Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
papipoete : Tangage
 Publié le 08/07/17  -  16 commentaires  -  744 caractères  -  243 lectures    Autres textes du même auteur

Maillet.

Lorsque je reste immobile, je tangue, je tangue.


Tangage



Fragile, sur mes jambes je chancelle
À juste vouloir au sol m'accrocher,
Et me tenir debout tout seul sans celle
Tenace, qui m'apprit à remarcher.

Au ciel, je crois voir Zeus monter en selle,
Fragile, sur mes jambes je chancelle ;
La terre se dérobe sous mon corps,
Je me raccroche à l'arbre du décor.

Pantin déhanché d'un jeu de ficelle,
J'implore de ma Brune le secours.
Fragile, sur mes jambes je chancelle,
Outrageante est la chute que j'encours.

Hâte-toi, le vertige me harcèle ;
Étends vers moi ton bras et prends ma main,
Car sans toi, chaotique est mon chemin ;
Fragile, sur mes jambes je chancelle.



24 11 2016


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   BeL13ver   
21/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème ne me semble pas classable en poésie classique, rien que pour les irrégularités de métrique des décasyllabes.

Après, ce poème séduit par son aspect délicat, tendre, et malgré quelques formules un peu alambiquées (telles que "chaotique est mon chemin") pour peut-être forcer la rime, il est joli.

Il y a quelques passages qui m'ont vraiment touché, tels que "Hâte-toi, le vertige me harcèle ;/ Étends vers moi ton bras et prends ma main". Ce texte n'est pas très bien maîtrisé dans sa forme, et c'est un peu aussi ce qui fait son charme. Cela nous renvoie à notre imperfection d'auteur.

En bref, quelques éléments à peaufiner, à retravailler pour obtenir un beaucoup, mais j'aime bien ce poème, et j'encourage l'auteur à nous repartager ses créations.

   Brume   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Papipoete

Votre poème est touchant. En plus d'apporter de la nuance au niveau du rythme, l'irrégularités des vers met bien en évidence le déséquilibre. Tant qu'on y trébuche pas...

Les nombreuses rimes en "elles" ne passent pas inaperçues à l'oreille mais elles ne sont pas lourdes, au contraire elles apportent de la légèreté et ont une sonorité cristalline et aérienne.

   virgo34   
16/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un exercice bien réussi, compte tenu de sa difficulté. Il me plaît pour son esprit "médiéval".
Mais je le trouve un peu "lourd" avec ces inversions du sujet un peu trop fréquentes et son vocabulaire.

   leni   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tout est superbement résumé dans les quatre derniers vers

Hâte-toi, le vertige me harcèle ;
Étends vers moi ton bras et prends ma main,
Car sans toi, chaotique est mon chemin ;
Fragile, sur mes jambes je chancelle.


C'est touchant et sobre Bravo Amitiés Leni

   Vincendix   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoete
Je trouve la forme bien adaptée au sujet, le vers répété rappelle le déséquilibre physique de cet être humain, heureusement, son esprit ne chancelle pas, il a conscience de sa situation instable. Il s’accroche à ce qui l’entoure pour éviter une chute qui pourrait être lourde de conséquences.
Ce n’est pas un poème réjouissant mais il a le mérite d’être « vrai ».
Vincent

   PIZZICATO   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" J'implore de ma Brune le secours ". Malgré cette présence, il demeure
l'appréhension d'une chute "outrageante encourue ", corroborée par ce vers " Fragile, sur mes jambes je chancelle ".

Ce " secours " indispensable est bien traduit par le dernier quatrain.

   LenineBosquet   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Papipoète,
N'auriez-vous pas déjà proposer un poème sur le même thème il y a quelques temps? Peut-être n'avait-il pas été publié, je ne me rappelle pas bien. Il me semble qu'à la différence de celui-ci, il était plus alambiqué.
Je trouve votre poème sympathique, touchant même.
Les nombreuses inversions me gênent un peu, tout comme les césures que je trouve un peu aléatoires. Mais pour les inversions, c'est un style, je comprends.
Néanmoins un poème agréable et chancelant, ça tangue.

   Cat   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoete,

Cette strophe, en particulier, m’émeut au-delà des mots.
Le « tenir debout sans celle (selle) », particulièrement suggestif m’amène au bord des larmes, tant « celle » revêt ici toute sa nostalgie, appuyée par le « Tenace, qui m’apprit à remarcher. »
On peut supposer, la mère, l'amante. J'aime me laisser aller à ces suppositions...

Les images que vous avez allumées en moi m’envolent.

Merci Papipoete, pour tous ces mots tendres que vous alignez avec beaucoup d’amour et de grâce.

Cat

   AUDEVAL   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Papipoete,

Votre poème est très touchant, très visuel aussi ce que j'apprécie beaucoup. Garder l'équilibre est chose difficile que l'on réussit sans y penser sauf quand tout chancelle. Vous montrez toute la difficulté d'une rééducation. Avec légèreté et fragilité. Merci pour ce partage.

   Ananas   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour papipoete,

vous savez que ce n'est pas ma tasse de thé au départ, donc je compte sur vous pour ne pas vous formaliser de mon commentaire ou de mon appréciation. On commence un peu à se connaître, je sais que vous ne m'en voudrez pas !

Déjà, je voulais vous dire que je vois un réel changement avec vos oeuvres de vos débuts. Et ça c'est bien.

Ensuite, et pour mon appréciation personnelle :

Le premier quatrain pose l'ambiance (le locuteur donne le ton), j'y regrette le renvoi de Tenace. Je le comprends, et si le terme est important, je peux même le concevoir. Mais je trouve ça moche.
On sent la rime, mais pas trop, juste sur l'enchaînement du v3 au v4, le reste coule assez bien au niveau sonore et rythmique.

Strophe 2, l'arbre du décor, non quoi ! Là aussi, c'est trop induit par la rime. Ca a du sens, et je ne le rejette pas, mais c'est pas beau. A l'oreille s'entend.

Strophe 3, peut-être pour moi la moins réussie.
J'aime beaucoup (passionnément +) le v1. Très beau, intense, poétique, évocateur. Bravo. Je suis conquise.
Et puis comme vous, l'outrageuse chute. C'est ballot.
Le secours de ma brune ne collait pas pour la rime, l'inversion pour y coller manque de naturel.
Idem pour le v4, qui du coup reprend l'inversion et deux inversions comme ça en 4 vers aille...

Strophe 4 : Le vertige me harcèle n'est pas du meilleur effet (j'ai du mal avec les choses à qui on donne des actions de gens), le v2 est assez joli, et puis je regrette à nouveau l'inversion en v3.

Papipoète, mon cher, je peux vous donner un petit défi ananassien (ou autrement connu sous le sobriquet de fruitier) ?
J'aimerai voir cette poésie, en version libre.
Pas de rimes, ou presque, juste ce que vous souhaitez dire...

J'aime bien le fond, et dans le fond, je trouve que vous êtes parvenu à sortir du pathos que ce dernier aurait pu générer.

Par contre je trouve qu'au niveau de la forme ça reste perfectible, ça manque toujours d'émotion pure. De folie. D'originalité.
Le maillet j'aime bien. C'est marrant parce qu'habituellement j'aime pas, mais je trouve que vous avez bien réussi à mettre en exergue votre vers redondant.

Mais vous me connaissez, je suis une plaie poétique.

Je vous souhaite un bon week-end...

je m'accroche, je vais finir par y arriver...


PS : je trouve le titre cool, j'aurais vu Vacillement à la place (rapport à la fragilité) mais c'est de moi...

   Alexandre   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut papi... Le maillet est un exercice difficile et je dois avouer que tu t'en sors bien. Le thème est délicat à commenter d'autant que je ne sais pas si nous sommes ici face à une réalité ou une fiction.
Quoi qu'il en soit je ne vois pas ce que vient faire Zeus dans cette affaire et d'autant plus en cavalier.
Une lecture un peu hachée par quelques inversions comme...
À juste vouloir au sol m'accrocher... ou encore... Outrageante est la chute que j'encours.

Je sais que la rime fait loi mais, à mon avis, elle alourdit aussi le texte dans certains cas...
Merci et bonne continuation

   MissNeko   
8/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir !

J ai aimé le rythme saccadé qui appuie l impression de "tangage".
J ai aimé la répétition du vers "fragile sur les jambes je chancelle " qui Comme un refrain entêtant vient rappeler que le narrateur tient debout difficilemt malgré les efforts
La femme aimée est omniprésente dans ce combat mais sa présence se fait très légère : on ressent sa présence par touche délicate.
j ai aimé le sujet juste et grave d un homme qui avoue sa faiblesse.
Beaucoup de délicatesse et de pudeur.
Merci pour ce partage

   plumette   
12/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Papipoete

" Fragile, sur mes jambes je chancelle" qui se décale de vers en vers m'évoque les avancées progressives du blessé qui retrouve peu à peu sa mobilité et la confiance dans ses appuis.

ce texte est aussi un hommage de reconnaissance sensible et tendre à "celle, Tenace qui m'apprit à remarcher"

voilà qui est plaisant!

Plumette

   wancyrs   
12/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Papipoète,

Votre texte me fait penser à un enfant qui fait ses premiers pas dans l'existence, mais peut aussi faire allusion aux premières démarches de n'importe quoi.
j'ai souri à l'image :"Au ciel, je crois voir Zeus monter en selle," même si pour moi il est un peu décalé du champ lexical d'origine, à moins que le ciel ne vienne en opposition à terre qui se dérobe sous le corps.

Merci pour votre texte !

Wan

   Louison   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Papipoète

Merci pour ce texte. J’ai senti la douleur de se tenir debout, et la répétition du vers : « Fragile, sur mes jambes je chancelle » accentue la sensation de la crainte de la chute. Le remerciement à celle, tenace, qui est toujours là pour tendre la main, m’a touchée. En revanche, je n’ai pas compris l’allusion à Zeus dans le ciel, peut-être des images dues au vertige ?

   EvaDam   
25/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Poésie mûre, à la cadence solennelle, pour dire la fragilité avec art...
Un masque de plus tombe sous cette plume rêveuse, assoiffée de vérité autant que de mythe:
"Je me raccroche à l'arbre du décor"...
Et la Brune? à côté de Zeus, elle semble une âme errante... chevelue bien sûr. Une muse secourable...


Oniris Copyright © 2007-2017