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Poésie classique
pieralun : Bonhomme [concours]
 Publié le 23/08/09  -  34 commentaires  -  1687 caractères  -  662 lectures    Autres textes du même auteur

Pouvait-il être heureux tout en étant personne ? Beaucoup de nos anciens naissaient avec une tâche à accomplir et mouraient en n’ayant rien connu d’autre. Ce risque est-il toujours présent aujourd’hui ? Être personne, n’est-ce pas, finalement, se laisser habiter par un personnage d’un bout à l’autre de notre existence en confondant notre vie avec un rôle ?


Bonhomme [concours]



Ce texte est une participation au concours n°9 : Le personnage (informations sur ce concours).




Paisible, il ébauchait l’aurore au café noir ;
L’arôme picotait gentiment sa narine
Où se mêlait l’odeur douceâtre du bougeoir
Pleurant en chapelet ses grains de paraffine.

Son plaisir achevé, dès la pointe du jour,
Il allait claudiquant, silhouette noueuse,
Harnacher avec soin sa bête de labour
Pour enfoncer le soc dans la terre rugueuse.

Sur son visage brun couraient mille sillons,
Si profonds que les vents imprégnés de poussière
S’y glissaient, estompant les vaisseaux vermillons
Riches du sang des ceps qui rampaient sous la pierre.

Sur ses mains on lisait le fer de la faucille,
Le poil serré de l’âne et les marques du cuir,
Le labeur harassant jusqu’à ce que vacille,
Derrière l’horizon le jour que l’on voit fuir.

Aux temps de lassitude où lui paraissait vaine
L’aube qui apportait son fardeau épuisant,
De ses yeux larmoyants ne coulait nulle peine,
Juste trop de poussière et de soleil cuisant.

La Mort passa un soir, aux confins d’un sillon ;
Il ne dit mot, bien sûr, il ne s’insurgea pas.
L’heure était au repos ; dans un dernier rayon
Elle lui demanda de marcher dans ses pas.

Alors il la suivit tout au fond de son aire,
Laissant, las et voûté, peser son front chenu,
S’allongea au couchant et pour ne pas déplaire
Mourut sans un regret ; comme il avait vécu.


 
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   Alexandre   
23/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut pieralun ! Je trouve ce texte superbe, autant par le thème auquel je suis très sensible, autant par cette écriture forte et précise... De la très "bel ouvrage" compagnon de charrue !
Je te fais grâce du petit hiatus de l'avant dernier vers ainsi que la double présence de sillons, difficile à éviter... Encore bravo pour ce très beau poème... Amicalement. Alex

   ristretto   
23/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour pieralun

tu l'as si bien décrit qu'il etait là devant moi, j'ai vu le grain de sa peau, senti ses mains rugueuses, et perçu toute la force mise dans son labeur, et en effet physiquement présent et tant occupé.. a til seulement un jour écouté parler son coeur ?

superbe poème, merci

   Anonyme   
23/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très joli en effet, ça prend bien.

La forme me plait beaucoup - c'est poétique, rythmé, fluide, musical. Le fond, l'histoire en quelque sorte me touche moins, mais je ne peux pas m'empêcher d'apprécier les différentes évocations sensitives, l'arôme du café, la terre rugueuse, les yeux larmoyants ...

Bravo.

   Anonyme   
23/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Étrangement un air de déjà lu... ou de déjà entendu...

Le côté mangeur de patates de Van Gogh, travail de la terre et clichés agricoles ne me plait pas du tout... un peu trop larmoyant, tire larmes pour que j'accroche réellement. Et en même temps la recherche et le travail se sentent tellement que ça casse l'intention.
Perso j'ai eu envie de rire à la fin... je suppose que l'auteur aurait préféré que je sois triste... Au temps pour moi...

Désolée donc, mais je dois te reconnaitre quelques belles images comme les grains de paraffine, vaisseaux vermillons, ...
Mais genre le mec qui meurt en silence pour ne pas déplaire (à qui?) c'est pas top my cup of tea... sorry...

J'aime pas trop non plus les rimes en ine/oir/our/euse...
Sillons/vermillons...

Bref, un peu trop déjà fait et mieux fait pour que je puisse me retrouver dans cette poésie...

Mais no stress je vois que tout le monde aime, ça doit-être ma vision tronquée de la poésie qui me joue des tours, ça manque d'originalité, le traitement ne rend pas hommage au fond...
Voilà quoi.

Scuzi, la prochaine peut-être.

   Anonyme   
23/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une vision assez ordinaire, mais agréable à suivre.
Il me semblait qu'on devait poster les vers néo-classiques (comme ceux-ci) dans la catégorie moderne maintenant :

- pas de jeu régulier sur le sexe des rimes
- hiatus oubliés ici :
"L’aube qui apportait son fardeau épuisant,"
"La Mort passa un soir, aux confins d’un sillon ;"
"S’allongea au couchant et pour ne pas déplaire"
- on trouve le mot "sillon-s" (employé à la rime) 12 vers plus loin seulement, ce que la prosodie classique pure proscrit.

Je classe donc ce poème en "néo-classique".

Je suis sensible à la beauté de certaines images (particulièrement dans le troisième quatrain).
Le dernier quatrain m'a fait de suite penser au poème de Paul Fort sur la mort du petit et laborieux cheval blanc, exprimée sensiblement de la même manière.

J'ai globalement bien aimé.

   Anonyme   
25/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le poème est plutôt bien écrit, agréable à lire, touchant, avec des mots justes.

J'y trouve des réminiscences de "Booz endormi", dans un contexte différent :
"Booz s'était couché de fatigue accablé;
Il avait tout le jour travaillé dans son aire;
Puis avait fait son lit à sa place ordinaire;
Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé."

Contrairement au commentateur précédent, je trouve que les entorses à la prosodie sont infimes, et qu'il s'agit bien de vers classiques...

Seul bémol : le hiatus "s'allongea au couchant" n'est pas très heureux (pourquoi pas : s'étendit au couchant ?)

   pieralun   
23/8/2009
Oui! Arthur, tu as raison, "S'étendit au couchant" est beaucoup plus joli. Merci

   lotus   
24/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le personnage est touchant, l'écriture très fluide et les vers absolument parfaits.
Une belle création!

   Anonyme   
24/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pieralun. Très beau tableau décrit dans cette campagne au dur labeur. Les mots sont justes et forts.

   Automnale   
25/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour, Pieralun ! C'est magnifique ce que je viens de lire. Par la force et la magie de tes (vos) mots, je l'ai vu ce "grand" Bonhomme. Il m'a touchée.

J'ai apprécié l'idée du bougeoir pleurant en chapelet ses grains de paraffine...

Ce qui m'a touchée le plus ?
"La Mort passa un soir, aux confins d'un sillon... Il ne s'insurgea pas...".

Et
"Pour ne pas déplaire
Mourut sans un regret : comme il avait vécu".

Le temps d'une lecture, je me suis trouvée dans la campagne profonde. J'ai regardé le laboureur, les sillons sur son visage, ses mains... Je l'ai aimé pour son calme, sa sérénité, sa façon de faire corps, difficilement, avec la terre...

Et, par la même occasion, j'ai fait la connaissance d'un poète talentueux. Bravo ! Et merci, Pieralun.

   Marite   
25/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pas un mot de trop. A leur juste place, l’un après l’autre, ils transmettent au travers des images évoquées, tout ce qui ne peut que se percevoir. C’est un pan de vie ordinaire et on ne peut plus simple que ces vers déroulent devant les yeux peut-être incrédules des plus jeunes… C’est une réalité qui a été et existe encore de par le monde. Magnifiquement écrit et décrit. Merci Pieralun

   Melenea   
26/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Personnellement j'ai bien aimé ma lecture, j'ai suivi cet homme et sa vie, même si je trouve la fin un peu simplement amené, elle va dans le sens du poème.

La reprise de la rime "sillon" m'a surprise dans la répétition malheureuse je trouve.
J'ai particulièrement trouvé l'image 'du sang des ceps qui rampaient sous la pierre.' et la 4ème strophe, forte dans la description.

Merci pour ce bon moment de lecture

   brabant   
26/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vaste problématique que celle posée dans votre présentation... A ce compte je crois que 99 pour cent des gens sont "personne" quant à leur existence. Hormis les poètes... et votre laboureur qui a réussi le tour de force d'être quelqu'un tout en n'étant personne.

De la bonne et solide ouvrage!
"il ébauchait l'aurore...
...
...l'odeur douceâtre du bougeoir
Pleurant en chapelet ses grains de paraffine."
- Tout le 3è quatrain est remarquable.
"Sur les mains on lisait le fer de la faucille"
On se régale à vos images justes.

J'ai moins aimé cette résignation finale, j'eusse laissé le bonhomme en suspens sur les ombres du soir avec sa "bête de labour". Mais c'est vous qui maîtrisiez la charrue, ses tenons et ses socs.
Alors je me contente de vous dire bravo du fond de sa couche terreuse, du fond de son sillon.
Bien joué! Je vous joue G.-Pl. à 3 contre 1 !

   Anonyme   
27/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour pieralun
Lu plusieurs fois, apprécié à chaque fois, c'est vraiment un très beau portrait que n'aurait pas renié Ferrat.
La première strophe est magnifique. Le reste aussi bien sûr, mais la première emporte. La dernière m'a demandé longue réflexion (ne pas déplaire à qui ?) et puis je me suis dit que c'était à Dieu. Tout est vraiment, vraiment très beau, empli de douceur et de labeur.
Juste un bémol : le titre. Je ne l'aime pas du tout. Mais c'est un détail. Peut-être parce qu'à l'ouverture j'ai pensé à bonhomme... de neige.

   sentimentic1   
28/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte agréable à lire, tant par sa structure que par ses images souvent très poètiques.
La fin me gêne un peu : trop près de Brassens et de son "Pauvre Martin, pauvre misére" :
"Et s'y étendit sans rien dire
"pour ne pas déranger les gens !"

   Eric-Paul   
28/8/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
à la lecture de ton texte on en oublie sa structure "poétesque" je ne sais si c'est le signe de la "belle ouvrage"... ni l'objet de l'exercice....pour moi que du bonheur !!!

   Anonyme   
29/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un ravissement que cette lecture, ce portrait très touchant, dépeint avec simplicité et délicatesse.
Je ne suis pas loin de le qualifier d'exceptionnel ... s'il n'y avait quelques légers bémols :
- vermillon, en tant qu'adjectif, est à ma connaissance invariable ;
- trois hiatus atténuent un peu l'excellente qualité du poème.
... Malgré cela, sincèrement, j'ai été conquise !

   Anonyme   
2/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime beaucoup l'entame, superbe premier vers.
Le tout tient assez bien la distance, quelques passages me plaisent moins, la fin ne me transcende pas particulièrement.
Un bel ensemble toutefois avec un début magique.

   embellie   
3/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Evidemment je pense à "Pauvre Martin" de Brassens. C'est exactement la même chose, mais dite différemment, et de fort belle façon.
Un poème empreint d'humanité, de pudeur, de tendresse.
J'aime é-nor-mé-ment. Merci, et continuez dans cette voie.

   David   
10/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pieralun,

Un très bon poème, avec une idée claire, tenue de bout en bout, j'écrirais presque : comme si le poème subissait lui même la malédiction qu'il est sensé évoquer.

Les deux "sillons" à la rime sont à onze vers d'écart, ça doit être assez, il y a deux "pas" aussi qui se répondent, un chenu/vécu qualifié du même nom que le personnage, sans doute, si c'est une richesse de ne pas la subir ainsi, la vie. Ça reste un peu en question à la fin de ma lecture.

   colibam   
11/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà un personnage magnifiquement esquissé sur une toile brodée d'émotion et qui m'a rappelé "l'angélus du soir" de Bernard Clavel.

Tout la lecture est belle ("la mort passa un soir, aux confins d'un sillon", "il ébauchait l'aurore",...) et dénote une grande maîtrise du sens poétique. Le dernier vers ponctue de manière magistrale ce bel exercice.

Bravo !

   Ariumette   
11/9/2009
Bonjour Pieralun,
Ca fait un peu "Festin de Babeth", me fait penser à ma grand-mère... Une réflexion profonde sur des mots qui s'accordent très bien. Ca coule parfaitement lorsqu'on le lit à haute voix (heu... ne suis pas non plus une experte de prosodie donc s'il y a entorce, je vois pas). Ton premier vers est une merveille.
Mais, je n'ai pas réussi à me laisser emporter par ton histoire ; c'est ta reflexion qui m'a interpellé. Et quand la tête parle, le coeur se tait un peu... Dommage ! Je reconnaît la grande qualité de ton poème et ce premier vers qui m'a touché... J'y reviendrai pour voir...

Au plasir de te lire à nouveau.
Je ne note pas cause concours.

   Anonyme   
12/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Car bonhomme va mourir de mort naturelle

Cette chanson me revient à la lecture de ce poème très bien mené. Dites ainsi, les choses de la vie, évidentes et inéluctables, semblent d'une sagesse bien grande.

   jaimme   
13/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bel hommage à tous ceux qui ont cassé leur dos dans les sillons.
Je ne suis pas très friand de ce type de poésie, mais je sais reconnaître un beau travail.

   Anonyme   
13/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pieralun,

Un bien joli texte, un regard cru et tendre à la fois sur ce personnage, ce représentant anonyme de tous les "laborieux" du monde, de tous ceux qui font - ou faisaient - vivre la terre de leur sueur et de leur larmes.

J'ai trouvé que ce texte perdait malheureusement un peu de sa puissance évocatrice au fur et à mesure de la lecture. Après un début magistral (le premier quatrain est superbe, les images très créatrices), et une suite très belle également, l'émotion et la force se diluent petit à petit jusqu'à la fin, qui pourtant aurait dû marquer le point d'orgue de ce portrait.
Cette mort résignée ne m'a pas convaincue dans sa forme, et m'a presque fait penser au "petit âne gris" : le trait est un peu forcé à mon goût, sur le dernier quatrain surtout. Je ne suis pas convaincue non plus par "aux confins d'un sillon", non seulement à cause de la répétition, mais surtout de l'image, qui me paraît étrange.
Par contre il y a ce vers-ci, que, j'aime bien : "Elle lui demanda de marcher dans ses pas.", c'est très joli.

Un ou deux passages aux sonorités moins fluides aussi :
- Derrière l’horizon le jour que l’on voit fuir. --> "voit fuir", phonétiquement, ce n'est pas très joli.
- s'allongea au couchant , déjà relevé

Et puis le titre et le résumé, qui ne rendent pas grâce, je trouve, à la poésie du contenu.

Ces réserves émises - tant qu'à commenter, autant être pointilleux - je trouve qu'il s'agit vraiment d'un très beau poème !

   Mr-Barnabooth   
14/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une lecture qui m'a enchanté par sa justesse, sa beauté et sa sensibilité.
Un personnage qui se dévoile peu à peu au rythme maitrisé de ta plume.
Le premier quatrain (comme tant d'autre) est splendide !
La seule fausse note, toute minuscule, est la répétition du mot sillon mais qui peut s'expliquer par l'insistance du labeur des champs dans ton personnage.
Amitiés de Mr B.

   Selenim   
14/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte superbe, des images fortes et accessibles.
J'ai aimé ici le lien entre la simplicité du personnage et la sobriété de l'écriture. Sobre ne veut pas dire simpliste. Il y a une recherche des images vraiment travaillée. Du bien bel ouvrage.

La première strophe a ma préférence, surtout son dernier vers.

Selenim

   Meleagre   
19/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo !
Ce poème est très beau, et donne une vision touchante, émouvante, d'un personnage humble, qui devient par là le symbole de tout un monde paysan, campagnard, des siècles passés. On pense à Giono, à Georges Sand, aux écrivains du terroir ; on pense aussi, dans un autre style, à Brassens : le travail acharné et humble, jusqu'à la mort tout aussi humble et soumise, rappelle "Pauvre Martin" ("Et quand la mort lui a fait signe de labourer son dernier champ / Il creusa lui-même sa tombe, toujours bêchant toujours bêchant").
Au-delà de ce personnage, le texte dégage une poésie et une musicalité très fortes, par une succession de détails apparemment anodins, mais traités avec beaucoup d'harmonie. J'aime beaucoup la description du visage et des mains, marqués par le travail de la terre, par ses années de labeurs qui y tracent des "sillons". J'aime beaucoup, aussi, les deux dernières strophes, et surtout le dernier vers, simple et touchant dans cette acceptation de la mort : "Mourut sans un regret, comme il avait vécu".
Merci et bravo pour ce beau poème et ce grand personnage !

   Maëlle   
21/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Texte de bonne facture. Le rythme des alexandrins sert la tranquille assurance du personnage. Quelques échos de la Fontaine (la mort et le pauvre, le laboureur et ses fils?)

   Chene   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème où s'égrènent les vers comme cette vie entre labour et labeur.
Une très belle fluidité, une sobriété où n'apparaît aucune aspérité, une vie lisse et sans entrain.

Une remarque : l'usage des "on" de la quatrième strophe ne me semble pas très poétique.
Deux suggestions :

"Sur ses mains se lisait le fer de la faucille,"
et
"Derrière l’horizon le jour pressé de fuir."

Autre remarque : j'aurais mieux vu une virgule plutôt qu'un point virgule au dernier vers...

Un très bel écrit dont on oublie la forme classique pour ne s'intéresser qu'au sens, au rythme et à la musique des mots.
Cordialement
Chene

   Anonyme   
5/11/2009
Une certaine pesanteur (terrienne ?) dans ce texte qui se veut bucolique ...

Un effort certain pour atteindre à une rigoureuse versification, peut-être au détriment d'une fluidité de sens et d'une musicalité pourtant attendues.

   Damy   
26/3/2010
Je me suis dit: c'est un poème décalé, d'une époque révolue, qui n'intéresse plus personne...
Heureusement des images agricoles d'Asie ett d'Afrique ont éclairé ma lanterne.
Alors pour tous les paysans qui travaillent avec la charrue attelée, Votre poème revêt la signification des souffrances mortelles du labeur, et je l'aime.

Merci.

   Flupke   
23/4/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Je suis impressionné. Limpide et très abordable, ce portrait est superbe. Réalisme pastoral presque palpable dans la mesure où il sollicite les sens pour le rendre vivant.
Bien qu'écrit en 2D cet "hologramme poétique" est vraiment transcendant, magique.

   placebo   
28/10/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Les hiatus de "L’aube qui apportait son fardeau épuisant, " m'ont plus gêné que celui de "La Mort passa un soir" ou "s'allongea au couchant".
Enfin, j'imagine qu'ils ont été répété plusieurs fois et vu par l'auteur au moment de la proposition, je tenais juste à donner mon avis : ça heurte à peine l'oreille :p

J'ai beaucoup aimé les 4 premières strophes, très justes, très graves. La suite m'a semblé moins condensée, moins poétique, plus banale.

Il en reste tout de même une très bonne tenue générale. On sent à la fois le rythme et les mots, j'aime beaucoup.
Le choix est celui de la pudeur dans les sentiments et je respecte. C'est très difficile à doser, de toute façon. Mais, j'ai attendu à peine plus d'émotion.

Bonne continuation,
placebo


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