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Poésie contemporaine
Noran : L'appel de l'univers
 Publié le 04/11/16  -  11 commentaires  -  785 caractères  -  307 lectures    Autres textes du même auteur

Une nuit d'hiver.


L'appel de l'univers



Une nuit d'hiver, constellée et glaciale
Vint à moi l'absolu en vague boréale,
Déposant au regard un brame galactique,
Parallaxe lumineux des lueurs arctiques.

Soulevant mon âme d'une houle sublime,
Ô ciel ! Je meurs noyé, enclavé à la terre
Infirme brisée, et condamné à l'infime.
Que suis-je ? Ô pirogue colorée de l'éther.

Embarque-moi là-haut dans les sèves immenses.
Comme ivre de ton zeste aux pépins nébuleux,
Je veux goûter aux fruits des confins fabuleux,
Où l'espace prend fin, où l'infini commence.

J'épouserai les soupirs nus de tes étoiles,
La chevelure blonde d'un cosmos sans voile,
Les comètes suspendues aux lèvres de mes vers,
Je veux brûler de toi, ô mon amour, l'univers.


 
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   MissNeko   
9/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un bien joli texte sur l univers qui s offre au narrateur.
J ai aime les envolées lyriques, le vocabulaire employé.

mon quatrain coup de cœur :

Soulevant mon âme d'une houle sublime,
Ô ciel ! Je meurs noyé, enclavé à la terre
Infirme brisée, et condamné à l'infime.
Que suis-je ? Ô pirogue colorée de l'éther.
Merci pour ce partage

   Donaldo75   
19/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien aimé ce poème, parce que j'aime les allégories cosmologiques quand elles sont bien tournées.

Évacuons les problèmes de formes, ici des pieds excédentaires:
"Les comètes suspendues aux lèvres de mes vers,
Je veux brûler de toi, ô mon amour, l'univers."

L'usage d'un vocabulaire de physique ou d'astronomie est mesuré, avec l'appel à des termes plus connus du commun des mortels (boréale, arctique, ...) et de certains déjà fort prisés par les poètes du siècle dernier et même d'avant (éther, constellée, ...).

Il y a des images qui m'ont semblé référentielles (chevelure blonde, est-ce en lien avec la légende de Bérénice ?). Enfin, le passage sur le registre naturaliste (sève, pépins) permet de ne pas trop s'accrocher aux allégories purement cosmologiques.

Pour certains, toutes ces images pourraient paraître surchargées. Pas pour moi.

Merci pour la lecture,

Donald

   Robot   
19/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un texte qui emporte avec des images et des adjectifs choisis.
"brame galactique - les soupirs nus - Les comètes suspendues aux lèvres de mes vers"
Lyrique sans excès et compréhensible, un univers présenté poétiquement qui permet de suivre la pensée et le cheminement du narrateur perdu dans une contemplation et une écoute qui semble venir de l'intérieur, de son "âme".
Un petit bémol pour certaines rimes attendues et un vers de conclusion un peu faible. (Mais on n'a pas le choix parfois.)

   Lulu   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Noran,

j'ai bien aimé lire ce poème très imagé, et de surcroît sur le ciel, l'univers qui est le nôtre.

J'ai trouvé l'écriture assez simple et fort agréable. Vous avez évité de mettre trop de points d'exclamation qui auraient nui à l'ensemble. Un seul suffisait, en effet. En tout cas, à mon sens...

J'ai bien aimé l'image de "La chevelure blonde [du] cosmos sans voile".

Mes encouragements.

   sourdes   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Noran,

j'ai bien aimé ce parcours cosmique et intérieur.
Il est l'occasion d'une correspondance des sens, "les parfums, les couleurs et les sons se répondent":
-brame galactique (il fallait oser) et lueurs arctiques,
-pépins nébuleux et fruits des confins fabuleux,
-soupirs nus de tes étoiles et chevelure blonde d'un cosmos sans voile
Attention à la métrique des deux derniers vers...qui ne nuit pas à l'ensemble.

Merci pour le partage de ces atmosphères.

   VinceB   
4/11/2016
Quelle belle idée qu'un poème sur l'émotion que procure un ciel profond et étoilé, je suis malheureusement peu sensible à la poésie mais votre texte me montre la voie. Merci encore à Oniris pour sa diversité et à ses auteurs :o)

   plumette   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis demandée si le lyrisme du poète et son désir de se fondre dans l'univers avait été provoqué de façon réelle par le spectacle d'une aurore boréale.

Il y a comme un soulèvement de l'âme dans ce beau poème.Le coeur s'ouvre en grand devant l'infini et semble vouloir communier avec les éléments.

c'est à la fois simple et puissant.

Merci pour ce partage

Plumette

   hersen   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Se fondre dans l'univers !

Voilà une belle idée que vous retranscrivez fort bien.

Le champ lexical choisi sert vraiment bien cette idée.

Ô ciel ! je meurs noyé, enclavé à la terre
Infirme brisée, et condamnée à l'infime.

Une quête de l'absolu, à l'étroit dans ce qui est son monde, le poète cherche toujours. Loin, loin.

Merci de cette lecture,

hersen

   Sodapop   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Wahou!! J'adooore! :-) Vraiment très beau texte qui sort de l'ordinaire et des sentiers battus que l'on a l'habitude de voir.
J'aime ce côté très libéré dans le style d'écriture. Je trouve la rythmique vraiment bien construite. Merci!

   HadrienM   
21/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le poème est réussi ; l'imaginaire est nourri par une brillante écriture.

L'écharpe du quotidien est lourde. Les mots nous font apparaître des miroirs bleus, jaunes, verts ; il va s'en dire que ce poème traduit le rêve initiatique, l'extase de l'imaginaire fort en une sincère astronomie, en une séduisante copulation des astres.

Le motif habituel de la nuit est bien présent. Rien d'étonnant dans l'appel d'un "univers" d'une étonnante richesse.

J'avoue être conquis par le vers suivant,

"Que suis-je ? Ô pirogue colorée de l'éther."

Il est pour le coup extraordinairement bien trouvé.

L'ivresse d'un Rimbaud, ses nuits et sa "Mer, infusé d'astres" (in l'habituel Bateau Ivre) s'inscrivent avec brio dans l'esprit et l'imaginaire du lecteur. C'est réussi.

Le lyrisme parfois énervant de la littérature poétique n'est ici pas réellement présent ; les formes habituelles d'écriture lyrique sont compensées par une étonnante puissance de l'évocation.

Les termes sont puissants. Comme une autre critique l'introduisait, ce poème s'intègre parfaitement dans un héritage du XIXe siècle.

L'héritage n'est pas d'or, mais plutôt d'acier ; le lecteur entend le bruit de la glace contre l'acier de cet immense navire poétique.

Le poème est réussi. Compliments.

Bien à toi.

   Anonyme   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Quand je lis certaines poésies je m’ennuie, quand je m’ennuie je ne commente pas (en général), je commente peu faut dire, mais suis un piètre amateur en fait, quand je ne m’ennuie pas je me demande de quoi on parle, et qui parle.

Est-ce un tort, peut-être bien, et d’ailleurs (ici comme souvent) je ne suis pas sûr de ce que j’avance, je vous commente, je tâtonne à la recherche de la vérité, du poème bien sûr, mais aussi de la mienne comme lecteur, ou auteur, ce n’est pas gratuit. Néanmoins quand on me sert l’infini sans qu’il s’ancre quelque part dans la vie par un lien palpable… je ne veux (peux) surtout pas m’y perdre.
En fait, j’ai pas envie de disparaître happé par cet infini, moi qui ne peut vivre que dans le fini, étant fini.

Ici je suis intrigué, je me demande par exemple, c’est quoi ce brame galactique, la galaxie qui brame je suppose, l’image est intéressante mais peut-être trop condensée (je dis ça, je n’en sais rien, mais quelque chose me chiffonne dans ce brame-là), trop condensé bien que globalement le poème me paraisse un peu ampoulé des fois, c’est un peu paradoxal (mon sentiment). C’est à dire que je trouve que le trait est forcé, çà à cause de ‘sublime’, condamné à l’infime (qui est déjà beaucoup pour moi), ‘Où l’espace prend fin où l’infini commence.’…là vous êtes mort(e), car où l’espace prend fin le cerveau a cessé de fonctionner , vous me direz peut-être reste l’âme, et quelle âme, celle du poète...oui bon là c’est autre chose ;o)

Qu’on s’extasie sur la nature, je trouve ça bien, moi-même n’y suis pas insensible étant un gars de la campagne un peu poète lyrique des fois aussi (enfin j’espère) mais malgré une image globale sympathique, encore qu’un peu froide (pour moi), je ne peux pas vous suivre aussi haut…je veux encore vivre un peu ici-bas.

Bon c’est pas tout ça...j’ai pas de conseil...et si ça vous plaît, et que ça colle pour vous, après tout, changez rien. Mais si vous aviez un petit doute suite à mon rapport de lecture...ce serait bien. Non ?

Salut cordial.

A vous relire

Corbivan

   Anonyme   
21/11/2016
Commentaire modéré

   Anonyme   
20/11/2016
Commentaire modéré


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