Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
BAK : Pokémons
 Publié le 25/08/09  -  10 commentaires  -  1129 caractères  -  184 lectures    Autres textes du même auteur

Mes deux loups...


Pokémons



Et si dans vos soirs de pleine lune,
Là où s’égrènent vos petits cauchemars
Sous le sourire narquois de l’astre, de sa seule prune,
Vous me disiez que mon absence sonne comme un tintamarre,
Sachez que je vous aime, ne l’oubliez pas.

............

Vos voix tranchent la torpeur de la maison,
Rouvrant enfin l’asthénie des volets clos.
Mes yeux ne sont plus ces longues traversées du désert,
Les petites araignées squattant mon crâne
S’en vont ailleurs tisser leurs toiles de chimères.
Être nous trois,
Mon crépuscule plongé aux poubelles,
Mes marottes à l’école buissonnière.
Morphée trépigne devant Fort Boyard,
S’agace sur Salamèche des Pokémons.
Qu’importe, il vous prendra bientôt dans ses bras,
Marchand de sable, Nicolas et Pimprenelle.
Et sur vos corps endormis
Mon regard se fait lucarne,
Traçant sur vos visages
Les plus belles lignes de vie.
Et ma chimie dans son Cheval de Troie
Viendra m’éteindre aussi.
Je vous aime, je n’oublie pas.



À Léo et Mathis.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   jaimme   
25/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Néophyte en poésie (non, totalement ignare), je ne parlerai que du fond et du ressenti.
Je le dis tout de suite: j'ai été touché. C'est un petit régal de tendresse maternelle.
Touché par "Là où s’égrènent vos petits cauchemars", "Et ma chimie dans son Cheval de Troie. Viendra m’éteindre aussi."
Amusé tendrement par:
"Morphée trépigne devant Fort Boyard,
S’agace sur Salamèche des Pokémons." (bon là j'ai cherché ce Salamèche... capable d'un Ultimawashi. J'y vois l'image de cet enfant qui va grandir. Si vite.)
Un poème qui paraît sans prétention? Non, il a la plus grande des prétentions: exprimer l'amour. Donc, je saute à pieds joints aux dessus des défauts.

   Anonyme   
25/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
C'est adorable ! Tellement touchant, tellement délicat et aimant.
On se sent presque un étranger face à cette poésie dont nous ne sommes pas les destinataires… Ce qui est agréable somme toute.
L'amour dont on ne rebat les oreilels partout, en voilà une illustration tendre et simple. Ton poème m'aide à intégrer une bonne fois pour toutes qu'aimer ce n'est pas s'apitoyer sur soi-même dans de grandes tirades lyriques.

MAIS… (désolé, je n'aurais pas voulu mettre de Mais, mais bon, en tant que SuperCommentator…) … mais il y a des mots qui ne me plaisent guère : les araignées qui squattent n'ont pas marché avec moi par exemple ; et je suis confus, mais j'ai toujours eu une aversion terrible pour Nicolas et Pimprenelle.

   brabant   
25/8/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Qui est BAK? Homme ou femme? Qui sont les deux loups? Mari et enfant ou deux enfants et peut-être deux enfants car l'homme serait aussi un enfant?
Les accents sont féminins comme la lune pleine...
Très beau ce:
"Mon regard se fait lucarne". Vous veillez vos "deux loups", "petits cauchemars" donc "((petits)) loups", comme veille la "pleine lune", de haut, de très haut, impassible et sereine, regard proctecteur omniprésent.
Je n'ose comprendre cependant une infinie tristesse qui s'abrite et se cache derrière une infinie tendresse. Quels sont cette "absence ((qui)) sonne comme un tintamarre"
et cet amour qu'il ne faut pas oublier?
Et quelle faiblesse ou quelle fragilité est-elle révélée par cette "chimie dans son cheval de Troie
((qui)) Viendra m'éteindre aussi."
Et toujours cet amour,.. qui garantit contre l'oubli.
Ce texte est une protestation, assurément ce texte est grave. "l'asthénie des volets clos",les yeux et la traversée du désert, les araignées et les chimères empêtrées dans leurs toiles. A tout cela vous opposez à toute force Fort Boyard, les Pokémons et Nicolas et Primprenelle, le merveilleux enfantin.
Le bonheur est simple, si simple, tellement simple au risque de l'éphémère.

   Melenea   
26/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Là encore on entre dans une émotion toute intime, j'ai vu pour ma part, une séparation, et donc les enfants doivent être partagés... Et ces moments d'absence ont donné vie à ces mots... Ou alors un départ obligé, une maladie... on peut tout supposer.

J'aime les clin d'oeil tout comme les images prises dans nos impondérables souvenirs communs... Et j'aime quand votre regard se fait lucarne... l'image est intense ici, et pleine de chaleur...

   Anonyme   
26/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pour répondre à Brabant, j'ai cru entrevoir (sans pour autant totalement le vérifier!) que Bak est un homme.
Très belle tendresse paternelle dans ces mots adressés à ces deux bouts d'choux...
J'aime beaucoup l'amorce du texte avec ce "et" qui nous emporte.
J'aime beaucoup l'image des yeux-lucarnes, et ce vers isolé "être nous trois" (le plus important, non?).

"je n'oublie pas" qui conclut le texte , en faisant écho à "ne l'oubliez pas": très bien aussi.

(petit bémol, j'aime moins le mot "chimie")

Vraiment touchants, ces mots.

   Anonyme   
26/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le lecteur s'immisce dans cette intimité, et écoute le père murmurer des aveux aux enfants.
C'est le père qui dit sa sérénité retrouvée à sa progéniture, et qui la rassure.
Surprenant et touchant.

   Raoul   
14/10/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'aime beaucoup l'attaque qui de son "Et si" replonge dans les jeux d'enfants, et si on jouait à… sauf qu'ici on ne joue pas, c'est la déclaration d'amour, de tendresse et de fragilité d'un père à ses p'tits loups.
Une confidence qui d'un "Ne l'oubliez pas" à un " Je n'oublie pas" parle de confiance et de retrouvailles.
C'est aussi la page d'un "conte" où les grands avec leurs histoires interfèrent (des pointillés de non dit) illustré avec infiniment de justesse et de pudeur.
Dans les détails de l'illustration je trouve des références télévisuelles modernes ou de programmes pour la jeunesse comme on disait, de dessins animés et d'autres aussi plus historiques qui me font sourire et me touchent.
Pas un mot de trop.
"Être nous trois," et tout est dit.

Vraiment extraordinaire ce texte.

   Anonyme   
2/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bak change de style, c'est touchant et juste...

Être nous trois, les petits cauchemars et les pokémons, ce qui rend un lieu vivant, un être vivant et qui garde la mémoire de l'amour partagé... Très sensible, vraiment et de bien belles images un peu partout... Bravo ! Parce qu'au-delà de l'émotion qui s'en dégage, le texte est beau par lui-même et c'est loin d'être une évidence, très loin...

   David   
5/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour BAK,

Un poème plein de charme, il serait possible d'être Nicolas et Pimprenelle à la fois, pour le temps de les endormir ? J'ai peut être un peu compris de travers, mais j'ai bien aimé.

   Anonyme   
5/8/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Il y a dans ce texte des petites pépites qui m'ont profondément touché, " Vous me disiez que mon absence sonne comme un tintamarre, sachez que je vous aime, ne l'oubliez pas", "Et sur mon corps endormis, mon regard se fait lucarne, traçant sur vos visages, les plus belles lignes de vie".

Dans l'ensemble ce texte a retenu toute mon attention, chaque mot est posé avec soin, chaque mot raconte. Pas un moment, l'émotion ne retombe, après lecture, il en reste une trace;


Fin de la première strophe, fin de la dernière strophe, tout est dit :

"Sachez que je vous aimes, ne l'oubliez pas"
"Je vous aime, je n'oublie pas"

Quelle puissance dans ces phrases là, il n'y a pas plus belle déclaration d'amour filial, et c'est si important de ce savoir aimer de ces parents, car cela peut paraître absurde, mais ce n'est pas toujours le cas.


Oniris Copyright © 2007-2019