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Poésie libre
Mourmansk : La peau s’est endormie
 Publié le 12/02/12  -  9 commentaires  -  963 caractères  -  282 lectures    Autres textes du même auteur


La peau s’est endormie



Le fils, désespéré, contre le sein s’endort
Destinée un peu frêle au contact des souillés
Il fuit comme un couard et destitue la nuit
Soupape de silence aux confins des minuits.

Il descend dans les reins. La ville est maladroite
Elle présente son sein. Endormie, batifole,
La folle est au jardin quand elle entend ses cris
Ils bruissent en silence – de faim et de poussière.

Il dévale la marche, apeuré mais vivant
Souffrant d’un souffle court et d’un père inconnu
Descendant exalté d’une nuit sans mirage
Elle est tendre – minuit – quand elle se fait silence.


Désormais, il se tait. Il regarde le jour
Du haut de sa terrasse.

Le ciel est ennuyeux
Quand il n’est pas troublé,
Quand son souffle décline
Le vent d’une autre vie.

Il se disperse et tombe.

Mais demain, c’est silence.


La peau s’est endormie.


 
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   placebo   
12/2/2012
Bon, bah puisque personne ne s'y colle, j'inaugure les commentaires :)

Que dire sur ce texte…

J'ai été un peu perturbé par les mots traversant les champs lexicaux : peau, sein… si on relie "contre le sein s'endort" et "la ville est maladroite, elle présente son sein", j'y verrais une personnification classique de la ville, même si le texte reste flou à ce sujet et me fait beaucoup douter.

Sur les sonorités, j'ai apprécié certaines ("destinée / destitue") mais moins d'autres ("nuit / minuits", qui se répète plus bas d'ailleurs, batifole / folle). De ce point de vue (les sonorités) la 3e strophe est sans doute ma préférée.

Un élément qui m'a gêné, ce sont ces adjectifs en première position dans la phrase, "destinée", "endormie".
La ponctuation est un peu bizarre aussi, exemple j'aurais mis un point entre le 1er et le 2e vers.

Au final, je n'ai pas réussi à vraiment percer l'allégorie. J'ai l'impression (qui peut-être tout à fait fausse) d'un texte assez brut, une idée sublimée en texte mais sans correction postérieure des défauts. Un tout petit peu d'émotion chez moi et une envie de relire pour comprendre, ce sont deux bons points.

Bonne continuation,
placebo

   Charivari   
12/2/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour. C'est la troisième fois que je lis ce texte, et j'avoue que je ne comprends toujours pas le thème... J'ai eu l'impression qu'on parlait d'un fétus, et puis non, finalement... Mystère et boule de gomme... Du coup, l'ambiance, les images, les tournures, je sis passé complètement à côté.

Au niveau prosodie, c'est assez mélodieux, sauf "au contact des souillés", qui me choque un peu.

Total, je ne sais qu'en penser. Un peu plus d'explicite, ça ne serait pas plus mal, même si le flou c'est sympa, il faut tout de même que le lecteur puisse entrer un tant soit peu dans votre texte.

   garedunord   
12/2/2012
Dérouté par le sens qui m'échappe, je me bornerai à noter ce que j'ai aimé :
"Le ciel est ennuyeux quand il n’est pas troublé",
"Souffrant d’un souffle court et d’un père inconnu",
"La peau s’est endormie".

Au niveau des sonorités "contre le sein s'endort" "nuit, minuits" "batifole, folle" : c'est un peu dur à l'oreille.

Mais surtout si vous avez des clés pour aider le lecteur, n'hésitez pas.

   brabant   
12/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Mourmansk,


C'est la quatrième fois que je reviens sur ce texte... Que n'usez-vous de l'exergue pour guider votre lecteur ou pour dire que vous voulez le perdre ? :)

Cette poésie est intrigante mais se lit sans effort, elle charme (mais je n'ai pas aimé "souillés"; égalent "couches souillées"?) par son vers, sa musique, son mystère... mais brille par la dispersion de son/ses sens.

Un fils, une mère, un sein, des cris, une absence de père : j'ai pensé à une fille-mère... un peu distraite ("Il descend dans les reins." "La folle est au jardin...") mais qui, rappelée à l'ordre et à son devoir assume et s'assume... joue de sa peau comme l'enfant joue de la peau... et tout le monde s'endort.

Mais il y a la ville ! Serait-elle le "père inconnu" ?
Une mère/fille qui néglige/oublie son enfant pour écouter les bruits de la ville, se laisse distraire séduire, tenter...

Or je pense à la ville qui tracassait et exultait, révulsait et convulsait Baudelaire.
"Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci."
...
Sur les balcons du ciel,..."

Parallèlement au duo femme/enfant il y a le duo femme/ville.

Et la femme parvient à consoler la ville comme elle parvient à consoler l'enfant.

Remarquable performance !

Ainsi que vous le dites pour conclure : Demain est un autre jour...

Pour l'heure : "La peau s'est endormie."


C'est fou, hein !

   Anonyme   
13/2/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ca fait plusieurs fois que je lis ce texte depuis sa parution, et j'avoue qu'une fois encore je ne le omprends pas.

Est-ce qu'il s'agit de quelque chose sur la solitude de l'enfant orphelin, est-ce qu'il s'agit de quelque chose sur une relation sexuelle entre deux amants (la chute me fait un peu penser à ça) ?

Je n'en sais rien.

Mais malgré tout, et malgré cette absence totale de pistes de lecture, je trouve une beauté indéniable à ce texte. Il y a des vers très beaux : "Il dévale la marche, apeuré mais vivant
Souffrant d’un souffle court et d’un père inconnu" est selon moi le plus réussi (les plus) du poème.

Certains sont plus faibles, je pense à : "Il fuit comme un couard et destitue la nuit " où destitue alourdit un vers qui pourtant a un beau rythme sinon.

Je suis donc ni déçu, ni ravi, assez perplexe cependant.

   funambule   
15/2/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Indéniable musicalité pour ce texte qui aura cependant perdu mon attention dans des méandres qui me restent après quelques lectures... impénétrables. Certains mots me semblent en contexte un peu "tape à l'oeil" et produisent un effet négatif sur la fluidité de l'ensemble.

   Nachtzug   
23/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Il tourne sur du vide qui se transforme bientôt en vertige une sensualité froide -de la neige-, on sent la nuit qui passe avec les voitures, et la vie en accéléré, jusqu'à la terrasse.

   Lefablio   
12/3/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai envie de dire que la ville prend peu à peu la place de la mère
mais j'ai peur de m'égarer dans la vieille ville...

Un texte où les clés de la cité et celles des mots pourraient être utiles

   Anonyme   
13/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Mourmansk

À croiser des pseudos sur les forums, me vient l'envie de les découvrir dans leurs compositions.
Et je parviens au bord de cette peau endormie.
Si je choisis de commenter c'est que ce texte ne m'a pas laissée indifférente.

Le premier paragraphe, en première lecture laisse sans voix. Je ne sais pas où je vais, mais j'ai peur de pénétrer un espace mélodramatique dans un style presque classique mais pas tout à fait.
Et puis qui sont ces "souillés" ?
les 2 vers suivants sans m'en apprendre plus me prennent par la main pour suivre ce "couard-fils désespéré".

Au second paragraphe, j'ai cessé de chercher un sens rationnel mais je veux poursuivre, cette folle attire, cette ville happe.
"...bruissent... de faim et de poussière" voilà qui me bouleverse.

Ensuite :
"Souffrant d'un souffle court et d'un père inconnu" Oxymore certes, mais au delà, image frappante, là aussi.

Et il me faut lire et relire, pour affiner l'image proposée.
Je note les répétitions, mais elle ne sont pas gênantes, elles sont le lien, pour moi, entre les paragraphes, entre les éléments de ce puzzle.

Les 2 derniers vers déconcertent (encore) : Pourquoi ce "Mais" ?
Je ne sais pas, n'ai pas vraiment envie de savoir, je prends le tout, vous dis merci, au plaisir de vous relire.

Éclaircie


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