème, l'écriture est magnifique. Malheureusement, le thème (l'envol des émotions amoureuses) ne me plaît pas du tout. Mon évaluation est sincère mais n'étant qu'objective, elle ne peut guère s'envoler...

   pieralun   
19/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un très joli poème, un peu aseptisé à mon goût, mais très fluide, des mots simples.
J'ai retenu quelques jolis vers:
----------Nous poursuivions la mer aux confins des jusants,
Impénitents piaffeurs du tumulte des grèves...
Mona, je vais vous faire un compliment; si je n'avais vu une de vos photos se baladant sur le site, j'aurais pensé ce poème écrit par quelqu'un de très jeune. Puisse votre esprit garder une telle fraîcheur très longtemps.

   Anonyme   
22/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quel envol ! que d'images vibrantes pour ce petit poème, les mots qui le jalonnent, sont posés pour évoquer le mouvement.

Merci de cette fraîcheur d'esprit, elle transparait ici avec éloquence.

   Mona79   
27/4/2011

   Charivari   
27/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très bon texte, avec une mélodie très fluide, un jeu sur les sonorités très intéressant.

J'ai particulièrement aimé les images suivantes :
saute-vague au-dessus des brisants
Il m'emportait d'un bond vers des minutes brèves
Impénitents piaffeurs (très jolies alitérations)
paille de soleil,
Il s'abreuvait de lune

Par contre les images suivantes me paraissent plus faibles, ou éculées :
l'écume de mes rêves
cueillir de l'amour les magiques présents (un peu précieux à mon goût)
en quête d'infinis
nos galops fous
humides et luisants (redondance)

-> ces dernières images se pardonnent volontiers, cependant pour moi il manquerait, pour que ce texte soit parfait, d'un peu de folie, de spontanéité, de surréalisme.

   Anonyme   
27/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Il y a du rythme, à n'en pas douter.
Un bel élan, on a une véritable vague de galop, de passion, ...

Et puis quelques choses par ci-par-là qui me dérangent au point de vue purement phonétique. (de jolis jeux sur les sonorités cela dit) Vers4 premier quatrain est très joli sur les consonnes dures, les sifflantes sont discrètes, le dosage est parfait jusqu'à quelques...

Vers3 premier tercet, Avant que d'aller l'amble,... personnellement ça me heurte en lecture voix haute... ça accroche, le amble, ivre est désagréable, idem pour de la lune au...

Je trouve aussi qu'il y a un peu trop d'adverbes, alors je sais c'est idiot, tout le monde a horreur que je dise ça parce que j'en mets partout, mais les deux premiers quatrains sont trop remplis d'échos en an-en et je trouve ça un peu lourd.

Le thème est classique, et je trouve magnifiquement bien traité sur le dernier tercet. Vous ménagez votre effet. Et du coup c'est tellement bien clôturé qu'en fin de lecture le reste semble bien plat.

De jolies images...

Notamment vers 2 premier tercet, vers 1 premier tercet et vers 1 et 3 du tercet de clôture.

Jolie découverte.

   beth   
15/5/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très beau poème que j'imprime doucement dans ma mémoire par relectures. J'apprécie la "simplicité" toute relative du vocabulaire choisi, entièrement tourné vers la richesse de l'évocation juste.Qu'on ne s'y trompe pas: la simplicité est souvent la forme la plus difficile à atteindre... Le sonnet est, de plus, de facture parfaite.
Du début à la fin, je chevauche avec Pégase jusqu'au soleil couchant, ivre des mots et des tournures évocatrices.
Les trouvailles sont dans chaque strophe (elles ont été relevées précédemment par les lecteurs).
j'apprécie aussi "Avant que d'aller l'amble, ivres de notre course" car si la démarche peut sembler pataude voire une dégradation de l'allure, il n'en est rien...
Merci Mona79 d'avoir glissé dans ma poche crevée... tout à côté de "l'homme et la mer" de Baudelaire, ce "sonnet qui sonne juste" et qui accompagnera à jamais mes futures chevauchées...

   Anonyme   
23/6/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
Chaque lecteur peut interpréter ce sonnet à sa manière, selon sa sensibilité, son vécu et sa relation avec la mer. Peu me chaut le sens qu'à voulu donner l'auteur à sa métaphore. Je prends le second vers à la lettre et vois ici les jeux d'un couple de véliplanchistes.

« Jouer à saute-vague au dessus des brisants » procure d'intenses giclées d'adrénaline propres à dérégler un tantinet les sens. On ne s'étonnera donc pas si narratrice voit en son compagnon d'aventure une réincarnation de Pégase, sa voile tenant lieu d'ailes à ce cheval mythique.

« Il m'emportait d'un bond vers des minutes brèves »
Quand on saute la vague, même très haut comme les virtuoses, ça ne dure guère qu'une paire de secondes, mais l'auteur, enamourée, à perdu la notion du temps.

« Impénitents piaffeurs du tumulte des grèves... »
J'adore cet alexandrin dans lequel je reconnais tant de mes proches y compris dans ma descendance.

« Avant que d'aller l'amble, ivres de notre course... »
Aller l'amble est une jolie trouvaille. La session est terminée, le couple va pouvoir se livrer à d'autres jeux d'autant qu'au second tercet les attend un crépuscule torride.

Toutes lectures confondues, y compris chez les pros, c'est un des sonnets dont la lecture m'a procuré le plus de plaisir.

Merci.

   Anonyme   
18/7/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
En lisant, j'ai "vu" cette chevauchée superbe, et j'ai rêvé éveillé d'une telle épopée folle et merveilleuse. C'est très beau pour le vieil enfant que je suis resté.
La forme du sonnet me semble irréprochable et la richesse des rimes très bonne.

   Anonyme   
19/7/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je ne devrais pas commencer ainsi mon commentaire mais j'arrive après la course : je trouve ce poème sous-estimé dans la plupart des évaluations mais c'est un ressenti personnel, je ne porte pas de jugement.

Avec pégase est la preuve de la technique d'écriture de Mona mais aussi de son imaginaire scintillant. C'est constellé de beauté et plus je lis Mona plus je suis sous le charme. J'ai eu le tort aussi d'aller regarder son sourire dans le diaponiris et si j'ai vu nombre de photos de femmes sur Internet, rares sont celles dont le sourire égale en beauté celui de Mona. C'est digression mais Avec Pégase et avec ce sourire j'ai la sensation de trouver des moments de grande beauté.

Ce poème est un régal, ordre et beauté, il n'y a pas d'art sans règle et sans technique, il n'y a pas d'art sans un souffle beau et ici c'est de l'art poétique.

Pour preuves :

"Complice de mes soifs en quête d'infinis,
Nous filions vers l'étoile, épuisés mais unis,
Avant que d'aller l'amble, ivres de notre course...

Nourri de l'or du ciel en paille de soleil"

Merci Mona pour la lumière de vos mots. Je suis fan de votre poésie.

so-phie, conquise.


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