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Poésie contemporaine
OneShot : Quatre temps marins
 Publié le 08/04/13  -  7 commentaires  -  755 caractères  -  187 lectures    Autres textes du même auteur

Poème inspiré de mes rencontres avec les navigants et leurs souvenirs.


Quatre temps marins



Cliquetis des brides un vent d’acier dans l’aine
Méduse à l’âme rit quand terre glisse au loin
Déverse sa folie tient l’homme entre ses mains
Bourdonnement de nuit dans les heures qui traînent

Cliquetis des brides les vents qui nous entraînent
Les mains déliées au ciel notre cœur nous étreint
Nous embrasons les eaux qui coulent sous nos reins
Nous vibrons du vermeil des bouches des sirènes

Cliquetis des brides les vents sont nos abysses
Qui nous rendent aux quais ces terres d’où jadis
Le front défiant la mer nous lacions nos promesses

Cliquetis la brise dans les maillons d’hiver
Dépose sur la rive où s’abat ma vieillesse
Une ondée saline qui fait trembler sa chair


 
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   David   
27/3/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

J'ai du mal avec vos césures, les E en 6ème syllabes aux vers 1, 5, 9, 12 et 14 me font l'effet d'un "Euh" bien trop marqué. Dès le second vers aussi, il y a une suppression d'article qui fait vraiment "mauvaise cheville" :

"Méduse à l’âme rit quand (la) terre glisse au loin"

Le début sur "Méduse" est assez surprenant aussi. L'absence de ponctuation tout au long du poème ne l'améliore pas, il y a des enjambements et ça fait courir un risque de confusion. Je ne sais pas par exemple quelle est le sujet de "déverse" au vers 3. Ça pourrait être le vent, la méduse, la terre... vu le contexte je pense qu'il s'agit du vent, et je me demande même si "méduse" n'est pas un verbe.

Comme il y a un genre de refrain en début de vers, peut-être faudrait-il développer un peu plus, pour pouvoir prendre la place de s'exprimer plus librement que dans les 14 vers d'un sonnet.

   Anonyme   
8/4/2013
Bonjour OneShot. Je ne pourrai pas évaluer, en bien ou en mal, ce texte tant que je n'aurai pas compris la signification des "Cliquetis des brides" que l'on retrouve dans les trois premières strophes. Si c'est un terme marin, j'avoue ne pas le connaître...
Le vent d'acier dans l'aine me pose aussi question...
Dès que j'aurai ces réponses, je viendrai compléter ce commentaire... c'est promis !

   Pouet   
8/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime bien. Beaucoup même.

"Le front défiant la mer nous lacions nos promesses", "lacer" ses promesses, je trouve cela bien vu.

Le deuxième vers, pourtant fort poétique, manque à mon avis d'un déterminant devant "terre", un petit "la" n'aurait pas fait de mal je pense. Devant "Méduse" aussi car je ne crois pas qu'il s'agisse du personnage mythologique, si?

La dernière strophe m'emballe un peu moins que le reste, "une ondée saline qui fait trembler sa chair", "sa"? plutôt "ma" non? Car la "chair de la vieillesse" je trouve cela étrange. Et du coup j'aurais perso remplacé "ma" vieillesse par "la" vieillesse.
Puis le dernier vers n'est pas mélodieux (manque un pied).

Sinon pour ma part je vote pour.

Bonne continuation

   brabant   
8/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour OneShot,


Ô marin, quand vient la vieillesse et que te voilà à quai, la mer insatiable maîtresse vient encore remuer sa chevelure (ou son jupon c'est selon) d'"ondée saline" sous tes yeux (ou ton nez c'est selon) !

Ô la cruelle !
matelote du matelot :) Ajouter peut-être un soupçon de liant.

J'ai aimé ces quatre temps d'amour mutuel. Hisse et Ho !

"Bourdonnement de nuit dans les heures qui traînent/
Les mains déliées au ciel notre coeur nous étreint
Nous embrasons les eaux qui coulent sous nos reins
Nous vibrons du vermeil des bouches des sirènes"

Au pinacle :
"Le front défiant la mer nous lacions nos promesses"


Garanti "Pur Matelot" ! Incipit Label Rouge !

   Anonyme   
8/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour OneShot,

De toute façon, le manque de ponctuation vous condamnait d'office au remblai de la poésie moderne. J'en sais quelque chose, puisque comme vous j'écris mes alexandrins sans ponctuation, et que le vent du rejet m'est déjà passé par dessus la tête, de la part de certains classiques qui écrivent par hasard des mots entre les virgules et les points, plutôt que l'inverse. Donc je ne suis pas celui qui ira vous chercher là-dessus.

N'empêche que pour moi, le problème vient d'un mauvais choix de versification dans le cadre d'une poésie contemporaine.
En effet, vous avez choisi un cadre classique (sonnet + alexandrins) qui focalise trop sur l'exigence qu'on en attend. Passe encore la ponctuation, mais sacrilège sur la rime :
- "loin" qui rimerait avec "mains" ? Vous voulez vous faire flinguer par le gang de Joachim du Bellay ou quoi?

Je ne parle même pas du tripatouillage des rimes masculines et féminines, parce que là, OneShot, vous finissez émasculé sur la place publique (si vous êtes un homme, sinon je ne peux même pas souffrir avec vous).
C'est vrai que ça sent un peu le bidouillage d'un poète aux intentions tout à fait honnêtes, qui aurait commencé par vouloir écrire un poème classique, mais qui, vite fatigué par les contraintes, rimes, hémistiches et autres prurits désagréables (comme je vous comprends!), aurait vite passé du talc fessier sur tout ça, question de ne pas être obligé de finir dans un séminaire de réadaptation géré par le gang susdit. Dommage de ne pas en être sorti avant.

D'autant que vous pouvez facilement lâcher la bride à vos hémistiches un peu boîteuses (brides/un vent; brides/les vents; la brise/dans; saline/qui) qui en plus riment ou assonnent souvent trop bien entre elles (là franchement, vous allez en baver : " rit/folie/nuit ; brise/rive).
Ne vous cassez plus la tête :

"Cliquetis des brides
Un vent d’acier dans l’aine
Méduse à l’âme rit
Quand terre glisse au loin
Déverse sa folie
Tient l’homme entre ses mains
Bourdonnement de nuit
Dans les heures qui traînent"

Alors là vraiment y'a pas photo. Voilà de la poésie contemporaine. En plus, plus personne ne peut rien dire sur la versification. Les Du Bellistes (Du Belliens?) vont rester penauds avec leurs gourdins et leurs clystères.
Je suis à fond avec vous, One Shot. Je reviendrai quand même demain pour essayer de comprendre de quoi nous parlent vos marins. C'était pas le sujet du jour.

Bienvenue au club. Quand vous serez un papy je vous mettrai TB.
Ludi

   troupi   
9/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
David pense que c'est le vent qui déverse. Je pense plutôt que c'est Méduse. Qui des deux est dans l'erreur ?
Je traduis les vers 2, 3 et 4 par "vague à l'âme du marin qui voit s'enfuir la terre". "l'angoisse qui ne quitte plus le marin"." le ron-ron du bateau toute la nuit". Seul repère dans la nuit noire.
Pour le premier vers je peux comprendre le bruit des parties métalliques dans les haubans mais l'aine ? Je ne vois pas.
Bon, tout le poème est ainsi et demande à être regardé de très près pour lui trouver un sens, pas forcément le sens que vous lui donnez vous d'ailleurs.
Je reviens juste sur Méduse une seconde, je la vois en tant que nom propre et peut donc se passer d'article. Pas évident en première lecture.
La forme du sonnet c'est un peu risqué mais tellement tentant.
J'ai eu un peu de mal et si j'avais noté après seulement une lecture j'aurais été bien plus sévère mais après quelques minutes de recherche je trouve tout ça pas mal du tout. A bientôt.

   Mona79   
10/4/2013
Cliquetis des brides m'évoque un drôle de bruit dans le moteur de ma voiture, donc je ne vois pas ce dont il est question ici. Je n'apprécie pas tellement non plus le manque d'articles : "Méduse à l’âme rit quand terre glisse au loin"
Il y a de jolies trouvailles :
"Le front défiant la mer nous lacions nos promesses"

"la brise dans les maillons d’hiver
Dépose sur la rive où s’abat ma vieillesse
Une ondée saline qui fait trembler sa chair"

Mais les métaphores me semblent pour la plupart assez absconses :
Méduse à l'âme rit/Nous embrasons les eaux/nous vibrons du vermeil... C'est joli mais ça ne parle pas à l'esprit, or j'aime comprendre ce que je lis. Ou bien je n'ai peut-être pas su lire... Alors je m'en excuse, mais je préfère ne pas noter.


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