Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Mr-Barnabooth : Sonnet de l'avenir au vers catalytique
 Publié le 10/04/11  -  10 commentaires  -  792 caractères  -  208 lectures    Autres textes du même auteur

Rien de plus, rien de moins qu'un sonnet contemporain sur l'avenir de notre monde...


Sonnet de l'avenir au vers catalytique



La bonne est balayée par le maître au bye bye,
Quand les cris d’un éclair en décomposition,
Bruits de baise et de boue sur le bétail en bois,
Comme un cul dans l’ozone ; à oublier l’abeille.

Naissent des continents de benzène et de fer,
Des blizzards dans la brousse embourbée de plastique,
Neigent des bombardiers nos espoirs mis en boîte,
Comme toute apparence au vent pur s’évapore.

Y a de la peine à bord des bateaux de bitume,
Poupe d’or et d’ébène aux lithams déchirés
Faits de soie synthétique et mouchoirs recyclables.

On y boit de l’eau sale et un air de colère ;
Tape, frappe la porte en parpaing de paroles,
Six milliards de rameurs font rouler la galère.



Janvier 2011


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lunar-K   
2/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un sonnet apocalyptique aux images puissantes et déferlantes. Malgré quelques vers plus obscurs comme le premier dont je ne comprends pas la signification, l'ensemble est très cohérent et évocateur. Je retiens surtout :

- "Quand les cris d'un éclair en décomposition, / Bruits de baise et de boue sur le bétail en bois" (avec, dans ce second vers, une allitération qui roule, très bien fichue).
- "Naissent des continents de benzène et de fer"
- "Poupe d'or et d'ébène aux lithams déchirés"
- "On y boit de l'eau et sale et un air de colère" (un vers particulièrement révolté que j'aime beaucoup)
- "Six milliards de rameurs font rouler la galère"

J'aime beaucoup cette comparaison centrale (bien que peu originale) entre la galère et l'écologie dégradante.
Quelques vers que j'ai moins aimé cependant, comme :

- "La bonne est balayée par le maître au bye bye" : Non seulement je ne le comprends pas, mais en plus je n'en trouve pas la musicalité très appréciable (la faute à ce "bye bye" final surtout).
- "Comme un cul dans l'ozone ; à oublier l'abeille" : C'est ici surtout la seconde partie qui me pose problème, qui tombe un peu trop brusquement, sans que je puisse vraiment saisir d'où elle vient ni ce qu'elle ajoute.
- "Y'a de la peine à bord des bateaux de bitumes" : Le début ("Y'a") que je trouve trop prosaïque n'est pas du plus bel effet selon moi.
- "Tape, frappe la porte en parpaing de paroles" : Si, dans l'ensemble, les allitérations et autres assonances de ce poèmes sont particulièrement bien dosées, je trouve celles (les "ap(p)e" et les "p") de ce vers un peu trop forcées et lourdes.

Mais, au final, ce texte reste très bon, très fort, malgré ces quelques défauts sans gravité.

   Anonyme   
3/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oula c'est pas si souvent qu'un poème classique me marque!

Celui ci est superbe tant par le thème (c'est moderne!) que par les mots et le rythme.

Il y a un vrai travail sur les mots le rythme, les images.
Certes la première strophe est en dessous du reste, trop à mon avis avec des images téléguidées 'bruits de baise....à oublier l'abeille), mais les trois autres rattrapent le toute avec cette chute magnifique!

Un vrai bon sonnet.

   colibam   
6/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Un poème très étrange qui alterne des associations de mots étonnantes et plutôt réussies (« Naissent des continents de benzène et de fer », « la brousse embourbée de plastique », « bateaux de bitume », « Neigent des bombardiers », « en parpaing de paroles ») avec des vers au sens obscur (« La bonne est balayée par le maître au bye bye », « Comme un cul dans l’ozone ; à oublier l’abeille », « Faits de soie synthétique et mouchoirs recyclables ») qui peuvent donner l’impression que les mots sont parfois ajustés pour leur sonorité et l’image qu’ils peuvent faire jaillir.
Six milliards de rameurs : s’il s’agit de la population mondiale, on flirte avec les 7.

   Lunastrelle   
6/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai eu du mal avec la première strophe, que je trouve un peu désaxée, mais sinon le reste se lit avec fluidité et plaisir! J'aime aussi les accents déchirés que met en avant la musicalité des vers, les "accidents de parcours" qui mettent en valeur le rythme (saccade, par exemple).
Y a un mélange des registres de langue qui est très intéressant aussi, et que j'apprécie.

   socque   
10/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Une bonne ambiance, oui. Je trouve le premier quatrain trop vague, heureusement le reste précise un peu le propos.
Une attention aux sonorités que j'apprécie.

   jamesbebeart   
10/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beau texte puissant qui palpite au tempo de l'air du temps. Cela cingle, brinquebale au son des casseroles que notre monde nous inflige. Je relève entre autres : "On y boit de l'eau sale et un air de colère ; tape, frappe la porte en parpaing de paroles, six milliards de rameurs font rouler la galère ".

   Charivari   
10/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'avoue que, lorsque j'ai vu ce texte en espace lecture, j'ai lu le premier quatrain, et je n'ai pas compris, alors j'ai "zappé". Je viens de relire, et je ne comprends toujours pas bien ce premier quatrain. Par contre il y a des images absolument extraordinaires :
continents de benzène et de fer,
Des blizzards dans la brousse embourbée de plastique
ou encore :
On y boit de l’eau sale et un air de colère (excellent ce zeugme)

Le dernier vers est très fort aussi, un point final pour un texte haletant, qui sied parfaitement à cette vision apocalyptique et outrée.

Bref, s'il y a des images surréalistes que je ne comprends toujours pas, cela n'a aucune importance, au contraire ça rajoute du mystère.

   Nescience   
11/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Le premier quatrain commence mal l'affaire, on sent qu'il essaye de planter un décor sans trop savoir lequel. « bye bye » ne me plaît pas du tout et je ne comprends pas ce qu’il fait là. J’ai l’impression qu’il manque quelque chose dans la construction de la phrase : « La bonne est balayée […] quand les cris d’un éclair ». Et rien, pas de verbe pour indiquer ce que pourraient faire ces cris, ou cet éclair au moment où la bonne est balayée (image qui m'échappe, d'ailleurs)...

Heureusement, le tout prend une belle envolée à partir du second quatrain ! Le premier vers dudit quatrain est vraiment beau. J’ai plus de mal avec l’inversion du 3ème vers, sûrement parce que j’ai eu le premier réflexe de croire que les bombardiers étaient sujet.

Il y a de beaux jeux de sonorités, notamment sur ce « r » qui revient souvent et dont le son colle parfaitement à la violence et la colère du texte.

   alalea   
14/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La sensation qu'un mot nous donne est toujours personnelle... chacun le sait....
Moi, c'est plutôt la première strophe qui m'a fait entrer et même sauter, dans le vif du sujet ...
''La bonne est balayée par le maître au bye bye,
Quand les cris d’un éclair en décomposition,
Bruits de baise et de boue sur le bétail en bois,
Comme un cul dans l’ozone ; à oublier l’abeille.''
L'image est située et le reste la réverbère...
et laisse une vague de colère...

   Anonyme   
30/7/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Décidément, j'ai vraiment beaucoup de mal avec votre phrasé.

Vos mots ne me frappent pas bien au contraire, ils sont tendance
à éloigner mon ressenti.

Une première strophe totalement incompréhensible, là, encore, quelques mots "provocateurs", les suivantes n'éclairerons pas davantage ma lanterne. Je suis dans l'obscurité la plus totale.

"L'avenir" qui vivra verra !! pour le moment jour par jour vivons en toute simplicité, l'instant présent. Chacun essayant d'apporter du mieux qu'il peut sa pierre à l'édifice d'un monde plus attentif à son environnement.


Oniris Copyright © 2007-2019