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Poésie libre
Pimpette : Autant le dire…
 Publié le 04/09/13  -  22 commentaires  -  1080 caractères  -  458 lectures    Autres textes du même auteur

… ma vie méli mêlée…


Autant le dire…



Pompette de rire saoulée de tendresse
Éperdue d'insouciance
Sobre de confidences
Du peps dans mes propos
Cul sec les torrents de larmes
Autant le dire !

Ivre à jeun
Un chouimgum insolent
Entre les dents
Mon alcool c'est la vie
Mon jaja c'est ma vie
Et je clame bien fort :
Drunk ! Direct vers l'azur
Autant partir !

Le Bic transperce les A4
Et le poème prend de vitesse
Le langage de tous les jours
Je veux des mots sur mesure
Juste pour moi
Jamais de mots perlimpinpin
Ils entrent sans frapper
Et surfent sur mes rêves
Tant qu'ils veulent

Accouchant du rire
Sous des pleurs
Autant dire du beau
pour tuer le laid
Les mains ouvertes le regard clair
Suçotant le bout d'un crayon
Le poème s'écrit limpide
Avec des mots troublants
Il caresse les blessures
Avec les lanières de l'amour
Tandis que ma mort farfouille
Déjà dans la serrure
Autant dire pour bientôt…
Autant dire pour demain.


 
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   troupi   
20/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Devant cette apparente gouaille il y a bien plus de profondeur que la première lecture ne permet pas vraiment de saisir.
"Les mains ouvertes le regard clair
Suçotant le bout d'un crayon
Le poème s'écrit limpide
Avec des mots troublants
Il caresse les blessures
Avec les lanières de l'amour
Tandis que ma mort farfouille
Déjà dans la serrure".
Cette partie du poème est pour moi très vraie et émouvante.

   leni   
4/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Jamais de mots perlimpinpin
Ils entrent sans frapper
Et surfent sur mes rêves
Tant qu'ils veulent
Autoportrait avec des mots qui touchent

Tandis que ma mort farfouille
Déjà dans la serrure
Autant dire pour bientôt…
Autant dire pour demain.

Troublant de lucidité!

A ne comparer à personne

Bravissimo Leni

   LeopoldPartisan   
4/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'aime cette forme d'écriture décomplexée vraiment dans l'air du temps. C'est aussi sans concession et à prendre ou à laisser. Cela cache une grande sensibilité qui refuse de s'épendre, mais sans pour autant dissimuler la fragilité propre à tout artiste.

Vraiment bien ce texte.

   merseger   
4/9/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Chère Pimpette,
J'avais eu connaissance de votre poème en EL sans l'avoir commenté. Pourtant il m'avait frappé par la distanciation entre l'atmosphère guillerette qu'il opposait avec tant de force à la gravité du fond. Toujours cette obsession de la fin, que je partage, et le choix courageux et sans espoir de faire comme si cela ne devait pas arriver. Je vous imagine comme une petite chèvre de M. Seguin qui fera front jusqu'au bout. De grâce faites en sorte que cette sombre menace stagne encore longtemps à votre porte.
Rien que pour cette image d'une force évocatrice incroyable :
"Il caresse les blessures
Avec les lanières de l'amour
Tandis que ma mort farfouille
Déjà dans la serrure...",
un exceptionnel + me parait insuffisant.
J'aimerais avoir écrit cela, mais je pense que je m'y serais arrêté.
Merci de tout coeur.

   misumena   
4/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'ai aucune compétence poétique, aucune connaissance en poésie libre. Mais si la poésie libre signifie être touchée, Pimpette, vous avez réussi.
Je me suis dit d'abord : c'est brinquebalant. Puis est arrivée la fin, et la boule dans la gorge. J'ai compris que oui, ce poème est brinquebalant, mais comme la vie, après tout.
Il est déjà agréable d'échanger avec vous, agréable de vous lire. Il doit faire bon vous côtoyer.

   Anonyme   
4/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Pimpette,

Voilà de la poésie "à l'os", celle que j'aime lire, avec des formules tellement simples et tellement choc :
" Tandis que ma mort farfouille
Déjà dans la serrure "

Ces deux vers à eux seuls valent tout un poème. Je t'admire, Pimpette, pour ta lucidité, pour ce regard froid que tu jettes quelquefois sur toi-même, pour le courage que tu as de te mettre à nu de cette façon. En te lisant je ne peux pas m'empêcher de penser à Baudelaire : " Je suis la plaie et le couteau / La victime et le bourreau ".

Prends soin de toi. Mets une serrure à combinaison : peut-être que la mort ne sait pas compter.

Très cordialement
Ludi

   pieralun   
5/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah oui! Là je te retrouve....
Il y'a tout: fraîcheur, beauté, rythmes et puis, mais alors et puis ce magnifique dernier quatorzain:
À partir des mains ouvertes jusqu'au point final.....je l'apprendrai par coeur.....autant dire pour bientôt
Autant dire pour demain.
Bravo Pimpette

   HELLIAN   
5/9/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ah oui !
Voilà un poème, voilà de l'émotion plein la tronche. Non, mec, tu vas pas pleurer...

Alors quand c'est beau comme une aube qu'aurait marié un crépuscule, on ergote pas sur les virgules. On se tait, on relit et on chiale un coup en douce sans le dire à personne.

   Marite   
5/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Je veux des mots sur mesure
Juste pour moi
...
Le poème s'écrit limpide
Avec des mots troublants"

Oui Pimpette, ce poème est d'une lucidité rassurante ... je n'ai éprouvé aucun trouble, aucune tristesse à sa lecture, seulement le sentiment que cette vie a été bien remplie, sans remords ni regret et j'ai pensé : "oui, voilà, ce devrait être comme ça ..." Une qualité d'expression libre vraie et réaliste.

   Arielle   
5/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Jamais de mots perlimpinpin" qui comme la poudre du même nom ne trompent que les ingénus s'accrochant à leurs dentelles. Une leçon à retenir, la poésie c'est bien autre chose !
"Mon jaja c'est ma vie" encore une autre vérité : l'émotion c'est en soi qu'on la puise si on veut avoir une chance de la partager
Enfin, "caresser ses blessures avec les lanières de l'amour" alors que l'autre là" farfouille déjà dans la serrure" ...
Un art de vivre et un art poétique qui se confondent et nous ravissent.
Pimpette tu es un maître dans ton genre et je ne parviens pas à trouver triste cette merveilleuse leçon que tu nous donnes.

   Pepito   
5/9/2013
Bonjour Pimpette,

Comment te dire çà...
Le départ tout joyeux, pétillant et "pète le feu" m'a rendu tout guilleret. Du coup, emporté par l'élan, j'ai pas vu venir la suite...
Pas du tout pensé à ce qui arrivait par le trou de la serrure...

Une chance, l'écran est vertical, pas de trace d'encre diluée par une goutte ... d'eau.

Avec tes bêtises, tu vas finir par me faire aimer la poésie... et çà c'est pas un demi compliment ;=)

Pepito

   Damy   
5/9/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
"Autant partir !"
Ah non, hein !

Pourquoi "jamais de mots perlimpinpin" ? Le perlimpinpinage n'a pas d'âge, justement, et si tu bois "cul sec", que ce soit du hors d'âge !

Ce poème est d'une telle fraîcheur qu'en invoquant la mort, ce ne peut être que celle de rire.

Vu le contexte (un seul mot), il est, pour moi, exceptionnel.

Merci ma Pimpette.

   widjet   
3/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Désolé, sans polémique et j'espère sans rancune aucune, je ne peux m'empêcher de penser (sans prétendre avoir raison) que c'est un peu (trop) "Pimpette" (et TOUT ce qui fait de Pimpette, Pimpette) qu'on évalue (ce n'est pas un reproche, mais une impression).

Car ce texte si on le prend en l'état et bien que tout à fait sympathique, n'a à mes yeux rien de si Exceptionnel. Que ce soit dans la recherche ("beau" versus "laid", "rires" versus "pleurs", et l'ivresse déclinée sous toutes ses formes : "ivre", "saoulé", "pompette", "cul sec", "alcool"...), il faut avouer que bon, bah...personnellement cela ne me renverse pas des masses.

Alors, oui, y'a de la bonne humeur, la fraicheur habituelle (avec les désormais incontournables variations de mots adolescents : "chouimgum", "suçotant", "peps"....c'est sûr que ça change des mots naphtaline) en guise de croche patte à la mort qui plane.

C'est donc plaisant, et c'est déjà pas mal.

W
(saoulé, lui aussi)

   KIE   
6/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Juste et sans fard.
Plutôt que les couler dans le bronze de je ne sais quels critères esthétiques, l’expression naturelle de nos voix intérieures est sans doute préférable.
Belle illustration.

   Anonyme   
8/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup ce poème, surtout ce passage :
"Le poème s'écrit limpide
Avec des mots troublants"
Il restera gravé dans ma mémoire.

   Ioledane   
12/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C’est trop « fouillis » et trop « parlé » à mon goût, mais il émane de ce texte une telle force de vie que je ne peux que la saluer, en l’appréciant presque malgré moi !

Je relève au passage de jolies choses : les mots perlimpinpin qui entrent sans frapper, du beau pour tuer le laid, et ce « autant dire » en leitmotiv comme un défi à la mort, un cri de vie.

Pimpette, votre texte ne m’a pas rendue Pompette, mais je suis admirative de la force communicative qui s’en dégage. Merci à vous.

   bonjour   
17/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La mort farfouille dans la serrure...Il y a quatre ans quand on m'a annoncé une mauvaise nouvelle,ce soir là je n'ai pas fermé ma porte à clé à quoi bon...Ton image m'a troublé. Désinvolte , sémillante la jeunesse à fleur de peau , tu es une cigale qui ne craint pas l'hiver et ton chant est joli. Jacques

   senglar   
11/10/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Pimpette,


"Autant le dire..."
Cette poésie est une explosion de santé !
"Autant le dire..."
Cette poésie est un déferlement de vie !
"Autant le dire..."
Cette poésie est un quarantième rugissant de mots !
"Le bic transperce les A4"
"Autant le dire..."
Cette poésie est un tsunami d'optimisme !

"Autant le dire..."
Ce poème nique la mort !

Exceptionnel + !

Senglar-Brabant
:)))))))))))))))))))))

   Acratopege   
11/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Parler de la mort avec un tel optimisme, une joie si profonde, quand on n'a plus tout à fait vingt ans, bravo! J'aimerais être comme toi dans une vingtaine d'années...
C'est surtout le dernier paragraphe qui m'a bluffé. "Les lanières de l'amour" et "la mort farfouille", c'est simplement de la poésie pure. "Le poème s'écrit limpide.": il y en a qui ont trop de chance, quand même.
Après cette lecture en rebond du commentaire de Brabant, je crois que je vais venir plus souvent dans le quartier poésie d'Oniris!

   motscoeur   
16/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vous l'avez dit...
A vrais dire en le disant vrais...ces mots que l'on mâche avec les dents, par dedans, par dehors, un feu d'artifice ou le volcan qui dort!

Généreuse écriture que voici! En surexposition!

J'ai bu...

J'aime!

   Anonyme   
10/8/2014
Quelle pêche ! Vivre et puis c'est tout. Tout prendre et ne rien laisser. C'est beau cette fougue, j'envie, ça me fait tout bizarre, je prends ça comme une leçon de vie. C'est presque trop fort, en tout cas pour moi. Ca me dit des trucs que j'ai pas forcément envie d'entendre. Mais pourtant il faut.
Merci.

   stony   
10/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, Pimpette,

J'ai bien aimé l'ensemble, mais j'ai remarqué que, souvent dans un poème, un ou deux vers en donnent la tonalité générale, ou plutôt marquent au point que l'ensemble reste imprimé dans la mémoire. Et s'il fallait que le temps fasse disparaître tous les autres vers de ma mémoire, je suis certain que cette paire-là me restera :
Tandis que ma mort farfouille
Déjà dans la serrure


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