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Poésie contemporaine
Rimbaudelaire : Névrose blonde (1996)
 Publié le 24/05/14  -  11 commentaires  -  1108 caractères  -  237 lectures    Autres textes du même auteur


Névrose blonde (1996)



J’ai sous le cortex un vestige indélébile,
Rose ! Blond ! Blond ? (Moi pris d’un vertige débile !),
Fulgurant de douleur, du fruit juste un noyau,
Petit geste voilant sans bruit, oh ! son joyau !

Baiser mouillé sur ta bouche hallucinogène !
Quoi ! tes yeux ! (Je t’aime) ; hé ! leur iris halogène !
Bleu ! Vert ! Blue ? Green ? ___Létal, ___non ! il s’épanouit :
« Adieu »___ ! ___Bleu, vert ? Au bleu le mien s’évanouit.

Sur tes seins des lambeaux de mon cœur s’éparpillent
Au dernier baiser rose et mes yeux s’écarquillent
Car se mêle à mes flots de larmes continus,
Le murmure de tes orgasmes contenus.

De ces cheveux, la jungle, aube de ma névrose !
Que mord le souvenir d’une caresse rose !
La blondeur de chacun fut pour moi le flambeau
Qui brûle de mon cœur un ultime lambeau.

Dis-moi, les sanglots blonds que ma douleur distille,
Un jour sécheront-ils ? ou de ton limbe hostile
Mourrai-je suicidé ? Tes rires longs ! et moi
Qui pleure, tu t’en fous ? Puis ; ___mes chairs en émoi ?


 
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   Anonyme   
5/5/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Originale conception qui a tout pour m'attirer de prime abord...
Après le plaisir de la première lecture toute de curiosité passive, je discerne, ressents les effets techniques et les rimes relativement tirées par les cheveux.....
Quelques lieux communs se révèlent aussi : baiser rose, caresse rose, flambeau, lambeau, qui brûle mon coeur, flots de larmes continus ...

Et le plaisir s'efface à cause de cela.
Je dirais donc une première couche assez originale mais "derrière" beaucoup de choses déjà lues.

   Anonyme   
24/5/2014
Bonjour Rimbaudelaire

Votre pseudo en forme de mot valise affiche haut et fort vos choix poétiques.
Il y a en effet un peu-beaucoup de ces deux poètes-phares dans votre texte.
Quelques alexandrins voluptueux comme ceux de l'auteur des fleurs du mal, et d'autres saccadés comme on peut en trouver chez le jeune Arthur.
On retrouve aussi pas mal de termes picorés dans les œuvres de ces deux géants. (vestige, vertige, green..)
Sans compter quelques emprunts à leurs contemporains
Les "sanglots blonds" affligent le lecteur de leur langueur monotone.

Je regrette aussi que vous ayez opté pour les rimes plates. Ce qui rend un poil fastidieuses ces blondes galipettes.

A vrai dire seul le second quatrain m'a plu.

   Anonyme   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Une première lecture m'a laissée perplexe, indécise...
Le rythme me semblait compliqué, alors je vous ai lu à voix haute, plusieurs fois, afin de trouver le bon ton et finalement je trouve votre texte puissant .
Je n'ai pas saisi l'interrogation du dernier vers.
Sinon, j'ai bien aimé.

   Hananke   
24/5/2014
Bonjour

Cette névrose aurait pu être un joli poème mais il rassemble
beaucoup trop d'artifices :
-ponctuations
-exclamations
-mots isolés bien souvent pour la rime.
etc...
Evidemment si l'on prend le titre au pied de la lettre, toutes
ces onomatopées peuvent se comprendre mais est-ce
suffisant pour une écriture poétique ?
Personnellement j'en doute.

Encore un des ces textes qui mériterait une réécriture tout
au moins en néo-classique.

Bien à vous.

Hananké

   Lulu   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas compris grand-chose de ce texte qui me laisse bien perplexe...
Je ne sais ce qu'est un "vertige débile" ; un vertige, oui, mais "un vertige débile", non.
Je n'ai pas compris le sens des traits ___
Je n'ai pas compris "le mien s'évanouit" au vers 8 (à quoi se rapporte "le mien" ?
Je n'ai pas aimé le "tu t'en fous" du dernier vers...
Pour le titre, j'aurais choisi peut-être "un délire", si toutefois je ne tombe pas à côté.

   Arielle   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
De ce fruit ni doux ni amer je ne garderais que le noyau des sanglots blonds. Trop d'exclamations, de ponctuation fantaisiste tuent la musique des vers à mon avis.

   Robot   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai adoré le 3ème quatrain. Le 4ème est très beau aussi. Ces deux quatrains tranchent par leur fluidité avec le haché des autres que je n'ai pas trouvé agréable.
Pour le reste, j'estime que vous avez abusé des chevilles exclamatives (ho, hé, quoi) qui vous permettent de tenir les rythmes de l'alexandrin.
Je suppose (mais je peux me tromper, que les traits soulignés isolés (_) veulent préciser les pauses que VOUS souhaitez donner comme indication au lecteur. Par là vous imposer un rythme qui n'est pas forcément celui que j'aurais choisi à la lecture.
Autant votre "hivernal" m'avait séduit, autant ce texte là me déçoit quelque peu. C'est que le choix de votre construction est trop apparent et ne s'efface pas derrière le texte. On sent excessivement les dessous de la volonté technique que l'on accepterait volontiers dans un classique mais moins dans un contemporain.

   socque   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien ce côté heurté du poème, qui dit l'urgence, la douleur et, oui, la névrose. De ce point de vue, la forme me paraît bien correspondre au sujet.

Bon, c'est un peu fatigant aussi (pour moi), ces bonds, ces points d'exclamation ou d'interrogation qui hachent les vers, ces caractères soulignés écartant les mots. Pensées échevelés du narrateur.
Soudain, la manière change, on revient à des images plus classiques, les lambeaux du cœur s'éparpillent, y a des larmes en flots, des cheveux, de la caresse rose. Mais ça reste pêchu, pas de mièvrerie. J'aime bien, et notamment le dernier vers et demi.

Au final, je me dis que vous renouvelez bien le genre sur un sujet, bon, hein, déjà le chasseur d'aurochs avait le dernier lambeau de cœur qui brûlait... Un poème astucieux, je trouve, bien fichu, mais dont le fond ne me touche guère.
J'apprécie en tout cas cette manière que vous avez de syncoper le dodécasyllabe, avec l'hémistiche entre l'article et son substantif (vers 1), entre le possessif et son nom (vers 5, 12), ce qui me laisse, lectrice, aux aguets, avec une inquiétude constante. Belle illustration du sujet par la forme !

   myndie   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Rimbaudelaire,

Je rejoins ici certains avis qui ont été précédemment émis.
Votre amour de la prose et des vers rimbaldiens est flagrant ; il saute aux yeux à la première lecture : Rythme haché des premières strophes dont les vers scandés apportent une densité lyrique, choix des mots eux-mêmes, exclamations et interrogations insistantes qui sont aussi une marque de fabrique chez Rimbaud...

Personnellement, j'aime énormément la poésie qui demande au lecteur de ne pas s'arrêter au regard immédiat, qui lui lance un défi, qui demande une clé. Ce parti pris de « l'obscurité » vous rapproche également de ce que cultivaient des poètes tels que Rimbaud et Mallarmé (chacun pour des raisons différentes). Je suis donc sensible à votre démarche poétique.
Cependant, il me manque un petit plus pour que le poème m'emmène véritablement vers les cimes espérées. Peut-être un manque de richesse dans la rhétorique, un manque d'originalité dans les métaphores, un manque d'inventivité (Rimbaud était un maître es oxymores). Ou peut-être les effets phonétiques gagneraient-ils en intensité si le poème était déstructuré plutôt que versifié ?

C'est un peu dommage car votre poème a de belles qualités mais la frontière entre le bel hommage et le mimétisme est mal définie.

   Sansonnet   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Particulier.

En tout cas, j'ai plutôt bien aimé, croyant comprendre.

Même si ça s'avère plutôt compliqué, et pas mal décousu. Sauf à partir de la 3ème strophe.

Donc, voilà, je vais rester dans cette illusion de compréhension. Et je vous souhaite une bonne continuation.

   newman   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bonjour,
oh! eh! quoi ! bon! ce poème tourne à la chanson de Nino Ferrer.
des exclamations pas très bien utilisés dans une poésie.
puis une bouche hallucinogène (un champignon quoi )
puis un iris halogène (une lampe quoi )
on sent que l'auteur essaie dans ce poème à chercher coûte que coûte la rime forcée et l'alexandrin.
une bonne idée sans doute pour le sujet abordé mais un manque évident de construction poétique.dommage.


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