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Poésie libre
PostBlue : JHWH
 Publié le 15/06/09  -  10 commentaires  -  2227 caractères  -  141 lectures    Autres textes du même auteur

Projection judaïque pré-babylonienne.


JHWH



I.


Que du chanvre mêlé
au sang sous les griffes,
l'on m'extraie quelque vérité.
Investi macabre, oisif,
les entrailles me maculent
la robe, quel recul !

L'iris braqué dedans
laisse au monde le blanc
de ses sombres orifices ;
corrompt ma cervelle – sacrifice !
Que chacun maintenant admire
l'art répugnant de mourir.

J'aurai lutté, et encore !
pour ma vie qu'on décore
– et enfin l'on dira :
« Qui fut cet homme-las ? »
Cela est simple, lecteur :
j'étais jeune, et pécheur.

Nu au-dessus des pierres
de Babel, mon corps jouissant
souillait à jamais la terre
de ses excréments.
Que chacun maintenant admire
l'art répugnant de mourir.

Derrière l'araméen,
hubris prit mon sein.
À l'ombre de la croix,
il est mort, roi des rois.
Le sang du calice
inonde mes mains, mon fils.


II.


Vouloir mourir
chaque nuit, en ton sein.
Et plusieurs fois
mon corps s'arrache
à l'extase, la réalité.

Jouir.

Vouloir mourir
par ton souffle ; baiser,
manger la vie
que rien n'en sorte.
Rappelle-toi.

Que.

Mourir,
un jour ignoré, mais
vivre cette charnalité
à t'aimer
pour la vie seule.

Encore.

Atroce,
me livrer, cette douleur
prend au ventre, la tête,
vide âme et corps
– suspends ton souffle.

Extase.

Douleur
délicieuse en haut,
en bas de l'être ;
ce sirop, se mielle,
Ce fiel – malice !

Gémit « amour ».



III.


Sa bouche est douce, profonde ;
apaise cette mort immonde,
Gabriel n'est pas Ton vassal,
car c'est la semence de ton père
que lentement elle avale.
Crédule Vierge, ne suis-je trop amer ?

Je bois le Styx pour que morde
à ma gorge cette simple corde.
Mon fils, je t'aime – mon ami.
J'ai trompé et Il me punit
alors qu'Il t'adopte, Sauver.
Oyez, le Christ Rédempteur !


 
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   nico84   
15/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je ne connais pas du tout la mythologie. Donc, en dehors du fond que je découvre et qui est bien raconter (fidèlement ?), la forme me laisse perplexe.

Pourquoi la premièe partie à gauche, la deuxiéme au centre et la troisième à droite ?

Les mots sont forts, plus on s'approche de la fin. J'ai été embarqué tardivement car le debut ne m'a pas trop parlé (pas dans le fond mais dans les mots, le style).

Le rythme me parait maîtrisé, l'écriture aussi. J'en ressors avec l'envie d'en savoir plus. Sur cette histoire. Bravo et bonne continuation

   Sido   
15/6/2009
Je suis perplexe.
Peut-être faut-il être initié ?
Télescopage d'images contradictoires (effet voulu sans doute mais qui me rend la lecture hermétique)
Je soupconne et n'accède pas
Mais que d'énergie ....

   Marquisard   
15/6/2009
crises d'epilepsie incontinence libidinienne et illuminations divinatoires ?
certains passages sont entrainants, mais ne connaissant (ou ne situant) pas les évenements auxquels tu fais allusiion, j'ai du mal à m'y retrouver.

   xuanvincent   
15/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Les images de ce poème, qui m'a paru bien écrit comme les précédents textes de l'auteur, m'ont plu dans l'ensemble malgré leur côté plutôt sombre.

Par contre, je n'ai pas vu l'intérêt, dans ce texte, de décaler toujours plus les vers en direction de la droite de la "page".
De même, la ponctuation de la deuxième partie du poème m'a par endroits un peu gênée (avis personnel de nouveau). Surtout le terme "Que" faisant la jonction entre deux vers.

   Anonyme   
17/6/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Une overdose de mort... de douleur... de souffrance... de mort... De dou...
Pas trop fan.
Autant j'aime assez le début, autant je trouve cela un poil lassant.
Et pis bon, la dernière strophe... Heu... Et le reste d'ailleurs... Heu...Faudrait créer une catégorie "Liturgie"?...
Amen.


Quant au titre et à la phrase d'intro... ??? Cela me laisse songeur, nouvel ordre du poisson?

   Anonyme   
18/6/2009
JHWH comme JEHOWAH ?

La première partie me laisserait entendre (mais ça n'engage que moi) une volonté de sortir des "témoins de Jehovah"

La deuxième partie laisserait entrevoir une nouvelle joie de vivre (mais là encore je ne sais pas ce qu'il en est "à l'intérieur") Donc je pèse mes mots. C'est juste ma première idée, c'est tout.

Et la dernière partie sonne comme une excuse, une rédemption.

J'ai peut-être totalement faux, mais c'est ce que m'a inspiré ton poème.

Autrement, j'y ai trouvé des images judicieuses et parfois belles. Une forme intéressante.

   David   
19/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Platonange,

Le titre sans voyelle, c'est une langue, peut être l'hébreu, je ne suis pas sûr, mais c'est "dieu" qui est écrit à mon avis, c'est assez clair. C'est assez curieux, la mise en page est pas mal avec ces vers libres au milieu des autres plus traditionnels dans le I et le III. C'est psychédélique au tout début :

"Que du chanvre mêlé
au sang sous les griffes,
l'on m'extraie quelque vérité."

Ça ne doit pas être du chanvre pour rempailler les chaises, mais si ça ressort dans les propos, ça ne se voit pas par des maladresse d'écriture, ça serait un trip, une hallucination sous stupéfiant. L'écriture contredit un peu ça, mais le raconte peut être. Pour la provocation, ce n'est pas vraiment iconoclaste ou équivoque, un peu cru peut être par endroit.

Pour "hubris" j'ai trouvé ça :

"Chez les anciens Grecs, démesure, outrance dans le comportement, sentiment violent né de l'orgueil, et qui allait jusqu'au dépassement des limites. Il pouvait conduire à la faute majeure : l'offense envers les dieux. Synonyme : hybris."

Il me semble que ça reste entre deux quand même, ça en dit trop ou pas assez, un peu dommage pour ça, mais c'est singulier.

   Anonyme   
9/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
je n'aime pas le rythme, une lecture entrecoupée, chaotique, cassée par trop de ponctuations. Selon mon interprétation la mort prend un sens différent à chaque chapitre:
Le meurtre, l'amour à mort (passion) et la vie après la mort (paradis).
Peut-être est-ce un récit historique qui m'aurait échappé.
Pas touchée par ce texte, je le trouve sans émotion.

   Anonyme   
30/5/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Je suis perplexe . Du début à la fin tu m'entraine dans un rythme décalé, je n'aime pas beaucoup ce style entrecoupé et ce sujet me répugne .
"Oyez le Christ Rédempteur" était vraiment de trop
"quel recul!" par rapport à ?
"manger la vie que rien n'en sorte" une signification ?

   PostBlue   
29/6/2010


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