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Poésie néo-classique
Ramana : Bûcheron
 Publié le 03/11/16  -  22 commentaires  -  2063 caractères  -  192 lectures    Autres textes du même auteur

Notre destin sait mieux que nous-mêmes ce dont nous sommes faits.


Bûcheron



À l'heure où sur les champs la brume s'évapore,
Où sylphes et lutins y devisent encore,
Simon partait au bois dans le frais matin gris.
Lorsque l'hiver étreint les chênes rabougris,
Quand la sève est inerte et les feuilles tombées,
Il convient d'assurer les futures flambées.
C'est un rude labeur, on s'y brise les reins,
Pensait l'homme en doublant les bocages sereins.
Certains mènent carrosse, ont leur table servie,
Se lèvent au grand jour au gré de leur envie,
Puis, galants, vont en ville à l'heure où l'astre dort.
Moi je souffre d'ennui plus que ne crains l'effort,
Quand l'amertume point en mon âme lassée,
J'implore Éole et Zeus pour qu'un vent d'odyssée
Me soulève et m'emporte au-delà de ces bois ;
Quel Dieu m'a donc tendu la coupe que je bois ?
Le monde est vaste et beau, et peuplé que je sache,
Aurais-je à tout jamais pour compagne une hache ?
Cette existence est creuse autant qu'un arbre mort.
Ainsi parlait Simon, pestant contre le sort,
Quand un rayon troua le plafond des nuages
Et posa sur l'acier de l'outil ces mots sages :
Bûcheron, la nature aux détresses répond,
Ce reflet sur ta lame est un signe fécond.
Affûte le tranchant de cette âpre maîtresse,
Elle forme ta main, c'est ton âme qu'on tresse.
Partir au loin, pourquoi ? Qu'importe le décor !
Des villes et des mers, là n'est pas le trésor.
Au creux de la forêt se cache ton royaume,
C'est un lieu tapissé de mousse qui embaume.
On y vient en usant d'un sésame vainqueur ;
Si petit qu'il se tient en l'espace du cœur,
Il abrite en ses eaux la matrice première.
À quoi bon délaisser ton intime chaumière
Lorsqu'en toi l'océan roule parfois si fort
Et que germe le grain nourri de ton effort ?

Fatalité fait loi, l'homme reprit sa lutte ;
Au premier coup porté sur le tronc qui rebute,
Un écho répondit tel un rire enfantin :
Que l'on m'accepte ou non, vois, je suis le destin.


 
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   Proseuse   
19/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que c' est agréable à lire ! Des mots justes et agencés avec talent , votre poème se lit comme une fable .. et j' adore les fables qui me racontent des histoires et qui toujours me laissent à réfléchir !les images sont belles et tout "coule" avec fluidité et beauté !
Je ne citerai pas un vers ou l' autre pour exemple tant ils se tiennent tous et qu' il serait dommage de les séparer ! je prends tout !
Merci pour ce partage que j' ai bien apprécié

   Anonyme   
20/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour
Un poème digne d’une époque lointaine qui se lit d’un trait. Pour la forme classique, un petit bémol vous a sans doute échappé «Le monde est vaste et beau, et peuplé »
Le quatrain final m’interpelle : vous décrivez une scène au présent avec un passé simple au troisième vers. Pour ma part je verrais mieux « Un écho lui répond »
Quant au fond, vu l’époque évoquée, je ne comprends pas ces chênes rabougris ; les bûcherons abattaient les plus spécimens de la forêt, même les plus grosses branches susceptibles de servir d’arbalétriers étaient débitées. Seuls les branchages de la coupelle étaient destinés au chauffage.
Votre poème sur l’homme esseulé qui est interpelé par une voix divine afin de voir la vie sous un autre angle, est sympathique. En revanche, à mon goût le destin n’est pas une fatalité. De tous temps des esprits éveillés et courageux l’ont bousculé.

Ceci dit, j’ai pris du plaisir à vous lire

Cordialement

   Annick   
20/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce qui ne me semble pas assez clair, c'est la passation de parole entre le narrateur, (il) le personnage-bûcheron (je) et la nature, (tu).
Mettre deux points et un tiret, peut-être, quand Simon parle et un autre quand la nature répond.
Les incises "Pensait l'homme" ou "Ainsi parlait Simon" arrivent un peu tard, également.
Une suggestion : faire des strophes pour clarifier les prises de parole.
Quelques répétitions alourdissent un peu le style : "Quand" ou "lorsque" trop près de "quand".
Ceci dit, le contenu du poème m'a complètement emportée. Les images sont au service du sens. Et quelles belles images ! Un poème qui a "du corps", entre le conte et la fable. Bravo! J'attends avec impatience vos prochains poèmes !

   LenineBosquet   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bien joli poème ma foi,qui me parle fort.
Etant "néo-bûcheron"(j'entame mon 4ème hiver), et ayant tâté un peu de la hache, je comprends la fatigue qui s'empare de Simon. Bon, même maintenant avec la tronçonneuse cela reste un "rude labeur" mais quel plaisir de vivre dans les bois et chauffer sa chaumière par son seul travail!
La lecture est bien agréable, les vers coulent tout seuls, merci!

   MissNeko   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J ai beaucoup aimé votre poème /fable. Une belle morale est défendue.
Je n ai pas compris le mot fatalité qui me semble plutôt négatif ?

A vous relire

   Ora   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aurais aimé je crois que le texte soit plus découpé en strophes distinctes mais votre intention était peut-être au contraire de laisser couler le lecteur jusqu'au terme sans interruption?

Quoi qu'il en soit, c'est un vrai plaisir d'entrer dans ce poème/conte que vous nous proposez et d'y suivre le cheminement de Simon qui est invité à voir la beauté dans la simplicité de son environnement quotidien. Ceci ajouté à a fluidité de vos mots, voilà une bien belle oeuvre à mes yeux!

Une chose peut-être me rend un peu sceptique. Il y a pour moi une différence entre reconnaître la beauté de ce qui est là autour de soi sans avoir besoin de la chercher ailleurs et la notion de destin qui laisse penser que Simon n'a pas le choix. Il peut être capable d'apprécier et de reconnaître "son royaume" ET de décider de s'en éloigner, non?

Mon passage préféré, parce qu'imprégné à mes yeux d'un sens qui déborde largement la lecture première :
Au creux de la forêt se cache ton royaume,
C'est un lieu tapissé de mousse qui embaume.
On y vient en usant d'un sésame vainqueur ;
Si petit qu'il se tient en l'espace du cœur,
Il abrite en ses eaux la matrice première.

Bravo et merci!

   Alexandre   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Ramana... Un texte que j'ai apprécié tant pour la forme que pour le fond avec une chute qui clôt parfaitement cette jolie suite d'alexandrins.
Deux hiatus à peine perceptibles : "beau, et", "qui embaume", ont sans doute empêcher ce texte de figurer en classique mais c'est si peu de choses... Le reste est parfaitement maitrisé et certains vers de grande classe. Deux , trois au hasard pour le plaisir :
-Simon partait au bois dans le frais matin gris.
Lorsque l'hiver étreint les chênes rabougris,
-Aurais-je à tout jamais pour compagne une hache ?
etc.

Vous avez une superbe plume classique ! La poésie comme je l'aime... Un grand merci et encore bravo !

   leni   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
une jolie plume néoclassique Ce poème se lit d'un trait Je ne citerai pas les passages qui m'ont plu je devrais presque recopier le poème
ce qui m'a plu c'est l'aisance apparente du texte

cette finale est une jolie trouvaille
Fatalité fait loi, l'homme reprit sa lutte ;
Au premier coup porté sur le tronc qui rebute,
Un écho répondit tel un rire enfantin :
Que l'on m'accepte ou non, vois, je suis le destin.
Bravo et merci Salut cordial à vous
LENI

   Anonyme   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Si l'on faisait abstraction des hiatus "beau et" et "qui embaume", on pourrait croire cette fable extraite d'un manuel de morale paru vers 1700 : elle en a l'esprit et les tournures.

C'est propre, tiré au cordeau, soigneusement rimé ; pourtant, les vers manquent de sel. Et les expressions éculées ("frais matin gris", "Puis, galants, vont en ville à l'heure où l'astre dort.", "J'implore Éole et Zeus"), jusqu'au choix du prénom de ce bûcheron partant abattre un arbre en forêt pour se chauffer, ancrent définitivement l'action dans un passé révolu.

Mais enfin ! Tout le monde n'est pas capable d'approcher la perfection formelle, ce dont je vous félicite.

A.

   Hananke   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un texte qui n'aurait pas fait tache dans la Légende des siècles.
ou comme on fait son lit on se couche, ou, encore, il faut
de tout pour faire un monde.
Pourquoi courir au loin chercher ce que l'on a à portée de mains.

Cet ensemble peut servir de morale à ce bien joli poème.

Je ne citerai pas de passages agréables, ils sont trop nombreux,
pas plus que ces deux hiatus d'étourderie que j'avais remarqués
en espace lecture.

Oui, de biens jolis vers.

   PIZZICATO   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une écriture fluide, un texte à l'allure de fable qui se lit avec plaisir.
" Il abrite en ses eaux la matrice première.
À quoi bon délaisser ton intime chaumière
Lorsqu'en toi l'océan roule parfois si fort
Et que germe le grain nourri de ton effort ? " on sait ce que l'on a,
alors " Partir au loin, pourquoi ? Qu'importe le décor !
Des villes et des mers, là n'est pas le trésor."

   Anonyme   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai pris un grand plaisir à lire ce poème, tant les vers sont harmonieux et le style maitrisé.
Je voulais dire qu'il avait tout d'une fable, avec sa morale à la fin. Mais je vois que les autres commentateurs ont relevé cela également.
Merci, pour ce beau poème.

   Vincendix   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Ramana,
Le métier de bûcheron, je le connais bien et j’apprécie ce texte.
« On s’y brise les reins » Ce n’est plus tellement le cas maintenant avec la tronçonneuse quoique que la manipulation de cet outil toute une journée fatigue le bonhomme.
A l’évidence ce bûcheron n’est pas de notre époque, sa vie dans la forêt était particulière, il y restait du matin au soir, déjeunant sur place, faisant réchauffer ou cuire son repas sur le feu.
L’abattage était dangereux, il l’est toujours, la chute d’un arbre est parfois imprévisible, chaque année des accidents souvent mortels se produisent en forêt.

Des vers bien équilibrés, des rimes harmonieuses non forcées, seul petit reproche au niveau de la présentation, j’aurais découpé ce texte en plusieurs strophes pour l’aérer.

   papipoete   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Ramana,
Aujourd'hui, les magasins restent grand ouverts alors que dehors il fait bien froid !
C'est vrai qu'aller en forêt glaner le petit-bois pour allumer le feu ...
C'est vrai qu'aller en forêt couper le gros-bois pour chauffer la maisonnée ...
Cette époque où la rugissante tronçonneuse n'était même pas dans les pensées de Léonard de Vinci, est à travers votre poème si fidèlement joliment narrée !
Bien sûr que je ne nie point du tout la fatigue, le danger engendrés par le maniement de la mécanique hurlante, mais quand je regarde la hache de mon grand-père ( qui est accrochée au mur ) cette cognée à large lame, avec laquelle il s'attaquait à un géant !
Les alexandrins pleuvent comme les coups de hache, et à travers eux, j'entends le cri du bûcheron accompagnant le coup porté " han ! "
" aurais-je à tout jamais pour compagne une hache
cette existence est creuse autant qu'un arbre mort "
sont mes vers préférés .

   plumette   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ramana

Votre plume est généreuse! Elle semble aisée mais je pense qu'il faut se méfier de cette impression.
j'ai été un peu gênée à la lecture par le côté ramassé du texte, sans interligne, comme une unique et longue strophe, jusqu'à la "morale".
Cela m'a secondairement fait penser aux fables de La Fontaine.

j'ai aimé cette histoire de bûcheron un peu désuète mais si bien racontée.

"Aurais-je à tout jamais pour compagne une hache ?
Cette existence est creuse autant qu'un arbre mort."

l'amertume de Simon est superbement résumée dans les 2 vers ci dessus! Et quelle belle image que le réconfort qui suit par l'entremise de la lame de cette même hache.

Bravo!

Plumette

   funambule   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pas franchement rompu aux commentaires poétiques... mais... lorsque la beauté du langage est au service d'une idée, que la musique est aussi enchanteresse, le visuel et l'imaginaire à l’œuvre, je fais plus que m'incliner, je salue le passant qui nous régale d'aussi jolies choses... et je dis merci.

   corbivan   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Le destin ! Bof…je ne suis pas convaincu.
Je pense aux prêches du temps jadis…pour deux raisons…d’une part les lutins..y’en a plus.
Déjà que Dieu est mort (je ne suis pas sûr de ma source, mais bon…), vous pouvez pas espérer garder les lutins…? Si, bon, admettons.

Mais si la philosophie que cet écrit promeut est de se satisfaire de son sort, si difficile soit-il…alors, non.
Mon non est de pure principe, car je reconnais que c’est pas con…pourquoi s’évertuer à vouloir changer une condition inaltérable… Autant s'en contenter…il y a presque quelque chose de saint (avec un t ou sans) dans cette attitude…mais bien qu’empli de respect pour la sainteté, la santé et la nécessité…je ne puis pas l’accepter.
Parce que derrière l’acceptation pointent la soumission et l’oppression.
Parce que, peut-être que le bûcheron de cette fable coupe du bois pour un type de la ville qui paye aussi un prof de gym pour perdre un peu de gras et continuer à parader.

Pour ce qui est du fond je renvoie volontiers à un tout petit texte de Martin Buber : ‘Le chemin de l’homme’…qui ne dit pas de se contenter de ce que l’on a mais d'être ce que l’on est d’unique et qui donne comme piste de réalisation de suivre son don, ce que nous savons faire de mieux, alors si le bûcheron est né pour la hache soit, il peut devenir un honnête bûcheron, mais combien ne sont pas nés pour être assis derrière des écrans, ou au fond des mines et qui y sont restés pliés parce qu’un certain discours, et pourquoi pas une ode les a convaincus que là était leur place et pas ailleurs ?

Sur la forme c’est bien écris mais à l’ancienne et très bucolique. Suave comme un prêche un tantinet hypocrite ou trop sucré…pour mon goût bien entendu.

A vous relire

Corbivan

   hersen   
6/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De part son écriture, le poème est très agréable à lire. Il est si imagé que je me trouve aux côtés de Simon à respirer l'odeur de mousse. (par contre, je lui laisse la hache :)

A part une petite chose qui m'a fait trébucher sur une souche peut-être imaginaire de ma part, ou en tout cas non voulue par l'auteur :

"...la coupe que je bois ?". Ici, nous parlons d'un bûcheron...qui coupe du bois. Sur le coup, je me suis dit que l'auteur n'a pas cherché à faire de jeu de mots. Mais je ne suis pas sûre.

Ce qui m'a amené à chercher davantage de degrés de lecture car la fatalité, je ne suis pas fan.
Mais je cherche, je cherche...et point ne trouve.

J'en reste donc au message qui semble être véhiculé ici et j'en suis bien triste pour Simon à qui Dame Fatalité ne daigne octroyer le droit de sentir d'autres forêts, avec ou sans hache. Surtout que s'il coupe du bois toute la sainte journée, c'est qu'il le coupe pour d'autres que lui.


J'aurais aimé voir Dame Fatalité perdre un peu de sa superbe. Mais l'auteur a donné une hache à Simon pour la taillader, s'il en avait l'envie ou l'idée.

Merci pour cette lecture.

hersen

   Ramana   
8/11/2016
Merci pour vos réactions, j'ai répondu à chacun de vous ici : http://www.oniris.be/forum/mes-remerciements-pour-bucheron-t22892s0.html#forumpost304886

   fugace   
10/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quelle belle écriture! Tout est fluide, se comprend naturellement, je dirais même instinctivement.
J'ai trouvé dans cette fable-poésie de magnifiques symboles: "Quand l'amertume point en mon âme lassée...le monde est vaste et beau...": l'herbe semble toujours plus verte ailleurs!
"Affûte le tranchant de cette âpre maîtresse, elle forme ta main, c'est ton âme qu'on tresse": l'ultime effort avant le renoncement.
La suite vient naturellement, Simon reconnait ses racines.
C'est digne des plus grands conteurs.
Merci.

   Miguel   
11/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà la poésie que j'aime ; le classique dans toute sa splendeur, la lettre et l'esprit. Une narration qui relève de la fable, des vers bien frappés, un rythme enlevé, de la classe, du style. Un classicisme qui s'assume et qui a bien raison. Garçon, la même chose s'il vous plaît.

   letho   
13/11/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Dès que j'ai vu les mots "sylphes" et "lutins", j'ai eu des doutes ...mais j'ai continué ma lecture et quand j'ai compris que Simon me faisait la leçon du pauv' bûcheron contre le riche "notable", malgré toute sa culture ( il convoque quand même Zeus , Eole ), j'ai craqué.
Pourquoi ajouter ce commentaire désagréable, me direz-vous ?
Parce-que je pense que vous pouvez faire beaucoup mieux. Vous disposez d'un vocabulaire très riche, très imagé, d'idées généreuses, pourquoi servir un style si vieillot, pourquoi ne pas vous éclater dans un texte plus aérien, loin de la pesante morale ?


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