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Poésie contemporaine
Pluriels1 : Foisonnements
 Publié le 17/04/11  -  6 commentaires  -  2249 caractères  -  73 lectures    Autres textes du même auteur

... paroles.


Foisonnements




Or sur or je glisse à l'extrême royaume de ta peau étonnée.

Je suis la douceur amplifiée premières vérités des enfances
Et comme un lien liant ta brûlure des lèvres à mon émotion.

Souffle joueur soulevant tes sueurs je respire à tes seins.

Je suis ta fragilité aux nouvelles courbes de tes musicales
Transparences où tu ne m'es fascinante qu'un tout du désir.

Ocre clair à l'orge glané de ton ventre où je baise l'ombre
D'un éclair sur ta beauté respirée plus émotive et secrète.

Superbe garance à la faïence moite de ta bouche où j'écume.

J'encre tes paupières libérées des mots silencieux du poème
Que mon amour inféode à la légende partagée de nos regards.

Chaleur célébrée ton enlacement éventre dénudé les derniers
Bonheurs des pénombres où ton ongle a la couleur des soirs.

Ô Corruptrice ! Unissonnance mélodieuse où je suis aveuglé.

Tu joyeuses mes paumes à ton corps enfantant ses résonances
Au sonore chant de ta gorge invitante. Tu habites mes yeux.

Pas à pas plaisir et doigts à doigts désir dévêtu fleurante
Harmonie de nos gestes puissants doux communs en une ronde.

Noce sacrée de nos corps dans l'éveil bruissant de nos mots
Et nos bras cercles dorés flambent éloquence sous la lampe.

Solitude aux couleurs appariées de nos peaux en sueur nues.

Dans la seule apparence d'un unique voyage ensemble lapidés
Ensevelis en nos appartenances prisonniers l'un de l'autre.

Commencent les morts attendues à la fontaine grisée du vide
Nous enfouissant souveraine en délivrance à nos seuls feux.

Neige planifiante d'un soleil intérieur à nos cils ciselure
Insolente doucissant nos vocalises alors ainsi nous levant.

Rituel de la chambre où ton nom fête votive peuple la nuit.



(Extrait de "Chavirements" dans "LES CORPS NÉCESSAIRES")


** Il s’agit, ici, d’un « poème en vers justifiés », forme de poésie dont tous les vers comportent le même nombre de lettres, signes ou intervalles.


 
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   Damy   
8/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
À première lecture, la compréhension du poème ne m'a pas paru évidente, mais en le relisant lentement, j'y trouve les expressions sensuelles, somptueuses.

J'ai particulièrement aimé ;
Ocre clair à l'orge glané de ton ventre où je baise l'ombre
D'un éclair sur ta beauté respirée plus émotive et secrète.

Par contre certaines imperfections m'ont gêné:

- Le manque de ponctuations, de "signes" justement, plus précisément de virgules, comme par ex dans:
Neige planifiante d'un soleil intérieur à nos cils ciselure
Insolente
J'aurais mis une virgule après cils.
Et d'autres...C'est peut-être ce manque de respiration qui m'a dérouté au début.

- Je n'ai pas aimé les tentatives d'homophonies et je trouve celle ci:
Et comme un lien liant ta brûlure des lèvres à mon émotion.
particulièrement malheureuse.
De plus "lien liant" est un pléonasme
Il en est de même pour "Au sonore chant"

- Aussi les néologismes "doucissant et "tu joyeuses" ne me paraissent pas heureux

- L'élision de l'article dans "flambent éloquence" me gêne.

La contrainte technique explique peut-être ces disgrâces.

Mais j'aime la puissance rare de ce poème, et même parfois sa violence, dans l'expression de l'acte d'aimer.

   Coline-Dé   
9/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce que j'aime : des images d'une grande beauté, parfois fulgurante...
Ce que je n'aime pas : la monotonie de la construction , toutes ces appositions ou ces constructions en "en" ou " a" ou " au" et un peu de préciosité :
"aux nouvelles courbes de tes musicales
Transpare où tu ne m'es fascinante qu'un tout du désir."
"où tu ne m'es fascinante qu'un tout du désir" me semble inutilement alambiqué.
Vous n'avez, me semble-t-il, pas besoin de recourir à des complications : la force des images et la musicalité de vos vers rendent tout artifice inutile voire nuisible !

   socque   
11/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Oui, j'aime bien cette idée de vers justifiés... Il se dégage pour moi de ce poème, peu à peu, une petite musique agréable, comme un fil qui se déroule sans qu'on sache très bien où il va, mais qui entraîne. J'aime aussi les rejets d'un vers à l'autre, qui accentuent la continuité.
Un gros bémol en revanche sur "Que mon amour inféode", à cause de la dureté du "Que", et sur l'"Unissonnance mélodieuse" que je trouve prétentieuse.
Ce serait le reproche principal que je ferais au poème : un côté que je perçois comme esbroufeur, ce qui me dérange. Exemples :
"ton corps enfantant ses résonances"
"Pas à pas plaisir et doigts à doigts désir"
"l'éveil bruissant de nos mots"
"Ensevelis en nos appartenances"

   mraya   
17/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un beau travail, des trouvailles sublimes: "l'orge glané de ton ventre", "Tu joyeuses mes mains", "la fontaine grisée du vide". J'ai moins apprécié "ta brûlure des lèvres", "flambent éloquence" et "tu ne m'es fascinante qu'un tout du désir". Mais je découvre avec plaisir votre style incantatoire, inventif et poétique.

   Brisemarine   
17/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un foisonnement de fortes et originales images qui dépeignent magnifiquement l'acte d'aimer dans sa plus belle expression sensuelle.
J'ai aimé particulièrement:

Ocre clair à l'orge glané de ton ventre où je baise l'ombre
D'un éclair sur ta beauté respirée plus émotive et secrète.

Superbe garance à la faïence moite de ta bouche où j'écume.

J'ai toujours apprécié vos poèmes en vers justifiés; cette fois-ci, par contre, je trouve que la contrainte de construction a desservi le style( structure, fluidité et musicalité). Autre bémol, à mon avis: les néologismes!
Cela dit, c'est toujours avec grand plaisir que je vous lis. Merci, pluriels1, pour cet intéressant moment poétique.
Brisemarine

   Lunar-K   
19/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Personnellement, je n'aime pas trop l'aspect de ce poème, ces vers justifiés. Le texte m’apparaît comme un bloc trop rigoureusement homogène et cela dénote un peu avec le texte en lui même qui ne partage nullement cette harmonie visuelle.
Peut-être est-ce précisément votre volonté de justifier vos vers qui vous a poussé à prendre autant de liberté avec la langue ? Paradoxe, sans doute, que, de l'harmonie, naisse un poème désarticulé et libre. En tout cas, j'aime ce texte et ce langage, ces néologismes et ces phrases démantibulées.
J'ai parfois l'impression que vous avez utilisé l'écriture automatique tant les mots se suivent parfois selon leur sonorité davantage que par leur sens. Par exemple :

- "Pas à pas plaisir et doigts à doigts désir dévêtu"

L'ensemble est de la même veine, et cela n'est pas pour me déplaire, avec des images très visuelles, fort originales et parfois un peu opaques. Mais cet aspect aussi me plait bien. Le sujet que vous traitez aurait été plutôt barbant (je crois) s'il n'y avait pas eut ce mystère, cet ésotérisme dans le langage, pour en rehausser l’intérêt avec une mise en scène foncièrement novatrice.
Bref, si ce n'est cette mise en page un peu trop artificielle à mon goût (surtout par rapport au texte même), je suis vraiment emballé par ce poème et, surtout, cette écriture !
Bonne continuation.


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