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Poésie libre
Mona79 : L'appel du Sud
 Publié le 06/05/11  -  10 commentaires  -  1863 caractères  -  131 lectures    Autres textes du même auteur

Magie, envoûtement des îles lointaines, exotisme... autant d'attraits pour le rêve.


L'appel du Sud



Dans la corolle de tes mains
gravite une île chaude
enrubannée de bleu.

Invitée
au rappel des tam-tams
j'approche de ton ciel
d’où surgira l’étoile
qui baisera mon front.

Vaste horizon aux yeux fermés
sous sa barrière de corail
vêtu de presque rien
dans la chaleur qui danse
là où bourdonne le silence.

Si tu m'entraînes en tes légendes
tu liras mon effroi
dans mon rire figé
et l'exil de mon œil
vers le fracas des vagues.

Évidence de l'instant
à repêcher sans hâte
dans la poussière des mots
pour construire un poème.

Ta parole
ouvre la porte de mon rêve
où ma chair enivrée
respire la forêt
la fumée du volcan
les parfums vanillés.

Déjà mon corps s'apprête
parmi les odeurs épicées
les fragrances nouvelles
et la folie du vent.

Pourquoi craindre les ombres
quand tu contes la nuit
tes mains brunes posées
sur l'ivoire des miennes ?

Quand je viendrai vers toi
les ailes de l'oiseau
replieront l'âge ancien
pour défroisser l'enfance
mes yeux s'ouvriront neufs
lavés par les embruns
et les vents alizés.

Plus rien n'aura de sens
que l'étoile du sud
au-dessus d'une case
le fruit mûr pour ma soif
et l’ombre de ta main.

Perdue
dans la luxuriance de tes fleurs
je te dirai ma terre aride
malgré ses sources vives.

Réconciliée avec ma peur
je te dirai aussi
le tourbillon des jours
et leur incohérence

afin de mieux renaître
sous l'or de tes soleils.

*



 
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   socque   
15/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je pense que les vers courts nuisent énormément à ce poème, lui donnent un rythme heurté qui ne convient pas du tout au sujet. Du coup, je n'ai pas été entraînée ailleurs, n'ai pu apprécier l'exotisme, l'idée d'une vie neuve. Dommage, parce qu'il y a de belles formules, je trouve ; le début, notamment, est prenant et la fin très belle.

   Charivari   
25/4/2011
 a aimé ce texte 
Pas
"tu liras mon effroi
dans mon rire figé
et l'exil de mon œil
vers le fracas des vagues."


J'ai copié ce passage, car pour moi c'est le seul qui est vraiment original, le reste est beaucoup trop convenu, à l'instar de "luxuriance de tes fleurs". Ce n'est pas mal écrit, ça se laisse lire, mais je trouve que ça fait trop dans l'exotisme facile, dans le mélo, dans la pacotille et du coup on se croirait dans le film "The blue lagon". Dommage.

   Nescience   
27/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Effectivement, beaucoup d'attrait dans ce texte ! Un exotisme très coloré, avec un brin de rêve et surtout d'idéalisation. Mais ce n'est pas désagréable.

Il y a, toutefois, quelques passages qui m'ont plus gênée. Par exemple, je ne comprends pas ce que la cinquième strophe fait au milieu de tout ça et j'ai du mal à bien en comprendre le sens : pour moi, on repêche ici quelque chose (d'inconnu) dans une poussière faite de mots, mais peut-être que ce sont plutôt les mots qui sont repêchés dans la poussière ? Cela me semblerait plus logique pour construire un poème, mais du coup, la ponctuation ne le serait pas. J'aime moins, également, la seconde strophe, peut-être à cause d'« invitée » qui ne me semble pas aller avec le baiser sur le front (qui m'évoque acceptation, protection et amour maternel) : l'adoption va trop vite. D'autant plus que deux strophes plus tard, l'effroi est encore présent. J'aurais du coup préféré cette strophe un peu plus tard. J'ai aussi du mal avec la tournure de cette phrase : « Plus rien n'aura de sens que l'étoile du Sud », je la trouve un peu lourde. Et fausse, à voir la suite où l'on conte les terres qui nous ont vu naître : elles ont encore du sens, encore un poids.

Mais il y a surtout de très belles images, comme « l'exil de mon œil vers le fracas des vagues », « les ailes de l'oiseau replieront l'âge ancien pour défroisser l'enfance »...

J'ai passé un bon moment entre ces lignes.

   Pascal31   
28/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème que j'ai trouvé à la fois très beau et dépaysant.
De belles images jalonnent le texte, des couleurs, des parfums qui invitent au voyage.
J'y ai vu, aussi, sous-jacent, une fêlure, une blessure qui essaie de cicatriser au souffle des alizés.
Je n'ai tiqué que sur ce vers "et l'exil de mon œil", qui m'a semblé incongru...
Mais peu de choses à redire, au final, sinon que je me suis laissé bercer par le rythme, la musicalité de ce poème.

   Lunar-K   
7/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve le découpage de certaines phrases trop mécanique et haché, comme si vous aviez voulu privilégier l'homogénéité à la fluidité. C'est dommage, ce rythme saccadé ne colle pas du tout avec le calme et le bien-être un peu béat qui est ici décrit.
Néanmoins, indépendamment de cette musicalité selon moi problématique, les nombreuses images (souvent très belles) de ce poème parviennent à recréer cette émerveillement, cet éveil des sens, ce "surinvestissement" de la sensibilité avec une précision et une exactitude tout à fait exemplaire (je trouve). Je retiens notamment, parmi beaucoup d'autres ;

"Pourquoi craindre les ombres quand tu contes la nuit..."

Bref, un texte vraiment agréable, enivrant même, mais dont la présentation me laisse assez dubitatif. C'est vraiment dommage, j'aurai aimé davantage de fluidité, des vers plus longs, plus coulant...

   Anonyme   
7/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
La lecture en elle même n'est pas désagréable, c'est fluide coulant doux...C'est un bon point selon moi.

Par contre je suis un peu déçu par les images : elles sont trop simples, presque trop évidentes...Je pense à celle là:

"Pourquoi craindre les ombres
quand tu contes la nuit
tes mains brunes posées
sur l'ivoire des miennes ?"

Je me dis que tant qu'à être dans une sorte de cliché (sans mépris croit le Mona) il eut fallu mettre noire au lieu de brune...Je crois que ce poème aurait gagné justement à aller dans les évidences, les choses déjà vue et dites, parce que ça lui aurait donné une force, celle de l'habitude, qui lui manque.


Au plaisir de te relire!

   dodolili   
11/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup aimé cette poésie qui m'a rappelé "l'invitation au voyage", de Baudelaire.
Pour ma part, au fil de la lecture, les images venaient d'elles-même et j'ai beaucoup apprécier, j'ai hâte les grande vacances!!!!

Mon passage préféré :

"Réconciliée avec ma peur
je te dirai aussi
le tourbillon des jours
et leur incohérence

afin de mieux renaître
sous l'or de tes soleils."

   Anonyme   
12/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aurais aimé ajouter un commentaire constructif, mais je pense que je n'ai pas assez "d'experience" et pas assez de technique..

Enfin pour ma part j'ai aimé ce poëme, qui m'a vraiment transporter. Je l'ai trouvé très prenant.

   chachnikov   
12/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bonjour,

je n'ai pas été transporté, votre poésie ma fait ni chaud ni froid.
Des images un peu trop facile et d'autre prisonnière par trop de volonté poétique.

Le plus intéressant pour vous dans ma critique et le plus génant pour moi est le probléme de rythme dans les strophes:
2, 3, 4, 9, 10.
Les vers sont trop courts pour finir en une phrase qui manque d'air pour au final crée une strophe.
je noterais le manque total de ponctuation .

Bonne continuation

   Anonyme   
13/5/2011
Commentaire modéré

   Mona79   
18/5/2011


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