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Poésie libre
Pimpette : Lendemains utopiques…
 Publié le 08/07/13  -  17 commentaires  -  1148 caractères  -  324 lectures    Autres textes du même auteur

Un rêve pour l'avenir…


Lendemains utopiques…



est-ce une anomalie de voir des Antillaises
en boubou de couleur dans un supermarché ?
ou une extravagance si on t'hospitalise
leurs grandes présences noires auprès des opérés ?

Ne dérange-t-il vraiment ce petit Vietnamien
qui réapprend à vivre à l'école du quartier ?
Lui dont le teint de porcelaine dément les souvenirs endeuillés.

les hommes de l'Afrique qui t'apprirent le méchoui
les grandes fêtes odorantes
les as-tu oubliées ?
les routes défoncées par les marteaux piqueurs
les as-tu oubliées ?

Les Noirs sapés comme des ministres
déambulant le soir comme au temps de seigneurs
ne sont-ils pas superbes sur nos trottoirs ?
boudes-tu, dis le porto des Da Silva
ou les rouleaux de printemps du Chinois ?

veux-tu que je te dise ce qui arrivera ?
ta fille s'éprendra d'un Italien aimable
toi et la mama serez inséparables.

toute frontière abolie
un unique jardin
une unique famille

nos enfants deux par deux de l'une ou l'autre race
réinventeront les nouvelles lois à voix basses


 
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   leni   
9/7/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Pimpette écrit avec le coeur Elle exprime des sentiments On peut parfois à propos de l'un de ses textes exprimer des critiques sur la forme Le fond est toujours affectif et vrai Ce texte profondément humaniste et anti xénophobe est superbe Tout est dit avec des mots et des images simples qui portent et mettent dans le mille Antillais Vietnamiens Africains Chinois:tous dans le même Jardin dans une même famille Nos enfants deux par deux....Quel bel hommage à la Tolérance qui à notre époque fait la manche sur le terreplein de nos
croyances Alors que les dieux sont endiablés
Il me plait de citer A Jacquart
1Aucun groupe formant l'humanité n' a connu un isolement suffisamment long et rigoureux pou représenter une véritable race
2Nombreux sont les hommes nés au loin qui sont plus proches de
moi génétiquement qu'un français
Il me plait de citer Soeur AM Gauthier (Canada)
Son texte a été adapté et mis en musique par divers chanteurs en voici un extrait
Ton Dieu est juif
Tes chiffres sont arabes
Tes lettres sont romaines
Tes racines sont grecques
Mais t'aimes pas tes voisins
Ce sont des étrangers
Merci Merci Pimpette
Vivons en utopie.....

EDIT Les hommes possèdent 99,9% de gênes en communs UNE seule race humaine peuple la terre

   socque   
8/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Voilà un texte plein de bons sentiments. Ne voyez nulle ironie dans mes propos, je trouve ce poème réconfortant dans son optimisme, et bien sympathique.

Cela dit, je n'aurais pas craché sur un peu plus de "peps" dans le rythme, dans l'expression en général. De ce point de vue, les troisième et cinquième strophes sont assez réussies pour moi, à la fois concrètes et imagées, avec une expression ramassée. L'avant-dernière et la dernière sont trop générales à mon goût, de grandes et vagues déclarations qui (pardonnez-moi) me font penser à un discours politique.

Je trouve donc ce poème inégal, beau lorsque vous évoquez de petits points du quotidien avec un sens de l'observation, que vous me permettez, en tant que lectrice, de me reconnaître dans vos images, convenu quand vous vous envolez vers des généralités. En tout cas, j'y reviens, il est sympathique !

   brabant   
8/7/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour Pimpette,


Ah Oui ! J'ai été ému jusqu'au sourire en lisant ce poème billet... sensible, délicat, pesé, mesuré... éclatant ; observé, tellement vrai ; suggéré aussi, glissé... représentatif, altruiste, complice, constatatif. Acte de justice, enfin l'on rend à César, l'on rend sans donner, on reconnaît, on tend la main avec le regard, on embrasse... enfin.


Pourquoi (-) en ce cas, Mais à cause d' "utopiques" ! Pourquoi (-), Mais à cause de "Lendemains" ! Ce poème "est" :

"nos enfants deux par deux de l'une ou l'autre race
REINVENTENT les nouvelles lois à voix basses"

Magnifique !


Bravo Pimpette :)))))))))))) Ce poème m'a été une babel pérenne, un belvédère...

   Robot   
8/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sur le fond, voilà un texte de tolérance, un texte qui entend rappeler ce que l'on doit à l'autre. Même si l'enveloppe est différente le cœur ne reste-t-il pas le même ? J'ai goûté le rappel des "grandes présences noires auprès des opérés" pour avoir rencontré ces personnes qui vous remonte le moral simplement par leur bonne humeur communicative. Et j'ai apprécié l'image des hommes d'Afrique associée aux marteau piqueurs. Une bonne piqûre de rappel en somme. Sur la forme, comme souvent avec la poésie libre je bute sur les e en fin de mot ne sachant pas à la première lecture s'ils doivent être ou non élidés. - mais cela tient probablement à mon mode de récitation - Globalement ce poème m'a plu. Allez je me hasarde à une appréciation. Pimpette, je vous salue amicalement. Robot

   Rathur   
8/7/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Çà fait du bien ce petit message fraternel. Il n'y en a pas souvent de publiés ici ou ailleurs et c'est bien dommage. On n'entends que trop la soupe réactionnaire.

Je déteste le mot "race" que vous osez employer à la fin. Quel mot ignoble et complétement à contre-propos de votre dessein.

Si l'intention est salutaire en ces temps de retour des intolérances sur fond de crise, la forme me parait un peu trop simple, quasi manichéenne. Les exemples sont bien trouvés mais il aurait fallu les dérouler avec plus de surprises. Ce qui aurait pour effet d'accentuer encore davantage le fondement absurde et coupable de toute forme de xénophobie.

Il existe un petit texte récent excellent qui pratique cet art avec grande subtilité c'est "Matin Brun" de Franck Pavloff. Il devrait vous intéresser je pense.

Nils

   troupi   
8/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo Pimpette pour cette belle observation, Je ressens plus de réflexion que de poésie dans ce texte mais juste par le message qu'il véhicule il faut le faire lire le plus possible et donc sa place est sur Oniris sans aucun doute.
L'auteur ne manque pas de lucidité par le choix de son titre mais nous pouvons espérer que les utopies d'aujourd'hui soient les réalités de demain.
Ne manquez pas d'aller lire sur la toile "matins bruns" conseillé par Rathur que je remercie au passage pour cette information.

   Pepito   
8/7/2013
Bonjour Pimpette,

Pour la forme, je n'ai pas la moindre idée si elle est bonne ou pas. Pas important du tout, de toutes façons...

Pour le fond, pas de problème, nous avons déjà mis en musique depuis plus de 25 ans.

Allez, pour faire le grogneugneu : 2 races distinctes ne peuvent pas procréer. Ben je te garanti que dans notre cas cela a parfaitement fonctionné.

C'que t'es rafraîchissante Pimpette !

Bonne continuation.

Pepito et Pepita

   Anonyme   
8/7/2013
Je dirais que c'est une poésie bien-pensante que personne n'osera critiquer, qui évacue bizarrement tout ce qui fâche :
Exit la fatima recouverte des pieds à la tête qui rase les murs en silence !
Exit les petites roumaines de la capitale qui hantent le métro et harcèlent les touristes !
Exit les jeunes beurs qui vendent de la came sans scrupule et font les caïds dans les cités !
Exit les gitans qui vivent de combines, de trafics, se tiennent aux marges de la société mais savent pleinement profiter des allocations familiales !

Votre texte opère une sélection qui me dérange, altruiste de prime abord mais au bout du compte assez hypocrite. D'un côté les bons étrangers, de l'autre pas un mot sur ceux qui posent problème.

   Marite   
9/7/2013
" nos enfants deux par deux de l'une ou l'autre race
réinventeront les nouvelles lois à voix basses "

Ce sont les deux vers que je choisis retenir de cette poésie qui a le mérite d'être, comme dit dans l'un des commentaires "bien-pensante". Sauf que le "réinventeront" je l'aurais préféré conjugué au présent. Aussi, ce ne sont que des mots ...
Je me dis : et si nous arrêtions de penser et parler en termes de "races" pour le faire en terme "d'humains" ? Tous les humains ne sont pas obligés de se plaire mais de se respecter : oui.
Si nous arrêtions aussi de penser et de décréter que seuls, les humains qui mangent comme nous, s'habillent comme nous, pensent comme nous, vivent comme nous sont dignes de respect ... tout se passerait bien mieux.
Petit anecdote : une jeune femme européenne arrivée fraîchement dans un pays d'Afrique Centrale demandait à sa domestique (hé oui ! elle pouvait en avoir une ... vous imaginez comme ça peut monter à la tête ?) de préparer une salade de pommes de terre ... bien entendu "salade" on connaît, "pommes de terre" aussi mais les deux associés ???
Crime de lèse-majesté et tout de suite régression de l'employée de maison au rang d' ignare ... Et pourtant, si on avait demandé à cette femme européenne de préparer l'un des plats locaux avec les condiments appropriés ... était-elle capable de le faire ?
Ceci ne concerne que la nourriture mais ce sont ces petites choses de la vie courante qui créent et creusent le "fossé" de l'estime et du respect entre les Hommes.

   KIE   
9/7/2013
Sur le fond.
L’idée est généreuse mais il faut la creuser, car à la laisser à la surface, on ne dit rien.
Le racisme n’est que le symptôme visible d’un processus qui semble un réflexe de notre espèce (cf. Canetti). Cela se nomme exclusion. Nous sommes toujours affiliés à une foule de meutes. Le principe de base de la meute, c’est exclure celui qui n’en fait pas partie, on passera sur la question du territoire, des rituels, des hiérarchies, du partage des croyances, et cetera. On montre du doigt celui qui n’est pas riche, ou qui est faible, qui n’est pas beau, qui est niais, qui n’est pas cultivé, qui croit autrement, qui n’a pas de mérite, qui a quelque défaut, qui… Infinie est la liste. Bref, est exclus qui ne se fond pas dans le moule de la meute. (Voir aussi la fonction du bouc-émissaire dans la structuration du groupe).
Le problème du racisme n’est donc pas le racisme.
Le racisme apparait comme la partie émergée du phénomène global que constituent nos collectivités organisées.
Sélection / exclusion. C’est le mécanisme moteur de toute société avancée. Si l’humanité en est arrivée au stade de développement qu’elle a atteint (quoi que l’on en pense), c’est que le principe est bon.
Il ne nous reste donc qu’à faire semblant de ne pas être racistes et à nous livrer à nos minables exclusions quotidiennes qui pour ignominieuses qu’elles soient, ont l’avantage de ne pas tomber sous le coup du racisme.
Sans doute y a-t-il quelques belles âmes qui échappent au phénomène. Perso, je ne suis pas raciste (ben voyons !), mais j’aime bien participer à un lynchage (un pogrom ?) de temps en temps, juste pout avoir l’air normal.
Je me doute bien que je ne vous apprends rien Pimpette, ni à vous, ni aux autres lecteurs. Mais je détaille ma réserve concernant le fond parce qu’il me semble que vouloir faire trop schématique, même dans une intention louable, conduit parfois à des conséquences inattendues autant que fâcheuses chez les âmes simples (comme, par exemple, reconstruire Sobibor pour éliminer les « racistes » ?)

Sur la forme.
Comment pourrait-on mieux dire ?
Votre idée est généreuse (je le répète) et bien exprimée. Seule réserve pour le troisième vers dont la lecture m’a un peu râpé la gueule.
Vous employez les bons mots, ceux du quotidien qui sont ici les meilleurs, sur le juste ton. La forme est on ne peut mieux adaptée à l’idée et je n’y vois rien à remontrer. Une touche d’humour avant d’entrer au paradis, ça ne peut pas faire de mal, bien joué.

   JeanLapin   
10/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte généreux. C'est vrai qu'il oublie tous les points négatifs, mais n'est-il pas là pour faire contrepoids à ce qu'on nous serine tous les jours.
A Pepito : grosse erreur, ce sont deux "espèces" qui ne peuvent procréer, c'est la définition du mot "espèce". Pensez aux races dechiens. Cela dit, la notion de "race" n'a aucun support scientifique. Le mot est ici dans son sens courant, juste pour la rime.

   Pimpette   
10/7/2013
Commentaire modéré

   Elmousikas   
10/7/2013
Commentaire modéré

   Anonyme   
11/7/2013
Bonjour Pimpette... J'ai un peu attendu avant de formuler mon opinion sur ce texte plein de bons sentiments mais j'y arrive...

Scientifiquement il n'existe qu'UNE race humaine mais c'est vrai que les couleurs de peau, les us et coutumes si différents, les religions des uns et des autres créent des "groupes" qui ne sont pas près de cohabiter...
Un jour peut-être... mais ça relève de l'utopie comme le précise le titre.
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ? Et bien non et
ce texte frappé d'angélisme ne reflète malheureusement pas la société d'aujourd'hui telle qu'elle est... Bonne continuation

   Ioledane   
13/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un texte touchant dans sa simplicité et sa générosité.

Oui, ces lendemains sont sans doute utopiques. Oui, cet écrit est résolument positif, voire volontairement naïf. Cela ne fait rien, lire ce genre de texte est parfois aussi rafraîchissant et apaisant.

   Anonyme   
14/7/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Ce poème est certes bourré de bon sentiments mais terriblement bien-pensant.
c'est bien écrit, c'est bien tourné mais ça veut donner des leçons... et ça ? J'aime pas.

   Sansonnet   
14/7/2013
Poésie libre, tout dans le fond donc.

Je n'ai pas vraiment de notes à donner, même si ça fait plus leçon de moral que leçon de vie. Et je trouve cela désagréable.

Mais ce qui m'a le plus gêné, c'est la fin. Le mot "race"... Pour moi, c'est bon pour les chiens ce mot ?
M'enfin, comme on dit, il faut préserver ce mot, pour justifier certaines choses... Hum !

Bref, pour le reste, je n'ai pas été touché puisque j'attends avant tout des leçons de vie.

Mais ce n'est que mon avis, Bonne continuation donc ! ;)

   Anonyme   
17/7/2013
Bonjour Pimpette,

Ce que j'apprécie dans ces textes pleins de bons sentiments, c'est que je suis totalement incapable de les écrire moi-même. Alors bon, je me dis que sans doute il en faut, comme il faut des gens pour les écrire, parce que sinon la vie ne serait qu'un miroir du cynisme, et probablement qu'on en crèverait tous.
Difficile aussi d'être original dès qu'on porte un message qu'on veut universel, et donc assimilable par le plus grand nombre. Ce texte n'échappe pas à une rondeur des angles, où les questions semblent si simples, et les réponses plus encore...
La réponse de la société, nous l'avons tous les jours, à défaut d'entendre la voix de Dieu, pour ceux qui y croient. Comme dit l'autre : "Si tu parles à Dieu c'est que tu es croyant; s'il te répond c'est que tu es schizophrène".

C'est un texte d'opinion, et le diable sait que j'approuve tout ce que tu dis, mais pour moi, ça n'a rien à voir avec la poésie.

Je vais aller relire ton poème "Tant et tant..." :

"Tant que la violence terrifie
Et l'horreur terrasse
Mon pauvre cœur de traviole
Tant que je traîne ma vie couturée de partout
Dans ce présent inéluctable
J'avance
Droite et nue."

Voilà une révolte poétique. Voilà la poésie qui me plaît.

Cordialement
Ludi

   Anonyme   
10/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est pas une anomalie, c'est une chance. Très imagé, à apprendre et à réapprendre, oublier les bémols, s'arranger avec nos angles et les leurs, nous arrondir, pas toujours facile mais c'est tellement beau d'espérer, d'y croire, ça fait un bien fou. Merci pour ce voyage en Utopie mais pourquoi serait-ce ou est-ce une utopie ? C'est la question que j'aurais posé à ton petit Jésus.


Oniris Copyright © 2007-2020