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Poésie néo-classique
motscoeur : Damoiselle
 Publié le 16/08/12  -  6 commentaires  -  912 caractères  -  194 lectures    Autres textes du même auteur

« Belle au présent d’un temps jadis. »


Damoiselle



Son visage est nuage et mon âme est castille,
Dans le ciel à genoux que le soleil mordille.
Elle est tombée d’ailleurs, à l’âge où damoiseau
Joutait pour un foulard et le chant des oiseaux.

Près d’un ruisseau moderne, en jean prêt-à-porter,
Elle ose au bord de l’eau des rêves à frotter.
Lavandière en flanelle ou flâneuse en Converse,
Elle a le teint chapelle et mille ans de caresses.

Sa coiffe est un ramier à l’ombre des roseaux,
Arrosée par les cieux à l’ocre des vitraux.
Son t-shirt échancré laisse entrevoir l’aisselle,
Le nombril à moitié et bien d’autres parcelles.

Un trèfle à sa cheville effleure un peu de chair,
Et mon cœur en chenille, éclot, se perd dans l’air.
Par la poterne il entre, et soulevant la herse,
Il trouve en son corps sage une aube et une averse.







 
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   Pimpette   
16/8/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Coquin et bien écrit!
je tiquais sur la première strophe mais c'était un piège!

je ne sais pas ce qu'est une poterne mais je devine que la chute est franchement sexuelle? Il faut d'ailleurs dans la logique du projet?

"Dans le ciel à genoux que le soleil mordille"

Je relis
L'écriture est superbe!
J'étais passée un peu vite sur la prosodie impeccable!

   brabant   
16/8/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour MotsCoeur,


"Belle au présent d'un temps jadis", cet incipit hésite entre le "présent" et le "jadis" sans parvenir à se décider. C'était peut-être le but... A un moment donné je me suis demandé si elle n'était pas vitrail, lui-aussi hésitant.

Plusieurs choses m'ont titillé :
- "nuage" en "Castille" ?...
- l'absence d'article devant damoiseau (pour faire moyenâgeux) qui casse le rythme.
- Qu'est une "flâneuse en Converse", future religieuse affectée aux tâches de cuisine... (suis pas allé vérifier, me trompe peut-être). Lui est-il aussi permis de flâner ?
- le t-shirt à lui seul est un poème parcellaire.
- "son corps sage" ?... alors que tout en lui est provocation.

Pimpette m'a permis d'en faire une lecture plus appropriée, il faut lire ce poème... érotique... et même un peu plus au second degré. C'est un bien joli clin d'oeil pour une bien jolie escapade, que voilà un fortin bien assiégé !

Voilou, ma lecture a évolué, mais je dois quand même y mettre du mien pour entrer dans cette cène/scène qui associe "aube" et "averse", l'auteur s'est montré sacrément retors, peut-être trop pour moi.

C'est vrai qu'en lisant et relisant j'y prends goût, je... m'émoustille. Allez, j'arrête là, j'étais parti sur un M (-), me voilà à B (-), si je continue je vais me retrouver avec un TB... comme Pimpette !

lol

   Miguel   
16/8/2012
Ce mélange d'érotisme et de religion n'est pas ma tasse de thé, les jeux de mots comme "corps sage" ne me font pas jubiler, les échos (chenille/cheville) m'apparaissent comme autant de maladresses, je ne sais sur quels critères se fonde l'amie pimpette pour juger impeccable une prosodie en néo classique, mais cet éveil à l'amour exprimé par le coeur chenille qui devient papillon sauve le tout, avec ce verbe "éclore" si judicieusement employé. J'enrage de ne pas l'avoir trouvé.

   Charivari   
17/8/2012
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai apprécié le ton coquin et l'essai de mélanger du classique et de l'ultra-moderne. Certains vers, comme le premier m'ont parus très poétiques. Hélas, pour moi il manque quelque chose, je trouve certains vers moins bons, un peu "tarabiscotés", comme "le ciel à genoux", "Le nombril à moitié et bien d’autres parcelles" ou le dernier vers. En outre, je trouve que ça s'essouffle un peu sur la longueur, ça s'éparpille, il manque un fil conducteur clair qui permettrait de faire évoluer le thème. Enfin, c'est un avis personnel, bien sûr.

   David   
30/8/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Motscœur,

J'ai trouvé ça riant en fait après ma lecture, parce que les images évoquent d'après le contexte, mais pas vraiment en soi, je ne saurais pas être plus clair, par exemple :

"Un trèfle à sa cheville effleure un peu de chair,
Et mon cœur en chenille, éclot, se perd dans l’air.
Par la poterne il entre, et soulevant la herse,
Il trouve en son corps sage une aube et une averse."

Ce n'est pas que le fait d'un esprit lubrique d'y chercher une signification pénétrante à cette histoire de papillon, mais je crois bien qu'elle n'existe pas vraiment en elle même, mais qu'elle vient simplement du déroulement des propos.

Sinon, c'est aussi un curieux mariage ancien/moderne assez bien vu comme avec :

"Lavandière en flanelle ou flâneuse en Converse""
"Son t-shirt échancré laisse entrevoir l’aisselle,
Le nombril à moitié et bien d’autres parcelles."

Il y a aussi un certain humour comme pour le dernier quatrain et ce n'est pas du tout un défaut.

   Anonyme   
19/10/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ah oui !
J'étais passé à coté de ce texte.
J'aime beaucoup la forme et le coté désuet mêlé subtilement au moderne via quelques passages :
"en jean prêt-à-porter"
"ou flaneuse en Converse"
le trèfle aussi.
Çà me rappelle un peu le - Marie-Antoinette - de Sofia Coppola où justement à un moment on peut distinguer une paire de Converse (anachronisme volontaire) dans la garde robe de la miss.
Pour peu ce genre de texte me réconcilierait avec le classique (ou semi-classique)


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