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Poésie contemporaine
Myo : Restons amants [Sélection GL]
 Publié le 06/09/20  -  14 commentaires  -  1122 caractères  -  259 lectures    Autres textes du même auteur

Pour un moment de plaisir... encore...


Restons amants [Sélection GL]



Toi qui sais de ma peau le salé puis le grain,
Et qui, les yeux fermés, peux dessiner mes courbes,
Pour suivre les chemins, les plus doux, les plus fourbes,
M'invitant à l'oubli lorsque ton corps m'étreint ;

Toi qui sais délivrer chacune de mes fibres
Pour cueillir mes soupirs au jeu de ton désir,
Puis briser mon amarre à l'heure du plaisir,
Dans l'élan passionné de ces maîtresses libres ;

Toi qui viens d'un baiser attiser mon ardeur,
Et d’un souffle coquin aussi chaud que ma flamme,
Me révéler encore au secret d'être femme,
Maîtrisant avec art ce qu'il faut d'impudeur ;

Toi qui goûtes complice à la source secrète
Qui perle ton attente et le trouble comblé,
À m'en faire gémir, à m'en faire trembler,
Dans ce lent va-et-vient d'une charge indiscrète ;

Toi qui devines enfin, quand se cambrent mes reins,
Que se crispent mes mains, l'instant que tu sublimes,
Quand je t'offre, fragile, aux portes des abîmes,
Le plus beau des cadeaux, ces cris de nous empreints ;

... Restons amants...


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anje   
21/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique

Il a du classique la silhouette mais ce poème n'en adopte pas la prosodie. Principalement, des rimes ne sont pas conformes (grain/étreint, comblé/trembler, reins/empreints même si cette dernière peut être discutée). "Passionné" se disant en diérèse (pas-si-o-nné), le huitième vers compte treize syllabes. Pareillement le dix-septième en raison du "e" non élidé qui fait un premier hémistiche de sept syllabes (toi-qui-de-vi-nes-zen-fin).
Je me suis demandé pourquoi des point-virgules mais, finalement, c'est une prière d'une seule phrase, presque d'un seul souffle, murmurée et les points n'y furent pas à leur place.

J'ai eu le sentiment d'un sentiment qui se perd. Pour ne pas donner vie à l'oubli, restons amants...

Même en changeant de catégorie, ces quatrains embrassés comme deux amants dénotent d'un bel amour et de beaucoup de travail patient. J'aimerai en relire d'autres, restons amis.

Anje en EL

   Lebarde   
25/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La belle a aimé, aime et voudrait encore aimé ces ébats amoureux avec son amant qui sait à l’en croire la faire vibrer.
Mais pour que ça dure encore et encore : « Restons amants ».

Toute la sensualité est là avec son impudeur recherchée dans toutes les strophes mais aussi avec l’excès qui pousse parfois à certaines maladresses et lourdeurs dans l’écriture et le choix des mots.
A vouloir trop en faire et......en dire vous tombez dans l’excessif et la dérision.
Pourtant j’aime assez et me suis souvent laissé aller à ce genre de
sujet, jugé par certains glissant!

Sur la forme le classique s’envole dans la manœuvre avec les rimes: grain/étreint, conblé/trembler, et quelques autres petites choses que je ne détaille pas.

En EL
Lebarde

   Miguel   
25/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un beau texte où l'on sent le frémissement d'une sensualité exacerbée, et où tout est dit avec art et tendresse, adressé à un interlocuteur aimé et apparemment expert. Quelques éléments justifient que ce texte soit publié en néo classique.

   poldutor   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour
Je pense reconnaître la « patte »de l’auteure de ce magnifique poème sensuel à l’envie !
C’est chaud, très chaud !
Voici une femme ardente qui encourage son amant à des jeux érotiques tout au long de la nuit
cela m’évoque ces geishas qui, si l’on en croit la légende, ranimaient l’ardeur de leurs amants en les piquant de leurs longues aiguilles à chignon. Ici l’amante utilise les mots comme aiguillon...
J’ose imaginer que l’amant ne va pas se faire prier...
De très beaux vers :
« Toi qui sais de ma peau le salé puis le grain,
Et qui, les yeux fermés, peux dessiner mes courbes, « 

«Toi qui sais délivrer chacune de mes fibres
Pour cueillir mes soupirs au jeu de ton désir, «  

et le dernier vers « restons amants ! »
tout serait à citer.
Encore un beau poème empreint d’une sensualité délicate
Merci pour ce moment de grâce érotique.
Cordialement.
Poldutor en E.L

   Angieblue   
6/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Hello,

Joli poème d'amour, très inspiré.

La première strophe est sublime.
Pas mal, non plus, la 3ème.

Ensuite, il y a des choses que j'ai moins aimées:

"Toi qui sais délivrer chacune de mes fibres
...
Dans l'élan passionné de ces maîtresses libres"
Je n'aime pas "fibres" et je n'ai pas compris l'histoire des "maîtresses libres".

"Qui perle ton attente et le trouble comblé,"
pas top "perle".

"Dans ce lent va-et-vient d'une charge indiscrète"
Je n'aime pas du tout l'image créée par l'emploi du mot "charge".

Enfin, dans la dernière strophe, je trouve un peu lourd les "quand" et le "que". L'ensemble manque de fluidité.

Mais, à part ces quelques détails, j'ai bien aimé.

   Dolybela   
6/9/2020
Poème très sensuel dont les rimes et la mélodie épousent le sens pour nous rappeler qu'un poème est également un corps à étreindre. J'ai cependant trouvé la fin un peu prévisible et moins subtile que le début. Peut-être qu'elle relève un peu trop de la posture de la femme-objet conventionnelle qui se donne, offre le cadeau de sa jouissance... est-elle véritablement de ces maîtresses libres ? N'est-elle pas plutôt prisonnière du désir de l'autre ? Je ne sais... j'aurais préféré rester dans la maîtrise de l'impudeur.
Mais quelque part, cela rejoint bien l'idée de la société actuelle qui dit que la femme ne se révèle comme telle que dans l'étreinte qui la fait femme (parce qu' "on ne né pas femme, on le devient" // et parce que "la femme est un être pour l'homme"). Alors je préfère ne pas évaluer.
Entendons-nous bien : la poésie est libre et le sera toujours, il n'est pas question de censurer, ni de bien-pensance, ni d'art moral. Il est question de l'élément subversif que doit, selon moi, apporter toute oeuvre pour sortir du cliché. Or ici, je n'en vois pas. Cependant, le poème est beau, tout comme le titre d'ailleurs. Le style, les images, sont polis, travaillés et bien doux à lire. Pas de fausses notes. Le sens des paroles en revanche me laisse de marbre.
À vous relire...

   Bellini   
6/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J’ai pris une douche froide entre chaque strophe.
Qu’un homme puisse reconnaître les courbes d’une femme les yeux fermés, je veux bien le croire, mais les dessiner… En tout cas, moi c’est sûr, si ma femme voit mon dessin, elle demande le divorce direct. D’autant que vous réclamez une extrême précision dans le trait : « Pour suivre les chemins, les plus doux, les plus fourbes ». S’agit pas de dessiner un carnet de chèques à la place d’un ticket de métro.

Le genre de poème où l’on va ou trop loin ou pas assez. Je le qualifierai de poème où on se retire. J’espère que les cris de la fin sont bien empreints et non empruntés. On doit se sentir assez fier quand on les a tous eu dans la même colonne.

Tout ça sonne comme la flûte d’une charmeuse de serpents, même si j’en connais des fainéants qui parfois restent quand même au panier. Le rythme est langoureux comme une fin d’après-midi de fin d'été. Les vers sont aussi classiques que le programme et les rimes embrassées un petit clin d’œil espiègle.

Le texte est d’une sensualité déjà éprouvée par maints poètes. Tout le monde s’y est essayé avec délicatesse un jour ou l’autre. Moi je peux pas vous dire, j’écris que du porno.
Bellini

   papipoete   
6/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour Myo
Toi qui sais te conduire sur ma peau, sans GPS, les yeux fermés ; qui empruntes des chemins qui mènent à un gouffre... à ne pas éviter ; tu avances comme un aveugle, à tâtons épousant la moindre bosse ; te faufilant à travers des bosquets où des voix semblent te dire " tu brûles, tu brûles, c'est bouillant ! " et tu découvres enfin les clés du trésor qui nous rend, tous-deux si heureux de s'aimer... d'aimer la vie !
NB qui n'a pas joué enfant au " dé voyant " caché, qu'il fallait découvrir sous les cris de celui qui l'avait celé ? Qui n'a pas joué devenu grand aux jeux de l'amour, chemin de piste que le corps brûlant de notre dulcinée ?
Comme c'est bien illustré ce parcours sans faute, où l'érotisme tue la vulgarité ! comme c'est beau d'avoir " les mots pour le dire "... à un amant de passage ou à celui qui le sera jusqu'à ce que la mort les sépare ! ( c'est pour cela que je ne m'arrête pas au 8e vers qui bride un peu ma vision... )
L'on mit un " carré blanc " par le passé sur l'écran maison, où l'on risqua voir des choses " ohhhh ! " qui purent choquer des âmes sensibles ? de telles scènes où l'on s'aime durent au contraire remplir le " carré blanc ! "
Les 2 dernières strophes sont magnifiques, et même sa Sainteté Papale dirait en la lisant " allez en paix mes enfants ! "
Difficile pour moi de reprendre la plume derrière l'auteure, et songer " sur quoi pourrais-je versifier...? "
techniquement, je vois un hiatus au 16e vers ( va/et vient )
le 17e vers ne se sent plus... et mesure 13 pieds
Mais comme le dit un de mes amis poètes, mieux vaut " un bon contemporain qu'un mauvais classique "... dommage car ce faux classique avait tout pour être parfait !

   dream   
6/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Myo,

« Restons amants », c’est l’oubli du quotidien qui ronge, de l’habitude qui, par lassitude, mine les rapports, pour laisser place à l’importance de la sexualité, au plaisir qui sauve. Et cela afin de faire durer le plus possible « le merveilleux » dans l’amour.

Absolument jouissif !

dream

   Stephane   
6/9/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Myo,

Je n'ai pas du tout accroché avec ce poème, allez savoir pourquoi..
Bon, tout d'abord la répétition de "Toi" en chaque début de vers fait rébarbatif : "toi qui ceci... toi qui cela..." m'a donné un air de déjà vu assez déplaisant au final.
J'ai l'impression que tout est un peut trop convenu et j'aurai plutôt préféré des ébats amoureux assumés, sans fioritures et... un peu comme dans la vraie vie, car ici la description est un peu trop "précieuse" à mon goût et ne reflète pas vraiment la réalité.

Au plaisir,

Stéphane

   Hananke   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Un beau poème d'amour même si la répétition des "Toi" en début
de vers ne me ravit pas spécialement.
Quelques erreurs de prosodie ont du valoir le contemporain
à votre texte, à moins qu'il n'ait été proposé comme cela.
J'aime bien le lent va-et-vient d'une charge discrète (quoique ?)
Il me rappelle plusieurs chansons de Gainsbourg.

Un texte qui se lit avec plaisir.

   sympa   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Myo,

Une belle déclaration/proposition délicate et sensuelle.
Une lecture agréable malgré les erreurs de prosodie .
Celà n'enlève rien au charme de ce joli poème .

"Toi qui goûtes complice à la source secrète
Qui perle ton attente et le trouble comblé,
À m'en faire gémir, à m'en faire trembler,
Dans ce lent va-et-vient d'une charge indiscrète ;"

Je retiens ce quatrain en particulier, sensuel avec cette pointe d'érotisme bienvenue.

   Lariviere   
8/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

J'ai trouvé l'atmosphère de ce texte très bien campé, une très belle sensualité, sans trop ni trop peu, sur le traitement, qui m'a complètement séduit ici.

L'écriture est ciselée, le rythme assuré et les images d'une très grande beauté.

Merci pour ce très beau moment de lecture et bonne continuation.

   LeMat   
9/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Myo !
La narratrice semble implorer l'amant de rester, alors qu'il pourrait souhaiter dans un dernier contact amoureux s'éloigner de l'aimée.
" Restons amants ", ne peut se dire que par cette crainte d'être séparé, que la relation ne puisse pas durer le plus longtemps possible, telle qu'elle est. Je ne vois pas d'autres raisons de l'affirmer.
Ces mots pour dire : Tu sais si bien m'aimer, restes. Ce toi, ce n'est pas un autre, c'est toi. C'est toi que je veux. Toi toi toi. Et le répéter ne peut qu'avoir une force magique, hypnotique sur l'amoureux. Un deux toi, tu m'aimes. " N'allons pas plus près, n'allons pas plus loin ; restons amants ", pourrait dire l'amante à un gigolo.
C'est à la fin du poème que l'on se rend compte que ce peut être une supplique. Le titre, lui n'explique rien tant que l'on n'a pas lu le poème. A la fin, on peut le replacer et là il prend tout son sens, chargé du/des moment(s) de plaisir passés à aimer. Ce contact est d'une telle richesse, que l'on a peur de le perdre.
J'aime beaucoup vos mots, Myo, cette façon de dire l'amour. Charnel aussi.
Merci pour avoir partagé ce poème. A bientôt !


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