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Poésie contemporaine
SQUEEN : Appétit
 Publié le 03/07/17  -  26 commentaires  -  322 caractères  -  595 lectures    Autres textes du même auteur

Optimisme du jour.


Appétit



L’art n’existe plus, le consumérisme l’a mangé.
Le rêve n’existe plus, le consumérisme l’a mangé.
L’espace n’existe plus, le consumérisme l’a mangé.
L’humain n’existe plus, le consumérisme l’a mangé.
L’amour n’existe plus, le consumérisme l’a mangé.
Sauvons la vie, mangeons le consumérisme.


 
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   David   
10/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Consumérisme, comme ça, ça me fait penser à Babylone, à cause de Sumer dans le mot, une ville antique pas loin. C'est un peu comme dans ces chansons de Bob Marley où la vieille cité représente l'occident, voleur de nature humaine, enfin je crois. Donc le poème suit un peu ce mouvement, le consumérisme nous arracherait à notre nature. Sauf que la nature humaine, on peut en voir une jolie carte postale, mais n'empêche, crever de fin devant une chèvre enceinte pour attendre qu'elle accouche, pour boire son lait et dévorer son chevreau plus tard, qu'on égorgera, c'est déjà moins joli. Surtout s'il a fallu un peu s'entretuer entre voisins, vu que la chèvre, sans consumérisme, elle appartient au dernier qui a la main dessus. Mais il y a peut-être cette nuance cannibale dans le dernier vers et son "mangeons le consumérisme" comme un espèce de "mange ta main". En tout cas, je trouve le grand mot bien choisi, et avec le titre, je me suis fait mon histoire. La forme carré, pas très causante, des vers a son charme aussi.

   Brume   
18/6/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour

Vous auriez pu faire l'effort de développer. Vous nous racontez rien. Juste une rangée de répétitions sans intérêt.
Je ne sais malheureusement pas quoi dire de plus.
Le narrateur scande ces mots avec ferveur. C'est la seule chose positive que je peux vous dire.

   BeL13ver   
21/6/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Et ?

Je pense que ce poème ne mettra pas beaucoup de monde d'accord. Mais en tous cas, de mon côté, je ne pense pas qu'il faille crier au génie. L'idée est en soi bonne : confronter le consumérisme et ses conséquences aux écueils de l'art. Mais ce poème utilise une formule - slogan vue mille et une fois. X mange Y, W mange Y, etc. Pour conclure mangeons Y. J'ai dû mal avec ces formules trop revues, ces lieux communs, qui, à mon avis, sont plus exploitables en faisant d'eux l'idée de base pour une nouvelle.

Bref, je n'aime pas du tout, et je ne vois vraiment pas ce qui pourrait me faire changer d'avis.

   PIZZICATO   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
" L’art, le rêve, l’espace, l’humain, l’amour n'existent plus ".
Il ne reste pas grand chose à sauver ; et par qui ?

   Marite   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Serait-ce que l'inspiration, ou plutôt l'expression contemporaine s'amenuise à ce degré ? Car le thème aurait vraiment mérité mieux et un minimum de recherche, d'effort, aurait pu aboutir à un écrit plus "décent" pour figurer en poésie, fut-elle classée "contemporaine".

   Ananas   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Squeen,

Il faut être folle pour s'attaquer au dadaïsme sur Oniris (on est peu a avoir tenté le coup jusqu'ici) :)
Vous avez osé !

Bon, on ne peut pas vraiment vous commenter, il va de soi que votre texte est là pour rejeter (le consumérisme ici en l'occurrence mais l'art littéraire en général aussi) et surtout pas pour plaire (vous partez bien d'ailleurs, les gens n'y voient pas, ne cherchent pas plus loin que l'évidence)... il n'y a rien à développer, on est pas en argumentaire ici, on est en poésie dadaïste !
Oui, le procédé est éculé, mais pas ici.
Oui, vous auriez pu, vous auriez du, vous auriez peut-être plutôt... rien du tout.

Si je dois vous faire un seul reproche, c'est la correction du (e) à la fin de mangé sur le vers de l'amour (je croyais que c'était volontaire, je trouvais ça génial de féminiser l'amour en plus) entre l'EL et ici.

Sinon pour moi il y a autant de travail dans le rythme et dans le choix précis des quelques mots employés que pour toute autre forme de poétique.
C'est juste le résultat final qui choque, qui pousse à se demander pourquoi?
Mais pourquoi pour représenter le temps Dali utilisait-il des montres molles, c'est débile ! Oui ça l'est mais ça dit bien ce que ça veut dire avec une parcimonie et une cohérence qui tient du génie.

Le procédé ici est du même acabit. On dénonce. C'est de l'art engagé. C'est de l'art de l'économie, du rejet, du détachement. C'est censé vous interpeller sur l'évidence. Et dans ce cas, je trouve que vous avez assez bien réussi votre coup !
Parce que je ne peux imaginer que ce ne soit pas volontaire, quand je lis les différentes interventions de l'auteur(e) sur le site !

La poésie n'est pas morte, mais le consumérisme s'y attaque aussi :)

Merci d'avoir osé.
Au plaisir curieux de vous relire en tout cas !

   Lariviere   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour, Squeen,

Sur les intentions, je dirais : "triple bravo" ; et je ne sais pas pourquoi...

Même si votre texte n'a pas beaucoup de poids, en terme d'encre ou de labeur d'écriture, je pense qu'il ne faut pas confondre ébauche, manque de travail, avec choix d'expression minimaliste.

Nos goûts personnels ont sait qu'ils sont tous différents, à peu de chose près.

Par contre, poser un avis en rapport avec ce qui c'est fait dans l'histoire de l'art, même en tant que lecteur, je trouve ça assez classe... 

Bon, sur ce texte, je suis assez partagé.

Ce qui est sur, c'est que pour moi, c'est profond derrière le minimalisme de la forme.

Le propos me semble très pertinent et complètement adapté, lucide sur les maux profond de notre société.

C'est quand même ça aussi, le rôle de l'art...

En dehors des concours d'élégance, ou c'est la technique qui va primer, l'art ça sert aussi à dénoncer, à exposer même laidement, des choses réelles, cruelles, d'actualité.

En ce sens, je ne pense pas que le message soit aussi "basique" que çà et loin d'être mensonger. Personnellement, il suffit que je fasse un pas dehors, que je lève la tête au ciel ou que je regarde cinq minutes mon écran d'ordi pour me rendre compte à quel point ce qui est dit ici est cruellement vrai.

Le constat est tel qu'il déprime et que la rédaction du message sur la forme est donc là pour répondre en écho à cet état de fait déprimant.

Ainsi les symboliques sémantiques sont réduites à leurs plus simples dépouilles, sans l'apparat du beau et de ses fioritures expressives.

Le message est court, il exprime une urgence, c'est un SOS sociétal et j'ai envie de dire... c'est bien.

Je précise que je ne suis pas forcément d'accord avec l'interpellation en l'état, peut être réductrice, peut être pas, mais elle a le mérite pour moi de poser une bonne question et de mettre les pieds dans le plat...

Je trouve que ce texte qui effectivement prend essence dans le courant dadaïste est cohérent entre son message de fond et sa construction de forme. L'impact poétique provient de ce choix de traitement et l'audace stylistique remplace aisément l'absence d'images, de métaphores, de réussites rythmiques et/ou métriques, etc...

Dans les détails, en revanche, c'est à dire sur la réalisation globale, je pense que le vers de fin est de trop ; par son aspect optimiste et sa lueur d'espoir (porte de sortie moraliste/"engagée"), il amenuise l'impact potentiel du message, qui devrait rester sur un constat brut, c'est à dire très nihiliste, très noir, sans issue, en définitive, pour donner toute l'intensité de la percussion...

Mais sur l'ensemble, pour l'audace, le choix de la forme, la modernité au delà des a priori, et le message de fond, j'ai plutôt bien aimé lire ce texte.

En remerciant l'auteur pour sa lecture, je lui souhaite une bonne continuation dans sa démarche d'écriture.

   LioText   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Un texte courageux ou peut-être un peu fou dans les réalités et les illusions qu'il soulève. Je passerai évidemment au-dessus de la forme qui se confondrait dans une litanie.

Votre commentaire sur votre texte met en évidence un ''optimisme'', que ne perçoit pas. L'optimisme n'est pas sauver la vie comme vous le dîtes d'un monstre à l'appétit infini. Je suis attaché, et c'est personnel, à une philosophie qui ne considère pas la vie la seule princesse à sauver du haut d'un grand château. L'art, le rêve, l'espace, l'humain et l'amour ne sont que des exemples sortis de leurs contextes de ce que j'appelle ''l'univers des possibilités'' car n'est-ce pas cela la vie, juste des possibilités? Considérer ces possibilités en danger est une vision parfaitement pessimiste. L'art par exemple ne peut-il être simplement autre chose qu'une consommation parfaitement humaine? Je ne connaissais pas l'humain aussi autophage, ou est-ce encore qu'une des possibilités de la vie?

Je vois dans ce texte une volonté de bien faire, de dénoncer mais dénoncer une possibilité. N'est-ce pas comme attraper dans un filet la fumée d'un feu? Cela revient peut-être à la philosophie de s'occuper de ce cas et d'après Russell, la philosophie n'est que possibilités car purement humaine.

Je suis désolé, mais votre texte ne m'a pas convaincu dans le fond qu'il porte, peut-être parce-qu’il est contraire à ma propre conception de la vie et de l'Homme.

J'espère vous relire un jour et tomber sous le charme de votre plume et de vos pensées.


Bonne journée SQUEEN.
LioText

   papipoete   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour SQEEN,
Vous faites une entrée remarquable dans les colonnes oniriennes, avec ces 5 vers à l'endroit, puis 1 à l'envers !
Je vois votre oeuvre comme une peinture que je ne comprends non seulement pas, mais qui me laisse espérer que vous n'avez pas trop souffert pour la réaliser ?
D'autres s'en régaleront peut-être ?

   hersen   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Sur la forme, voilà un texte qui fait le caméléon : un bloc.

Un bloc pour dire ce que nous serions si toutefois nous allions jusque-là : nous bouffer nous-mêmes jusqu'à la moelle. Si nous considérons que nous sommes faits d'art, de rêve, d'espace, d'humain, d'amour. Nous sommes notre propre danger et le consumérisme a deux buts, nous aliéner en étouffant ces qualités et nous les faire accepter avec contentement, en remplacement du bonheur.

Je pense appréciable d'aborder des facettes de la poésie qui sans doute bousculent nos habitudes, mais peut-être aussi qui peut nous amener à avoir un regard différent. Ce qui ne voudrait pas dire forcément adhérer, mais plutôt prendre en compte un moyen d'expression différent.

Exprimer une idée ne veut pas dire la prendre au pied de la lettre, mais plutôt enrichir notre perception.

Pour cela, je trouve ce texte intéressant.

   Cristale   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ce que je vois c'est de l'art, que mon regard vient manger.
Ce que je sens c'est du rêve que mon regard vient manger.
Ce que je touche c'est l'espace que mon regard vient manger.
Ce que j'entends c'est l'humain que mon regard bien manger.
Ce que je goûte c'est l'amour que mon regard vient manger
La vie est sauve, je me suis régalée.

Cristale

   framato   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Et si l'optimisme tenait du rêve ?
Et si la poésie n'avait d'existence réelle que dans l'impertinence pertinente ?

J'ai aimé ce texte, sa radicalité économe, l'effet brutal (et en plus, je suis assez en accord avec le fond). Bon sans faire un cours sur l'histoire de la poésie, je trouve bien plus intéressant d'utiliser des formes contemporaines pour exprimer des messages contemporains.

Dans ce texte, c'est assez réussi (je pense néanmoins qu'un vers est de trop : l'amour est un sentiment, il ne me semble pas tout à fait à sa place dans la liste de ce qui a été mangé, il crée une sorte de décalage, ce vers !).

Merci en tout cas d'oser la différence.

   LenineBosquet   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Alors dénoncer le consumérisme par ce texte qui ressemble à un statut facebook, un de ceux qui piochent dans des banques de dictons et de pensées prémachées, de la consommation de pensées quoi, soit c'est voulu et ça casse pas trois pattes à un canard, soit c'est pas voulu et voilà quoi...
Peut-être au prochain !

   Absolue   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
En général j'aime les poèmes courts (je suis moi-même assez concise).
Mais là, non. Il faut un minimum de transpiration quand même...
Bien que je sois d'accord avec l'idée.

   widjet   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Forcément, ce texte divise (les amateurs de forme épurée vont se régaler et y trouver une audace, une force etc...Les autres vont trouver une énième occasion peu originale, faussement rebelle - et paresseuse au niveau du style - d'enfoncer des portes ouvertes).

Pour ma part, je ne suis pas séduit sur la forme et pas 100% d'accord sur le fond.

Ce que j'aime, c'est le titre ironique bien raccord avec le contenu.
Sauf que j'aurai mis Appétit au pluriel.

Pour le reste, j'ai juste deux questions.

L'art, le rêve, l'espace, l'humain, l'amour n'existent plus selon l'auteur.
Mais la vie, si (encore).

Est-ce à dire et comprendre que l'art, le rêve, l'espace, l'humain, l'amour ne font pas partie intégrante de la vie ?

Dans la négative, pourquoi faudrait-il sauver la vie si y'a pas tout ce qui précède, l'existence serait une coquille vide non ?

W

   Anonyme   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
L’art n’existe plus… ah !
Le rêve n’existe plus…oh !
L’espace n’existe plus..aïe !
L’humain n’existe plus…fichtre !
L’amour n’existe plus…ouille !
Sauvons la vie, mangeons le consumérisme… chiche !

Plus sérieusement, la forme minimaliste et sous forme de slogan publicitaire ne m’a pas fait vibrer..comme je zappe la pub à la télé, j’ai failli zappé le poème.

Ne serait-ce le fond, j’aurais passé mon chemin.

Car sur le fond…je suis assez d’accord pour que le consumérisme, le marketing et le business aient fait de certaines formes d’art des produits de consommation courante ou moins courante.
Pour le rêve aussi, c’est évident on vend du rêve, et on le vend bien.

Mais que ce soit pour l’art ou le rêve, certaines formes échappent toujours au marché.

Quant à l’espace, il existe quand je monte la côte près de chez moi, je vous assure c’est long, ce petit espace-là.
Que les distances soient raccourcies d’une certaine façon c’est vrai aussi. Mais l’espace qui est dans notre tête existe, et cet espace est suivant notre façon de regarder et de bouger…ceux qui bougent lentement ayant plus de chance de rencontrer même de grands espaces.

L’humain n’existe plus…alors là je ne vous suis pas…mais pas du tout.

L’amour… pareil.

Enfin mangeons le consumérisme, signifie sans doute, changeons de mode de vie…pour que nous soient rendus tout le reste …soit…mais donc s’il suffisait de changer de fusil d’épaule pour que renaissent tout ce qui n’existait plus…c’est que cela n’avait pas vraiment disparu.

Je fais mon cartésien et en poésie c’est pas bien, je suppose, mais votre texte porte des contradictions logiques telles que ça me laisse plus que perplexe. Ou bien, ou bien je n’ai rien pigé…ce qui n’est pas exclu.

Mais suivant ce que j’ai compris, je n’adhère pas, car cela me semble manquer de souffle, et en particulier de ce genre de souffle de celui qui s’est éreinté à chercher ce qui est vrai.

Pour moi ces ‘aphorismes’ n’ont que la couleur de la vérité, de vérités, la couleur mais pas le goût

À vous relire.

Cordialement

   Raoul   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Ceci dit, Ce texte serait écrit par Ben sur une grande toile noire (enfin, lui en aurait fait un "sixtyque" - pour en vendre + - ) on trouverait bien quelque collectionneur pour l'acheter.
Et l'art(iste) ne serait pas mort (de faim).

   Robot   
4/7/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
5 réflexions banales,
5 fois une épiphore ennuyeuse,
et un adage bien plat.

Dans de vieux Vermot on trouve ce genre d'exercice. Ce texte est donc loin d'avoir inventé une forme qui ne me semble pas pouvoir prétendre à beaucoup d'avenir puisque le passé l'a déjà rangé au rang d'amusement pour almanach. Ou peut-être de nos jours pour 60 millions de consommateurs.
Ma flèche montante pour le précurseur de cette forme sur oniris.
Mais j'avoue n'avoir pas sauté au plafond après avoir lu. Je n'achète pas !
Franchement, est-ce bien utile de sauver la vie avec toutes ces néantisations qui en font le sel ?

   Pouet   
4/7/2017
Bjr,

Larousse nous dit du consumérisme: "Mouvement visant à donner aux consommateurs un rôle actif au niveau économique et social."

Donc un sens plutôt positif me semble-t-il, du style privilégier les GAEC aux grandes surfaces, et pourquoi pas acheter moins pour acheter mieux.

Alors après je me fourvoie peut-être mais j'ai plutôt tendance à voir ça comme une "protection" du consommateur plutôt qu'autre chose, un moyen de ne pas se faire "bouffer" par les grands groupes justement.

Sinon, l'Art est sans doute un produit de consommation, "l'amour" aussi, ça existe plus "Tournez manège? :) et l'humain, j'ai envie de penser aux transferts de foot ou de façon plus "sérieuse" à l'esclavage moderne ou aux mariages arrangés. Quant au "rêve" il peut se résumer à un ticket gagnant du Loto.

La consommation est un moyen d'exister pour les déshérités, les "oubliés du système" ne pensent bien souvent qu'à entrer les deux pieds dedans et pas devant, quoique. L'argent est futile, surtout pour ceux qui en ont.

On trouve toujours plus "grave" ailleurs...

Mais vous aviez envie d'exprimer un point de vue, et c'est très bien ainsi, vous le faites de manière audacieuse. Ce qui est certain aussi c'est que votre premier poème publié ici ne laisse pas indifférent, qu'il entraîne un panel de ressentis forts variés et que les commentaires et lectures sont nombreux. Alors félicitations pour cela aussi.

Au plaisir.

   Eccar   
4/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Alors déjà pour la rime, bravo, elle est, on ne peut plus riche...

Quittons nos écrans, nos panneaux publicitaires, nos magazines, nos films, nos livres, nos propres cervelles et le consumérisme où tant et tant d'entre nous se plaisent et se complaisent sera dissous. Dix sous, mais c'est là le malaise, gagner toujours et encore ces p'tits sous.

L'art n'existe plus quand il devient de l'art;
le rêve n'existe plus quand il devient réalité;
l'espace est infini donc là c'est faux;
l'humain n'existe pas encore, après son âge barbare peut-être;
l'amour n'est que du sexe enjolivé, non ?
Et la vie, la vie d'avance est sauvée car rien ne la commande, ni ne l'a crée, elle est une création d'elle-même.
Votre texte est oeuvre d'intérêt publique, comme bien des choses dont le monde se fout.
Merci de l'avoir proposé à nos yeux ébahis.

   Arielle   
4/7/2017
Voilà un texte qui, pour moi, est une clé sur Oniris. Dada ou "prout-cadet" il ouvre, dans notre univers, une porte sur d'autres valeurs que celles de la poésie bon chic-bon-genre que nous chérissons. Classique ou contemporaine, libre ou libérée, nous l'aimons, la coquine dans ses plus beaux atours, maquillée de fraîches images et coiffée de rythmes suaves. Et j'en suis une de ses fidèles suivantes !
Rien de tout cela ici. Au mieux, un désir de faire réfléchir, au pire, celui de secouer le cocotier, de choquer le consommateur et, ma foi, je ne suis pas contre.
Si la clé fonctionne on en aura d'autres retombées ... c'est une histoire à suivre !

   Donaldo75   
5/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour SQUEEN,

Ce poème m'a fait penser à la version qu'Andy Warhol avait donné, dans ses tableaux, de la peinture. Il avait largué l'abstrait, alors en vogue, pour un retour au figuratif, inspiré de la publicité. Au début, tout le monde avait crié à l'arnaque devant ses canettes de Coca Cola défoncées. Puis, progressivement, cette vision de la peinture est rentrée dans les mœurs.

Pour moi, ce poème est du pop-art. Et j'adore ça.

Bravo d'avoir osé !

Donaldo

   wancyrs   
12/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Squeen,

Votre texte m'a fait sourire, j'ai cru entendre ma copine ; d'ailleurs je crois que je le lui ferai lire. C'est un texte militant, du moins si je me fie aux formules que j'entends ces jours-ci dans mon ménage. Mais votre texte a cette vertu d'être bien formulé. Merci !

Wan

   Recanatese   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Squeen,

Je ne peux qu'être d'accord avec le propos de votre texte, c'est même un thème qui m'obsède à tel point que je ressens depuis longtemps le besoin (le devoir ?) de me fendre d'un poème sur le sujet. Échec total, je n'ai jamais trouvé l'angle d'attaque...
Votre proposition est très intelligente à mon avis. Vous combattez l'ennemi avec ses propres armes et nous faites comprendre que le consumérisme est aussi l'ennemi de la poésie (l'art, le rêve, l'amour...) et qu'a son propos, point de poésie possible (même si, paradoxalement, je qualifie volontiers votre écrit de poésie).
Un texte qui semble écrit dans l'urgence et urgence il y a. On voudrait l'écrire sur tous les murs, le déclamer sur toutes les places.
(Je vous ai croisé sur certains forums et quelques-unes de vos interventions me font dire que vous en avez encore sous le capot et je ne doute pas que vous avez encore beaucoup à dire.)
Merci et à vous relire

   SQUEEN   
15/7/2017

   Eclaircie   
14/7/2018
Ah ! je me souviens de ce poème !
Qui m'avait laissé si déconcertée en espace lecture. je le relis et le suis tout autant.

Je ne le nommerai pas poème, en fait ; Aphorisme ? Ou autre, dont je ne saurais pas dire la définition.
Inclassable en tout cas.
Et pas possible de l'apprécier non plus pour moi, dans le sens mettre une appréciation, s'entend.

À découvrir et redécouvrir.

Éclaircie


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