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Poésie classique
perthro : Perthro
 Publié le 09/05/12  -  9 commentaires  -  605 caractères  -  212 lectures    Autres textes du même auteur

Où te caches-tu Inspiration ?


Perthro



Je suis le thaumaturge au bord du précipice
Dont le vide myrteux a collé le regard,
J’ai traqué l’avenir, j’ai joué l’aruspice,
Mais jamais je ne vis au-delà du Midgard.

Les Nornes m’ont vaincu : mon destin se dérobe.
J’ai cherché tant et tant… Je n’ai plus de mana,
Théurgiste éreinté, j’ai déposé ma robe.
N’atteindrai-je jamais le secret nirvana ?

Demain sera toujours ce fabuleux mystère
Que l’on recherche en vain à créer in vitro
Mais qui suit son long cours tant qu’on est sur la Terre.
Donnez-moi l’Yggdrasil, je resterai Perthro.


 
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   Miguel   
10/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème fait référence à une mythologie qui ne m'est pas familière et dont les évocations ne me parlent pas, mais je n'ai pas à lui reprocher les lacunes de ma culture et je lui trouve un rythme soutenu qui lui confère une belle puissance, une force qui nous emporte. On sera bien content que Perthro reste Pertro s'il continue à nous donner de tels textes.

   Anonyme   
14/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour ! Sur le plan écriture et prosodie classique il n'y a rien à dire, c'est de la "bel ouvrage", rimes riches d'un bout à l'autre de ces trois quatrains de qualité. Un bémol, ne serait-ce pas plutôt "cours" à l'avant dernier vers ?
Par contre, pour ce qui est de la compréhension du texte c'est une autre histoire. Que l'on soit contraint de rechercher un mot, voire deux au cours d'une lecture, je l'admets. Ici, pour ce qui me concerne, j'ai dû avoir recours à Google x fois.
Thaumaturge, myrteux, Migdard, Nornes, mana, théurgiste, yggdrasil et Perthro m'ont laissé pour le moins rêveur car n'appartenant pas à mon vocabulaire usuel.
Ce n'est pas un reproche en soi mais c'est tout de même un tantinet rébarbatif pour le lecteur lambda.
Ce qui me laisse une impression plus que mitigée et c'est fort dommage. Rassurez-vous, les lettrés apprécieront sans doute à sa juste valeur ce texte qui de plus ne manque pas de rythme.
Au plaisir...

   fredericprunier   
9/5/2012
sincèrement,
je pense que la poésie
c'est la digestion du mot, de la phrase, et leur chanson mélangée au sens...
alors là, je n'ai pas la patience d'aller dans le dico vérifier et digérer le sens des mots qui me manquent... (environ un par ligne)

trop complexe pour m'émouvoir...
désolé

   Anonyme   
9/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Pertho,

J'ai été fort intrigué par ce poème bien construit au plan de la prosodie : le rythme, la richesse des rimes, la recherche du vocabulaire. Il s'agit si j'ai bien compris (après quelques recherches) de montrer l'homme face à l'inconnu de son destin, dont seul un intermédiaire, en communication avec les puissances extérieures peut éventuellement percer le mystère : le poète ou le prêtre ? La mission d'intermédiaire divin du poète est une croyance répandue dans de nombreuses civilisations. Le poète impuissant à écrire ne joue plus le rôle que son don devrait lui permettre d'assumer.
Il y a là des emprunts à diverses mythologies (grecque, nordiques, polynésienne, hindoue...). Ce pourrait être intéressant si le commun des mortels y accédait. Se laisser bercer par ces mots étranges ne suffit pas et en ce qui me concerne, je suis adepte d'une poésie compréhensible au plus grand nombre si elle veut trouver un public. L'idée est simple finalement mais l'excès de recherche dans l'érudition égare le lecteur.
J'ai cependant éprouvé un certain plaisir à lire (plusieurs fois) ce texte que je ne peux que noter positivement en dépit de mes réserves, mais je suis peut-être à côté de la plaque ?

   funambule   
10/5/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour perthro. L'avant dernier vers dénote à mon sens, auditivement. Ce n'est pas rien sur un poème court bâtit dans une constance de fluidité que j'aime beaucoup. Pour ce qui est du fond, une certaine emphase alambiquée véhicule le sens... avec un certain bonheur (tout de même) j'en conviens. Certains mots m'échappent (Nornes mana...) mais je ne suis pas suffisamment "addicté" pour aller plus avant. Pour ce qui est de la "raison"... qui n'à pas cédé (selon sa sensibilité) au besoin de rendre hommage à ce qui nous lie tous ici. Je m'y suis essayé aussi et je pense que chercher à ouvrir le ventre de la poule aux œufs d'or est une erreur... mais j'essaierai encore. Su la "ligne", la sensibilité face à l'écrit, je me suis retrouvé... sans transport.

   placebo   
11/5/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonsoir,
Peut-être plus que pour d'autres lecteurs, ce vocabulaire m'est familier (sans faire de publicité, j'ai écrit Ragnarok avec margone_muse qui traite de la mythologie scandinave), et ça ne m'a pas dérangé de regarder une ou deux fois pour des mots manquants.

Je trouve le début très dramatique, les mots portent un sentiment d'urgence et une sorte de mission. Mais le texte a du mal à décoller pour moi. J'ai un peu de mal, aussi, à faire le lien entre "l'inspiration" du résumé et le futur constamment évoqué dans ce texte. Et pour finir, deux moments m'ont fait sortir de ma lecture : "je n'ai plus de mana", qui évoquait pour moi les jeux vidéos avant :D et "in vitro", très moderne dans un texte mythologique.

Je trouve le texte intéressant mais il ne m'a pas vraiment convaincu.
Bonne continuation,
placebo

   brabant   
17/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Perthro,


Ce texte est sans doute d'heroïc fantasy et n'est pas dénué d'une certaine beauté formelle.

Pour le béotien que je suis il me semble renvoyer aux mythologies nordiques, probablement scandinaves, peut-être germaniques (celtes), témoin cet "yggdrasil".

Il nécessite pour être savouré pleinement la maîtrise d'un vocabulaire spécialisé : Midgard, Nornes, mana et même Yggdrasil.

Mais tel qu'il est, brut de décoffrage, il exerce déjà une étrange fascination ; je sens un brouillard froid qui m'enveloppe !


Bonne continuation dans ces messes païennes...


ps : Je ne peux m'empêcher de citer ce vers de Ronsard :
"Par les ombres myrteux je prendrai mon repos"
Merci à vous de m'en avoir fait souvenir !

   stellamaris   
22/9/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un texte à la grande beauté formelle, dont il ressort une impression d'étrangeté due ai choix des termes mythologiques rares ... Pour ma part, j'ai la chance par rapport à d'autres lecteurs de tous les comprendre, mais je crois que ce n'est pas l'essentiel : L'essentiel est magnifiquement résumé par ce dernier vers, pour moi d'anthologie : "Donnez-moi l'Yggdrasil, je resterai Perthro".

En bref, l'homme est insignifiant par rapport aux mystères du monde qui l'écrasent, et en particulier par le destin, et l'écrasement - voulu - du lecteur par tous ces termes rares en est une métaphore ; mais peu importe : Il a malgré tout infiniment plus de valeur, et ne s'échangerait pas lui-même contre tous ces mystères !

Quelle magnifique affirmation de soi !

   David   
2/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Perthro,

Je me souvenais de ce poème et je ne l'avais pas commenté alors, c'est le petit mystère des mots et la façon de les poser qui me restait en tête bien mieux qu'une histoire, mince, des années durant.

en fait, il y a plein d'histoires sous les cailloux des mots comme thaumaturge/myrteux/aruspice/Nornes/Théurgiste/etc. même un peu d'humour pour ne pas se complaire dans un exercice d'helléniste ou de latiniste. C'est bien le dernier, celui du pseudo, le Perthro qui montre ses mots en cailloux plus comme des notes de musique que comme des signes à traduire.

Dans celui-là comme dans Changement d'état des vers me font un écho avec El desdichado de Gérard de Nerval. Pas sûr qu'il n'y ait d'autres intertextes mais en tout cas il y a un même brio à rendre fougueuse à lire la mélancolie des récits.


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