Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
NicoNico : LJM'
 Publié le 01/11/19  -  11 commentaires  -  1052 caractères  -  194 lectures    Autres textes du même auteur

Complainte du travail, au croisement de la paresse et du surmenage.


LJM'



Au croisement de la paresse et du surmenage
Je sirote de l'eau-de-vie,
M'affale sur une étendue de travail en marge
Latinise ma léthargie…

L'incompréhension par le sommeil exténue cette prose,
Alors je trinque à l'eau de rose…
Irréfléchi par des émotions en émois, je surnage !

Je parachute ma bouée de sauvetage,
Je conduirai seul mon avion à l'amarrage :
Je néglige mon labeur quitte à m'enfouir

Au croisement du suicide et de la mort
Cette primauté me sadise,
Et me fléchit face au truisme de mon sort
Synthétise ma flemmardise…

L'accumulation par l'atermoiement me liquéfie
La torpeur me solidifie…
Tourmenté par l'importun rêvant que je me vaporise !

Une ombre décantée au tableau se donne corps
Ainsi elle devient absurde quand on réfléchit
La colère se réfracte tel un miroir ayant tort

Lundi matin jour de la Lune
Je brûle mes ultimes lettres
M'accroche à mes mots craquelés puis sableux…


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   BeL13ver   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
C'est mon avis, mais un enchaînement de mots compliqués et des formules alambiqués ne font pas un bon poème. Je pense aussi qu'il y aura un certain nombre de commentaires dithyrambiques, mais cela n'empêche pas que les formules slogans sont le propos de la publicité ou de la propagande, mais sûrement pas de la poésie.
J'ai du mal, je l'avoue, à lire le poème jusqu'au bout. Je trouve que son rythme est balourd, qu'il n'y a aucune musique, à moins que l'on n'appelle musique ces inventions contemporaines recherchées qui se veulent un art complexe pour artistes en mal de niche... Je suis probablement dur, mais je peine vraiment à voir ce qu'il y a de poétique dans ce texte. J'espère que vous ne m'en voudrez pas.
Bonne chance sur ce site !

   Corto   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Faisons preuve d'audace pour commenter un tel poème !
Tout d'abord l'exergue ne semble pas crédible: il ressemble à un prétexte.

Globalement le poème crée une ambiance de déroute devant...devant quoi ? Un mode de vie, un travail, un vécu déprimant ? Un peu tout du moment que ce sera flou...

On remarque, bien qu'on soit en libre, un souci de rimes ou du moins des complicités de sons: "surmenage/marge"; "prose/rose"; "mort/sort" etc qui révèle une attention à la formulation.

Le jeu dans les assemblages se note dans les deux premières strophes, avec le réconfort par "Je sirote de l'eau-de-vie" (jeu de mot) puis "je trinque à l'eau de rose" (jeu de son).

Des images travaillées avec "Je parachute ma bouée de sauvetage,
Je conduirai seul mon avion à l'amarrage"
ou "L'accumulation par l'atermoiement me liquéfie La torpeur me solidifie".
Et joliment "La colère se réfracte tel un miroir ayant tort".

Le vers final est une sorte de disparition/dissolution pour une raison non expliquée "M'accroche à mes mots craquelés puis sableux…" bien conforme à l'ambiance ici créée.

Ce poème est manifestement travaillé avec minutie. Il développe une sorte d'état second dont le narrateur n'arrive pas à émerger, à supposer qu'il le veuille.

Bravo à l'auteur pour avoir tenté de partager une ambiance et un ressenti sans clarifier les éléments factuels. La démarche est audacieuse.

   Queribus   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

J'avoue que ce déferlement de mots qui sonnent parfois bien à l'oreille ne m'a guère ému. On ne sait pas trop où vous nous emmenez et quelle est la finalité de votre écrit. De plus, on ne sait pas non plus ce qui justifie cette alternance de quatrains et de tercets qui donne à votre poème un certain côté "classique". Peut-être faudrait-il revoir votre écrit et le simplifier mais par ailleurs, il est très possible qu'il enchante certains lecteurs. En tout cas, les avis risquent risquent d'être très partagés.

Bien à vous.

   Provencao   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Excusez-moi...mais" je surnage" également en lisant votre poésie ....


La poésie est censée établir entre le réel et nous, lecteurs, un lien d'abandon et de s'imminence.

Dans ce choix d'écriture que vous nous offrez, vos énonciations de mots les uns derrières les autres font renaître toute chose, appuyée de son orbe d'incompréhension , dans les impressions que révèle son mot.

Mais qu’advient-il de ces vers:" Lundi matin jour de la Lune
Je brûle mes ultimes lettres
M'accroche à mes mots craquelés" dans un maillage verbale où chaque mot est métamorphosé en quelconque invention.

J'attends avec beaucoup de curiosité vos explications ..

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Lebarde   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Je vois bien peu de cohérence dans cette succession de mots et d’images sans trop de suite et de sens.
Le minimum ne serait il pas que le lecteur trouve un fil conducteur lui permettant d’entrer dans le propos! Pour ma part je reste dans la brume et l’obscurité ce ce vendredi matin pluvieux et triste .
Comme la poésie fait également défaut .....je suis dubitatif et perplexe
Désolé
Lebarde

   Pouet   
1/11/2019
Bjr,

j'aime bien le thème et ce parallèle entre la frénésie et la léthargie. Concernant le traitement, je suis un peu plus partagé.

J'apprécie particulièrement les trois derniers vers.
Bien aimé aussi "l'ombre décantée" par exemple.

Dans l'ensemble, je trouve la recherche d'expression assez intéressante bien qu'un peu "ampoulée" par endroit.

Pas bien saisi le sens que vous vouliez donner à "latinise ma léthargie", un rapport à la langueur, à la "douceur" de vivre? On est donc ici plus du côté de la "paresse" que du "surmenage". Si c'est bien cela, il me semble que c'est tout de même un peu un cliché, cette prétendue "paresse" latine... Si je comprends bien, il s'agirait "d'habiller" de douceur sa léthargie. Mais bon je ne suis pas trop convaincu par cette "histoire latine"...

Ensuite je n'ai pas bien saisi non plus la différence que vous faisiez entre la mort et le suicide, dans "au croisement du suicide et de la mort". Le suicide n'est-ce pas la mort aussi? Ou bien s'agit-il d'une mort "sociale"? Auquel cas cela manque un brin de clarté à mon sens.

Au final, encore une fois, je trouve l'intention intéressante et le côté "vaporeux", "effacé", "hors du monde" n'est pas mal rendu.

Au plaisir

   papipoete   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour NicoNico
voici le genre de poésie qui ne peut se lire, sans encyclopédie ou sans un minimum de savoir !
Des mots " savants " dont le 3e degré ne suffit peut-être pas à la compréhension de vers alambiqués !
Je me réfugie derrière mon peu d'instruction, pour dire que chaque ligne m'apparait rébarbative !
D'autres lecteurs savoureront sans doute la subtilité de votre texte, mais je referme ma lecture ici... en espérant vous lire une autre fois, sans imposer la torture à mon simple esprit !

   Davide   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour NicoNico,

En lisant ce poème pour la première fois, l'image de Gaston Lagaffe au bureau m'est venue instantanément. Mais je crois que le thème est on ne peu plus dramatique que ce qu'endure notre héros de fiction.

Je n'ai pas compris le titre, de prime abord : une contraction du Lycée Jean Moulin ? Trop bizarre. Les mots craquelés et sableux du dénouement m'ont orienté vers le possible nom du narrateur. Nom qui n'est plus un nom, seulement un reste de dignité, un vestige de lui-même.

Le poème focalise sur le désarroi et la détresse d'un narrateur surmené dans son travail, situation peu banale, traitée ici avec beaucoup d'acuité.
Comment faire face aux dossiers qui s'amoncellent ? La folie qui rend visite chaque matin ("latinise ma léthargie"), la sensation de n'être plus qu'une "ombre", un corps-matière, sans vie ("liquéfie", "solidifie", "vaporise"), une mort psychologique qui peut fatalement mener au suicide...

De plus, j'ai beaucoup aimé l'image du miroir "ayant tort" où se réfracte la colère, le parallèle "l'eau de rose"/"l'eau-de-vie", les "émotions en émois" (comme une insistance) ainsi que toute la 3e strophe, riche de métaphores.

Un très beau poème, traité avec brio et avec une once de surréalisme, sur le surmenage et la dépression au travail.

J'ai tout aimé (à quelques détails près).

   Vincente   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Le titre… ? Je n'y ai rien compris ; même en y revenant après lecture ; c'est peut-être que je suis un brin peu enclin à jouer aux invites sibyllines ce matin, mais tout de même, il me semble que cette première embûche ne peut pas servir le propos.

D'autant que d'autres embûches viennent assombrir la lecture, voici les principales qui me sont apparues.
En particulier dès les premiers vers, Le "Latinise ma léthargie" ne laisse circonspect au v4, de même "L'incompréhension par le sommeil" au vers suivant.
Ensuite les formulations sont souvent audacieuses mais plutôt subtiles, on peut y entendre les gestes volontaires de l'auteur dérouté dans et par sa problématique, déroutant à dessein dans son écriture. Sur ce plan, les désappointements envisagés produisent de bonnes ondes, je pense aux deux vers de la troisième strophe qui voient leurs termes se permuter :
"Je parachute ma bouée de sauvetage,
Je conduirai seul mon avion à l'amarrage
". C'est une très belle astuce sémantique.
J'aime bien "Cette primauté me sadise", un peu tirée par les cheveux, mais très parlante.
J'aime bien aussi l'opposition "liquéfie/solidifie" à la 5ème strophe, d'autant qu'elle produit au vers suivant : " Tourmenté par l'importun rêvant que je me vaporise !".
Et puis le vers sûrement le plus original, intéressant et fort, vient quand la fin s'approche : " La colère se réfracte tel un miroir ayant tort".
Le dernier vers ne manque pas d'inspiration non plus : " M'accroche à mes mots craquelés puis sableux…".

Le vers " Au croisement du suicide et de la mort" oblige à creuser au pied de son intention, sans toutefois pouvoir se persuader d'une bonne interprétation. Je pourrais comprendre, que le suicide est un sensation de mort sociale, toute personnelle, alors que la mort serait celle toute abrupte dans sa réalité. On peut imaginer qu'elles sont deux morts, par contre, qu'elles puissent se croiser, je ne vois pas.

Il y a beaucoup de choses très intéressantes dans ce poème, la déception à la lecture laisse une certaine frustration, car "l'attitude" créatrice ne manque pas d'attrait, le propos est plein de ressources bien que le sujet soit dans une impasse existentielle, l'écriture est assez enfiévrée, plutôt passionnée. Cependant elle est alourdie par les embûches dont je parlais au début, mais aussi par une phraséologie qui ne trouvent pas toujours le bon ajustement de son curseur entre singularité et pertinence.

   Lulu   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour NicoNico,

J'ai été très sensible à votre poème qui m'a paru si fort en termes de sensations exprimées, en plus des émotions…

Le travail, un champ à explorer en poésie, oui. Une belle idée… qui nous conduit à nous interroger sur notre existence, le sens à lui donner et à relativiser cette part, certes importante, mais peut-être pas si essentielle en elle-même.

J'ai aimé ce jeu de rimes, bien que ce ne soit pas là ce qui m'a le plus touchée. C'est plus la portée des mots, et donc le fond de ce texte qui m'interpelle.

Ceci dit, j'ai été touchée par de belles images qui peuvent faire penser à nombre de situations et de personnes, finalement, notamment là :
"Je parachute ma bouée de sauvetage,
Je conduirai seul mon avion à l'amarrage :
Je néglige mon labeur quitte à m'enfouir"
Des mots si percutants dans le ressenti du poète. De même que dans la strophe qui suit où le mot "suicide" apparaît avec tout ce qu'il évoque de douleur et de dureté face à la vie.

Le dernier mot, un adjectif, "sableux" montre avec une telle pertinence cette difficulté à vivre un monde du travail que nombre de personnes peuvent comprendre ou vivre, comme si ce monde oppressant ou aliénant pouvait n'être qu'un possible enlisement constant, voire durable, le sable étant instable, mou et peu rassurant dans son appréhension concrète. Qui bâtirait, en effet, une vie sur quelque chose de "sableux" ?

Mon bémol : le choix et/ou le sens du titre… En fait, là, pour moi, c'est totalement hermétique.

Bienvenue à vous, NicoNico, et tous mes encouragements.

   STEPHANIE90   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour NicoNico,

je passe saluer le travail littéraire que vous a demandé cette poésie, car pour moi, cela en ai bien une, avec ses propres codes "dithyrambiques", c'est un style qui plaît où ne plaît pas mais personnellement, je peux l'apprécier.
J'aime particulièrement cette partie mais l'ensemble me parle vraiment (à une où deux exception près) :
"L'accumulation par l'atermoiement me liquéfie
La torpeur me solidifie…
Tourmenté par l'importun rêvant que je me vaporise !"
Peut-être faut' il comme moi avoir déjà connu ce genre d'état pour vraiment saisir tout le sens de votre poème ?!?
"L'incompréhension par le sommeil", pas très limpide ce passage, mais il est vrai que le domaine du sommeil ne fait pas vraiment partie de la compréhension donc... j’admets, et en plus si cela "exténue votre prose".
Le titre,alors là franchement, en dehors de la reprise des premiers lettres de vos trois derniers vers, je ne vois pas ? Vous auriez pu faire à mon avis beaucoup mieux.
Mais vous êtes si surmené que... Lol
Au plaisir de vous lire prochainement, merci pour ce bon moment,
Stéphanie
Dans l'ensemble, un texte qui a du corps et de l'âme !


Oniris Copyright © 2007-2019