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Poésie libre
paulsenoi : L'enfant [Sélection GL]
 Publié le 31/08/14  -  9 commentaires  -  501 caractères  -  215 lectures    Autres textes du même auteur


L'enfant [Sélection GL]



Il dessine, l’idiot,
Son visage est baissé,
Sur ses oreilles, un casque.
Jamais sa mère n’a croisé
Son regard

Parfois, contrarié,
Par une voix un bruit
On ne sait
Il gémit et se frappe la tête

Souvent elle l’emmène, à la plage,
C’est son jeu préféré, dit-elle
Épanouie,
L’enfant est déjà loin

D’un bâton sur le sable
Quelques traits
Rapides, encore,
Sous les vagues en silence
Il dessine l’éphémère


 
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   Lulu   
13/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup le regard porté sur cet enfant qui nous apparaît comme autiste ("Jamais sa mère n'a croisé / Son regard), mais plein de vie, jouant sur la plage où l'enfant a des choses à dire ("L'enfant est déjà loin" sur la plage) en toute complicité avec sa mère (C'est son jeu préféré, dit-t-elle / Epanouie") qui l'observe avec amour quand il joue et s'exprime avec "[son] bâton sur le sable".

Le poème est fort, et pourtant si simplement écrit. C'est un très beau poème d'amour entre une mère et son enfant. C'est surtout deux beaux portraits à peine esquissés, mais qui en disent long sur des personnages singuliers reliés par la filiation.

J'aime beaucoup la fluidité du texte.

Je me suis interrogée sur la pertinence de certaines virgules, mais ce n'est qu'anecdotique, l'auteur a sans doute voulu marquer son rythme. Ainsi, par exemple à "Parfois, contrarié", je n'aurais pas mis de virgule.

Un très beau poème.

   Uranie76   
20/8/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
ce n'est pas tant "l'idiot" mais ce passage

Parfois, contrarié,
Par une voix un bruit
On ne sait
Il gémit et se frappe la tête

Qui me fait penser à un enfant autiste. Puis le voir aussi noyé, au bout de si peu de mots, non c'est trop de drame pour moi.

Soit l'autisme, soit la noyade, que le poète choisisse et il nous fera je le sais un poignant poème.

   Anonyme   
22/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'autisme décrit avec pudeur et tendresse.
L'idiot se tait, aime le silence.
Elle l'aime cet idiot, elle lui donne ce qu'il accepte de prendre, la plage, les vagues, le sable et un bâton pour y dessiner.

On sent ici l'amour de toutes les mamans pour leur enfant. Quel qu'il soit.

C'est beau, écrit finement, émouvant.

   Robot   
31/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai trouvé ce texte admirable. Partant de l'image bien souvent ancré encore dans nos sociétés (l'idiot) il nous montre l'existence d'une humanité, d'une belle âme qui existe dans la différence. C'est souvent le regard qui considère l'autre comme n'étant pas notre semblable.

   Anonyme   
31/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Paulsenoi

J'ai aimé la façon dont vous avez transcrit le comportement d'un enfant atteint d'autisme sans vous y attarder sur sa pathologie, une seule strophe a suffit. Il est un enfant qui aime la mer, la plage, endroit où il se sent bien comme bon nombre d'enfants dit "normaux".
Par contre le terme "idiot" me gêne car c'est un qualificatif que plus personne n'emploie à notre époque.
Poème touchant préférant parler d'un instant de vie partagé entre une mère et son enfant que des troubles du comportement.

   Francis   
2/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelques mots suffisent pour interpeler le lecteur qui devine cette petite silhouette dans sa bulle. Le dessin pour communiquer ou s'amarrer à la vie : "quelques traits, en silence, il dessine l'éphémère". Des vers qui génèrent l'émotion !

   Purana   
3/9/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Au-delà de la crise émotionnelle, de la peur et de l'incertitude qui surviennent lorsque tu apprends que ton enfant est victime de cette maladie dévastatrice, il y a aussi une solitude indescriptible.
Toi, la maman, tu apprécies la compassion des amis et de la famille, mais parfois tu en as assez car personne ne ressent ce que tu ressens. Tu es triste, en colère, rebelle, déçue et personne ne peux y comprend rien, pas vraiment.
Et puis vient le jour de l'acceptation... Le jour où tout ce qui compte c'est l'amour.
C'est cet amour dont le narrateur parle, celui qui regarde avec une affection profonde et presque tangible.

Je me demande si ce texte ne serait pas plus puissant si la maman parlait en son nom dans le texte au lieu du narrateur qui parle d'elle et son enfant.
J'imagine même le scénario où ce serait l'enfant qui décrirait le monde qui lui entoure. Je crois que nous serions surpris par une réalité dont nous ne savons rien.

La forme est simple et presque nue, mais cela est en harmonie avec cette phase de l'acceptation et la sérénité.
J'aurais aimé voir le texte sans le premier vers puisque l'on emploie le mot "idiot" qui n'est plus utilisé dans le monde médical, étant (justement) accepté comme tabou. De plus, on n'a pas besoin de cette introduction pour comprendre le fond du texte.

Purana

   ikran   
7/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Paulsenoi,

beaucoup de cette simplicité dans le choix des mots m'a touché.

L'enfant, je l'imagine très bien.

De la mère à la mer, il reste dans un monde inviolé. Il y a quelque chose de triste dans cette solitude entourée de vie.

   Ioledane   
9/9/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Beaucoup de sensibilité dans ce texte pudique, qui évite le piège du pathos. J'ai bien aimé ce dessin par petites touches, quelques vagues d'humanité sur le sable d'une plage.

   tchouang   
12/9/2014
Commentaire modéré


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