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Poésie libre
Payauka : Berceuse céleste
 Publié le 05/12/19  -  10 commentaires  -  826 caractères  -  187 lectures    Autres textes du même auteur

Poésie sans prétention faite par une jeune femme de dix-sept ans.


Berceuse céleste



À la fin du jour, le crépuscule immonde s’enflamme
Brûlant d’agonie, dans une douleur superbe, il s’éteint
De son ventre gargantuesque naît la nuit sans âme
Décorée de parures sombres, dont les joyaux brillent en vain

Et les étoiles dansent jusqu’à la nouvelle aube
Vêtues de sublimes étoffes d’univers pour robe
Leurs visages d’une éclatante beauté pâle
Couverts de poussières, s’éteignent alors au bal

Lorsque jaillit le Soleil, couronné de lumière
Embrasant l’aube telle une mère
Contemple la Lune d’un aveuglant regard
Qui elle disparaît dans une blancheur noire

Oh Soleil meurtrier !
Toi qui n’as d’yeux que pour ta belle blanchâtre
Mais hélas te voilà, sous le chant des étoiles, damné
Chaque matin à tuer ta Lune albâtre


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Gouelan   
20/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Certaines images attrapent le regard.
D'autres moins, notamment la 3è strophe.
Peut-être trop d'efforts pour accrocher la rime à tout prix. "belle blanchâtre, lune d'albâtre" : les images se répètent.

Le poème m'a plu cependant par sa force, son élan. Je n'aurais pas mis ce titre, berceuse. À part les étoiles qui dansent, c'est plutôt le soleil jaillissant ou "crépusculant" de rouge qui est à l'honneur.

Au plaisir de vous lire à nouveau.

   ANIMAL   
20/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il y a quelque chose de dantesque dans ce poème tourmenté racontant le chassé-croisé entre la lune et le soleil. Comme un amour absolu, impossible, porteur d’intense souffrance. Pour que l’un vive, l’autre doit mourir.

Le vocabulaire est à l’avenant : « Immonde », « agonie » « douleur » « meurtrier » « damné » « tuer »

Que de belles images, pourtant, dans toute cette sombreur. Les étoiles, la lune et le soleil dansent une sarabande dans la poussière du cosmos, se courant après sur fond de « joyaux » « sublimes » « éclatant » « lumière » .

Ce poème est surprenant, violent et sombre en première lecture, il se révèle à la relecture une splendide réussite et se sublime à chaque nouvelle lecture.

Un spectacle à la hauteur de l’univers.

en EL

   Gemini   
23/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il me semble que, pour la forme et la recherche de rimes, la catégorie contemporain pourrait convenir.

Dès le départ on (je) sent que les épithètes vont alourdir le texte.
Certains y verront peut-être du lyrisme ou de l'hyperbole, pour ma part je trouve que le sujet, couple lune/soleil ou jour/nuit, n'a pas besoin d'outrance ou d'exagération comme : "crépuscule immonde, douleur superbe, ventre gargantuesque, sublimes étoffes, éclatante beauté pâle" etc., etc....
Le contraste entre les deux est déjà si naturellement prononcé (c’est le jour et la nuit) que j'aurais mieux vu une ambiance tamisée pour leurs rencontres furtives aux frontières. Mais ce n’est que mon point de vue, qui est donc partial.

Pour rester dans le style, je n'ai pas compris le besoin de se passer de points dans la ponctuation (dans ce cas, pourquoi les virgules ?). Il me semble, dans la construction de la phrase, qu'il manque un sujet à "Contemple" v11. Il aurait fallu rajouter un "il" pour "le soleil".

En filtrant la lecture de ce qui m’a gêné, j’avoue avoir apprécié le traitement du sujet, avec un premier quatrain du crépuscule du soir, le second pour la nuit étoilée, un troisième quatrain pour le crépuscule du matin, et un dernier de conclusion qui éclaire d’un nouveau jour ( !) le statut du soleil/jour : âme damnée comme un Sisyphe à tuer chaque matin ce qu’il a engendré le soir.
C’est très bien emboîté, avec une image générale bien ficelée, je pense même originale (selon ma culture). On pourrait faire une comparaison avec un couple mer/terre et une marée venant faire l'amour au rivage chaque jour.

L’exergue m’a paru complètement inutile.

   Alfin   
5/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Jeune femme de 17 ans,
Bienvenue dans le monde de la poésie !
Bravo pour ce premier texte qui bien que truffé de petites maladresses dans le texte et dans la ponctuation, mérite déjà le nom de poésie.

Et les étoiles dansent jusqu’à la nouvelle aube

la poésie étant un mode d'expression court, tous les caractères doivent être essentiels. De nombreux lecteurs n’apprécient pas les conjonction de coordination en début de vers. Dans votre relecture, il faut supprimer les mots qui n'apportent pas, mais remplissent. S'il remplisse c'est déjà que le poème manque d'équilibre

"Les étoiles dansent jusqu’à la nouvelle aube"

est déjà plus léger

Un poème ne doit pas être obligatoirement léger. Des poèmes durs et lourds dans les termes choisis sont pour moi beaucoup plus captivant mais attention, la gravité terrestre est difficile à supporter aussi. Les deux premiers vers gagnerait donc à faire une cure d’amaigrissement.

Ce qui compte dans l'écriture, c'est votre bien-être. si vous êtes heureuse du résultat, si vous trouvez que chaque mot a sa place et son sens, alors vous l'avez déjà réussi.

Merci pour ce premier partage et ravi de suivre vos développements

   papipoete   
5/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Payauka
ne serait-ce que votre pseudo, est sous mes yeux très poétique !
En voilà une mise en scène spectaculaire, de l'alternance du jour avec la nuit ; la Lune semble petite " Heidi " dans ce décor où sa Majesté Soleil balaie cette impudente d'un coup de Râ...
NB 17 ans et écrire un tel S.M.S me remplit de joie, et m'ôte la crainte de voir disparaître de Terre, la poésie !
de fort jolis vers tels ceux de la 3e strophe ; quelques embûches ici et là comme au 12e vers ( qui/elle ) disgracieux, mais l'ensemble habillé de belles assonances resplendit !

   Davide   
5/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Payauka,

Berceuse ? Je n'aurais pas aimé, enfant, que l'on me susurre des vers comme ceux-là pour m'endormir ! :))

De prime abord, deux choses m'interpellent :
- le nombre remarquable d'oxymores et de formules antithétiques : "s'enflamme"/"s'éteint", "douleur superbe", "parures sombres", "brillent en vain", "éclatante beauté pâle", "blancheur noire", "Soleil meurtrier"...
- l'écriture abrupte, bosselée, craquelée, nerveuse, hyperbolique souvent, avec des vers d'inégales longueurs mais pourvus de rimes, comme figurant la guerre impitoyable entre le soleil et la lune, ou du moins, ressentie comme telle par la narratrice.
J'aurais ajouté un certain nombre de virgules et de points pour faciliter la compréhension. Vraiment !

En effet, l'on peut deviner que la narratrice, éprise de pâleur lunaire et de constellations, méprise les brûlures de l'astre du jour : "crépuscule immonde", "douleur superbe", "Soleil meurtrier"...

Dans la première strophe, j'ai trouvé que le premier vers faisait pléonasme ("À la fin du jour, le crépuscule"), même si le crépuscule peut, aussi, qualifier le matin.

Une sympathique deuxième strophe, où s'ouvre la danse personnifiée des étoiles : "étoffes", "robe", "visages", "bal".
J'aurais écrit "Leur visage" (au singulier), m'imaginant mieux qu'elles n'ont qu'un visage chacune.

Dans la troisième strophe, je n'ai pas compris la comparaison :
"Embrasant l’aube telle une mère" ; je pense que l'auteure a voulu écrire "Embrassant"."Qui elle" n'est pas une jolie formule, d'autant plus sans ponctuation.

Dans la quatrième strophe, je me suis demandé si le "Oh" (exprimant le dépit) n'était pas plutôt un "Ô" de majesté, car le "Mais hélas" qui s'ensuit est redondant. D'ailleurs, "Mais hélas" tout court sonne déjà un peu comme un pléonasme.
De plus, je m'étonne de la familiarité entre les deux astres ("ta belle" / "ta Lune"), mais peut-être traduit-elle la sujétion de l'une (sans jeu de mots) par rapport à l'autre, le soleil roi, "couronné de lumière". Cela me paraît tout de même bien étrange.
Par ailleurs, puisqu'il est roi, puisqu'il est décrit comme tout-puissant, le mot "damné" pour le qualifier me paraît un contresens. Je verrai davantage la "lune" con-damnée à mourir chaque matin, tuée par le soleil.

Un poème intéressant, mais qu'il faudrait, à mon sens, retravailler. Plus de fluidité serait le bienvenu.

   Payauka   
5/12/2019
Modéré : Commentaire de l'auteur sous son texte (Si besoin, ouvrir un sujet dans "Discussions sur les récits).

   Payauka   
6/12/2019
Modéré : Commentaire de l'auteur sous son texte (Ouvrir un sujet dans "Discussions sur les récits", si besoin).

   STEPHANIE90   
5/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Payauka,

une poésie qui m'a touché au cœur, . Le "mariage" impossible entre la lune et le soleil qui se cherchent, se désirent, qui s'aiment mais ne s’uniront jamais...
C'est triste, mais pour moi c'est beau.

Il y a quelques petites erreurs : ponctuation, grammaire... mais n'étant moi-même pas assez calé pour vous expliquer en détail le pourquoi du comment, je laisse place à plus qualifié. Une petite remise au propre, et, elle sera quasi parfaite cette poésie...

A dix sept ans, vous avez une écriture prometteuse.
Surtout continuez, "on" s'améliore toujours au fil du temps.
J'ai aimé les images et surtout la fougue sentimentale et le fatalisme fort de vos mots. Vous humanisez ces astres de jolie façon.

Je regrette un peu la mort de la lune albâtre en vers final. Le soleil après tout meurt aussi chaque soir... Lol
Une partie de cache-cache , avec la complicité de la planète bleu aurait laissé ouvert le champs des possibles à cet amour céleste.

Merci pour cette lecture et au plaisir de vous relire prochainement,

Stéphanie90

   Walter_Gilligan   
6/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Payauka
Je me sens en phase avec cette berceuse lunaire ou la lumière est meurtrière.
Le traitement est original et les mots s’enchaînent avec cohérence.
Bien loin des poèmes lénifiant de fausse bonté je préfère me laisser bercer par ce Dark poème qui a beaucoup à dire et qui recèle de la finesse d'esprit dans son approche métaphorique.
Merci


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