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| Provencao
6/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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"Et nul ne sait quel pas survivra dans la cendre.
Mais qu'importe l'écho" J'ai bien aimé cet écho surgi des images fédérées des regards. Au confluent des âmes. Là où les empreintes deviennent le canevas de l’être. Dans les remous ultimes des poésies du monde qui marche. Bonne chance pour le concours. |
| Ornicar
11/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Waouh ! Encore un superbe texte, magnifique, pour cette édition 2026.
J'ai trouvé ce poème d'une grande puissance évocatrice. Les images, fortes et percutantes, foisonnent. Le titre, énigmatique, réunissant deux matières aux antipodes l'une de l'autre ("De fer et de feutre"), est déjà un poème à lui tout seul. Il éveille l'intérêt du lecteur et ouvre en grand la porte sur l'imaginaire. La tonalité est visionnaire alors que le monde décrit est déjà advenu. Un monde à la dérive qui continue de courir sur sa lancée : "Le siècle grince sur ses rails, / l'histoire griffe / et le monde tourne". Ce qui démontre encore une fois, si nécessaire, le pouvoir miraculeux et enchanteur de la poésie et de son verbe : transformer la réalité pour en faire quelquechose de plus fort, de plus étrange, de plus surprenant, de plus fou. Nous emmener loin et haut, et laisser une empreinte. C'est le cas ici. Les deux premières strophes illustrent le grand fracas du monde. Deux strophes pour deux facettes d'un même monde. Les villes tentaculaires dans la première ("Métropole-matière") qui pourraient tout aussi bien être des monovilles, ces centres urbains regroupés autour d'une grande activité extractive, généralement très polluante ; les forêts équatoriales ensuite ("Canopée-mélopée"). Je pense à l'Amazonie, poumon vert de la Terre en proie, à l'avidité des orpailleurs : "le ru qui coule amer laisse dans son sillage / un stigmate brûlant, la fin des idéaux, / le vif de son or vert qui se perd en boue noire". La troisième ("Havre-sourdine") esquisse une courte parenthèse de calme et de paix autour du samovar. La quatrième, avec son "cortège séculaire" évoque pour moi notre humanité crépusculaire. Je trouve qu'elle ressemble beaucoup à un cortège mortuaire : "lente procession", "brouillard", "cendre", "éternité". Je n'ai aucune réserve à formuler. Il y a tant d'images marquantes que je ne voudrais pas partir d'ici sans évoquer ces trois là, qui m'ont happé puis remué les sens : "la ville contracte ses muscles de briques" ; "La forêt mise à nu courbe son dos d'écorce" ; "le fracas du jour s'endort dans une tasse". C'est vraiment de toute beauté. Jusqu'à présent, ce poème est ce que j'ai lu de mieux. Perso, je le verrai bien à la toute première place sur le podium. Je suis enthousiaste. Bravo ! Ornicar |
| BlaseSaintLuc
19/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Alors,whaou c'est déjà pris...
Non d'un petit Schtroumpfs vert, c'est épatant ! Un texte d'une puissance évocatrice énorme, c'est le mammouth dans une caverne de cristal, ça défonce tout , La maîtrise du texte est digne d'un tailleur anglais, "Au plafond bas et lourd d'un ciel qui tousse et crache, les hautes cheminées soupirent sur les toits leur vapeur en panache." C'est que les temps sont lourds, jamais je crois le cumul des périls ne fut si grand. " Le siècle grince sur ses rails, l'histoire griffe et le monde tourne." Le texte évoqué , jamais ne désespère, "car le sol se dérobe et nous sommes buée. Le clou rouille au bitume et la laine s'effile. Jamais l'éternité ne vaudra notre usure." Qu'importe après tout , que le diable nous emporte ! |
| Mansoul
19/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Superbe poème, apocalyptique presque (voire tout à fait) dans son message et son souffle. Une apocalypse en marche dans tout ce qui est, villes, arbres, clous et nous-mêmes, buée, tous frappés de la même obsolescence à plus ou moins long terme. Le poète néanmoins ne s'en désespère pas puisque "l'éternité jamais ne vaudra notre usure". Très beau vers de clôture, empreint d'un optimisme poétique bien senti comme d'ailleurs l'ensemble de ceux qui précèdent, déployant des merveilles d'images et de langages.
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| LeChevalier
20/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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J'aime bien aimé ce texte qui peint une ville industrielle, en lutte contre la nature et en bonne voie de succès. Il y a de vrais vers, dont les proportions sont savamment variées. Les paragraphes sont construits avec intelligence et la syntaxe me satisfait sauf dans les phrases averbales, que j'ai trouvées trop fréquentes et dans les groupes de deux noms (comme « canopée-mélopéé ») qui ne me ravissent guerre. Un autre aspect du poème qui, à mon sens, le ternit, c'est la recherche d'allitérations dans le premier groupe de vers ; je remarque que beaucoup d'auteurs ici affectionnent ces choses et c'est tant mieux pour le poète que je suis en train de lire, mais moi, personnellement, je trouve que ces amusements ne conviennent pas à la langue française et ont mieux leur place chez les Germains. La rime « crache / panache » ma beaucoup plu, j'ai regretté qu'il n'y en ait pas d'autres, cachées par ci, par là, pour mettre en valeur des éléments du texte, notamment vers la fin. L'image du samovar est intéressante mais je l'ai trouvée un peu comique dans ce contexte car l'objet est trop petit par rapport au « démiurge », par exemple, qui donne le ton plus tôt.
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| Passant75
20/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Sur la forme, ce poème m'a séduit par la qualité de son écriture et la richesse de ses images, ma réserve porte davantage sur le propos. C'est la deuxième fois aujourd'hui (la première fois, ce fut avec « Le versant libre ») que je me retrouve face à une opposition entre la ville et la nature, la première étant systématiquement associée au bruit et à la laideur, la seconde présentée comme le lieu de l'harmonie et de la beauté. Cette vision me paraît exprimée de façon assez manichéenne et laisse peu de place à la complexité des relations entre la nature et le vivant d'une part et la ville et le progrès d'autre part, comme si l'un de ces états ne pouvait exister qu'au détriment de l'autre.
Malgré cette divergence de sensibilité, je ne remets pas en cause les qualités du poème. La construction est maîtrisée, on ne peut que noter un grand travail sur les sonorités, et plusieurs images sont marquantes, notamment quand le texte s'ouvre à une réflexion plus universelle sur le temps, l'usure et notre condition. Mon appréciation ne va donc pas jusqu’au « waouh ! », j'ai admiré l'écriture et l'ambition poétique de l'auteur, tout en demeurant à distance d'une vision du monde qui privilégie l'opposition là où j'aurais souhaité plus de nuances et moins de sentences péremptoires. |
| Cyrill
21/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Tschüss Concours, du combien tu chausses ?
Blague nulle mise à part, j’ai beaucoup aimé ce poème, en particulier pour ses qualités d’oralité. On sent une attention constante au claquement des consonnes et au rythme, dès l’ouverture : « De fer et de feutre », « Métropole-matière », « Tract et tactique », « quartz et cadence », « piétinement de clous ». Les allitérations en t, k, r, d donnent une matière presque percussive. Ce n’est pas seulement décoratif, le son participe au sens. J’aime bien aussi ce qui prend des allures de sous-titres internes : « Métropole-matière », « Canopée-mélopée », « Havre-sourdine »… Ils créent des stations dans le poème, un peu comme les mouvements d’un morceau de musique. Beaucoup d’images, très visuelles comme : « La ville contracte ses muscles de briques. », une image simple et physique, immédiatement parlante. Ou encore « La paix se pelotonne en un songe de laine » (tiens tiens c’est curieux, j’ai récemment écrit songes de laine dans un poème) : là on change complètement de registre sensoriel. Après le métal et la pierre, la douceur devient tactile. Il y a une progression très construite qui évite l’écueil du poème simplement descriptif. La ville avec ses duretés, ses bruits, sa verticalité. La forêt avec la violence faite au vivant. Le samovar comme un espace de réparation, une figure d’alchimie. Je trouve les trois derniers vers vraiment réussis. Tout demeure et tout est périssable, disent-ils. Le métal et le feutre du premier vers reviennent pour faire une boucle. Vous évitez largement l’effet de démonstration. La forme poétique très libre, très soucieuse de l’esthétique, participe largement à ça. Il s'agit de visiter l’époque par la coexistence des matières. Par l’intrication et la dépendance des unes et des autres dans notre imaginaire et nos usages, que vous rendez avec brio. Fer, brique, feutre, laine… boue. Chaque matière concrète se pare d’une valeur morale, ou plutôt philosophique. C’est cette façon de penser la marche du monde par les textures qui est ce qui donne tant de singularité à ce poème. Merci pour le partage, et bravo ! |
| Polza
23/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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J’ai apprécié ce poème pour plusieurs raisons…
Le titre en premier, « De fer et de feutre », deux matières que tout oppose (en apparence, il faudra attendre la fin de ce poème pour voir apparaître leur point commun) avec une allitération en F… Le fer donc, qui m’évoque la dureté, la solidité, la rigidité, la force… Et le feutre, qui m’évoque la fragilité, la douceur, la souplesse, mon amie Emma qui dessine les nouvelles collections chez Muskhane… Ce titre m’a fait penser au titre du film « De rouille et d’os », mais pas seulement au titre, je trouve que ce poème et ce film mettent bien à la fois en opposition et en parallèle la force et la fragilité… Le fer m’évoque les souliers à clous et le feutre les pantoufles douillettes sans que ce ne soit clairement écrit, mais suggéré, j’ai beaucoup aimé cela… « Tract et tactique, quartz et cadence, » Tout au long de ce poème, j’ai trouvé de belles images poétiques, j’ai pensé à un tableau de Dalí (La persistance de la mémoire, par exemple) que l’on peut soit essayer de strictement interpréter sans plus de folie que cela, soit que l’on peut laisser nous pénétrer et nous inviter à un voyage quasi cosmico-mysthiquo-hallucinogèno-fantasmagoriquo ! Le quartz de la montre (et non de Jakie) qui fait tique-tract en cadence… « piétinement de clous, cri strié du bitume, » J’ai apprécié l’idée, les passages cloutés, il fallait y penser… « Au plafond bas et lourd d’un ciel qui tousse et crache, » Ciel qui tousse et crache, image très expressive, très bien trouvé encore une fois… « et la ville contracte ses muscles de briques. » Idem… « Battement de métal, morsure et décadence, » J’ai pensé à grandeur et décadence, même si dans ce poème, j’ai plutôt le sentiment d’assister à la décadence… « Un démiurge avide au scalpel sans merci découpe l’horizon. » Encore une très belle (ou atroce) image, vraiment très forte… « La forêt mise à nu courbe son dos d’écorce » Courber l’échine aurait été trop simple et sûrement trop peu poétique, « son dos d’écorce » est en cela une belle trouvaille encore une fois… « le ru qui coule amer laisse dans son sillage un stigmate brûlant, la fin des idéaux, » Idéaux/eaux/ru, ça coule de source, c’est d’une fluidité parfaite… « Le siècle grince sur ses rails, l’histoire griffe et le monde tourne. » Non seulement j’ai bien aimé l’image, mais cela m’a fait penser à un voyage en train en vapeur du côté de la baie de Somme, entre Saint-Valéry-sur-Somme et Le Crotoy. À Noyelles-sur-Mer, le train doit s’arrêter et la locomotive se décroche pour faire demi-tour sur un (je ne sais plus trop comment ça s’appelle) axe circulaire. Le siècle grince sur ses rails, m’a rappelé cette image… Du coup, et le monde tourne (toujours en pensant aux trains de la baie de Somme) m’a à la fois fait penser au monde qui tourne normalement, mais également à un monde qui ferait demi-tour comme ce fameux train à Noyelles… « la paix se pelotonne en un songe de laine. » J’ai trouvé ce passage très intéressant parce qu’en plus d’être imagé, il s’y trouve des contrastes et des similitudes, comme tout au long de ce poème en fait, en y réfléchissant bien… J’ai bien évidemment pensé à la pelote de laine avec « pelotonne/laine », mais j’ai également pensé peloton d’exécution avec « paix/pelotonne », je sais, c’est curieux ! Et aussi, j’ai failli oublier, songe de laine, laine de mouton, compter les moutons, songe de laine, la boucle est bouclée ! « Velours d’un temps qui ralentit, » Je suis assez long à la détente, je dois bien l’avouer, mais en lisant « Velours », je m’aperçois que l’entrée en matière « Métropole-matière » est parfaitement justifiée par toutes les matières qui se trouvent à l’intérieur et à l’extérieur de ce poème, en fait, en y regardant de plus près, il est quasiment fait que de matières, palpables ou découlant d’un objet, d’un élément de la nature… Je pense que la personne qui a écrit ce poème a vraiment dû se creuser les méninges ! Il y a une première lecture, superficielle (et légère comme dirait Michel Berger) et puis quand je commence à creuser, à prendre ma pioche pour aller au fond de la mine, alors seulement se dévoile à moi toute la profondeur de ce Fer et de feutre… « le samovar éploie un galbe rutilant et son haleine fuse en volute charnue. Un reste de thé fume à l’abri du vertige ; » C’est marrant, j’ai lu « vestige » en premier lieu… « Le baume infuse et panse les bris de l’orage et le fracas du jour s’endort dans une tasse. » C’est vraiment magnifiquement dit, j’envie jalousement votre plume ! « Cortège séculaire. Le fer, le cuir, le feutre, en lente procession, entrent dans le brouillard et nul ne sait quel pas guidera la dérive. Et nul ne sait quel pas survivra dans la cendre. Mais qu’importe l’écho, car le sol se dérobe et nous sommes buée. Le clou rouille au bitume et la laine s’effile. Jamais l’éternité ne vaudra notre usure. » J’ai tout mis d’un coup, ça ira plus vite ! Il y avait un avant fait de diverses matières et il y a un après, tout s’est consumé, mais il reste encore de la matière. « Le clou rouille au bitume et la laine s’effile. » Si je compare par rapport à ce que je disais au début de ce poème, le fer n’est plus aussi fort qu’il en avait l’air, le clou rouille et nous montre sa fragilité, aussi vulnérable que la laine qui s’effile… « Jamais l’éternité ne vaudra notre usure. » C’est le clou du spectacle si j’ose dire, malgré tout ce qui précède, malgré la mélancolie qui se dégage de ce poème, de la matière, notre usure est quelque chose de splendide qui nous affaiblit tout en nous rendant forts, jamais l’éternité ne pourra la surpasser… C’est vraiment un poème qui mérite que l’on s’y attarde, je n’ai peut-être pas réussi à en saisir toute la richesse, mais j’y ai vu la poésie de la marche du monde… |
| Donaldo75
24/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Mitigé, je suis.
Ce poème est riche, ambitieux. Il est également boursouflé, de par les accumulations métaphoriques, la symbolique appuyée à l’extrême, la surcharge lyrique. A force d’user des images, il perd en netteté, un peu comme dans un tableau de Salvador Dali où les motifs représenteraient la langue, avec une saturation excessive. Personnellement, je préfère Andy Warhol ou Joan Miro. Je comprends néanmoins le traitement du thème du concours. C’est une perspective poétique dont je ne suis pas client mais qui fait sens dans le cadre imposé. |
| Lariviere
26/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour,
J'ai beaucoup aimé ce poème. J'ai été séduit, conquis dès l'entame et à la fin, j'étais presque scotché. Je me suis dis pourvu que l'auteur n'en ai pas trop fait. Et puis non, le piège du format long, vu ce que l'on ressent dans les intentions dénonciatrices et dans la fougue du ton qui invite au flot de parole, ne s'est pas refermé. Ouf ! J'ai pu ainsi garder une impression hyper positive de ma lecture. J'ai vraiment aimé ce texte, par son rythme, par sa force d'évocation, par son expression et images singulières, sa sonorité, cet ensemble fond-forme criant, hurlant de vérité pour décrire ce pandémonium, ce métal urbain, cette ville monde des hommes modernes qui s'imbriquent et s'emmêlent dans un magma de matière, de ferraille, de déchéance et de métaphysique existentielle. Oui, bref, je suis admiratif et j'ai passé un très bon moment, je me répète : je suis scotché par le réalisme, le surréalisme, la force évocatrice et poétique de beaucoup d'images, ce texte est superbe pour mon ressenti personnel, avec sensations et émotions à la clé !... le titre aussi est au top ! Ce concours livre de très bons textes et procure de très agréables et surprenantes lecture. C'est cool ! Merci donc et bonne continuation ! |





