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Poésie néo-classique
myndie : Côte d'Opale
 Publié le 26/09/14  -  17 commentaires  -  1031 caractères  -  456 lectures    Autres textes du même auteur

Dans un écrin de lumière changeante, les saisons écrivent leurs poèmes à ciel ouvert. Ainsi, l'hiver…


Côte d'Opale



Quand vient le temps d’hiver sur la Côte d’Opale,
L’horizon se défend de tout éclat trop vif
Et les cieux embués déversent leur eau pâle
Sur des flots effrénés qui se voudraient lascifs.

Le fort, sur les rochers, projette son reflet
Et guette le flobart au retour des marées ;
Sur l’estran désolé qui compte ses galets,
Des frissons éraflent les flaques égarées.

Le tumulte bourru du vent échevelé
Cingle de sa fureur les dunes aux longs cils,
Leur fait courber l’échine en sa course affolée,
Et du septentrion libère le grésil.

À deux pas de la ville, à l’abri des regards,
Les villas potelées, repliées sous les pins,
Se rient des éléments, assoupies à l’écart,
Leurs pupilles éteintes sous leurs volets peints.

Il n’est pas un géant, fût-il nommé Hiver,
Qui pourrait infléchir le fier pays d’Opale
Façonné par la bise, ouvragé par la mer,
Riche d’une chaleur que nulle autre n’égale.


 
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   Pimpette   
26/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Magnifique!
je vais encore contrarier les camarades qui souffrent parfois de mes notes hautes....il faut dire que je ne commente QUE les textes qui me remuent vraiment...c'est un choix et j'y tiens...

Ici tout est beau.. les villas potelées......assoupies à l'écart...leurs pupilles éteintes....sous leurs volets peints. SI vous connaissez cette Côte d'Opale en haut de notre région vous aurez un grand plaisir de lecture
je ne continue pas à tranchouiller car les poètes n'aiment pas ça...

   Francis   
18/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ouvrir les yeux sur de telles images est magique ! Des vers qui donnent envie de retourner voir la mer, le flobart de Wissant, les dunes de Stella, les pavillons d'Hardelot, la plage blonde de Merlimont...Profitant de l'été indien qui illumine la Côte d'Opale, j'irai lire ce poème, assis sur" les dunes aux longs cils", le visage offert" au vent échevelé". Chaque quatrain est une aquarelle dans laquelle je me suis plongé.

   Miguel   
18/9/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle évocation, par quelqu'un qui assurément est amoureux de son pays. Il est dommage que certains vers un peu bancals, admis en néo mais néanmoins dissonants, viennent ici et là gâter le plaisir ; d'autres sont fort beaux, et je craque particulièrement pour les deux premiers vers de la troisième strophe.

   Cat   
26/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Myndie,

Tu es amoureuse de ton pays, c’est une évidence ! Alors tant pis si je ne sais mieux dire combien tes mots expriment la beauté de ce paysage, combien ils me donnent envie de découvrir les dunes aux longs cils, les villas potelées repliées sous les pins, le reflet du fort, et les flots effrenés…

Ce que je sais dire, c’est que j’aime ton poème, la musique de tes mots m’emporte dans un superbe tableau et je te remercie pour la jolie visite de ta Côte d’Opale.

Cat du Sud ^^

   Anonyme   
26/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour myndie... Une description très poétique de cette Côte d'Opale qui semble vous tenir à cœur, de belles images et deux alexandrins qui frisent l'exceptionnel :

Le tumulte bourru du vent échevelé
Cingle de sa fureur les dunes aux longs cils...

Bien aimé également les villas potelées et assoupies ainsi que les pupilles éteintes...

J'ai souri à la rime Opale/eau pâle mais après tout pourquoi pas ?

Comme c'est du contemporain, je ne chercherai pas la "petite bête" mais certaines césures viennent quand même perturber cette agréable lecture, comme ici :

Leurs pupilles éteintes /sous leurs volets peints. soit 7/5 au lieu de 6/6... Un détail admis dans cette catégorie, j'en conviens.

Le quatrain final dénote un zest de chauvinisme et tout particulièrement le dernier vers...

Riche d’une chaleur que nulle autre n’égale.

Mais si vous le dites je n'irai pas vous contrarier...

Merci pour ce joli poème qui nous mène tout droit à la mauvaise saison et aussi merci pour ce flobart que je ne connaissais pas.

   Lulu   
26/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Merci de partager avec nous les lumières de cette côte que, personnellement, je n'ai jamais visitée. Je me la représente agréablement au travers de vos mots. Les lumières sont superbes, apaisantes ("L'horizon se défend de tout éclat trop vif / Et les cieux embués déversent leur eau pâle"). On entend le flux et le reflux "Sur l'estran désolé qui compte ses galets", de même que le "vent échevelé" dont la fureur cingle les dunes...

Je suis jalouse de ces citadins proches de la mer.

J'ai souri à l'image des "villas potelées"... Pourquoi pas ?
Votre écriture est vraiment très belle.

J'ai bien aimé la dernière strophe, pleine d'entrain, laquelle affirme haut et fort l'amour que vous semblez avoir pour cette contrée.

Tous mes encouragements.

   Anonyme   
26/9/2014
Bonjour Myndie

C'est vrai que c'est beau, la mer en hiver.
Je ne connais pas la côte d'Opale, mais rien que le nom fait penser à un camaïeu de gris... pâle.

"Quand vient le temps d’hiver sur la Côte d’Opale,
L’horizon se défend de tout éclat trop vif "

Le parallèle peut sembler incongru mais je trouve l'inspiration assez voisine de celle de Bachelet.

Au Nord, c'étaient les corons... mais ce sont toujours les "flobards'", le "dunes aux longs cils", et le "septentrion" chargé de grésil.

Merci Myndie pour ces images autant marines qu'hivernales

   Purana   
26/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que j'adore votre Côte d'Opale qui est devenue un peu la mienne car c'est là que j'ai pour la première fois découvert votre pays. J'adore y retourner aussi souvent que possible.
Quelle attirance magique pour cette magnifique région !

Vous la décrivez d'une façon si jolie, comme si les vers étaient tombés du ciel.
Je trouve la forme belle.
Ma strophe préférée est celle avec " les dunes aux longs cils".
J'aime la forme et les rimes qui font si bien chanter votre poème.

Je vous remercie pour ce petit moment de bonheur.

Purana

   Anonyme   
27/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Myndie,

Encore une fois je fonds sur les images et dès l'incipit un vrai bonheur:

- "Les saisons écrivent leurs poèmes à ciel ouvert"
Ça été le coup de cœur direct.

-"Leurs pupilles éteintes sous leurs volets peint"
c'est trop joli et trop chou

Et d'autres encore. Mais surtout Côte d'Opale n'est pas une description figée, ennuyeuse, convenue, non il y a:
-du mouvement (Le tumulte bourru du vent échevelé)
- des couleurs (L’horizon se défend de tout éclat trop vif)
-des sensations (Des frissons éraflent les flaques égarées)
-de l'émotion (Et les cieux embués déversent leur eau pâle)

Désolée je vais me répéter mais j'aime cette fougue, pour te dire que cette énergie "Myndiesque" tu ne la perds pas. Cette vie, cette bouffée d'air est revigorante. Je ne connais pas la Côte d'Opale mais là j'ai envie d'y aller, voir "les dunes aux longs cils, les villas potelées."

Et le rythme est soutenu (pas effréné) et il m'emporte dans ton écriture passionnée.

   Michel64   
27/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici une description joliment poétique de cette côte d'opale que je ne connais pas mais que grâce à vos vers je peux imaginer.
J'ai beaucoup aimé :
"Le tumulte bourru du vent échevelé
Cingle de sa fureur les dunes aux longs cils"

Le vers suivant me paraît un peu casser le rythme, jusque là impeccable :
"Leurs pupilles éteintes sous leurs volets peints. "
De même j'aurais enlevé la ponctuation pour laisser le lecteur plus libre.

   merseger   
27/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un superbe poème riche de métaphores évocatrices et tendres, de personnifications langoureuses " les dunes aux longs cils","Les villas potelées, repliées sous les pins" entre autres qui donnent à ce poème une véritable atmosphère d'un gris lumineux et exprime avec bonheur tout l'amour que l'auteur porte à ce paysage.
Bravo vraiment!

   leni   
28/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
oui c'est joli une plage d'échouage avec ses "flobards"leur nom hollandais aurait été francisé ce texte descriptif a l'âme de la région
Cest simple et bien écrit Je relève ces images

Sur l’estran désolé qui compte ses galets,
Des frissons éraflent les flaques égarées.

Les dunes aux longs cils :superbe

Façonné par la brise...
J'attendais le rose qui flirte à l'opaline au soleil couchant...



bravo Salut cordial Leni

   Louis   
28/9/2014
Dans ces alexandrins, tout est personnifié : le modèle humain est partout, partout une subjectivité est ex-primée, pro-jetée hors de soi dans ce qui compose un paysage.
Un regard très personnel, donc, sur la Côte d'Opale, mais un regard lui-même projeté dans la réalité naturelle, en ce qu'il accorde aux choses elles-mêmes, des yeux, une vision, un regard.
Les yeux du poème en quelque sorte, de son sujet, se démultiplient dans les êtres et les choses ; tout est regard sur des yeux au grand regard ; les points de vue se font multiples, et tout se regarde, et tout nous regarde.
Au croisement des tous ces regards, en leur foyer irradiant, s'élabore le regard du poème.

Ainsi « L'horizon se défend de tout éclat trop vif » ; l'horizon a des yeux qui contemplent la Côte, des yeux qu'un éclat trop vif de lumière pourrait blesser ; sa vue s'en protège comme on le ferait avec des lunettes de soleil ; si tout est sombre et gris, la raison en est que l'horizon a voilé ses yeux de nuages pour filtrer les rayons aveuglants du soleil.
Les « cieux » aussi ont un regard ; par leur nom, ils font écho aux « yeux » ; comme les yeux ils sont « embués ». Mais ces yeux-là sont chargés de tristesse, et déversent leurs larmes en « eau pâle ».
Sur la terre des hommes, un regard horizontal en croise un autre vertical.

La mer seule n'a pas de regard, bien qu'elle soit partout en vue ; elle en est seulement objet ; mais la mer est un corps étendu, une peau, épiderme, superficie du monde, un corps sensible aux « flots effrénés », traversé de frissons, de secousses, de spasmes et convulsions, alors qu'il « se voudrait lascif », corps langoureux et voluptueux. Le ciel porte un regard éploré sur ce corps trop secoué, trop violenté, quand son aspiration pourtant est à la douce volupté.

La vision du poème se déplace, elle se focalise sur un « fort ». Il se dresse sur les rochers ; il s'affirme en résistance, une force, une puissance face au déferlement de la mer, et les convulsions de son corps. Sa force se dédouble, il « projette son reflet ». Lui aussi possède un regard, en lui aussi se trouve un point de vue, non pour s'admirer narcissiquement dans son reflet, mais pour surveiller ; vaillante sentinelle, « il guette le flobart au retour des marées », pour lui jeter un regard protecteur.

« L'estran » est « désolé », comme une déchirure du corps de la mer ; il est désolé, le corps en limite des terres, il se trouve morcelé, décomposé en « flaques », fragments de mer, fragments de son corps déchiqueté, mais corps toujours sensible, frissonnant : « Des frissons éraflent les flaques égarées »

Les flaques, comme la mer dont elles ne sont qu'un fragment, n'ont pas de regard, mais les terres, elles, ont un corps, un visage de dunes, une vue. Le corps de la terre est allongé le long de cet autre corps, mouvant et remuant, il l'observe, il le contemple. Terre et mer, allongés, si l'on peut dire côte à côte.
«Les dunes aux long cils» ne peuvent avoir que de grands yeux tournés vers la mer.
Les terres aux visages de dunes courbent « l'échine » sous la force du vent, vieillard « bourru », « échevelé ».

« A l'abri des regards », on peut voir les villas, «  à deux pas de la ville ». Dames replètes, plantureuses, « potelées », elles se dérobent à la vue, elles « se rient des éléments », ne craignent ni les yeux mouillés du ciel, ni le caractère bourru du vent, ni le regard sombre de l'horizon, pas plus que les œillades indiscrètes des hommes de la ville. Elles somnolent en paix, mais si elles se cachent pour ne pas être vues, elles ont des yeux pour voir : « leurs pupilles éteintes sous leurs volets peints »

Un beau texte, Myndie, ce faisceau de regards sur la Côte d'Opale.

   Marite   
28/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Magnifiquement décrite cette Côte d'Opale que je ne connais pas.
Nombreuses sont les expressions qui brossent avec précision le paysage et les éléments qui le composent. Chaque vers apporte une touche particulière, complétant le tableau si bien qu'après le dernier, il semble que rien n'a été oublié.

   wancyrs   
29/9/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Myndie ;

Décrite de la sorte par vous, j'aimerais bien visiter cette côte d'opale... Je trouve le troisième quatrain très cinématographique, et ces cils des dunes magnifiques.

Merci !

Wan

   Arielle   
1/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne sais pas comment cette ravissante aquarelle, sensible et tendre avait pu m'échapper ...
Mieux vaut tard que jamais et je viens joindre mon pas à ceux, enchantés, des autres lecteurs pour faire avec vous cette promenade hivernale.

Myndie, tu as su trouver des mots et des expressions nouvelles à mettre sur des paysages cent fois caressés et c'est bien là que gît la poésie de ce texte : renouveler notre regard par des associations inattendues :
"l’estran désolé qui compte ses galets
le tumulte bourru du vent
les dunes aux longs cils
Les villas potelées ..."
Tout cela uni au rythme ample des alexandrins (qui ne trébuchent qu'à deux reprises sur leurs hémistiches) offre à cette côte un visage serein et expressif qui donne envie d'y revenir.

   kano   
12/10/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un très joli portrait, avec des personnifications saisissantes. Un tableau fin, chargé d'une émotion retenue mais diffuse.
Je me suis senti entrainé dans cet univers, dans cette région dont vos beaux alexandrin tempèrent le climat qui semble rude et en subliment les contours.
On sent la dureté des éléments évoqués (ciel, mer...), et en même temps cette tendresse, cette force. Beaucoup d'émotions, de ressenti. C'est le genre de poème que j'aime, au delà des tournures élégantes et des très belles images, incontestablement présentes ici, les mots parlent à l'âme.
C'est un magnifique hommage.


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