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Poésie néo-classique
papipoete : Arbre mon ami
 Publié le 23/05/14  -  10 commentaires  -  830 caractères  -  308 lectures    Autres textes du même auteur

Le grand séquoïa abattu est débité en fûts de six mètres ; plusieurs mois après, un morceau de ceux-ci vient d'être travaillé par un sculpteur.

(Maillet.)


Arbre mon ami



Par l'homme tu péris, par l'homme tu renais
Malheureux Séquoia défait de ta ramure,
Le tronc martyrisé céans où tu trônais,
Coin d'amour bruissant d'un paisible murmure.

Las, ton bois n'oserait embellir l'Agenais ;
Par l'homme tu péris, par l'homme tu renais
De la main d'un « Rodin » érigeant sa merveille,
Un Bouddha somnolent que l'artiste réveille.

Au temps de Gautama, Pipal tu parvenais
Au nirvana peut-être, à cette paix sublime ?
Par l'homme tu péris, par l'homme tu renais
En statue à la pose expressive d'un mime.

Tel un débord de pleurs, des bras tu résinais
Quand un horrible fer te retira la vie.
L'œil affable du Sage à rire nous convie.
Par l'homme tu péris, par l'homme tu renais.



05 09 2013


 
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   RB   
30/4/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est emphatique et technique.
Vite recours au dictionnaire : vérifier Gautama, quid pipal, débord : Larousse, excédent de marchandises, région du séquoia oui c'est la Californie, Agenais, région d'Agen : on est loin de la Californie.

En fait, à cause de cela, je n'ai pas ressenti l'amour de l'auteur pour la majesté de cet arbre, sa tristesse à le voir abattre, sa joie à le voir sculpté.

C'est technique, trop à mon goût pour un sujet qui pourrait être plus dense, plus émotionnel.

   Hananke   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Je ne suis pas un fan des ces poèmes à répétition de vers
mais ici je trouve que le :
Par l'homme tu péris, par l'homme tu renais
Martelé comme une litanie, éveille le texte et nous rappelle
opportunément le message du poème.
Quelques remarques cependant :

J'aurais bien vu deux points ( :) après merveille.
L'inversion des bras tu résinais fait vraiment rime
Et je ne comprends pas le vers :

L'oeil affable du Sage à rire nous convie.

J'aime bien par contre :
Un Bouddha somnolent que l'artiste réveille.

Au final, un poème agréable à lire en hommage à ce bel arbre.

   Anonyme   
23/5/2014
Bonjour Papipoète

Vous utilisez ici la forme peu usitée du maillet qui consiste à reprendre le premiers vers aux strophes suivantes, mais en le faisant "rétrograder" jusqu'à ce qu'il conclue le poème.

Cette contrainte a souvent le fâcheux effet de rigidifier le texte.

Notons que le maillet est l'outil du sculpteur. Ce jeu de mots a-t-il guidé votre choix ?

De par son thème, celui-ci est déjà plutôt emphatique et ce procédé contribue à accentuer cette impression.

Je salue tout de même le travail de versification.

   Miguel   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Quelques faiblesses déjà notées, mais je ne me lasse pas de ce vers refrain, si mélodieux et qui réhabilite l'homme initialement coupable, qui se rachète par la création.

   chVlu   
23/5/2014
j'ai reçu ce poème comme une oraison, un hommage posthume et je trouve que la langue tenue et sure sied à l'exercice.
Bon, je dois avouer j'ai lu les autres commentaires, et je ne savais rien de la technique codifiée dite du maillet mais j'avais pendant ma lecture solitaire, avec plaisir, relevé l'effet.

Je trouve tout çà très bien construit, et tenu techniquement, dans le sens, dans la sensation générale. Des métaphores qui sont au diapason du sens et du sujet ni trop graves, ni trop fofolles...

Pour moi de la belle ouvrage rien de transcendantal mais j'ai le sentiment que ce n'était pas le projet.

Félicitation

   Anonyme   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour.
J'aime beaucoup la forme de votre poème car elle donne une prestance au fond bien mérité.
Si ce poème accuse, et appuie cette accusation par les répétitions de vers, vous avez trouvé les mots justes pour toucher le lecteur sans tomber dans le pathos.
Oui, votre texte est doté de toute la majesté que possèdent les arbres.
J'applaudis.

   Robot   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Finalement, tu l'as plutôt réussi ce superbe maillet.
J'aime ce
"des bras tu résinais"
on perçoit l'écoulement de la sève après que la cognée à coupé les branches.
Et puis cette renaissance, une métempsychose qui fait revivre l'arbre en le transformant en œuvre d'art, tellement bien vue.

   Anonyme   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Papipoète,

Ce que je reproche essentiellement à ce poème, c’est son lexique.

- Ça commence par « malheureux séquoia ». Ce « malheureux » n’est pas d’un animisme très flamboyant. J’attendais d’un géant millénaire autre chose que la plainte d’un gamin odieux qui vient de se prendre une torgnole.

- Le terme « céans », est encore plus vieux que le séquioa. J’ai hâte de lire un poème sur le quaternaire écrit dans une langue glaciaire. On doit pouvoir parler d’une époque du passé avec les mots du présent, ce que vous faites d’ailleurs dans le reste du poème.

- « Las, ton bois n'oserait embellir l'Agenais ».
Même si je ne comprends pas le sens du verbe « oser » je ne doute pas que le syndicat d’initiative du coin vous soit reconnaissant pour cette jolie banderole à l’entrée. Difficile à l’avenir d’évoquer un séquoia ou un bouddha sans parler d’Agen.

- « De la main d'un « Rodin » érigeant sa merveille »
Merci merci, enfin du porno sur Oniris.
Le mot « merveille » me semble convenir à peu près à n’importe quoi. Il est tellement galvaudé que j’en connais sept.

- « Quand un horrible fer te retira la vie »
Vous faites le choix d’un mot générique (« fer ») sans grande caractérisation poétique. On reste dans le commun.

Heureusement, le vers répété est sans doute le meilleur : « Par l'homme tu péris, par l'homme tu renais. »

Désolé, pas emballé du tout.

Ludi
bouddha agenais

   Anonyme   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir papipoete... Pas vraiment emballé par la mort annoncée de ce vénérable séquoia ; comme dit précédemment, c'est aussi à mon goût trop emphatique par le vocabulaire et trop technique quant à la forme. Ce poème concernant l'arbre me ramène à un autre texte, ô combien poétique, appris dans mon enfance... que je n'ai jamais oublié et dont je vous offre ces quelques vers :

Les bucherons, liant le fagot et l’écorce,
Vont dépecer hélas ! ta stature et ta force ;
Ton ombre a marqué l’heure à ta chute ; mais sache

Au soir de quelque automne orgueilleux de ta mort,
Parmi l’effondrement de ta parure d’or,
Tomber au moins hautain et grave, sous la hache !

La hache, de Henri de Régnier...

N'est pas de Régnier qui veut et votre tentative de rendre hommage à ce géant millénaire est louable...
Merci papi... poète !

   noyan   
27/6/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
La forme de ce poème est bien travaillée et la répétition offre une musicalité agréable.

Le titre 'Arbre mon ami' personnifie le Séquoia en le mettant au même niveau que l'auteur. Dans le poème vous parlez directement à l'arbre comme à un ami. L'arbre est un organisme vivant qui meurt en martyr dans ce poème. Il y a plusieurs allusions au spirituel.

Cependant votre idée est mal amenée car la sculpture d'un arbre mort n'est pas une renaissance. votre phrase:
'Par l'homme tu péris, par l'homme tu renais
En statue à la pose expressive d'un mime.'
est à mon avis un non-sens. C'est également une phrase dangereuse qui peut justifier la mort d'un être vivant au profit de l'art.


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