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Poésie libre
papipoete : Frissons
 Publié le 07/06/18  -  17 commentaires  -  690 caractères  -  246 lectures    Autres textes du même auteur

Provence...


Frissons



Le jour
passe une nuit tranquille
dans ce maquis
cher à Cézanne.

On gratte
frappe
et défonce
soudain la porte !

Un éclair !
l’ennemi !
le Styx en furie !

La pinède crépite
cônes incendiaires
l’éther prend feu.

Une âcre fumée
noie les senteurs
évince
lavande et romarin.

Lumières bleues
camions rouges
sirènes hurlantes.

Tout près
figuiers et oliviers
squelettes marionnettes
agitent
une sinistre guirlande.

En ton sein
se serrent
l’un contre l’autre
tes santons tremblants
ô pauvre Provence.


 
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   BlaseSaintLuc   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
C'est l'incendie dans le maquis provençal, mais je n'ai pas réussi à sentir, ni le feu, ni les flammes, ni l'odeur du maquis et pourtant, je les connais tous. En fait si, j'ai brûlé avec ce maquis de Provence et j'en ai voulu à l'auteur de revivre "l'incendie" j'en ai eu comme un "frisson" dans le dos.
Si je note comme appréciation que "bien ", c'est pour ne pas encourager les pyromanes ;)

   Eclaircie   
31/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un coin de Provence en feu décrite de manière efficace.
L'allusion à Cézanne donne la couleur au tableau, tandis que les vers courts du deuxième paragraphe mettent l'accent sur le drame qui se joue. le vocabulaire employé alors laisse supposé un acte volontaire, hélas.
La suite du tableau par petites touches rend bien le spectacle après le feu.
Un poème bien conçu et intéressant.

Merci pour ce partage.

Éclaircie

   Robot   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cette description de la Provence en feu réaliste et imagée frappe immédiatement l'esprit du lecteur grâce aux vers courts. Le rythme accentue cette impression de proximité et d'avancée de l'incendie. Un libre réussi. J'ai beaucoup apprécié que la dernière strophe achève le poème sur l'iconographie provençale des santons pour indiquer combien la catastrophe touchait au coeur cette belle région.

   Anje   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'ai pas l'habitude de commenter la poésie libre que j'ai souvent du mal à comprendre. Mais dans ces frissons, je vois parfaitement l'angoisse de pauvres santons sans arme pour lutter contre le feu qui dévore leur belle nature étouffant ses senteurs sucrées dans une âcre fumée.
Des mots, un rythme qui ne parlent pas de la violence incendiaire ; pas de phrase en bombarbier de mots mais une guirlande de mots agitée par la peur.
Ce joli poème transpire la douceur de son auteur.
Merci.

   leni   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
comme si on y était

La pinède crépite
cônes incendiaires
l’éther prend feu.

Et la pinède lance des grenades en feu Et ça crame

Faute à ton mégot peut-être

Une âcre fumée
noie les senteurs
évince
lavande et romarin.
Et le tableau se complète



En ton sein
se serrent
l’un contre l’autre
tes santons tremblants
ô pauvre Provence.

Joli Merci amitiés LENI

   Marite   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Ces "Frissons" de mots traduisent soit une situation vécue par l'auteur soit la perception par sa sensibilité de la souffrance d'une nature chère à son coeur. Pas le temps de faire de longs vers pour l'exprimer, juste transmettre les sensations ...

   PIZZICATO   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les images successives sur des vers courts traduisent bien cettte atmosphère d'anxiété devant cette campagne qui brûle.
" Tout près
figuiers et oliviers
squelettes marionnettes
agitent
une sinistre guirlande. "

L'allusion à Cézanne pour mieux personnifier la Provence.

   Gabrielle   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème renvoie à la narration d'un événement de type catastrophe naturelle (ici, un incendie).

Le lecteur se laisse porter par son ressenti tout au long du texte qui correspond aux émotions habituellement présentes lorsque l'on est spectateur de ce type de catastrophe naturelle et que le titre du poème résume en un mot :"frissons".

Ainsi, la toile du texte devient toile de cinéma avec pour dernière strophe:
" En ton sein
se serrent
l’un contre l’autre
tes santons tremblants
ô pauvre Provence ".

Merci à vous pour cet exercice.

Cordialement.


G. Michel

   Cristale   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour papipoète,

C'est vrai que la brûlure des flammes provoque des frissons, le titre est bien approprié, identiques à ceux du froid mais en plus avec l'horrible ressenti de l’électrocution. Les pins qui s'enflamment comme des fétus de paille ont ce "geste" d'effroi et de frisson lorsqu'ils se consument.

"La pinède crépite
cônes incendiaires
l’éther prend feu."

Votre plume est à l'aise dans ce genre poétique. Aucune lourdeur ni vers alambiqué. Tout coule.

Merci d'évoquer la Provence chère à Cézanne dont les flancs portent encore les silhouettes fantomatiques de leurs "grands" brûlés.

Joli poème, triste réalité, merci papipoète.
Cristale

   Cat   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Papipoète,

Ton "Frissons" nous fait partager les affres d'une nuit d'incendie dans le maquis provençal.

A coup de mots justes, tu nous donnes à humer les affres d'une fumée mortelle.

Ici :

"Lumières bleues
camions rouges
sirènes hurlantes."

en écho aux sirènes hurlantes, les couleurs font crépiter les mots.

Est-ce l'effet des vers très courts, il me semble que ta poésie est un poil trop en retenue dans ces frissons qui auraient mérités de plus amples méandres, par exemple pour imiter les flammes ?

Je vais attendre avec impatience de lire les explications que tu ne vas pas manquer de nous donner sur la genèse de ce texte.

A te relire.


Cat

   Provencao   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé le rythme donné à cette poésie où ce crépitement ainsi découvert devient la vérité du sentir , parce qu’en lui s’opère le passage d’une sensation éprouvante, sinistre vers une réalité durement éprouvée jusque dans l'absurde de son impossibilité:" La pinède crépite
cônes incendiaires
l’éther prend feu."

Cet extrême de l'anéanti auquel l’existence du monde reste suspendue rend compte du fait que la métamorphose esthétique de la nature suppose une altérité, et qu’elle ne saurait relever des désastres engagés.....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Annick   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le regard rapide du lecteur glisse tout au long du poème sans virgule, comme sur un chemin à peine sinueux tant les vers sont courts : le feu gagne vite et il faut faire vite pour le contrer.
L'absence de déterminants dans certaines strophes accentue cette impression.
La ponctuation forte comme les points d'exclamation marquent les temps forts : on ...défonce soudain la porte ! Un éclair ! l'ennemi ! le Styx en furie !
La forme au service du fond ! Bravo !
Le drame qui se joue rivalise avec l'esthétique particulière du moment : cônes incendiaires, squelettes marionnettes agitent une sinistre guirlande, lumière bleue, camions rouges.
L'image symbolique des sentons est émouvante. On est désarmé face à un tel fléau :
En ton sein
se serrent
l'un contre l'autre
tes santons tremblants

Joliment écrit mais néanmoins inquiétant, ce sujet, hélas, est d'actualité, à la belle saison, pour cette région de France, chère "à Cézanne".

   jfmoods   
7/6/2018
Le rythme, rapide (2 à 7 pieds), épouse la thématique du poème : la progression affolante du feu sur un paysage méridional ("ce maquis cher à Cézanne", "lavande et romarin", "figuiers et oliviers", "tes santons tremblants", "ô pauvre Provence").

La première strophe pose un calme trompeur sur ce décor enchanteur (allégorie : "Le jour passe une nuit tranquille").

La seconde strophe génère un effet d'attente (pronom personnel qui laisse planer le doute : "On") et fait surgir une violence aveugle (gradation : "gratte", "frappe", "défonce", adverbe de manière : "soudain")

La troisième strophe, gouvernée par l'exclamative ("Un éclair ! l’ennemi ! le Styx en furie !"), donne un caractère épique au poème.

Les strophes 4 à 8 mettent en lumière le combat, hélas perdu d'avance, des hommes (jeu métonymique : "Lumières bleues / camions rouges / sirènes hurlantes") contre un prédateur impitoyable, de l'embrasement ("La pinède crépite / cônes incendiaires / l’éther prend feu") à l'étouffement (personnification : "Une âcre fumée / noie les senteurs / évince"), jusqu'au stade ultime de la combustion (personnification : "squelettes marionnettes / agitent / une sinistre guirlande").

Merci pour ce partage !

   Queribus   
8/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un style haché pour un problème qu'hélas, on redécouvre chaque année dans la Provence chère à Cézanne (et aux autres). Le style poème libre s'adapte bien au contexte, ces flammes qui courent sans pitié comme un éternel ennemi; la ponctuation intervient ça et là au rythme du feu. Un spectacle grandiose et inquiétant à la fois nous est offert en peu de mots; on aimerait croire qu'il n'existe que dans l'imagination d'un poète mais, hélas, la triste réalité nous revient chaque année.

En un mot, de la belle ouvrage pour un triste sujet.

Bien à vous.

   Recanatese   
8/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoète,
Votre poème m'a beaucoup plu. Tous les sens se déchaînent pour exprimer le désastre. Les nombreuses allitérations et assonances ainsi que le découpage des vers servent à merveille le propos.
La disposition des vers m'a d'emblée fait penser à un frisson qui parcourt la colonne vertébrale (d'où le titre?)
Une belle réussite en ce qui me concerne.
Au plaisir de vous relire
Recanatese

   Donaldo75   
9/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour papipoete,

La forme libre te va bien, dis-donc.
A la lecture de ce poème, j'ai bien imaginé la Provence en feu, et c'est assez impitoyable comme situation, à ce que j'ai ressenti dans tes mots, tes images, le rythme de ta poésie.

Mon passage préféré:
"Tout près
figuiers et oliviers
squelettes marionnettes
agitent
une sinistre guirlande."

Bravo !

Donaldo

   Ombhre   
30/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème prenant, rapide comme cet incendie qui se déclare et fait trembler les santons. Pauvre Provence en effet.
Le rythme très rapide et haché du poème illustre bien la soudaineté de la catastrophe.

J'ai beaucoup aimé:
"Tout près
figuiers et oliviers
squelettes marionnettes
agitent
une sinistre guirlande."

Le mot de la fin sur les santons est parfaitement trouvé. Une belle image qui clôt avec poésie une catastrophe qui n'a elle rien de poétique.

Merci pour le partage.


Oniris Copyright © 2007-2018