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Poésie libre
MRAM : Le silence de l’écho
 Publié le 13/12/25  -  8 commentaires  -  769 caractères  -  107 lectures    Autres textes du même auteur

Pas de réponse.


Le silence de l’écho



Mes yeux saignent :
Ils ne pleurent plus.

Le souffle hésite,
Une seconde s’étire,
Puis vacille.

Un silence se pose
Sur ma poitrine,
Et la compresse.
Je l’entends :

Il creuse le fond de mon être.
Il s’habitue à mon vacarme,
Et moi, à son absence.

Je l’ignore,
Mais il me répond.

Le souffle hésite,
Il cherche un mot,
Mais le silence le dévore.

Sous mes doigts,
La page refroidit,
Les mots s’éteignent
Avant même de naître.

Je finis ces vers
Avec lui,
Et rien ne reprend ma voix.

.
.
.

Le souffle hésite,
Encore,



Puis s’éteint.


 
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   Provencao   
13/11/2025
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Bonjour,

Plusieurs lectures pour mieux appréhender votre poésie. J'y ai lu un écrit qui reflète ce silence de l'écho en un saugrenu imbroglio . On se trouve sous l'auspice de l'évocation du souffle embarrassé. L'écho se dévoile maléfié, figé.

Je n'ai pas "accroché " à cet écrit. J'en suis désolée.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Donaldo75   
30/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
J'aime bien le titre de ce poème. Et j'aime bien son aridité ainsi que sa tonalité. Sec et tonal, donc. Une forme pas facile à réussir et pourtant ici aboutie.

"Il creuse le fond de mon être.
Il s’habitue à mon vacarme,
Et moi, à son absence."

La tonalité est illustrée par cette strophe. Et les passages en italique éclairent le tableau.

"Sous mes doigts,
La page refroidit,
Les mots s’éteignent
Avant même de naître."

Ici, ils ne se sont pas éteints, ces mots. Et c'est tant mieux.

   Ornicar   
30/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Encore un texte énigmatique et fort, avec son incipit laconique ("Pas de réponse") et son titre en forme d'oxymore : "Le silence de l'écho".
En ce qui me concerne, le résultat est troublant au bout du compte. J'y vois la retranscription par l'écriture d'un arrêt cardiaque : "Le souffle hésite, / Une seconde s’étire, / Puis vacille". Et tout le poème est condensé dans ce vers et cette seconde qui dure une éternité, l'étirant, par la suite, dans la verticalité de ses vers.

   papipoete   
13/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
bonjour MRAM
Vous lire en silence, mais à haute voix pour que mon esprit s'imprègne de votre réflexion...
Comme son contenu ne saute pas aux yeux, je fais mon interprétation.
Elle est partie et ce silence qui a pris sa place, a tari toutes les larmes de mon être, ils saignent !
Quoique je pense, ( je ne pense qu'à toi, ) le silence de tout son poids, l'écrase !
Je voulais t'écrire ces mots que tu ne liras jamais, or " ils s'éteignent avant même de naître "
NB il a des textes comme celui-là, qui m'inspirent comme s'ils étaient la copie de ma vie ; et ceux-là en outre sont fort jolis
" mes yeux saignent : ils ne pleurent plus "
pour qui connut l'assèchement des larmes, alors que la douleur fut immense, ce sang est oh combien, un terrible souvenir !

   Robot   
13/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Ce souffle qui hésite, ne serait-ce pas l'inspiration qui se perd à la fois dans le silence et le vacarme intérieur.

"Le souffle hésite,
Il cherche un mot,
Mais le silence le dévore."

De belles images dans ce poème qui comme une agonie, va s'éteindre.

"Le souffle hésite,
Encore,

Puis s’éteint."

   AntoninMartaud   
13/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Bonjour MRAM !

J'écris également actuellement sur le silence et le souffle, ce sont deux mots qui reviennent comme des litanies dans mon projet actuel de recueil ! Je suis donc bien curieux de voir ce que vous même en faîtes.

En l'occurrence, vous avez choisi de construire (vous aussi, décidément !) le souffle comme le coeur de votre "refrain".

Je projette peut-être quelque peu (n'est-ce pas le but d'un lecteur ?), mais il me semble qu'il s'agit ici d'une chronique de l'extinction de la langue, un silence qui pèse et remplace le souffle. Lorsque le mot est encore cherché, il se fait directement happé par le silence, puis, alors que les ultimes vers finissent, il ne reste plus rien de la voix.

C'est donc, dans ma première lecture, un texte sur la littérature elle-même et l'inspiration, non pas dans un effondrement grandiloquent et brutal, mais dans une asphyxie lente... Ce que la simplicité (voire le minimalisme) du vocabulaire et de la structure renforce, ainsi que les trois lignes orneés d'un simple point, qui matérialisent directement ce qu'il reste du texte et de la création après cette extinction du souffle. Quelques reliques en forme de ponctuation.
I s'agirait d'un texte méta et réflexif sur ce que c'est d'écrire, en quelque sorte.

Cependant... Ce n'est que ma première lecture, et la seconde vient perturber cette première. Il me semble que quelque chose d'autre se cache ici, quelque chose que je ne parviens pas à comprendre réellement... Quelque chose de plus charnel, un drame plus personnel que celui de l'auteur confronté à son texte. Les yeux saignent, la poitrine est compressée, le souffle est définitivement éteint et la page est "refroidie", comme un parallèle plus directement biologique.
Peut-être est-ce finalement plus existentiel que cela ? Peut-être est-ce la mort elle-même qui est décrite ?
Peut-être que ces deux lectures ne s'opposent pas d'ailleurs, mais se complètent ?

Ma partie préférée du texte est le très simple, mais profond "Je l'ignore, Mais il me répond." qui sonne comme une relation asymétrique, une emprise du silence/mort sur la personne qui écrit et me paraît être le coeur de ce qui est raconté.

Je serais curieux d'avoir des éclaircissements sur le sens donné au poème par l'auteur.ice, car j'en sors... quelque peu incertain. Je ne suis pas sûr d'avoir saisi ce que j'ai lu.

   Albertus   
13/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
n'aime pas
Bonjour MRAM,
A la lecture de votre poème m'est revenu un souvenir douloureux : celle d'une future maman perdant son bébé à un peu plus de quatre mois de grossesse. A l'échographie du matin il y avait encore un mince espoir : le souffle hésitait. A midi tout était fini. Les mots se sont éteints avant même de naître. Il aurait vingt-sept ans aujourd'hui.
Désolé de ne pas aimer votre poème (bien écrit).

   Eloaire   
14/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Un poème énigmatique? Une douleur physique ou une douleur morale? La souffrance de l'écriture ou de l'amour? Pour ma part j'y vois tout ça. Un instant qui peut se calquer à différents moments d'une existence,un instant universel.
J'aime beaucoup


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