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Poésie néo-classique
papipoete : Sage disciple
 Publié le 17/11/16  -  10 commentaires  -  974 caractères  -  274 lectures    Autres textes du même auteur

Dans le cadre du "printemps des poètes", une évocation de l'Afrique…


Sage disciple



Au cours des prémices du monde,
L'homme au minuscule cerveau
Habitait la forêt profonde
D'Afrique, tout près d'un javeau.*

Il laissa l'endroit aux primates ;
Clans de sauvages animaux,
Se transformant en diplomates,
En dignes combattants des maux.

Bonobo le noir pacifiste,
De Bob Dylan lointain cousin,
En la matière est un artiste
Avec les siens ou le voisin.

Il fait l'amour à sa femelle,
À sa maîtresse en même temps,
Aussi parfois à sa jumelle
Mais jamais d'inceste pourtant.

D'un coït, il tait la colère,
Apaise un immense chagrin ;
L'abstinence ne convient guère
À ce solide boute-en-train !

Que modeste est son encéphale !
Que noble est sa leçon de paix !
L'Afrique noire est triomphale !
« Et si cet élan nous happait ? »


18 06 2016


* Le javeau est un îlot au milieu d'un fleuve.


 
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   Ora   
28/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Plus qu'un hommage à l'Afrique noire, ce poème m'apparait comme un hommage au monde animal et plus spécifiquement aux Bonobo qui semblent vivre paisiblement malgré leur petit encéphale comparé à celui des humains.
A la 3ème strophe, je n'ai pas saisi le lien avec Dylan ni "en la matière" de quoi il s'agit.
La dernière strophe aussi me questionne, est-ce par la façon de vivre pacifique des bonobo ou par leur libertinage que voudriez voir l'humanité happée?
Et enfin, j'ai été dérangée par une possible confusion entre l'homme et le singe. Il m'a fallu vous relire plusieurs fois pour dissiper toute ambiguité en la matière.
Tout ceci mis bout à bout, j'accroche moyennement avec votre poème alors que certains passages me semblent réussis, surtout au début:
"Au cours des prémices du monde,
L'homme au minuscule cerveau
Habitait la forêt profonde
D'Afrique, tout près d'un javeau"

   MissNeko   
17/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Ah ce Bonobo! Quel coquin.
L Afrique devient un peu "hot" avec ce poeme. !
La leçon de cette histoire : faut il avoir un petit cerveau pour vivre en paix et être un epicurien ?
A méditer !!!

Merci pour ce partage

   Robot   
17/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Si l'homme descend du singe, et peut être du bonobo, ce poème semble dire qu'il n'en a pas gardé la sagesse pacifiste. Sauf peut être qu'il reste un peu de cette sagesse chez les artistes (C'est ainsi que je reçois la référence à Dylan le lointain cousin pacifiste du Bonobo)
Car cette sagesse bonobienne n'a pas grandi au rythme de l'évolution de l'homme et de son cerveau. L'histoire de l'humanité a été une longue suite de conflits... Mais peut-être est-ce en raison de ces conflits qu'il a du apprendre à résoudre que l'homme a évolué. Contrairement au sage Bonobo demeuré auprès de son javeau dans les arbres et les feuillages accueillants de la forêt africaine tandis que Lucy partait à la conquête du monde poussée par l'insatiable curiosité.

   Marite   
17/11/2016
Bonjour Papipoète !
Tout comme Ora, en lisant votre poème j'ai été "dérangée par une possible confusion entre l'homme et le singe ..." et en fait n'en suis pas revenue. Peut-être cela est-il dû au fait que j'ai vécu de très longues années au coeur de cette Afrique et pas dans une situation "d'expatriée".
Le titre surtout me perturbe : "Sage disciple" ... serait-ce que vous considériez le Bonobo comme la représentation de cette "sagesse africaine" qui est avant tout une "Sagesse Humaine"
et je ne vois pas du tout comment ce poème peut-être un "hommage à l'Afrique Noire"

   LenineBosquet   
17/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour !
Je ne suis vraiment pas convaincu par ce poème.
La première lecture m'a semblé floue, je pense que c'est du au recours aux rimes riches qui rend le travail laborieux (à mon humble avis).
Du coup, votre propos se dilue dans cette recherche esthétique, et c'est bien dommage.
A la deuxième lecture, pas de problème, on comprend ce dont il s'agit, mais pas sûr que j'adhère non plus...
Voilà, peut-être la prochaine fois !
Merci.

   leni   
18/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut PAPIPOETE
Tu m'as bien fait rire Ce qui m'a plu c'est la distorsion entre le fond et la forme Et l'humour

J'ai aimé ce quatrain

l laissa l'endroit aux primates ;
Clans de sauvages animaux,
Se transformant en diplomates,
En dignes combattants des maux.


Bonobo noir pacifiste MDR


ER ce message d'avenir MERCI

MON salut Amical Leni

   Vincendix   
18/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour papipoete
Si le bonobo calme sa colère en « honorant » les femelles, beaucoup d’homo sapiens devraient s’en inspirer. Faites l’amour et pas la guerre ! Mais je me demande si c’est efficace pour le primate que nous sommes ? Des militaires revenant de l’opération Sangaris en Centre-Afrique ont vu des horreurs, viols et crimes coordonnés !
Un texte qui, sous un aspect badin exprime une triste réalité.

   Pouet   
18/11/2016
Bjr,

J'avoue être un peu perturbé par une certaine confusion qu’entraîne la lecture de vos vers, celle de la corrélation possible entre l'Homme (noir en l'occurrence) et le singe...
Je pense toutefois bien sincèrement que ce n'était pas votre intention et que vous éclaircirez tout cela en forum.. J'ai sans doute l'esprit mal tourné. Mais que voulez-vous, un texte écrit ne nous appartient plus et on risque parfois de tomber sur un lecteur comme moi dont l'encéphale n'est guère plus développé que celui du bonobo... :)

Le vers: "L'Afrique noire est triomphale !", je ne le comprends pas bien. Si le bonobo vivait en Indonésie, vous auriez écrit: "L'Asie du sud-est est triomphale"? Je ne vois pas pourquoi un continent devrait s’enorgueillir d'une espèce vernaculaire.

Bon le fond, "faites l'amour mais pas la guerre" pourquoi pas mais j'avoue être assez mitigé et ne pas forcément adhérer à la manière dont l'auteur s'y prend pour faire passer son message.

Je vais m'abstenir d'évaluer.

Cordialement

Edit: en lisant les commentaires je m'aperçois que je ne suis pas le seul à avoir été un peu gêné par ce que j'explique, cela me rassure un peu quant au côté tordu de mon esprit. Cela tend par là-même à rendre mon commentaire totalement redondant et inutile, veuillez m'en excuser.

   Anonyme   
18/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir,

Bon, comment dire à un auteur qu'on apprécie que l'on a moins apprécié son dernier poème que les précédents... En le disant comme ça, je suppose...

J'aime bien les Bonobos et ce que vous décrivez est très juste, à savoir qu'ils apaisent les tensions par les relations sexuelles à toute heure du jour et de la nuit, avec presque tout le monde. J'avais vu ça il y a quelques années dans un documentaire de la chaîne de télévision Arte...

En ce qui concerne le javeau - un terme que je n'avais jamais entendu auparavant - je vous remercie d'avoir su enrichir mon vocabulaire qui est loin d'être exhaustif. De plus, ce mot me plait, donc il restera dans ma boîte crânienne d'homo sapiens sapiens.

On devrait peut-être faire comme ces Bonobos ; il y aurait moins de tensions, allez savoir... D'ailleurs je me souviens d'un passage dans "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley que j'avais lu lorsque j'étais au lycée... Enfin bref.

Bien à vous,

Wall-E

   HadrienM   
21/11/2016
Les assimilations de ce poème sont particulièrement douteuses.

Ton dernier quatrain est proprement insoutenable,

"Que modeste est son encéphale !
Que noble est sa leçon de paix !
L'Afrique noire est triomphale !
« Et si cet élan nous happait ? »"

C'est complaisant. Je m'explique : il existe une malsaine et une étrange confusion entre le singe et l'homme préhistorique. L'homme noir, plus rapidement. Cette confusion est complaisante par rapport à l'histoire de la colonisation. Naturellement. Le quatrain veut tout dire. Tu fais état d'une certaine nostalgie, comme un très mauvais Jean-Jacques Rousseau, du bon sauvage. Le sauvage noir intellectuellement modeste : ah ! quelle leçon d'humilité !

C'est proprement ce raisonnement qui semble présent dans l'écriture poétique. La mythologie de l'homme noir pacifiste et bon amant.

L'homme noir, je te cite, "un sage disciple".

Le poème est abject.

*** RELECTURE ***

J'ai lu les explications de l'auteur sur le forum. J'ai compris certains éléments de l'écriture poétique. Mon avis évolue, bien naturellement. Ce serait un poème défendant l'humilité de l'animal singe, finalement plus humain qu'un véritable homme. L'Afrique, le territoire des violences humaines, est également la terre de la paix sauvage, de l'innocence d'un animal. C'est l'homme qui est en toile de fond. Un calme pamphlet contre les prétentions humaines ; contre la nature terriblement guerrière du sujet humain. J'avais par déduction mal compris le poème.

Bien à toi,


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