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| Passant75
4/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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L’écriture est intime et fondée sur des émotions et des images plutôt que sur une narration claire. L’auteur utilise des expressions poétiques intéressantes comme « nos cœurs d’Eden » ou « flotter sur les non-dits / aux planches des étoiles », voire des trouvailles plaisantes telles que « et puis Route / la Seine ». Cela crée une atmosphère mélancolique, sensible et l’oreille est, en effet, bercée par la musique.
Cela étant dit, l’ensemble m’a paru souvent confus. Les images s’enchaînent sans toujours former de réelle cohérence. Cette abstraction m’a donné l’impression que le texte a cherché à privilégier les effets poétiques plutôt que le sens du propos. Au final, la musicalité « berce et pourtant …» le manque de clarté du récit m’a empêché d’être totalement touché par ce poème. Qu’ajouter dès lors sinon que le titre du poème résume très bien mon sentiment ! |
| Cyrill
21/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un poème qui déploie toute une palette d’émotions. Il ne fait pas dans la généralité ni les lieux communs d’une séparation, c’est le moins qu’on puisse dire. Il respire l’authenticité.
Il creuse le sens des mots en les mettant à l’épreuve du jeu de leur homophonie : « tant de Foi », «cicatrices de soi / sur le tissu ». Il les associe de façon à créer des nuances inédites de sens : « bien si proches », «bien si moches ». Il propose des métaphores très singulières et ô combien évocatrices pour ce qui me concerne : «le tissu d'errer », « aux planches des étoiles », « nos souffles / sans voile ». Ses sonorités parmi lesquelles dominent le [-ème] et le [-ène], celles de l’amour-haine, disent toute l’ambiguïté du sentiment, entre désir de réparation et de destruction du lien. J’entends de quasi oxymores dans ces « destructions sereines » ou encore dans cet « asphyxié d'horizon », qui viennent encore corroborer l’ambivalence du cœur, qui était d’ailleurs annoncée en titre. Et si l’espoir est scandé « du bout des doigts », c’est en « litanie », une forme qui suggère davantage la désespérance, mais sans se départir de douceur. Je suis admiratif de la maîtrise cette forme ‘libre’ que vous poète portez à l’excellence, tant chaque mot et chaque son me semblent être à leur place. Bravo, et merci pour le partage. Édité pour corriger mes fautes et saluer Pouet. Content de ton retour ! |
| framato
8/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un texte douloureux et magnifique. L'entame intrigue avec cet ici qui n'est pas explicité. Il m'évoque (sans doute en raison de la balafre et des esquilles) un lieu ou l'on se soigne. Les quasi oxymores (élans moches, destructions sereines, asphyxié d'horizon) donnent beaucoup de force au propos. Les vœux épuisés, les non-dits, les souffles sans voile traduisent dans ma lectures les raisons d'une séparation douloureuse mais néanmoins douce (nos cœurs se balancent à regret, flotter, planche des étoiles, l’espoir en litanie, instants indéfinis).
La grande force de ce texte est qu'il n'y a pas un mot de trop et que chacun y est à sa place. Un texte magnifique, bravo à l'auteur et merci merci de nous donner à lire des perles de cette qualité. |
| Eskisse
21/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Pouet,
Ce poème... une berceuse sans consolation, le terme d'un rendez-vous de plusieurs années, la dissolution de l'amour dans les mots en [-ème] une forme d'humilité dans l'infiniment petit de la disparition ( esquille , murmure)) surtout la lucidité en héritage : et c'est la fin d'une part de soi-même qui est marquée par le "ici" augural, le bout des années. La lucidité d'un locuteur qui a caché sa souffrance derrière un cautère de joie : avec cet oxymore " me faire une balafre / de joie et de je t'aime" ) A very touching lullaby. |
| Myndie
21/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Hello Pouet !
Je suis tellement contente de retrouver ta plume si sensible, souvent habitée d'une mélancolie douce-amère et toujours maîtrisant le rythme fragmenté ! Murmure, battement de coeur, respiration saccadée, voilà ce que m'inspirent les vers courts. Quant à la mise en page, les espacements, ils sont pour moi le parfait gage d'une errance émotionnelle, une oscillation entre l'apaisement et la chute. C'était pour la forme. Pour le reste, c'est bien le style Pouet : des mariages de mots brillants, oxymores, métaphores magnifiques : « balafre de joie et de je t'aime », « cicatrices de soi sur le tissu d'errer » Ici la chute évoquée plus haut, comme une bascule entre le deuil amoureux et le présent qui dérive : « une esquille d'avant toi », « c'était tant de Foi » « flotter sur les non-dits », « asphyxié d'horizon » Et surtout, cet « espoir en litanie », ambigu, qui interroge plus qu'il ne dit : s'agit-il du sauvetage providentiel ou d'une condamnation à éprouver regrets et souffrance à l'infini ? C'est la richesse du poème, celle qui laisse sur le fil du rasoir, entre la blessure et le renoncement. Comme toujours avec toi Pouet, la forme libre est transcendée, la poésie est partout. |




