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Poésie néo-classique
papipoete : Pauvre couleuvre
 Publié le 11/05/17  -  18 commentaires  -  906 caractères  -  212 lectures    Autres textes du même auteur

Bien que l'utilité du moustique m'échappe, j'aime prendre fait et cause pour les animaux mal-aimés, comme le corbeau nettoyeur de nos routes, et le serpent (bien qu'ayant été mordu enfant)…


Pauvre couleuvre



Une buse rousse l'entraîne
Entre ses serres vers les cieux
De l'autre côté de la plaine
Loin des terres de ses aïeux.

Hargneuse, une corneille attaque.
Le ravisseur lâche l'étau,
Abandonnant alors sa traque.
Élaphe échoue en plein coteau.

Le corps ensanglanté d'entailles
Elle avance au rêche sentier
Sur ses pitoyables écailles
À la recherche d'un terrier.

L'escadre de corbeaux tournoie,
Lance ses Stukas en piqué
En direction de cette proie
Qui lutte et ne veut abdiquer.

Devant elle, ce trait d'asphalte
Qu'elle traverse au sol brûlant
Sans s'accorder la moindre halte.
L'auto surgit moteur hurlant…


29 07 2016



Élaphe est une sorte de couleuvre
Les Stukas étaient les avions de chasse allemands lors de la Seconde Guerre mondiale


 
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   troupi   
27/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Mauvaise journée pour notre couleuvre au demeurant bien inoffensive et bien utile.
Entre la buse, les corneilles et l'auto elle n'avait vraiment aucune chance d’échapper à son triste sort.

L'histoire est d'une écriture maitrisée ce qui la rend intéressante mais pas d'une folle poésie et par ailleurs "élaphe et stukas" n'apportent rien et vous auriez pu faire l'économie des explications de fin de page.

J'apprécie votre proposition car je suis de votre avis, ces mal-aimés qui méritent leur place sont souvent dignes d’intérêt pour peu qu'on ait la curiosité de leur accorder quelques instants.

   Queribus   
4/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un petit hommage et un charmant poème sans prétention pour nos amis animaux qui n'ont pas toujours la vie belle entre leurs divers prédateurs; on pourra se consoler en se disant que notre couleuvre venait peut-être d'avaler une grenouille ou un lézard. Rien à dire sur la forme quasi parfaite: pas de fautes de prosodie, alternance des rimes masculines et féminines. Desnos aurait pu écrire ce poème. Bravo et merci en tout cas. À quand un nouveau texte sur les animaux?

Bien à vous.

   Ioledane   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est bien raconté ma foi, on a de la peine pour cette couleuvre qui se donne tant de mal pour échapper à ses prédateurs, et pour finir échoue sous les roues d'une voiture ... ou pas ? (après tout, la fin est laissée à la libre imagination du lecteur).

J'ai bien aimé les "Stukas en piqué", qui apportent une dimension un peu plus imagée par rapport au reste, plus descriptif.

   Vincendix   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoete,
Je suis d’accord avec toi, pourquoi certains animaux sont détestés et d’autres aimés ?
Bon, c’est vrai qu’entre le moustique (femelle) et la coccinelle, j’ai fait mon choix !
Pauvre couleuvre qui échappe à de multiples dangers et qui se fait écrabouiller par un automobiliste, c’est le destin de tout être vivant.
Le stuka était plutôt un bombardier en « piqué » qu’un chasseur, il me semble, mais qu’importe, il semait la mort et en particulier sur les routes de l’exode.
Des quatrains fluides et parfaitement clairs, agréables à la lecture
Vincent

   leni   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Oui pauvre couleuvre Trois prédateurs! c'est dur d'y échapper
C'est une partie très inégale C'est bien raconté et original

L'escadre de corbeaux tournoie,
Lance ses Stukas en piqué
En direction de cette proie
Qui lutte et ne veut abdiquer.

cela éveille des souvenirs!
Joli moment de détente Mon salut cordial Leni

   Michel64   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour papipoete,

Un texte naturaliste plutôt plaisant à lire, même s'il manque un peu de poésie à mon avis.
La nature doit nourrir les couleuvres ...et les corneilles.
Attention à ne pas confondre corneilles et corbeaux (sauf si dans votre texte, il s'agit bien de deux populations différentes).

Merci pour ce partage et au plaisir.

Michel

   Alexandre   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut papi... Un bestiaire bien écrit où la pauvre couleuvre va subir, en passant de Charybde en Scylla, la dure loi de la Nature avant de finir injustement, victime du progrès... humain !
Pour info le terme "stuka" englobait tous les avions bombardant en piqué... mais ce n'est qu'un détail qui n'enlève rien au plaisir que j'ai pris à lire ce poème.

Merci pour m'avoir fait découvrir l'"élaphe" et bonne continuation.

   PIZZICATO   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La nature est ainsi faite. Chaque être vivant a son prédateur ; c'est la loi de....l'estomac.
Ici, il y a en plus la malchance pour cette pauvre couleuvre " cette proie
Qui lutte et ne veut abdiquer."
Mais il y a aussi " l'auto " au " moteur hurlant "...

Merci de vous être penché sur le sort d'une " pauvre couleuvre "

   LeopoldPartisan   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
j'aime beaucoup ce petit côté symphonie pastorale orchestrée par mère nature. C'est à la fois très sépia sans être passéiste et finalement moderne dans le traitement sans compromission. Quel beau style maitrisé, d'un sage maitre onirien dont j'apprécie toujours la morale des textes qui allie force et souplesse d'esprit.

J'ajouterai pour expliquer l'analogie qui me vient à l'esprit que ce texte aurait pu servir de scénario à l'un de nos maîtres belges de la bande dessiné disparu trop tôt : Didier Comes

http://culturebox.francetvinfo.fr/sites/default/files/styles/asset_in_body_full_width/public/assets/images/2013/03/silence.jpg?itok=Pn3Vn3pg

Merci

   Zorino   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Papipoete,
Voilà le genre de poésie que j'adore ! Où je comprends tout dès la première lecture et qui traite d'un environnement qui m'est cher.
Cette pauvre couleuvre, née sous une mauvaise étoile, n'aura malheureusement pas fait long feu dans ce bas monde mais aura eu au moins le privilège d’être immortalisée par votre plume trempée dans du miel.
Merci pour ce beau partage

   Absolue   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime la poésie qui raconte une histoire...
La fin est bien tournée, un peu dans le style du Haïku mais plus long. Le trait d'asphalte me parle. J'ai l'image alors d'un mélange de gris, de jaune-blanc et... d'une tache verte (pauvre couleuvre)

   plumette   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
la pauvre couleuvre a perdu la vie mais a gagné un hommage en vers, ce qui n'est pas rien.
ce poème est très visuel, je vois la buse dans le ciel, la corneille qui attaque, la chute de la couleuvre , les corbeaux qui tournoient et la malheureuse écrasée sur l'asphalte.

poème naturaliste, petite fable moderne. Inutile de vouloir échapper à son destin, le monde est cruel.

j'ai passé un bon moment!

Plumette

   Marite   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien agréable cette lecture. Avec un minimum de mots, simples et bien choisis la scène se dessine immédiatement devant nos yeux, la buse, la corneille, les corbeaux et la pauvre couleuvre bien sûr. La troisième strophe a éveillé en moi une réelle compassion pour ses souffrances évidentes et le souhait qu'elle puisse se sortir de cette cruelle mésaventure. Hélas, c'était sans compter avec la voiture surgissant sur la route. Son heure était irrémédiablement arrivée.
Et merci Papipoète pour l'élaphe et les stukas que je ne connaissais pas ...

   Ludi   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Papipoète,

Je ne trouve pas vraiment mon compte dans ce texte un peu plan-plan, qui ne semble avoir été écrit que pour le dernier vers. Racontées à la manière d’une fable, les péripéties ont du mal à crapahuter vers les reliefs. On reste au niveau d’une description trop terre-à-terre, malgré la tentative de rapt céleste du charognard. On attend, on attend un décollage à tout momenýt, qui ne viendra jamais.
Un poème qui pourrait s'adresser à des écoliers. Pour leur apprendre que l’homme est un Deus ex machina qui fout le bordel partout.

Ludi
machiniste grec

   jfmoods   
11/5/2017
Ce poème est composé de cinq quatrains en octosyllabes, à rimes croisées, suffisantes et riches, alternativement féminines et masculines.

Le personnage central de cette petite fable, présenté - sans doute de manière un peu trop explicite - dès le titre, n'apparaît ensuite qu'au vers 7, encore est-ce sous la forme d'une périphrase mystérieuse pour les non-initiés ("Élaphe"). Le poète a ainsi souhaité mettre d'abord l'accent sur les prédateurs ("buse", "corneille") avant de se pencher véritablement sur la victime et sur son sort trop prévisible (métonymies : "Le corps ensanglanté d'entailles", "ses pitoyables écailles", pronom personnel : "elle" x 3, démonstratif : "cette proie"). Au fil du texte, la charge de l'attaque s'amplifie, d'abord par le nombre (métaphores militaires : "L'escadre de corbeaux", "ses Stukas en piqué"), puis par une puissance de destruction qui n'a plus rien à voir avec l'assouvissement d'une faim ("L'auto"). Les points de suspension ne laissent guère planer de doute sur l'issue fatale de cette histoire.

Merci pour ce partage !

   Bidis   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'adore les histoires racontées en vers, surtout quand c'est de la poésie de qualité. Il y a même ici un certain suspense. Et la chute est aussi brutale qu'inattendue.

   Proseuse   
17/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Papipoète,

Les aléas de la vie sont partout décidément !
le poème se lit bien et l' histoire de la couleuvre, toute cruelle qu' elle soit est bien amenée
ceci dit, il me manque dans votre texte comme un p'tit quelque chose un p'tit, je ne sais quoi .. qui fasse vibrer le coeur , je sais, le thème ne se prête pas à la fantaisie , pourtant, pourtant, j' aurais aimé, je crois, sortir du "descriptif" que le narrateur soit un peu plus présent dans le texte ( ressenti personnel bien sûr!) en revanche, l' écriture n' est pas en cause, le poème est très bien construit !
Merci beaucoup pour ce partage Papipoète
et à bientôt de vous relire

   AUDEVAL   
19/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
La nature est une immense source d'inspiration. Elle est aussi d'une grande cruauté que vous avez réussi à montrer de manière poétique. Vous avez réservé à l'homme son rôle de prédateur suprême. A tout seigneur... Votre poème se lit facilement et les images viennent aisément.

Merci pour ce partage.


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