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Poésie néo-classique
papipoete : Détresse
 Publié le 26/02/16  -  22 commentaires  -  775 caractères  -  378 lectures    Autres textes du même auteur

Mon Amour souffre, dans sa chair et dans son cœur ; à part l'entourer sans non plus l'envahir, je ne sais que faire pour lui redonner le sourire, la paix…


Détresse



Tu me regardes, sans me voir,
Je vois bien que tu me regardes ;
Étrangère au tain du miroir,
Tu t'avances vers moi, hagarde.

Ton visage manque d'éclat,
N'est plus que l'ombre de lui-même.
Tes yeux mouillés supplient, si las.
Ton sourire s'est teint de blême.

Le chagrin, épris de ton cœur,
Te fait une cour assidue,
T'écarte de moi, l'amuseur
Dont tu fus jadis éperdue.

Je prends ta main, les yeux au Ciel,
Cherchant au lointain une étoile,
Aux blondes oasis de miel,
Vers qui désancrer à grand-voile.

J'en rapporterais son nectar,
Un pur élixir d'allégresse,
À boire au comble du cafard,
Pour que te quitte la tristesse.


14.12.2010


 
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   Iloa   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Je suis très touchée par ce poème.
Il reflète une réalité difficile avec une grande douceur.
"Le chagrin épris de ton coeur
Te fais une cour assidue "
Voici une définition poétique de la dépression.
:-(
Un vrai amour se dégage de vos vers.

   Anonyme   
26/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Cet écrit est poignant, il montre le combat engagé pour essayer de mettre fin à ce désarroi imposant qui semble comme enraciné.

Ce texte émouvant est simple, il se lit aisément, ce qui lui donne un côté attachant.

Ce commentaire est du 11/02/2016 (correction c'est au lieu de cet)

   Lulu   
12/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

je lis là une belle tentative de consolation.

Je n'ai pas vraiment aimé l'expression "au tain du miroir" que je comprends pas tout à fait, mais j'ai bien aimé l'apostrophe "Etrangère" pour parler de celle que le locuteur aime. Ce nom, en effet, marque un peu plus l'éloignement qu'il y a entre les deux.

"s'est teint de blême" ; pour moi, c'est un peu bizarre. J'ai l'impression que vous avez écrit "blême" pour la rime. Je respecte toutefois votre choix.

Je ne comprends pas pourquoi vous avez noté "Ciel" avec une majuscule, par ailleurs. Vous évoquez simplement les étoiles, et non une quête divine.

Indépendamment de ces remarques, j'ai bien aimé l'ensemble du poème. Vous exprimez une belle présence auprès d'une autre, même si cette dernière est peu réceptive. De plus, j'ai aimé les images et le rythme.

Bonne continuation.

   Pimpette   
26/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une grande sincérité dans vos mots!
ET une retenue sur un sujet casse gueule où il serait facile de pleurnicher!

"Tu me regardes, sans me voir,
Je vois bien que tu me regardes ;"

Ces deux vers sont les plus beaux!

Très bo titre qui annonce la suite avec élégance...

   Francis   
26/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oui, malgré la détresse, les mots restent empreints de douceur. On y trouve une certaine impuissance et beaucoup de tristesse. J'aime beaucoup les deux premiers vers. Je suis très sensible à ce texte car j'ai vécu cette situation avec ma mère. Papa en a beaucoup souffert. La joie qui la caractérisait auparavant avait totalement disparu de son cœur, de son regard. Indifférente à ceux qu'elle avait tant aimés, elle semblait prisonnière de sa maladie. Merci pour le partage.

   lala   
26/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour papipoete,
Votre poème, qui évoque sans doute une page de votre vie, a été écrit en 2010. Je souhaite ardemment que cette page soit tournée aujourd'hui, vers de nouveaux sourires. Vos mots simples, sincères, authentiques, transmettent la souffrance et l'incompréhension partagées, le spleen omniprésent dont on ignore les armes pour le combattre, et les charmes pour le vaincre.
J'aime particulièrement cette image du chagrin, séducteur, conquérant, concurrent.

   Vincendix   
26/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Que dire pour commenter ce texte qui me touche particulièrement ?
Il exprime une situation difficile à vivre, c’est une torture permanente face à la souffrance et à l’angoisse de l’être aimé.
En faire et en dire assez mais sans excès et ce poème est tout à fait dans cet esprit...

   Hananke   
26/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour papi

Un texte bien triste il me semble, qui , hélas se délite un peu
au fil de la lecture.
N'ayant pas assez de renseignements, je ne traiterai pas du fond.

J'aime beaucoup le début des deux premières strophes, surtout la première d'ailleurs.
Après le poème devient malheureusement plus laborieux.
Je n'aime pas du tout le : "Vers qui désancrer à grand-voile.
Même si je comprends son sens, l'emploi de ce verbe disgracieux aurait du être évité.
Et la métaphore sur l'oasis de miel et son nectar ne me satisfait
pas mais peut-être suis-je trop exigeant ?

Dans son ensemble un poème qui demeure plaisant à lire.

   PIZZICATO   
26/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Témoin de la souffrance de l'Autre sans pouvoir calmer son désarroi ; ce doit être une situation très difficile à soutenir. Vous l'exprimez ici sans pathos ni larmoiement, mais avec tendresse et un espoir que cela disparaisse
" J'en rapporterais son nectar,
Un pur élixir d'allégresse,
À boire au comble du cafard,
Pour que te quitte la tristesse. "

" Ton sourire s'est teint de blême. " Cela me paraît un peu contradictoire ; mais peut être un oxymore intentionnel (?)

   jfmoods   
26/2/2016
Je suis un peu surpris par les virgules à l'hémistiche du vers 1 et en fin de vers 19.

Les allégories (« Le chagrin... / Te fait une cour assidue », « te quitte la tristesse ») emmurent la perspective si ardemment souhaitée d'un trouée salvatrice. Le lecteur ne peut s'empêcher de saisir, sous le constat de l'étiolement de la vie, un glissement assonantique qui double, pour ainsi dire, l'inquiétude (« Ton sourire s'est teint » → « Ton sourire s'éteint »). Le portrait de l'Aimée, conçu en mouvement (« Tu t'avances », « Je prends ta main », gradation : « visage », « yeux », « sourire »), n'en apparaît que plus fantomatique. Le contre-rejet (« l'amuseur »), le recours au passé simple (« tu fus ») et le marqueur temporel (« jadis ») avalisent une distance à présent infranchissable entre les partenaires. Le locuteur se voit réduit à contempler l'utopique ligne d'horizon d'un après (conditionnel présent : « rapporterais »).

Merci pour ce partage !

   emilia   
26/2/2016
Un poème bouleversant qui témoigne de votre profonde sensibilité face à la détresse de votre Amour dont vous respectez le chagrin, ne pensant qu’à l’entourer, lui prendre la main pour tenter de la réconforter ; c’est en effet un terrible sentiment de voir souffrir l’autre sans vraiment en connaître la raison, sans pouvoir l’aider et c’est plutôt rare de rencontrer une telle sollicitude qui n’a pu qu’être appréciée…

   Anonyme   
26/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour papi... Un poème qui révèle une fois de plus, s'il en était besoin, face à cette maladie de l'âme que l'on appelle dépression, la grande sensibilité de l'auteur.
Pour ce qui est de la forme j'aurais bien vu... Tu n'es que l'ombre de toi-même au vers 6.
Un bémol..."Vers qui désancrer à grand-voile" (?), une expression un peu bizarre n'est-il pas ?
Si je me fie à la date de naissance de ce poème, c'est une histoire ancienne et c'est tant mieux...
J'aime avant tout la sincérité qui émane de ce texte...
Merci

   Automnale   
26/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tout est dit dans le titre de ce poème : « Détresse ». Mais qui des deux souffre le plus ?

Elle : elle le regarde sans le voir, avance, vers lui, hagarde. Son visage manque d’éclat, ses yeux mouillés supplient. Elle n’en peut plus, son sourire est devenu blême. Aux lieu et place de l’homme qu’elle aimait - qu’elle aime -, le chagrin lui fait une cour assidue.

Lui : il lui prend la main, lève les yeux au Ciel dans l’espoir d’y trouver une étoile, de blondes oasis de miel. Il ferait tout pour sauver cette femme adorée, voudrait tant lui offrir un élixir d’allégresse pour que, enfin, elle quitte cette tristesse insupportable.

Tout ceci est beau, parce que vrai. Papipoète ne triche jamais lorsqu’il écrit. Les mots de « Détresse » coulent bien, trop bien pour qu’ils soient factices. Mais bon, ils sont datés de décembre 2010… Depuis, je suis presque certaine que l’auteur a réussi à trouver - je ne sais où, je ne sais comment - l’élixir efficace… Les images indélébiles - parce que atroces - restent… Le poète tente juste de les atténuer en faisant ressurgir l’émotion. Ce que je comprends.

Et si mon ami l’amuseur allait chercher au fond de sa besace, à l’approche du printemps, des souvenirs heureux ? Merci cependant pour ceux-ci, cher Papipoète !

   Anonyme   
26/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Plus qu'une simple tristesse, une véritable détresse semble véritablement émaner de votre poème, du début à la fin. Vous écrivez sur du vécu - ça se sent - et je trouve ça très poignant.

J'ose espérer que vous allez mieux aujourd'hui qu'hier et vous souhaite plein de bons moments ici et ailleurs...

Wall-E

   Pieds-enVERS   
27/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Papy

Un poème sensible et touchant ....qui dit avec beaucoup de pudeur l'impuissance à agir devant la personne en détresse ! C'est une maladie sournoise dont il est difficile souvent de définir le mal être, d'y mettre des mots dessus ....

Le texte étant daté de 2010 j'ose espérer que ce n'est qu'un mauvais souvenir loin derrière vous!

Merci

   StayinOliv   
27/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

A la lecture des premiers vers, je doit dire que je n'étais pas emballé plus que ça, mais quand vint la troisième strophe je me suis laissé prendre par ce poème romantique. Quelle chance doit avoir la personne concernée par la tristesse d'avoir pour remède de si beaux vers ! Je n'ai pas compris par contre le vers " aux blondes oasis de miel ", mais " au comble du cafard " est fort bien trouvé !

Olivier

   Anonyme   
27/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

'Je prends ta main, les yeux au Ciel,'
Sans doute, par ne sais-je quel mécanisme interne, n'écrirai-je probablement jamais un tel vers, le trouvant au moment de le noter par trop banal ou plat.
Étrange alchimie de la poésie, quand j'y trouve sous la plume d'un autre, une inexplicable et complète beauté...

   Pussicat   
27/2/2016
une écriture simple, des images qui vont droit au coeur, un texte qui touche profondément... il y a quelque chose d'étrange qui passe dans ce texte, comme si chacun pouvait le faire sien... je suis émue, réellement.
merci papipoete, merci...

   Cristale   
27/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Papipoète,

Je ne jugerai pas la forme concernant ce poème car ce que j'en lis me parle d'émotions plus que de prosodie.
Un ressenti assez redondant (prenez-le comme un compliment) avec l'auteur qui me semble écrire avec l'encre de son coeur et la tendresse qui l'anime.

Cette grande sensibilité me touche à l'heure où la mode est surtout au narcissisme, à l'anti-romantisme. Ici, le narrateur souffre pour la souffrance de l'Autre, comme s'il voulait la prendre sur ses propres épaules afin de soulager "celle qui le regarde sans le voir".

2010...le temps a-t-il apaisé ces douloureux moments ? Je le souhaite.

Merci Papipoète,
Cristale

   Robot   
28/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le style est toujours reconnaissable et la lecture nous met en empathie avec deux souffrances, celle de la malade et celle de celui qui est auprès d'elle. J'ai aussi trouvé une belle expression dans le préambule. "l'entourer non pas l'envahir". Un vrai sentiment de sollicitude.

   Christine   
3/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Beaucoup de délicatesse de pudeur mais aussi de ferveur dans cette évocation d'une empathie attristée qui prend sa source dans le souvenir des joies et du bonheur enfuis. De belles métaphores viennent enrichir ce texte extrèmement touchant et fort bien écrit.

   luciole   
6/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sensible et touchant. J'aime beaucoup cette quête de l'étoile, cette fabrication de l'élixir qui viendra chasser le désespoir. Très poétique.


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