Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Pluriels1 : La Surgissante
 Publié le 26/03/10  -  10 commentaires  -  1314 caractères  -  152 lectures    Autres textes du même auteur

xxx


La Surgissante



Triomphe d'un ciel similaire au néant bleu,
Marche, lente, éblouie, allant vers l'horizon
Où, chaque pas en plus, lèvent des floraisons
De mirages en vrai vus au sentier sableux.


Violence des beautés non révélées, latentes,
Dessous cette chaleur où la terre indurée
Flambe, en son silence, à chaque lieu, capturée,
Dans le cri étourdi des courses débutantes.


Puis, comme une oasis, une masse de roches
S'élève, à ce parcours, du plus clair des lointains,
Pierre à pierre construite et, bastille ou fortin,
Muraille crénelée que chaque pas rapproche.


Lisse grain de la roche à l'intense chaleur
Cueillie comme un baiser, pacte voluptueux
D'un même accord, partout chant fastueux
Résonnant tout autour de l'amas bateleur.


Falaise endimanchée, aux regards captivés
Écrasante saveur sous le toucher final,
- Ô Minéralité ! - silence virginal
Que déparient les vents aux souffles dépravés.


À son heure venue où elle naît cité,
Sur l'océan du sable autre fleur aux paupières,
Elle se hisse au ciel, ville morte de pierres,
Sur son très haut pouvoir de sentinellité.



(Extrait de "Déserts" dans "TRIBUS")


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Marite   
13/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce poème reste hermétique pour moi. Parfois une image se dessine à la lecture mais les mots qui suivent viennent tout embrouiller et je n'arrive plus à me retrouver dans le fil de la poésie.

   bulle   
16/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai dû reprendre ma lecture nombre de fois, avant de trouver la faille qui me ferait entrer dans les mots..

Et puis, la 'découverte', du moins celle que je crois avoir faite, enfin..

Un désert de dunes (erg) et un désert de pierres (reg), qui se croisent et se 'comparent'..

L'expression m'est apparue rigide au premier abord, mais je me rends compte qu'elle retranscrit au plus juste cette 'austérité'..
L'absence d'article introduit pour moi une 'fixité'..

Une belle écriture, en tout cas, qui donne vie à ce décor figé. Et le mot final "Sentinellité", boucle le tout très joliment à mon goût.

   jamesbebeart   
17/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Assez belle évocation d'un monde minéral qui n'évite pas toutefois quelques formules peu heureuses : "Que déparient..;" ; "...de sentinellité". Mais ce ne sont que des détails car la musique affleure à tout moment et ce n'est pas rien.

   ristretto   
17/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
certains très beaux livres regroupant des photographies d'art, sur papier glacé et grand format me font le même effet que la lecture de votre poésie : beau, très beau mais glacé justement et loin de m'émouvoir... je le regrette un peu

j'ai été touchée ( tout de même ) par la personnification du vent érodant :
" Que déparient les vents aux souffles dépravés."

merci de ce partage

   LeopoldPartisan   
17/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un poème néo-classique qui une fois n'est pas coutume m'a séduit. Il y a dans l'emploi des mots une réelle modernité qui ne tombe ni dans l'hermétisme ni dans l'intellectualisme aride, malgré que cela parle de désert. Il y a une bien belle observation des lieux et un véritable sentiment d'éternité et surtout et c'est vraiment la force du poème d'universalité.

L'ambiance générale m'a évoqué en filigrame le sublime roman "le désert des Tartares" de Dino Buzzati.

   Leo   
21/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte dérangeant. D'un chaos initial de sables, où on se sent perdu (sensation fortement accentuée par une ponctuation complètement "folle", comme une série de mirages qui accrochent l'œil sans jamais emporter son adhésion), émerge soudain une forteresse minérale, finie, lisse, "falaise endimanchée" (jolie expression).

On retrouve à la fin, dans la dernière strophe, la thématique du roman de Buzatti ("Le désert des Tartares"), dans cette bastille qui n'existe que pour des envahisseurs qui ne viennent jamais, et qui devient ville morte, sentinelle inutile, au moment même où elle naît cité, au moment même où ces "fleurs" naissent dans l'océan du désert. Et la sentinelle inutile s'élève au ciel, comme si elle percevait que son véritable ennemi n'était pas l'envahisseur, mais la mort elle-même.

Un texte très difficile d'abord, aux multiples thèmes entrelacés, mais qui démontre une grande maîtrise d'écriture. Je pense cependant que le parti-pris d'un style très haché ne s'imposait pas nécessairement. Il perd un peu le lecteur sur des impressions qui ne contribuent pas à un tableau général, et qui freinent l'"entrée" dans le texte.

   Anonyme   
26/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Pas vraiment convaincu par les deux premières strophes tant par le rythme que par l'expression, j'ai bien apprécié la suite jusqu'à la fin.

Bon pitêtre un peu trop de répétitions à mon goût, "pierre", "roche", "ciel"...

Je trouve l'ensemble assez original, la dernière strophe me plaît.

   Chene   
27/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pluriels

Des sensations de dureté minérale, de vent chaud, de lenteur et d'approche saccadées contribuent à dresser une perception particulière de ton poème.

L'expression descriptive est omniprésente, maîtrisée, évocatrice, voire exarcerbée par l'emploi d'un nombre très important d'adjectifs, et de participes passés. C'est la force de ce poème mais également, à mon sens, son défaut. Cette surabondance est, je le présume, un choix volontaire de l'auteur. Mais elle crée des appositions descriptives et entraîne immanquablement un choix de ponctuation qui rend le rythme des alexandrins en partie chaotique. Certes, il y a là une correspondance visuelle entre le paysage et les images mais elle amoindrit la qualité de lecture.

Cependant, cette forme choisie crée bien une dualité : celle d'un paysage vécu (les expressions et adjectifs "minéraux") et d'un paysage perçu (les expressions et adjectifs portant sur les sensations du marcheur). C'est là la principale qualité de ce poème.

Au final, le ressenti est fort mais le rythme pas assez fluide à mon goût.

Bonne continuation et cordialement

Chene

   Anonyme   
31/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il y a de très belles choses dans ce poème... même si je ne suis pas toujours en accord avec la ponctuation choisie...

Voilà mon commentaire ne servira pas à grand chose, objectivement, mais j'ai apprécié ma lecture, insolite et agréable.

Merci!
Au plaisir de te relire.

   Anonyme   
1/4/2010
Trop d'hermétisme me rendent ce poème peu compréhensible.
Néanmoins, quand elle me parlent, quelques belles images.
J'aurais aimé avoir le code pour ouvrir la porte du désert.


Oniris Copyright © 2007-2018