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Poésie classique
Mona79 : Transcendance
 Publié le 08/09/11  -  11 commentaires  -  987 caractères  -  284 lectures    Autres textes du même auteur

Si la montagne est femme…
C’est un rêve d’alpiniste
terza-rima


Transcendance



Je convoite une belle à ventre de rocaille ;
Quand je veux la séduire elle oppose son flanc :
Pour vaincre son ubac il faut livrer bataille.

Impavide elle suit, sous un capuchon blanc,
Les efforts décisifs du soupirant futile
Dont elle a soupçonné le dessein pas très franc.

Sa crevasse me guette en ma quête subtile :
Quand ma main la viole avec ténacité,
Le gouffre s’ouvre grand comme une bouche hostile.

Si je glisse les doigts c'est par nécessité,
Dans le cocon rugueux d'insensibles entrailles
Que ne semble émouvoir tant de duplicité.

Ma lame dans la glace imprime ses entailles,
Elle affirme ma prise et me guide au sommet
Vers l'instant radieux de brèves accordailles.

Enfin, la cime vierge accepte et me permet
D’étreindre avec ardeur, dans une ultime trêve,
Mon amante au front pur qui s’offre et se soumet

Au baiser de l’étoile enlacée à mon rêve.


 
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   Anonyme   
20/8/2011
 a aimé ce texte 
Bien
On ne peut plus allégorique. Pourtant, à mon sens, c'est un peu brut de décoffrage. Ce genre de comparaison entre la femme et la mer, la voiture etc... se fait souvent au détriment de sa nature profonde. Tout simplement parce que l'amour qu'on leur porte n'est pas le même. Enfin... Normalement.
Malgré l'excellent "ubac" que je classe à part, on trouve dans ce texte quelques mots bien sentis: "dessein pas très franc, ma main la viole, bouche hostile, entrailles, me guide, cime vierge, qui s'offre et se soumet" dont le double sens manque un peu, mais un peu seulement, de doigté (les mains trop caleuses ?). Au vers 4, "impavide" me semble un peu lourd aussi.
Pour le reste, la forme est bonne et je trouve que c'est parfaitement écrit.

   socque   
21/8/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup d'allure et superbe premier vers ! La forme me plaît fort, ainsi que cette ambiguïté permanente, cette ambiance érotique de l'alpinisme... Très belle fin, je trouve. Tout se déroule de manière logique, comme inévitable, le mouvement du poème est net.

   Anonyme   
8/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour ! Pas courant le terza-rima et d'autant plus appréciable...
L'écriture classique ainsi que la structure imposée du poème sont ici scrupuleusement respectées ; le thème, érotico-montagnard, est tout à fait savoureux et fort bien mené... J'ai un faible pour le dernier vers qui conclue avec bonheur ce très joli poème...
Merci à l'auteur, à priori masculin...
Edit : Désolé, chère Mona, d'avoir attribué à un auteur mâle ces vers écrits de ta blanche main...

   Anonyme   
8/9/2011
Le texte de cette terza rima, direct, sans ronron poétique, suggère bien l'effort et la détermination de l'alpiniste.
Ce premier niveau de lecture a déjà tout pour enchanter le lecteur.
Mais en bonus, il y en a un second, à peine voilé, qui permet d'affirmer que cet alpinisme est un fieffé luron...
et d'admirer la virtuosité de l'auteur.

J'adore cette façon de donner, avec un thème et des mots très modernes, un sacré coup de jeune à une forme poétique tombée en désuétude depuis des lustres.
Merci pour cette vigoureuse ascension.

   Pascal31   
8/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe poème autant par la forme, impeccable (rien de surprenant venant de Mona !), que sur le fond : jolie allégorie d'une rencontre.
Je n'ai tiqué que sur ces "accordailles" surannées et peu mélodieuses...
A contrario, une mention spéciale pour la première strophe que j'ai beaucoup aimée, ainsi que le vers de conclusion (conclusion, dans tous les sens du terme !).
Un très beau poème, bravo Mona !

   brabant   
8/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Mona79,


Comme quoi il n'y a pas de belles et grandes "dames" inaccessibles. Aussi belles et hautaines soient-elles !

Encore faut-il que le grimp... l'alpiniste soit de taille ("crevasse") et d'estoc ("lame")...


Les strophes 3 et 4 sont 'shocking'.

Mais puisqu'on termine sur la "cime vierge" et le "front pur" l'étreinte s'envole vers le cosmos.

La morale est sauve.


Bel exercice ascensionnel, admirable de virtuosité duplice !

Ah aah ! Et maintenant, comment fait-on pour descendre ?

   Miguel   
9/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle forme, rare et élégante, de la terza rima ; si les images sont un peu rebattues, les vers sont beaux, l'atmosphère intimiste et voluptueuse est bien rendue. Un commentateur a trouvé certaines strophes un peu shocking, la "cime vierge" l'a rassuré ; mais cette virginité ne me semble pas programmée pour durer longtemps.

   Charivari   
9/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
La métaphore filée est très bien menée, je trouve. La forme est -presque- parfaite, très fluide, avec une prosodie irréprochable, le lexique parfaitement maîtrisé (je pense particulièrement aux mots "viole", "ubac, etc), les tournures immpeccables (je déplore juste "le dessein pas très franc" qui me parait plus famillier que le reste. Le ton, parfois grandiloquent, s'accorde parfaitement avec le sujet.

Je suis par contre un peu plus réservé quant au sujet en lui-même. L'idée de la femme à conquérir, qui se donne finalement sous les assauts intrépides du mâle... Je ne sais pas, ça me gêne un peu. mais bon, après tout, c'est une femme qui écrit ça, et puis c'est un narrateur particulier qui est censé parler, et il n'est pas obligé d'être "politiquement correct", alors...

   Meleagre   
17/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une forme originale et rare, très bien illustrée par cette métaphore aussi originale. J'aime bien cette personnification de la montagne comme une femme à conquérir (ça me fait penser à un copain qui doit être en ce moment au sommet du Kilimandjaro...). Mais, contrairement à Charivari, je n'y vois pas la métaphore inverse, d'une femme comparée à une montagne.
Cette métaphore érotise la montagne ; elle fait de l'alpiniste un conquérant, un séducteur, et son effort devient une sorte de parade amoureuse.

J'aime moins la 3e strophe. Déjà, le mot "viole" dénote dans ce poème harmonieux, il est plus violent, excessif, choquant que le reste. Et il me semble qu'il ne fonctionne pas dans la métaphore. La main ne peut pas violer, encore moins avec ténacité, une crevasse, surtout si elle ne la voit pas. J'ai plutôt l'impression que la crevasse est là pour piéger l'alpiniste, en s'ouvrant grand sous ses pas (plutôt que sous sa main, d'ailleurs).
J'aime bien les deux dernières strophes, et surtout le vers isolé final.
Mais à la relecture, j'ai l'impression d'un poème peut-être un peu trop classique et savant. Je ne sens pas affleurer l'émotion de l'alpiniste essayant de conquérir sa belle, et ravi d'avoir obtenu son amante au front pur.

   Anonyme   
18/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Moi qui suis un féru de montagne, j'avoue qu'à la première lecture cette poésie m'a désarçonné. Je ne retrouvais vraiment pas cette dimension épique, ce combat que j'ai déjà tenté exprimer dans un de mes textes : http://www.oniris.be/poesie/jano-animal-mineral-4680.html

Puis j'ai laissé mes a priori de côté et je me suis laissé emporter par ta vision bien particulière d'une ascension. Et finalement j'ai beaucoup apprécié, trouvé très subtil ce mélange de séduction avec la montagne. J'ai un peu achoppé sur "brèves accordailles" que je ne trouve pas très joli, mais tout le reste est de belle facture, porté par une structure impeccable.

   hevoeh   
2/10/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très adroit ce poème

rien à en dire sauf une bizarrerie tout à fait singulière:

"Ma lame dans la glace imprime ses entailles,"

qu'on m'explique le sens si l'on peut: une lame qui posséde le don d'imprimer, j'avoue cela n'est pas banal.

Sinon, c'est vraiment une très belle ascension sur les monts de venus qui nous est proposé ici;


Bien à toi,


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