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Poésie contemporaine
myndie : Sic itur ad astra
 Publié le 03/07/17  -  12 commentaires  -  1091 caractères  -  287 lectures    Autres textes du même auteur

À une danse née dans les bastringues et les lupanars. La classe…


Sic itur ad astra






DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDCadence garancée, roulis de lamparo.
DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDLa longue liane rouge a des cuisses de crème ;
DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDElle tend joliment son ventre brasero ;
DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDLa flamme de son corps dessine des poèmes.
DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDOuvert sur le vertige, un coton virginal
DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDÉploie son incendie en corolle sanguine.
DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDViene el deseo comme un songe primal :
DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDAu creux des bras brûler d'une fièvre argentine…


 
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   papipoete   
14/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
Comme au milieu de nulle part, on ne voit qu'elle la liane rouge, qui chaloupe et met le feu à la salle !
NB la flamme qui brûle ce coton virginal, dessine les courbes affolantes de la danseuse aux cuisses de crème !
Tableau très visuel !
papipoète

   Sodapop   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Myndie,
Très belle représentation de cette oeuvre que je ne connaissais pas.
Mais ton poème colle à ravir à cette danseuse et son partenaire.
C'est un exercice difficile que de s'inspirer ainsi d'une oeuvre visuelle, car il demande la maîtrise parfaite du sens de la vue afin de pouvoir le retranscrire au mieux dans sa plume. Cet exercice est particulièrement bien exécuté ici.
Ce que j'apprécie d'autant plus, c'est le fait que ton texte soit concis, on ne se perd pas dans un flot d'informations, tu vas à l'essentiel ce qui rend ta plume d'une précision chirurgicale.
Bravo j'ai apprécié.

   Michel64   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tango, tango...

Peu de vers, mais très visuels pour donner le rythme nécessaire à l'évocation de cette danse argentine.
Un texte que l'on voudrait mis en musique, mais déjà comme ça, on l'entend un peu.
Un peu court peut-être, on prendrait bien quelques quatrains de plus pour prendre le temps de poser ce tempo.

Le dernier vers "au creux des bras..." semble manquer un peu d'originalité au vu des précédent. Peut-être "Au feu des corps..."

A ses débuts, parait-il, le tango se dansait entre hommes.

Merci pour ce poème

   Brume   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Myndie

Déjà la musicalité des vers entonne sa puissance.
Les alliterrations en o épices ton poème : lamparo, brasero, viene el deseo. Même ce vers

- "La longue liane rouge a des cuisses de crème" fait chanter ma diction en cadence.

Je vais reprendre les mots de Sodapop car il sait trouver les mots, la description d'une oeuvre demande la maîtrise parfaite du sens de la vue que tu as su retranscrire de ta plume caliente.

Tout en tes vers dégage de la musique et transpire de sensualité.

   Cristale   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Huit vers très jolis Myndie mais je suis gourmande et je reste sur ma faim d'images, de couleurs, de sons que l'évocation de cette danse instille en moi.
La toile a figé le mouvement que j'aurais souhaité ressentir dans une plus longue peinture poétique et musicale, une prise de risque un peu plus osée si je puis dire.
Des rimes, des échos, du rythme, vous savez si bien le faire alors quelques vers de plus auraient, à mon avis, accentué l'excellence de votre plume pourtant affirmée mais que je trouve ici un peu timide pour l'évocation d'une danse "brûlante" et colorée sur la toile.
Les 5, 6 et 7 vers me semblent les plus aboutis de par leur fluidité. Pour les 4 premiers, trop de prépositions "de" "des" alourdissent l'ensemble, d'ailleurs ils sont absents des trois vers qui suivent, ceux justement que je trouve plus fluides, sauf le dernier, lui aussi un peu "cahoté" par deux articles contractés "des" "d'une".
Quand c'est court il faut sabrer pour ne laisser que la substance essentielle disait...je ne sais plus qui :)
Je suis l'une de vos admiratrices Myndie, nombre de vos textes m'ont particulièrement touchée, je me permets donc quelques remarques techniques amicales et sincères sur celui-ci, ce qui ne m'empêche pas de le trouver très beau.

Merci et au plaisir de vous relire,
Cristale

   PIZZICATO   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Osmose totale entre vos vers et ce tableau.

" La longue liane rouge a des cuisses de crème ;
Elle tend joliment son ventre brasero " superbe !

De plus, j'adore le tango argentin...

   Anonyme   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour myndie... J'ai beaucoup aimé ce diptyque peinture/ sculpture (si l'on peut dire !) , cette dernière s'adressant bien sûr aux vers qui accompagnent le tableau. J'ai apprécié le vocabulaire (garancé, lamparo, brasero, etc.), autant de mini métaphores qui illustrent parfaitement cette fièvre argentine, ainsi que l'alternance des rimes masculines/féminines.
Bravo et merci !

   Ananas   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Une oeuvre toute en douceur, langueur, beauté... musicale et agréable.

Merci myndie, il faut y aller pour me faire oublier les rimes ! Chapeau (pointu turlututu, on revient à la danse, la boucle est bouclée).

Au plaisir de te relire !

   jfmoods   
5/7/2017
Ce huitain en alexandrins est à rimes suffisantes, croisées, alternativement masculines et féminines. Ce choix de mise en forme souligne l'intention de la poétesse : rythmer l'écho d'un pas de danse.

Le premier vers, phrase nominale, sépare à l'hémistiche deux métaphores. La première, en une image ramassée, complexe, proprement synésthésique, présente l'homme, qui dirige le mouvement (ouïe : "La cadence"), et la femme à la robe colorée (vue : "garancée") qui l'épouse. La seconde métaphore, figurant la danse elle-même ("roulis de lamparo"), entame une pêche poétique, celle que laissait pressentir le titre (présentatif : "C'est ainsi que l'on s'élève vers les étoiles.") et qu'avalisera le vers 4 (personnification : "La flamme de son corps dessine des poèmes").

Chorégraphe du désir (thématique du feu : "brasero", "la flamme de son corps", "son incendie", "brûler d'une flamme argentine", champ lexical bien spécifique du corps : "cuisses", "ventre", "Au creux des bras", champ lexical de l'offrande : "Elle tend", "Ouvert sur le vertige", "Éploie", recours à l'espagnol : "Viene el deseo", comparaison : "comme un songe primal", images végétales de la femme alimentant l'attirance sexuelle : "La longue liane rouge", "en corolle sanguine"), le tango en ouvrit, jadis, de manière caricaturale, le bal (entête : "À une danse née dans les bastringues et les lupanars.").

Merci pour ce partage !

   Cat   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Hola, Myndie,

Pour le titre, j’ai du conforter mes notions sur les étoiles en googolisant.

Sinon, j’ai envie de dire que ton petit pavé presque bien carré est là pour contenir les angles de la folie sombre et passionnée qui s’empare des corps dansant le tango.

« La longue liane rouge aux cuisses de crème »
Qui « tend joliment son ventre brasero »

Ces deux vers à eux seuls, sont déjà tout un poème…

« Viene el deseo »

Pourquoi je l’aime tant celui-là ?

Bien sûr, pour toute l’ardeur, la sensualité retenues derrière, et tous les souvenirs qu’il fait remonter à ma surface (je sais que tu sais :))

Comme d’habitude, la Peinture et le Poème sont en osmose totale.
L’une va avec l’autre et l’autre avec l’un…
Bravo à Régis, aussi.

Il me reste à dire : encore !

Te quiero, Myndie

Cat

EDIT : je viens de voir l'incipit... La classe ! :)))

   Helios   
12/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très belle osmose entre l'image et le texte - même si chaque oeuvre peut s'apprécier pour sa valeur propre. Des formules aux sonorités particulièrement sensuelles ("roulis de lamparo", "cuisses de crème", "ventre brasero"... et le brasier sonore du dernier vers). Semblable au vertige d'une étreinte réelle, votre texte fourmillant de sensations renouvelle en permanence les images : voilà une manière bien sentie de retranscrire l'incendie passionnel ! A votre incontestable maîtrise de la langue et votre sens du crescendo s'ajoutent des trouvailles pour lesquelles je vous tire mon chapeau, comme ce "roulis de lamparo" peu commun qui ouvre avec élégance le bal des frémissements. Bravo pour cette délicieuse chorégraphie du désir, Myndie !

   myndie   
16/7/2017


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