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Poésie contemporaine
placebo : La maison
 Publié le 14/09/13  -  7 commentaires  -  966 caractères  -  197 lectures    Autres textes du même auteur

Du souvenir.


La maison



Il fait frais, il fait bon
La maison se repose
Dans le jardin je trouve
Une fleur sous mes bonds

Je volette et sautille
Certain de mon effet
J’enlace la jonquille
Baise son corps défait


Il fait frais, il fait bon
La maison soudain close
Se dévêt pour la nuit
Aux lueurs des bougies

Je soupire et murmure
Les coussins de velours
Épousent les tournures
De l’amante au corps gourd


Il fait frais, il fait bon
La maison m’indispose
Je rêve d’un ailleurs
Le présent m’indiffère

Je marchande en moi-même
Des passés à prix d’or
Des futurs chrysanthèmes
Des pensées au-dehors


Il fait froid, il fait seul
La maison est morose
Les souvenirs frivoles
Me semblent si lointains

J’ai fermé les volets
Repoussé tous les murs
Le miroir se dérobe
Que mon reflet est dur


 
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   Arielle   
4/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà une maison qui abrite et résume assez bien l'histoire de toute une vie : Jeunesse insouciante et légère, maturité épanouie, lassitude et désir de fuite, jusqu'à la solitude irrémédiable ...
Je n'ai pas trop aimé" l'amante au corps gourd" (ce dernier mot trop clairement là pour la rime )
Les six premiers quatrains m'ont paru plutôt bien venus mais je les ai lus sans émotion ni surprise alors que les deux derniers m'ont touchée. Ces murs repoussés, ce reflet dur ont un accent sincère qui ne trompe pas

   Marite   
14/9/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
C'est assez curieux. Si j'ai bien suivi les étapes de la vie en lisant ces vers très courts, il me reste l'impression que c'est un poème plus construit que ressenti : régularité de la forme avec les strophes groupées par deux, l'une pour la maison et l'autre, rimée, pour le narrateur. Le thème est intéressant mais l'émotion n'est pas au rendez-vous pour moi.

   Anonyme   
14/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Ave placebo qui scribunt te salutant,

J'aime bien, c'est léger, fluide, avec une anaphore qui relance le moteur comme aux temps où il fallait tirer sur une corde pour les remettre en marche ; ça se lit vite, sans heurts avec la fluidité des discours spontanés sans oublier les surprises.

Le caractère primesautier du poète qui virevolte au-dessus d'une fleur, volette et sautille, sûr de son effet, est irrésistible. C'est ta technique de drague, François ? J'essaierai d'y penser la prochaine fois, non sans oublier la technique de repérage ; ou alors c'est une métaphore et je n'ai pas suivi ;-)

Hélas l'extase est de courte durée, l'amante ne s'est pas transformée, ni en épouse ni en maman, pas même en beau souvenir lointain ; seul, tu t'agrippes au futur et au passé, et bientôt les volets de la vie sont fermés, tu es piégé dans la maison au moment où tu rêves d'en sortir... mais ce n'est qu'un rêve

1. ado, il séduit une fille, la maison est un point de repère dans le jardin-monde, c'est midi
2. jeune homme, il consomme l'objet de sa conquête, la maison est un cocon d'amour, c'est minuit l'heure exquise
3. à l'âge mûr, il remplace dangereusement l'ici-et-maintenant par ses contraires fantasmatiques (du coup tu aurais pu trouver qq chose d'autre que il est frais il fait bon), la maison est une prison
4. âgé, il est piégé par son inaction, la maison est son tombeau

Pour moi, tout cela manque de liant, par exemple, j'aurais aimé une continuité dans la relation et pourquoi la rupture (on dirait plutôt qu'elle s'est volatilisée) n'a pas abouti à quelque chose de plus doux à vivre que cette solitude morbide.

Pour une œuvre aussi facile à lire, j'aurais volontiers vu une suite, un numéro 5, une sagesse, un regain. L'absence de ponctuation permet des virages intéressants "Je soupire et murmure/les coussins" avec ce COD qui se révèle sujet. Pourquoi séparer les "il fait frais, il fait bon" ? Je serais pour aller jusqu'au bout du choix "pas de ponctuation". Le dernier quatrain 4.2. est le plus intéressant et répond au sulfureux 2.1. Eros et Thanatos ? Du coup le 4.1 n'utilise pas des mots assez forts ni assez noirs (frivoles, morose)

valete placebo

   Ioledane   
16/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il m'a fallu plusieurs lectures pour bien rentrer dans ce texte et suivre sa progression, en quatre parties, quatre étapes de vie.

J'aime beaucoup les quatrains 3 et 6.

En revanche je n'apprécie pas vraiment les passages "l'amante au corps gourd" (peut-être à cause de la phonétique disgracieuse) ni la chute "Que mon reflet est dur".

Les images sont assez jolies et inventives, hormis un ou deux passages trop convenus à mon goût :
"Je rêve d’un ailleurs
Le présent m’indiffère"
"Les souvenirs frivoles
Me semblent si lointains".

Les vers courts servent bien le thème.
Dans l'ensemble, une lecture qui me 'parle'.

   melancolique   
17/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir placebo,

Joli poème, au style fluide et au rythme musical. J'aime cette maison qui permet de raconter toutes les étapes d'une vie.
Dans chaque strophe on trouve de belles images, même si je n'aime pas trop:
"l’amante au corps gourd"

Les deux dernières strophes sont mes préférées, j'en retiens surtout:
"J’ai fermé les volets
Repoussé tous les murs"

Merci pour ce beau poème.
Au plaisir de vous relire.

   wancyrs   
18/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Salut Placébo,

J'ai lu ton texte hier, et ma première impression était que la sixième strophe rompait l'harmonie de l'ensemble. J'ai laissé reposé, suis allé lire les commentaires en dessous, et aujourd'hui quand je le relis, j'ai la même impression...

Je ne pense pas comme les autres que c'est le cycle d'une vie, même si "chrysanthème" fait penser à la tombe. Je crois que ce pourrait être le cycle d'une relation, d'une amourette...

J'aime beaucoup cette façon de relater une aventure par les yeux et le ressenti de la maison, mais j'ai bien peur que l'absence de la ponctuation - juste partielle - n'aide pas à apporter au tout l'émotion nécessaire ; j'aurais vu un point d'exclamation au dernier vers du texte, car en l'état où je le lis, il serait logique qu'il soit exclamatif.

Comme je le disais un peu plus haut, la sixième strophe me semble un peu forcé, tout comme je crois que le "J'ai fermé les volets" de la dernière strophe me semble convenu. Si le reste du texte a surpris par l'originalité de ses métaphores, j'ai trouvé très prévisible ce vers. Enfin, j'ai eu comme une sensation de répétition avec "La maison soudain close" de la troisième strophe

   Anonyme   
24/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je n'ai pas cherché à ce que cet écrit me raconte une histoire, je me suis juste laissée aller à suivre la mélodie de certains mots qui venaient au fil de ma lecture, s'imposer.

Ce qui me plaît dans cet écrit et qui retient mon attention c'est :

la maison se repose
la maison soudain close
la maison m'indispose
la maison est morose

La maison joue un rôle primordial, les événements vécus ne sont que éléments secondaires, qui la mettent en valeur et la rendent si présente, si vivante.

Pour cette raison j'ai trouvé un certain intérêt au texte, dont la lecture est fluide.


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