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Poésie classique
perthro : Qui suis-je ?
 Publié le 07/05/11  -  10 commentaires  -  830 caractères  -  246 lectures    Autres textes du même auteur

Inconscient rêveur.


Qui suis-je ?



Si la lune n’est pas, dans un brouillard épais,
Je m’abreuve et me soûle à ce doux sang qui coule,
Et de votre charogne, avide, me repais.
Si la lune n’est pas, je deviens une goule.

Si la lune est un peu, je hurle impunément,
Je dévore et détruis, je mets tout en charpie,
Je transforme la vie en immonde excrément.
Si la lune est un peu, je me change en harpie.

Si la lune est beaucoup, donnez-moi cet enfant,
Je l’emporte si haut qu’il en a le vertige,
Je vous le rends livide, anémique, étouffant.
Si la lune est beaucoup, je ne suis qu’une stryge.

Mais si la lune est trop, je suis des plus sereins,
Apathique au-dehors, en pleine anorexie :
Je déguste mon rêve en mes draps souverains.
Mais si la lune est trop, je suis l’ataraxie.


 
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   pieralun   
23/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une bonne idée qui joint, à un fond original et inventif, une forme qui suit, en début de chaque strophe, la plénitude du calendrier lunaire en apportant une certaine poésie: j'ai aimé chaque début de quatrain.
En revanche, un seul vers m'emporte:
-----"Je déguste mon rêve en mes draps souverains."
le reste semble écrit et dirigé vers un seul but: la chute de chaque quatrain. Cela est normal, bien sûr, mais ici, le chemin est trop visible et ne semble tracé que dans ce but: il perd alors beaucoup en poésie.
L'ensemble néanmoins est cohérent et se lit avec intérêt.

   Raoul   
25/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien
La charpente visiblement lunaire du poème martèle comme un glas et libère ses quelques créatures et démons intérieurs. C'est assez bien fait je trouve, mais je laisse aux spécialistes -ne l'étant pas- de la forme, le soin de compter les pieds et commenter la structure 6/6 des alexandrins.
Juste deux ou trois petites choses qui me gênent à l'oreille : le peu recherché couple "immonde excrément", certaines rimes un peu… Et le choix du "en" dans l'avant dernier vers.
Quoi qu'il en soit, merci pour cette lecture au pas si clair que ça de la lune.

   Nescience   
26/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

La lune n'est pas, la lune est un peu, la lune est beaucoup, la lune est trop, mais je ne sais toujours pas ce qu'elle est ! Pleine, en croissant ou absente, j'imagine. Mais si le « trop » désigne la pleine lune, je ne le comprends pas.

Bon, je prends d'abord ça pour un texte sur le lunatisme, les changements d'humeur et par là de personnalité... Oui mais alors, ça n'est du coup pas très changeant : tout est question de nourriture, de dévorer, de métamorphoser... Et finalement j'en viens à comprendre : dépression, automutilation et boumilie/anorexie (ainsi la lune serait le corps qui se transforme... ?). Je ne sais pas trop si je suis complétement à côté de la plaque ou non, mais en voyant cela dans le texte, j'ai l'impression d'étouffer : il y en a trop en trop peu de temps.

Alors, oui, c'est bien pour installer une ambiance angoissante, mais ici, je ne ressens pas la moindre peur. Je vois l'enfant terrifié devant ce qu'il pense être se débattre, mais je n'entre pas dans sa bataille. Je trouve que l'expression est un peu lourde, avec quelques adjectifs dont je me serais personnellement passée (« doux », « immonde », « livide, anémique, étouffant » - là ça fait surtout trop pour un seul, d'autant que s'il est anémique, il a des chances d'être livide... -, « souverains »...). Et du coup, tout me semble parfois un peu artificiel, j'ai l'impression que l'auteur essaye d'en faire trop pour être sûr de bien faire passer l'émotion. Sur moi, ça a l'effet l'inverse : je n'arrive pas à y ressentir grand-chose alors que j'y vois beaucoup d'idées qui mériteraient un autre traitement, plus léger (sans être moins profond).

Pas pour moi cette fois-ci, tant pis !

   socque   
7/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle attention aux rimes, une ambiance de film d'épouvante qui me plaît, des alexandrins bien rythmés... Que demande le peuple ? Eh bien, un peu de folie, d'horreur, que ça bouscule. Vu le sujet, c'est bien sage tout cela. Efficace, je n'en disconviens pas, mais ronronnant. Je pense que c'est la structure immuable de chaque quatrain qui me donne cette impression.

   Arielle   
7/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
En effeuillant le calendrier lunaire, un peu, beaucoup... on se surprend à constater que la lune trop (pleine), contrairement à sa réputation, n'incite pas à la folie mais apporte au narrateur la sérénité et la paix. Pourquoi pas !
Démonstration faite en alexandrins irréprochables peut-être un peu trop sages pour le sujet.
J'avais adoré l'humour grinçant de l'"inconnu", ici, je suis un peu déçue par la banalité du sujet, même s'il se trouve un peu bousculé.

   Pascal31   
7/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un poème qui m'avait laissé une impression mitigée en espace lecture : des trouvailles et de la recherche, certes, mais aussi trop de "lune", des quatrains structurés de façon identique, un rythme un poil monotone...
Je trouve le tout trop sage, il manque ce grain de folie, malgré les goules et les harpies. Un thème original pas assez exploité à mon goût.

   Charivari   
7/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Qui suis-je ? Un titre en forme de devinette, mais je n'ai pas vraiment eu de réponses à la lecture de ce texte.

Certes, la forme est jolie, les vers sont assez bien balancés. Un peu trop systématiques à mon goût, surtout si on parle de folie, d'excès, de cauchemars, mais bon, pourquoi pas...

Le problème, pour moi c'est surtout le fond. On a envie de dire : "et alors ?". Je n'ai pas très bien compris ce que représente cette lune, ni qui est ce personnage. L'émotion est trop absente de ce texte pour qu'il me plaise vraiment.

   Mona79   
7/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Qui parle ? Est-ce le loup garou qui subit les influences de la lune pour devenir : cruel, dévoreur, tueur d'enfants ou bien calme et repu ? de quel monstre s'agit-il ? On ne le saura pas. Qui suis-je ? Devinette !

Vers bien troussés, rimes superbes, mais quant à la réponse... à nous de l'imaginer.

   Lunar-K   
8/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un texte assez original sur le fond, plaisant même. C'est pourquoi je suis assez déçu quant à l'ensemble "un peu-beaucoup-trop" monotone...

Il aurait vraiment fallu, à mon avis, une cassure dans la dernière strophe afin de marquer mieux cette différence de point de vue, ce retour brutal à la réalité qui unifie les trois strophes précédentes.

C'est en tout cas l'impression que j'ai, en lisant cette dernière strophe : Elle se situe à un niveau plus fondamental que les trois autres en tant qu'elle inscrit, au sein d'un seul esprit maladif, la goule, la harpie et la stryge.

C'est aussi la raison pour laquelle ce vers final me dérange, sur le plan sémantique. Si l' "apathique au-dehors" est vraiment bien placé selon moi (marquant bien l'origine du trouble à l'intérieur du narrateur, son rapport au monde étant, en vérité, au point zéro ; ce qu'illustre également l' '"anorexie"), cette "ataraxie, quant à elle (ainsi que "sereins" et "je déguste mon rêve"), me semble assez peu judicieuse puisqu'elle impliquerait une absence de trouble et de douleur chez l'individu qui, cependant, se trouve en plein cauchemar (me semble-t-il)...

Voilà, j'ai comme une impression de contresens dans cette dernière strophe, qui, selon moi, devrait unifier les trois autres mais qui, pourtant, semble s'y opposer. Mais peut-être ai-je mal compris ?

Au final, un texte plein d'idée, mais trop monotone sur la forme, et contradictoire sur le fond. C'est dommage...

   David   
4/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Perthro,

Un poème à faire peur, à fredonner à la veillée, c'est très léger en animant quelques monstres de mythes, une étrange et drôle définition du bonheur à la fin aussi, qui tombe juste dans son contexte. C'est très chantant avec ces "Si la lune... " une lecture originale, une écriture pleine de brio.

Edit : je me trompe peut-être mais je me dis qu'il n'y a pas de devinette, chaque strophe répondant à son "qui suis-je ?" le dernier étant plutôt un "que suis-je".


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