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Poésie libre
natile : Si peu de mots
 Publié le 01/12/19  -  19 commentaires  -  714 caractères  -  221 lectures    Autres textes du même auteur

Quand rien n'atteint le cœur refroidi de l'autre.


Si peu de mots



Des petites touches
Comme des couleurs
Soufflées sur une toile
C'est ainsi que j'accède
Sans décor
À la ligne de ton cœur.

Des petites notes
Comme des virgules
Suspendues sur la gamme
C'est encore que j'hésite
Sans musique
Au bord de ta vie.

Des petits pas
Comme des menuets
Dansés sur la piste
C'est souvent que j'attends
Sans cadence
À la porte de ta chambre.

Des petits airs
Comme des sons
Chantés à ton oreille
C'est toujours que je murmure
Sans raison
À l'instant de ton réveil.

Ce petit bout d'artiste
Abîmé à tes pieds
Te salue pour aimer.


 
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   VictorO   
14/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Avec "si peu de mots", "ce petit bout d'artiste" tente en vain de transmettre ses sentiments amoureux à l'autre. Cela est fait furtivement, avec humilité. L'écriture jongle avec la vie. Et même si cet amour échoue, "ce petit bout d'artiste" a transmis ses sentiments avec son inspiration (peinture, musique, danse, chant poétique) et en ce sens, il a bien raison.

   Corto   
14/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est une prudente et timide délicatesse qui s'exprime ici.
Tout semble retenu, offert, esquissé, surtout ne pas brusquer.

L'espoir est au bout du chemin, mais seulement l'espoir dont on ne saura rien d'autre.

Les expressions sont particulièrement recherchées "Comme des couleurs Soufflées sur une toile"; "Comme des virgules Suspendues sur la gamme"; "Comme des sons Chantés à ton oreille". C'est ici un travail d'orfèvre qui mérite d'être applaudi.

Bravo à l'auteur.

   grandin   
18/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Charmante déclaration. Tendre et délicat, ce texte serait un gâchis si celle à qui il est destiné restait sourde. Le "sans" à chacune des strophes veut-il insinuer que la belle reste insensible ? Trop douce pour être celle d'un homme, cette plume parvient à faire entendre ce cri d'amour. (si l'auteure s’avère être un auteur, je vais paraître fin, moi...)
Le romantique que je ne suis pas a adoré ce texte.

   Gouelan   
20/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un petit bout d'artiste funambule sur la portée du cœur, à la limite du visible et de l'audible. La peur de ne pas être reconnu, d'être rejeté. Il tâtonne, respire à peine.

Dommage pour les "C'est... que". Ils écorchent un peu la douceur des autres vers.
La dernière strophe me semble plus faible.

Cependant la mélodie dans son ensemble reste légère et agréable. Les petites touches, le souffle, les virgules, les petits pas et ce "petit bout d'artiste" conclue ce poème avec délice.

   Michel64   
21/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je t'aime, je t'aime pas ? presque ?
J'ai bien aimé ce poème à petites touches, rendu vivant par la brièveté de ses vers.

"Des petits pas
Comme des menuets
Dansés sur la piste"

J'aurais bien inversé ces mots :
Des petits sons
Comme des airs

De même j'aurais aimé une meilleure trouvaille ou une autre forme pour le dernier vers, la chute.

Malgré ces petits bémols, j'ai beaucoup aimé.

Michel64 (en EL)

   Lebarde   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Il ou elle, (je dirais plutôt elle ) a moins que ce ne soit un enfant, est là et attend gentiment, doucement, offre son amour d’adulte patient, ou enfantin. Il (elle) se tient prêt (e), timidement, disponible, gratte à la porte.

Le ton est subtil, les mots délicatement choisis, le rythme doux, la poésie ne peut que toucher le (la) destinataire et à coup sûr le lecteur.

Bravo pour l'écriture, j’ai bien aimé.

Lebarde sous le charme

   Castelmore   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Léger, délicat.
Des mots susurrés pour éveiller les sens de l’aimé et lui dire « je suis là pour toi »
L’enchaînement de paragraphes non ponctués laisse le lecteur choisir sa propre respiration pour dire cette « déclaration » réussie.

   Alfin   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
effectivement tout en douceur, mais résolu à atteindre le tendre.
Merci Natile pour une touche de tendresse, mais qui est le petit bout d'artiste abîmé à ses pieds ? la narratrice ou un enfant qu'elle présente à l'autre protagoniste ?

Quelle information apporte la présentation ? l'autre ne sait-il pas aimer ? est-il mort ?

Quoi qu'il en soit merci pour le partage !

   BlaseSaintLuc   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
c'est si doux, c'est mots tendres pour dire "je t'aime", c'est si difficile de dire cela de nos jours, un dessin, une toile, des couleurs et un cœur , peut être la passion surement l'émotion !
une musique aussi, les arts sont à l'honneur et voici une danse qui s'avance d'un pas muet .
le murmure de l'artiste abimé qui s'abime à vos pieds .

merci

   PIZZICATO   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une approche discrète pour tenter de reconquérir (?) l'être aimé ; par " petites touches " " petites notes " " petits pas ".

" C'est ainsi que j'accède
Sans décor
À la ligne de ton cœur." j'aime beaucoup cette image , très expressive.

Une poésie tout en délicatesse.

   jfmoods   
1/12/2019
Ce poème libre est composé de 4 sizains et d'un tercet à vers de 3 à 7 syllabes. Les vers des 4 premières strophes fonctionnent en écho. La cinquième strophe, abandonnant ce schéma, ferme inéluctablement la perspective.

I) L'approche particulière de l'Aimée / l'Aimé

1) Une attitude prudente

La répétition de l'adjectif qualificatif ("Des petites touches", "Des petites notes", "Des petits pas", "Des petits airs", "Ce petit bout d'artiste") met en avant les précautions particulières adoptées par la locutrice / le locuteur dans sa relation à l'être aimé.

2) La délicatesse d'une démarche

La douceur est privilégiée ("Comme des couleurs / Soufflées sur une toile", "Comme des virgules / Suspendues sur la gamme", "Comme des menuets / Dansés sur la piste", "Comme des sons / Chantés à ton oreille", "Te salue pour aimer").

II) Un horizon d'attente introuvable

1) Une tâche difficile

Le jeu des présentatifs, des adverbes et des marqueurs temporels illustre la complexité de la relation à l'Autre ("C'est ainsi que j'accède", "C'est encore que j'hésite", "C'est souvent que j'attends", "C'est toujours que je murmure").

2) L'absence douloureuse de réponse

La privation obsède le poème ("Sans décor / À la ligne de ton coeur", "Sans musique / Au bord de ta vie", "Sans cadence / À la porte de ta chambre", "Sans raison / À l'instant de ton réveil", expression de la détresse : "Abîmé à tes pieds").

Merci pour ce partage !

   Davide   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour natile,

Il y a cette tentative, toute joyeuse et toute innocente, de chercher un signe d'amour, une attention de l'autre, qui ne vient pas. Comme le tutoiement familiarise la relation jusque dans l'intimité d'une chambre ("ta chambre"), le petit bout d'artiste narrateur, "abîmé", semble être l'enfant de l'être aimé auquel il s'adresse.

Son imaginaire créatif devient un exutoire où rencontrer son parent, trop absent, et dont le "cœur" est éteint. La peinture pour le dessiner, lui et son cœur sans couleurs, la musique et la danse pour l'interpeller, pour l'arracher à sa torpeur, mais en vain. Il manque la musique et le menuet se danse à deux...
Cela dit, je ne comprends pas le sens du mot "refroidi" dans l'exergue, qui m'évoque davantage une colère en dissipation progressive qu'une phase dépressive, par exemple.

J'ai bien aimé ces strophes en échos, pareillement structurées, avec le marque de l'absence ("Sans") qui résonne douloureusement à chaque fois, et ce vers final, comme un mur infranchissable invisible qui isole et forclôt (bannit) toute communication et toute marque d'affection.

Toutefois, deux petits passages ont gêné ma lecture :
- Si la première strophe est d'une touchante limpidité, je ne comprends pas les "virgules" de la deuxième strophe. Contrairement au point de suspension, la virgule n'est pas une marque de "suspension". Seule sa graphie en forme de crochet peut en justifier l'emploi, mais je le trouve exagéré.
- Je relève une inversion de sens dans la quatrième strophe : "Des petits airs / Comme des sons" au lieu de : "Des petits sons / Comme des airs". Et le "Sans raison" qui s'ensuit m'apparaît comme une erreur de sens, puisque la raison, l'enfant la connaît, et l'avoue dans le tercet final : "Te salue pour aimer".

Un joli poème dont on aimerait en savoir un peu plus...

   papipoete   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir natile
le héros serait-il flanqué d'une punition du genre " tu pourras revenir, quand je l'aurai décidé ; en attendant, je ne veux rien entendre ! "
Alors le mari, l'amant, marche sur des oeufs pour espérer recouvrer les faveurs de sa douce... Il accomplit le moindre geste, le moindre pas comme un rat de l'opéra sans pointes... Ce coeur de l'autre côté de la porte, va-t-il enfin se réchauffer et s'ouvrir à nouveau à son soupirant ? En tous cas, le " puni " fait touts son possible ; il mérite vraiment de voir les draps, les bras s'ouvrir pour lui !
NB " j'invente " un peu mon scénario, car le vôtre semble moins cruel que le mien puisque " pauvre chéri " murmure à l'oreille de l'amazone... Je vois plutôt ce personnage qui rêve qu'à nouveau, la paix conjugale se signe en câlins ; ainsi va la vie sous un toit...ce n'est que mon avis à moi...
mais quand on attend à la porte de la chambre de sa moitié, je pense qu'il y a comme un grain de sable dans " on s'aimera toute la vie quoiqu'il arrive... " un tout petit grain de sable...
Mais cela n'enlève en rien au charme de ce petit poème, où le petit rat fait " des pas comme ceux d'un menuet "...
à moins que je sois complétement à côté de la plaque, et que celui qui gratte à la porte soit l'enfant qui dit " dis maman, dis papa, je peux venir maintenant ? "
Il peut s'en couler des interprétations...

   Eclaircie   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour natile,

Le poème mérite à mon avis un bien meilleur titre.
En effets, lorsque je lis "mots" en titre, je n'ai pas souvent envie de découvrir le texte.
Alors, ici, j'ai passé cet écueil et ne suis pas déçue de cette lecture.

Un poème intimiste ou le "je" présent n'est cependant pas prépondérant, il laisse la place à cet autre à qui est destiné le texte.

La construction régulière d'un paragraphe à l'autre est agréable par les images que chacun recèle.
J'ai aimé la progression, le zoom sur le décor, puis la musique, ensuite la cadence, et enfin la raison.
Les trois derniers vers finalisent bien le poème.

Un petit bémol : les phrases "c'est - encore-souvent-toujours ainsi que..." sont moins dans le ton du texte, les "que" viennent un peu alourdir l'ensemble. La progression est cependant là aussi intéressante. la moins appréciée est "c'est toujours que je murmure".

Globalement, j'ai apprécié ma lecture,
Merci du partage,
Éclaircie
Surtout dans la dernière

   Provencao   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Des petits airs
Comme des sons
Chantés à ton oreille
C'est toujours que je murmure
Sans raison
À l'instant de ton réveil."


J'ai beaucoup aimé ces vers où vous demontrez fort bien ce que la poésie
a à nous transmettre relevant presque de la magie, du mystère...

"Ces petites notes, sans musique, ces petits airs sans raison, ses petits pas sans cadence " ces si peu de mots nous invitent â la profonde et nécessaire réalité des mots.

J 'ai aimé cet encroisement de ces mots amis ou non, eclaireurs et parfois indesirables. Tisser "si peu de mots" à partir de "sans decor", "de sons" et de "petites touches"....pour aimer. Merci.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   hersen   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce "petit bout d'artiste" est tout en humilité devant un amour qu'il voudrait conquérir.
Mais rien, pas un mot sur celui à qui sont destinés ces vers.
Le petit bout d'artiste semble se recroqueviller sur l'indifférence éprouvée.
C'est un joli poème, mais avec ce quelque chose de désespérant qui nous prend là quand on arrive en fin de lecture. c'est d'une grande tristesse, et l'impuissance est fort bien exprimée.

La dernière strophe, plus courte (car qu'y aurait-il de plus à dire, sans doute) est un crève-coeur amplifié par cette appellation jolie comme tout : Ce petit bout d'artiste.

   apierre   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème mignon comme tout !Des mots simples et délicats pour cette déclaration d'amour.Le rythme est léger ,agréable et les fêlures du petit artiste sont subtilement évoquées. Bravo !

   gujot   
3/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La retenue de ce poème exprime une bienheureuse délicatesse dans une relation. Tout semble respectueux, humble devant l'être aimé à apprivoiser. Ainsi, le texte rend bien la joie et les incertitudes du couple, avec une volonté de ne rien brusquer dans cet amour qui semble naissant ou qui en garde, à tout le moins, le degré d'attention et d'ouverture à l'autre que toute relation nécessite. C'est apaisant, comme lecture.

   Louis   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Plusieurs formes artistiques sont mises à contribution pour dire un amour. Toutes se heurtent à un échec.

Dans la première strophe, le locuteur tente d’accéder au cœur de la personne aimée, en artiste peintre. Par petites touches impressionnistes. Métaphoriques, bien sûr.
Il tente une approche à petits pas de couleur, petites touches colorées qui, picturales, n’ont pas de contours précis, pas de formes bien dessinées, et se heurtent à : « la ligne de ton cœur »
Un cœur rigide, bien délimité par une ligne-frontière, circonscrit par un trait bien net de forme classique, se trouve hors d’atteinte d’une marée de couleurs discontinues, en taches impressionnistes, brouillonnes ; en esquisses.
Le flot de couleurs se brise sur la « ligne » comme sur une digue solide, qui matérialise une difficulté d’accès, traçant par ses contours un espace impénétrable.
Deux styles picturaux se heurtent, sans se compléter.
Une insuffisance est pointée : le manque d’un « décor ».
Les « touches » indiquent aussi un contact, un toucher, or manque un « décor » qu’on ne peut éviter d’entendre : ‘’un des corps’’. Il manque donc, dans cette approche picturale, le contact corporel, des caresses par exemple. L’artiste ne manque pas de tact, mais de contact, et les touches colorées ne touchent ni le corps ni le cœur.
« Sans décor » : cette absence indique aussi un ensemble non figuratif, sans dessin ; et sans dessein précis, sans stratégie organisée, sans « ligne » de conduite méthodique.
La couleur est ici juste un ton, une teinte donnée à la vie, aux comportements, à la diversité des conduites d’approche.

Dans la deuxième strophe, c’est en musicien, que se fait l’abord d’un « cœur »
Avec juste des « notes », comme des « virgules », croches et accroches, mais « sans musique » sans lien entre les notes, pas plus qu’entre les touches de couleur dans la tentative picturale.
Par l’absence de composition, il manque, cette fois, une harmonie, une texture sonore ; fait défaut l’agencement des notes.
Une tonalité de nouveau est donnée aux gestes et conduites, mais c’est encore un échec subi, qui laisse « au bord » d’une vie

Par une chorégraphie de « petits pas », un troisième art est exercé.
Il invite à une danse, comme le « menuet », et se réalise comme une valse-hésitation solitaire devant une porte qui reste close.
Mais cette pratique dansante, toute en légèreté, souffre aussi d’une insuffisance : elle manque de « cadence », elle manque de rythme et de mesure, elle manque d’une véritable chorégraphie.

Le chant, dans la quatrième strophe, est le dernier art pratiqué.
Il se ramène à des « petits airs » semblables à des « sons », et non à des chansons. Ces « airs » sont tronqués de leurs « chants », et fredonnés, « murmurés », « sans raison/, à l’instant de ton éveil »

Tous les arts exercés s’avèrent vains, et ne réussissent pas à franchir la « ligne », la « porte » ou le « bord » de la vie de l’autre aimé.
L’amant, modestement, semble attribuer la responsabilité de ses échecs, non à la froideur inflexible de la personne aimée, mais à la pratique défaillante des arts auxquels il a recours.
Ainsi, il se qualifie de « petit bout d’artiste ». Il ne manque pas d’amour, mais considère son art d’aimer défaillant, maladroit, brouillon. Quelque chose manque à cet art, qui ne réussit pas à émouvoir un cœur, dont on ne conçoit pas qu’il puisse rester si insensible à l’amour qui lui est manifesté.

Manquerait-il « les mots » qui savent dire toute l’étendue d’un amour ? Les arts pratiqués, peinture, musique, danse, chant (sans les mots) le sont-ils faute d’un art de la parole ? C’est ce que semble indiquer le titre : « Si peu de mots ». Mais celui-ci ne se réfère-t-il pas plutôt aux mots manquants d’une réponse attendue, mais qui ne vient pas, de l’autre tant aimé ?

On ne sait pas, mais le poème, quoiqu’il en soit, constitue une nouvelle tentative, assez réussie, pour émouvoir un cœur aimé, dans l’art d’écrire cette fois, dans l’art poétique. Peut-être sera-t-il efficace ?

Merci Natile pour ce beau poème.


Oniris Copyright © 2007-2019