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Laboniris
placebo : Les deux têtes éclatées
 Publié le 11/03/16  -  17 commentaires  -  2049 caractères  -  314 lectures    Autres textes du même auteur

Histoire d'amour, petite pensée post-écriture pour Maupassant et son « Fort comme la mort ».
Éclater le texte pour mieux appréhender le rythme.


Les deux têtes éclatées



Elle brille – elle attire – elle joue – elle gagne
Je suis eu – je m’ébats – elle rit – elle gagne
Elle fuit – je frémis – je la suis – elle gagne
Je l’attrape – je m’applique – elle jouit – elle gagne


Et pourtant, au-delà de la lutte haletante
Je vois dans ses yeux noirs et ses cheveux défaits
Quelque chose de beau, dessinant notre entente
Contre le rien – jeunesse aux idéaux surfaits


Nous ne serons pas un
Ni deux ni plus plus plus
Je ne te promets rien
Que des instants phallus

Et tu ne diras rien
En cherchant à tâtons
Tes habits, l’air de rien
Ma main sur tes tétons

On se verra pour rien
Sans raison à donner
Un chagrin, un gros rien ?
Un remède : baiser !


La grandeur magnanime – épouse l’encensoir
La robe te sublime – creusant mon désespoir
Tes pas – petits – vers Dieu – repassent sur ma tombe
Nos noces n’ont pas lieu – la lâcheté fait bombe


Mariée ! Tu l’es enfin !
On s’ regard’ comm’ des cons
Puis, c’ qu’on f’sait si bien
On l’refait sans façon.

C’est vrai ! Faut pas gâcher
Un’ si belle amitié !
Plu’ d’ dix ans qu’on s’ connaît
Mieux qu’ des vrais enfants d’ lait…

Et toujours à ton corps
J’ m’agripp’ contre la mort.
J’ suis moussaillon sur le mât
Quand l’orage s’abat.

Pourtant, j’ voudrais grandir
Mais j’ai jamais su faire.
Toi, la femm’ que j’admire
Pour son âme sincère,


J’ai souffert de t’aimer au fil de nos rencontres, j’ai protégé mon âme en jouant tour à tour le polisson moqueur et le grandiloquent. Aujourd’hui tu me pars et je me reste con.

J’ai suivi du regard tes mèches rajustées, tes talons résonnaient dans le café désert, au mur des affiches du ciné de Hollywood, la musique annonçait plusieurs jours cafardeux, des tubes dépressifs pour un quadra perdu.

Peut-on devenir soi si le courage manque ?


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   madawaza   
22/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Superbe,
Je suis fan.
Il ne m'étonne pas que vous posiez ce texte sur LABONIRIS : rien à voir avec les classifications classiques.
Depuis "les deux têtes éclatées" jusqu'à "Peut-on devenir soi si le courage manque", j'ai vibré à tous les mots, je les connais pour les avoir ressentis mais je n'ai pas su les écrire comme cela.
Grand bravo !

   Ascar   
11/3/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
mais c'est "affreux dites"
ce que l'amour vous mitonne !
C'est au risque d'une méningite
que vos mots sex-tripes du monotone
J'en ai les tempes qui bastonnent
Votre douleur est si palpable
que j'ai fait corps avec elle
et sa valse est lancinante...
Aux cimes de votre chêne tortueux
je lève les bras au ciel

Qui n'a point aimé, n'a pas vécu

Bravo pour ce torrent d'intensité

   Lulu   
11/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Placebo,

j'appréhendais un peu de lire votre texte à la lecture seule de votre titre "Les deux têtes éclatées". Celui-ci ne m'avait rien dit, si ce n'étaient des images un peu gores... Mais en définitive, je le trouve bien approprié.

Ce que j'aime dans votre poème, c'est bien sûr le face à face avec l'autre, le fait des rencontres, mais surtout la légèreté avec laquelle vous en rendez compte. C'est effectivement frais et léger. Vous évoquez dix années, mais c'est tout comme si vous ne les ressentiez pas, et ça, c'est vrai que c'est beau.

Ce que j'aime aussi, c'est cette espèce de fragilité que vous évoquez ("J’ m’agripp’ contre la mort." ou encore le dernier vers de votre composition : "Peut-on devenir soi si le courage manque ?").

Ce côté un peu fou qui respire simplement la fraîcheur dans les premiers vers, par exemple, allié à la fragilité dont je vous parle, confère au poème une dimension que je trouve toute faite de délicatesse.

J'ai aussi bien aimé vous lire en prose, à la fin. C'est comme si la langue versifiée avait eu ses limites, et que par nécessité, il était vital de dire l'essentiel : "J'ai souffert de t'aimer..."

Un très beau texte.

Bonne continuation !

   StayinOliv   
12/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour et bravo pour votre texte décousu mais qui suit une logique bien à lui. J'ai beaucoup aimé certains passages, notamment le deuxième paragraphe et la fin en prose, avec des mots forts et une douleur presque palpable. J'ai moins aimé la partie où vous employez la forme abrégée avec les apostrophes ( ' ) qui enlève une certaine poésie selon moi. Mais ça doit être moi, j'aime que les mots soient dit en intégralité, surtout en poésie. Au plaisir de vous relire !

   Vincendix   
12/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien
La poésie dite libre est exigeante et, pour moi, ce poème est trop incohérent pour répondre aux exigences.
Des passages intéressants comme la deuxième strophe « quelque chose de beau, dessinant notre entente », la sixième est également plaisante…Par contre je considère que certains mots sont parasites : phallus, tétons...
Et puis la profusion d’élisions dans la dernière partie me déplait

   fugu   
12/3/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Je reviens sur ce texte pour la énième fois car je ne sais pas quoi en penser.
En fait, il me plait et m'agace comme un film de Xavier Dolan.
Prétentieux et touchant à la fois.
Ici le surfait côtoie la justesse de ton et c'est déroutant.
Ok nous sommes en Laboniris mais même ce choix d'étiquette m'agace aussi car votre poème pouvait je pense aussi bien être publié dans le contemporain ou dans le libre mais là du coup ce choix fait un peu "genre..."

   Pouet   
12/3/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai bien aimé certains passages, d'autres moins. Plutôt moins en fait.

Le début parle assez sauf le "je suis eu".

Le poème dans son ensemble est assez (se veut) original, mais surtout par la forme que par l'expression.

Ceci par exemple me semble assez banal: "Je vois dans ses yeux noirs et ses cheveux défaits/Quelque chose de beau..."
D'autres vers sont assez convenus.

"Que des instants phallus", pourquoi pas... N'oublions pas les "instants vulves" alors.

Je n'ai pas vraiment vu l'utilité des tirets dans la sixième strophe, notamment pour les deux premiers vers, sans tiret ça va très bien.

Dans l'ensemble un texte qui se lit mais comme je le dis plus haut j'ai l'impression que la forme prend le dessus sur un propos qui est somme toute assez banal. Un chagrin d'amour traité sur le fond de manière très classique et l'estampille "laboniris" ne parvient pas à me convaincre de l'originalité de la chose ni du risque pris.

   Mourmansk   
13/3/2016
J'ai beaucoup apprécié les six premières strophes. Elles sont très rythmées et très imagées.
Le reste beaucoup moins.
J'ai eu l'impression de lire deux textes distincts.

   Pieds-enVERS   
14/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir

Ce n'est pas trop le genre d'écrit sur lesquels je m'arrête ....mais là vraiment j'ai beaucoup aimé !
Les mots secouent ....dans une émotion profonde et je ressens profondément ce texte , car on peut y lire ( enfin moi ) qu'Il est passé à côté de l'essentiel L'Amour ! Pourquoi ? par peur de s'engager
" Je ne te promets rien "
Parce qu'il veut croire que cette relation simplement amicale, sans habitude lui convient , sauf que justement ce petit confort est chamboulé "au fil des rencontres" .....sauf que " Elle" lui échappe , et là il voit ce qu'est la morsure de la douleur !

C'est tellement dommage , et triste !!

   corbivan   
16/3/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

je trouve beaucoup de fraîcheur dans votre poème, un rythme 'instantané' qui me plaît beaucoup.
Pour moi, sous la légèreté indéniable pointe la tendresse et la mélancolie.
Je l'ai lu comme une cascade rafraîchissante sur ma tête, ça m'a fait du bien.
Donc merci, bravo et bonne continuation.
À vous relire

C.

   mattirock   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup apprécié votre poème, qui laisse peu de place aux concessions linguistiques ni aux conventions poétiques.

Merci pour cette lecture

cdlmt

   placebo   
30/4/2016

   GilbertGossyen   
7/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup apprécié ce mélange de style, avec des changements déroutants.
J'ai beaucoup apprécié le cri que j'entends dans ce texte.
J'ai beaucoup apprécié l'histoire qu'il raconte, qui est malheureusement l'histoire de beaucoup.

Bref

J'ai beaucoup apprécié.

   bolderire   
12/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
et bien moi j'aime, ça m'a rappelé , l'histoire de la copine de la copine, vous aurez compris.
Bravo!

   Pussicat   
17/9/2016
J'ai bien aimé la 1e partie, emballée même, par le rythme, la musique et la mise en page multliple de vos vers en strophes diverses et vers "éclatés".

J'ai moins aimé la seconde, après le mariage, comme si vous aviez perdu ce bau fil, cette belle musique... décalage que je ressens dans les élisions marquant l'incapacité de retrouver cette musique d'avant...

Alors se pose une question : est-ce volontaire ?
Ainsi, par la forme, vous évoquez cette rupture entre deux époques.

Si c'est le cas, c'est bien trouvé et très fort !

"Mariée ! Tu l’es enfin !
On s’ regard’ comm’ des cons
Puis, c’ qu’on f’sait si bien
On l’refait sans façon.

C’est vrai ! Faut pas gâcher
Un’ si belle amitié !
Plu’ d’ dix ans qu’on s’ connaît
Mieux qu’ des vrais enfants d’ lait…

Et toujours à ton corps
J’ m’agripp’ contre la mort.
J’ suis moussaillon sur le mât
Quand l’orage s’abat.

Pourtant, j’ voudrais grandir
Mais j’ai jamais su faire.
Toi, la femm’ que j’admire
Pour son âme sincère,"

Une lecture agréable... une écriture enlevée que j'ai apprécié... une mise en forme du texte qui me plaît - entre autre, la prose finale !
Pour moi, une réussite... j'aime !

"Peut-on devenir soi si le courage manque ?", je le pense...

à bientôt de vous lire,

Edition :
http://www.oniris.be/forum/les-deux-tetes-eclatees-placebo-t21712s0.html

   Anonyme   
1/11/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bravo, j'adore ça se lit a toute allure c'est profond et intelligent, j'aurais pu être choquée, la chute est splendide, un moment de vérité et d'humilité.
Et l'écriture est au top, normal pour un poème, non ?
Bonne continuation. Et merci du partage.

   silvieta   
5/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
De l'audace, non seulement par le thème érotique de ces jeux amoureux qui finissent par se muer en 'onde si lasse' comme dirait G.A, mais de l'audace aussi dans le rythme.

Mais, si l'on excuse volontiers des relâchements bâclés tels que "plus plus plus" en estimant qu'ils contribuent à la rythmique tout n'est pas égal dans le poème, sans parler de la façon de casser les "e" qui est loin de nous cuisiner des omelettes dignes de la mère Poulard.

Des strophes inspirées et inspirantes, d'autres beaucoup moins et, le brusque recours à la prose finale qui confirme les nombreux bémols en sapant l'édifice est une mauvaise idée.


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