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Poésie néo-classique
papipoete : Je t'aimais
 Publié le 02/12/19  -  25 commentaires  -  805 caractères  -  297 lectures    Autres textes du même auteur

Atteinte de poliomyélite, elle n'aurait pu que grimacer or, quand elle ne riait pas, elle souriait tout le temps... J'écrivis pour elle une "gérardine".


Je t'aimais



Toujours, ce beau sourire éclairait ton visage
Malgré l’âpre torture infligée à ton corps.
Ô toi ma tendre Amie, inoffensive otage
Tu combattais le mal ce pourvoyeur de mort.
Seul le Ciel t’accueillant pourrait t'ouvrir la cage !

Tout l’été, l’hôpital t’accordait au-dehors,
Auprès de tous les tiens, une autre résidence.
Tu jubilais, fiévreuse « enfin, hourra je sors ! »
Réunis nous chantions « Célimène » en cadence.

Tu riais d’une blague au point de suffoquer ;
Lors, ton respirateur redoublait l’assistance.
Les poumons encombrés, tu gloussais sans tiquer !

Un soir le Glas sonna ton céleste voyage.
Je vis tes yeux en paix face aux miens évoquer…

Toujours, ce beau sourire éclairait ton visage.


 
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   Anje   
14/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Néo-classique.
Un bel hommage très personnalisé. Un éloge qui touchera sans doute ceux qui peuvent être concernés par une situation similaire, les plus compatissants. Mais il reste un récit qui, bien qu' élégamment écrit, n'évoque que peu d'images et plutôt courantes. "Ce" beau sourire, par exemple, était le sien et ne le connaissant pas, j'aurais mieux imaginé "un" beau sourire.
La prosodie est bien maîtrisée, il n'en faudrait pas beaucoup pour effacer le "néo".
Anje en EL

   Gabrielle   
14/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un très bel hommage rendu à celle qui est partie, emportée par la maladie...

La personne aimée pour son sourire et son rayonnement malgré la souffrance fait vivre le texte qui évoque des souvenirs au narrateur.

Au fil de la lecture, le beau sourire prend vie, rayonne puis meurt.

La chute renvoie sur ce qui définit si bien la défunte.


Belle continuation...




Gabrielle

   grandin   
18/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très joli, mais c'est la compassion qui force de prime abord cette impression positive.
Déjà il vous faut démarrer par Lorsque, car "toujours" est lourd.
"Des cieux bien plus cléments auraient forcé ta cage !"
Tu jubilais croyant vaincre les mauvais sorts
Les poumons encombrés, tu toussais ....
Ce sont des exemples de modifs, car dans l'état il comporte quelques maladresses, à mon avis. Le tercet final est splendide.

   Gouelan   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le corps dans une cage, elle s'est envolée.
Sourire et rire pour ne pas infliger sa souffrance à l'autre. Une grande marque de courage.

Votre poème, malgré la tristesse, apporte de l'espoir. L'espoir du soulagement et du partage.
les mots se balancent entre rire et larmes.
En cadence.
Le rire fait suffoquer. La mort n'a pas emporté le sourire.

   Vincendix   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Papipoete,
Ce texte me rappelle une amie d’enfance atteinte de cette vilaine maladie qui avait déformé son visage. C’était dans les années 40/50, la polio faisait peur à cette époque. La pauvre fille était souvent l’objet de moqueries, c’était odieux !
Ces vers évoquent bien la souffrance endurée par cette jeune demoiselle malchanceuse.
Vincent

   Corto   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Faire du beau avec du malheur. Il faut du talent et une belle âme pour le réussir.

Dès le premier mot "Toujours", on sent que la situation est figée, la maladie a gagné; "ce beau sourire" est la manière dont la malade réagit à sa situation, même si elle sait que "Seul le Ciel t’accueillant pourrait t'ouvrir la cage !"

Belle manière pour l'auteur en seconde strophe de montrer comment l'entourage fait la fête avec 'sa' malade lorsque vient la sortie de l'été. On sait être grave, on sait aussi le cacher même si c'est pour peu de temps.

La suite est inéluctable. Personne n'ignore que "Un soir le Glas" sonnera mais la relation humaine vraie et généreuse va jusqu'au bout "Je vis tes yeux en paix face aux miens".

Le vers final qui reprend le premier est bienvenu pour montrer la persistance de la situation jusqu'au terme que personne n'ignorait.

Bravo pour cette leçon d'humanité, qui ne détourne pas le regard devant la souffrance.

   Annick   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
La gérardine convient particulièrement bien au déroulé du thème : le poème va décroissant : quintil / quatrain / tercet / distique / monostiche, tout comme va s'amenuisant le fil qui retient à la vie "votre tendre amie".

Les deux premiers vers donnent le ton. Le poème sera fondé sur une dualité : enfermement et souffrance du corps en opposition à une âme libérée, une personnalité heureuse malgré la terrible maladie :

"Toujours, ce beau sourire éclairait ton visage
Malgré l’âpre torture infligée à ton corps."

Des champs lexicaux contradictoires cohabitent dans un même poème, comme le sourire, le rire ainsi que la souffrance et le mal, dans un même corps.

C'est cette opposition constante qui fait de votre personnage (hélas, en vérité, une personne bien réelle) une héroïne du quotidien, de l'ombre, (dont on ne parle pas dans les médias) et que vous mettez en lumière grâce à votre beau poème :

Tu riais d’une blague au point de suffoquer ;
Lors, ton respirateur redoublait l’assistance.
Les poumons encombrés, tu gloussais sans tiquer !

La reprise du premier vers dans le dernier monostiche montre que même la mort n'a pas eu raison de son "beau sourire", de cette passion pour la vie tout simplement indestructible. C'est une ouverture, un espoir...
Les deux mêmes vers encagent le poème de par leur place au début et en fin de poème et en même temps, de par leur sens, ils sont libérateurs :

"Toujours, ce beau sourire éclairait ton visage."

Très émouvant ! J'aime particulièrement l'écriture, légère, aérienne comme cette belle âme que vous évoquez et cette manière (affectueuse, admirative) de vous adresser à elle, (pronoms personnels "tu, Ô toi ") .

Papipoete, vous allez me faire pleurer...

   Hananke   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Là, papipoète je suis bluffer par cet ensemble. On est loin, très loin
de vos productions habituelles, mais loin dans le meilleur des sens.
Un poème presque classique, ne serait-ce cette rime corps/mort
mais il n' y avait guère moyen de faire autrement.
Malgré la tristesse ambiante de votre texte, je suis content pour vous
de vous voir nous proposer une si belle poésie.

   Alfin   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cher Papipoete,
Merci pour ce beau témoignage, Trop nombreux sont ceux qui vivent votre poème non pas comme un agréable moment de lecture, mais comme un combat quotidien, bataille perdue dans les larmes ou sursis dont on ne sort que par touches.
Merci de mettre des mots de tendresse pour souligner le beau sourire de votre tendre amie.

   Robot   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'émotion que suggère sans pathos un récit émouvant grâce aux images et métaphores. Le narrateur ne cherche pas à faire pleurer, il nous expose simplement un vécu douloureux mais d'où la joie n'est pas exclue.

Parmi mes vers préférés:
"Ô toi ma tendre Amie, inoffensive otage
Seul le Ciel t’accueillant pourrait t'ouvrir la cage !

Un soir le Glas sonna ton céleste voyage."

Même si l'espoir de guérison n'est pas au rendez-vous, il y a dans ce poème des notes positives et réconfortantes malgré l'issue.

   Vincente   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'exergue place le lecteur dans le contexte du vécu, avec sa vérité crue et sa difficulté propre, ne pas faire dans la facile dramaturgie. Le titre si convenu étant aussi dans ce double tranchant, l'écriture aura fort affaire pour éviter ce double-double écueil. Elle s'en sort très bien en entrant dans son propos avec ce qui sera la grande réussite du poème : l'atmosphère légère, pleine de vie, presque insoucieuse de la dure situation physique. Si le cadre ne se fait pas oublier un instant, l'esprit de l'ami et de la plume du narrateur sont dans un registre volontaire de prendre leurs destins en main. L'amie déterminée à "profiter", on pourrait dire transcender la simplicité de son quotidien et de ses rencontres, la main du poète à être son fidèle ami et transcripteur.

J'aime beaucoup le ton ami, respectueux par sa belle écriture, dont le geste généreux formule des mots éternels afin de lutter contre l'oubli ; la forme en decrescendo des strophes comme en parallèle aux jours qui se rétrécissent alors vient très à propos apporter son irrépressibilité à l'évolution terrible de la scène.
Et j'ai trouvé à la fois très adroit, pudique, attentionné, plein de délicatesse, cet avant-dernier vers :

" Je vis tes yeux en paix face aux miens évoquer…"

   sympa   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Papipoete,

C'est un bel hommage émouvant à votre amie disparue dans de cruelles conditions.

Malgré les souffrances, elle a fait preuve de beaucoup de courage, et son sourire éclairait son visage.


"Seul le Ciel t’accueillant pourrait t'ouvrir la cage !" et la libérer de ses souffrances.

Une belle leçon de courage.
Un beau témoignage d'amitié.

   PIZZICATO   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le souvenir émouvant de cette " tendre Amie " volée par la maladie est exprimé sans pathos ni larmoiement, mais avec sensibilité.

" Seul le Ciel t’accueillant pourrait t'ouvrir la cage "

" Tu riais d’une blague au point de suffoquer ;
Lors, ton respirateur redoublait l’assistance. " où l'humour et le drame se confondent.

Bel écrit.

   Pouet   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

je ne m'attarderais aucunement sur la technique, n'en n'ayant pas la faculté. De plus, à mon sens, elle est ici bien accessoire...

Je m'attarderais simplement sur l'émotion. Et j'avoue que je m'y attarde encore.

Ici, le "prosaïque" côtoie l'impalpable d'émouvante manière.

Très "personnalisé" et sans mièvrerie, ce texte aux "mots simples" et sans chichi ne m'a pas laissé indifférent.

D'une très grande justesse.


Bravo.

   apierre   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour papioète,
Le ton de ce poème est remarquablement juste.Vous avez su trouver les mots et les expressions pour décrire ces instants de grâce dans les situations si douloureuses de la vie . Merci et bravo !

   Provencao   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
" Toujours, ce beau sourire éclairait ton visage
Malgré l’âpre torture infligée à ton corps.
Ô toi ma tendre Amie, inoffensive otage
Tu combattais le mal ce pourvoyeur de mort.
Seul le Ciel t’accueillant pourrait t'ouvrir la cage !"


Quels sublimes vers et quel beau titre que celui-ci: "Je t'aimais"

J'ai beaucoup aimé votre délicatesse et votre finesse en nous offrant cette poésie inconditionnellement liée à rendre le positif et le palpable avec cette lumière presque invisible dans les ténèbres menaçantes... au confins des berges de l'éternité...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Lebarde   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Papipoète

Bien au delà de la compassion légitime que suscite un tel sujet, vous avez écrit, je dirais une fois encore, un poème d'une extrême sensibilité et pudeur, plein de tact et délicatesse dont la tristesse contenue exprime une légèreté proche d'un optimisme mesuré.

On retrouve bien dans ce texte, l'ami au grand coeur et à la belle âme que tous voudrait avoir, qui sait accepter (ou faire accepter) avec une philosophie enviable, toutes les choses de la vie, les meilleures à ne pas laisser passer et les autres à subir avec résignation.

Il manque presque rien pour faire de ce poème magnifique une "gérardine" classique et je m'étonne qu'avec son talent le poète que vous êtes, y ait renoncé!!

Merci encore papipoète pour cette superbe écriture et le plaisir que j'ai pris à la lire.

Lebarde

   leni   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
c'est triste mais cette tristesse est contenue

Toujours, ce beau sourire éclairait ton visage
Malgré l’âpre torture infligée à ton corps.
l'espoir restait présent

Tu jubilais, fiévreuse « enfin, hourra je sors ! »

Un soir le Glas sonna ton céleste voyage.
c'est court et c'est touchant

merci ami pour ces mots simples amitiés leni

   BlaseSaintLuc   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très bel hommage, au pied du lit final, le paradis blanc, ce n'est pas l’hôpital !

Sourire une dernière fois, au pré de l'être aimé, rend beau le visage pour toujours et à jamais, l’adieu est dit, par en paix mon amie.

Délivrance du mal, au ciel de coton, ouvre le dernier bal, pour ce très bel hommage.

PS : le commentaire ne pouvait faire autrement pour sanctifier l'auteur.
que finir comme il a commencé, parabole empruntée pour ce vibrant hommage .

   STEPHANIE90   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Papipoete,

une magnifique poésie qui touche au cœur. Une touche de néo classique "obligatoire" pour une poésie classique de part son contenu, son contenant et son écriture.
Vraiment un bel hommage à cette amie et à son beau sourire. Tous vos vers sont beaux et grâce à vous ce beau sourire jamais ne mourra.

Merci pour le partage,
Stéphanie

   Eclaircie   
3/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Papipoète, je viens mettre mon couac dans les éloges.
Je trouve que ce poème joue trop sur la sensibilité, sensiblerie du lecteur et l'empêche de prendre le recul que je trouve nécessaire pour apprécier un texte.

Le vocabulaire ne me semble pas particulièrement remarquable :
"blague, glousser, tiquer"
Le vers
"Je vis tes yeux en paix face aux miens évoquer…" me semble incomplet.
Le premier quatrain en "fait trop" ainsi, "l'âpre torture" "inoffensive otage" (là on verrait mieux innocente) "le mal ... pourvoyeur de mort", "le Ciel".

Même si la situation est tout à fait gravissime, je le sais si bien, je trouve que le poème pourrait afficher plus de pudeur, et gagnerait ainsi en poésie sans susciter une adhésion surtout basée sur la pitié (c'est mon avis perso).

Concernant la rubrique et la forme du poème, je ne les connais pas suffisamment pour les évoquer.
Cordialement,
Éclaircie

   emilia   
3/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un hommage tendre et sincère adressé à une amie trop tôt disparue, mais dont l’âme angélique a su garder le sourire malgré le dur combat contre la maladie et la mort en forçant le respect et l’admiration ; merci à vous pour ce souvenir émouvant…

   Donaldo75   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour papipoete,

A la lecture de l’incipit, le lecteur comprend la compassion qui se dégage de ce poème joliment composé. Je ne connais pas ta voix mais je l’imagine quand même bien en train de déclamer ces vers, avec douceur, lentement, dans une tonalité aux teintes mauves. Je ne vais pas démarrer un commentaire composé, une lecture analytique de ce texte, en souligner les points de prosodie, en interpréter chaque mot, en éclairer le contenu à coups d’étymologie. Je laisse ce travail d’archéologie à ceux qui savent. Pour ma part, la poésie n’est pas qu’une affaire de technique, surtout en forme classique, car elle vise le cœur du lecteur et non uniquement son cerveau ou ses neurones analytiques. C’est d’autant plus vrai que la phrase posée en exergue met en place le décor, influence la lecture et la rend d’autant plus exigeante que la promesse est placée. Tu l’as tenue.

Bravo

Donaldo

   Cristale   
6/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Il est des poèmes comme celui-ci qui me laissent coïte tant je me sens ridicule avec mes pauvres mots.

Je ne vois ni lignes, ni traits dessinant des lettres qui s'enchaîneraient pour former un tableau parfait, je n'ai pas envie non plus de décortiquer la matière dont est faite la trame.

Je ne vois qu'une seule image dont le cadre est un coeur "gros comme ça"...et l'on sait maintenant Qui illumine la toile de Son si joli sourire.

Si vous me le permettez Papipoète, je vous offre en partage cette chanson :

https://www.youtube.com/watch?v=vUruQhtH0Os


Cristale

   poldutor   
7/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Papipoete
Magnifique hymne à l'amour, à celle que la maladie torture et qui ne perd pas le sourire :
"toujours ce beau sourire éclairait ton visage" : magnifique.
Tout est dans le titre : "je t'aimais" c'est déchirant.
La vie peut être cruelle aux êtres qui s'aiment.
Merci papipoete pour ce moment de tendresse triste.
Cordialement.
poldutor


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