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Poésie contemporaine
Roxanne : Morfée
 Publié le 22/06/26  -  7 commentaires  -  626 caractères  -  138 lectures    Autres textes du même auteur

La nuit, à trop rêvefléchir, je m’ensonge.


Morfée



Tu es mon évidence aux lèvres de la nuit,
L’anagramme de « j’aime » en écho à « magie ».
Es-tu réelle ailleurs ou par quelle houdinie
Modèles-tu l’éther d’un onirique étui ?

Tu survis au matin comme l’ombre vivace
D’amours en sépia aux soupirs amenuit
D’obscure volupté ou d’ébriant fantasme.

Je n’ai plus qu’un désir, succomber et gésir,
Mais un doute en suspens, me surprend à gémir :

Ne serais-je à ton œil qu’un faux reflet fugace ?

___________________________________________
Ce texte a été publié avec des mots protégés par PTS.


 
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   Passant75   
2/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
À l’évidence, c’est un écrit de quelqu’un qui apprécie les mots et les jeux de mots. Le titre et l’exergue annoncent la couleur. L’auteur crée sa propre orthographe et semble être un adepte des néologismes basés sur une sorte de fusion lexicale, où les mots sont formés (ou déformés) pour produire des sons nouveaux . Il en va ainsi de « rêvefléchir », « je m’ensonge ».

Mais en va-t-il de même de « amenuit » ? Je reconnais que « d’amours en sépia aux soupirs amenuit » est un vers que j’ai relu plusieurs fois, mais sans nécessairement me faire une opinion certaine de la volonté de l’auteur. À l’hypothèse d’éventuellement chercher une forme verbale de « amenuiser », j’ai préféré l’hypothèse de l’union de l’ « âme » et de la « nuit ». Une hypothèse très hasardeuse qui n’a guère facilité ma compréhension, mais qui m’a tout de même plu !

Sur la forme, le choix des strophes dégradées en 5, 4 ,3, 2, 1 semble avoir un petit air de gérardine raccourcie, mais c’est une forme que je ne connaissais pas, notamment dans la catégorie de la poésie classique.

Au final, l’ensemble témoigne d’une réelle sensibilité poétique mais surtout d’un travail formel très inventif. Il s’agit d’un poème d’un niveau d’écriture recherché qui a su me séduire malgré tous mes questionnements. Voire en raison deux !

   Curwwod   
3/6/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
je suis surpris de voir ce poème énigmatique proposé en classique. Il me semblait que cette classification imposait la rime, de préférence riche. Ici on relève quelques assonances, une absence de recherche de la consonne d'appui, une ponctuation hasardeuse (Mais un doute en suspens, me surprend à gémir :).
Par ailleurs, dès l'exergue, ont perçoit le désir de jouer avec les mots quitte à frôler le calembour. Les néologismes ([houdinie], m'ensonge, [rêvefléchir], amenuit, d’ébriant) donnent à ce texte un aspect obscur dont, finalement, on ne saisit pas trop la nécessité. La typographie (4v, 3v, 2v, 1v) elle même fait davantage penser à une recherche systématique d'une originalité sans réel intérêt. Certains trouveront ce texte magnifique, à la limite du génial. Personnellement je le trouve plutôt abscons et surtout pédant.

   LeChevalier   
4/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Trop de jeux de mots qui ne fonctionnent que sur le papier, comme ces crochets, dont je ne comprends pas le sens, cette apostrophe au milieu de « mensonge » dans la présentation, qui voudrait faire naître le verbe « s'en|songer » et que sais-je encore.

J'aime mieux les jeux de mots de la deuxième ligne (anagramme et écho).

La syntaxe est peu orthodoxe, au point que je n'arrive pas à apprécier s'il y a une faute d'orthographe ou pas dans « amenuit » à la sixième ligne.

Quel sens de l'adjectif « classique » l'auteur voudrait-il appliquer à son texte ? Je me dis que la catégorie a été choisie juste parce qu'elle est la première dans le menu déroulant. Peu importe, de toute façon, en cas de publication, ce sera changé. Mais il me semble douteux qu'il y ait, ici, une intention de la part de l'auteur.

Au final, je suis désolé de ne pas offrir une analyse plus cohérente. Je sens un fond lumineux dans ce texte mais je n'arrive pas à en discerner correctement les contours.

   rendu   
22/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
"Tu es mon évidence aux lèvres de la nuit" ce vers seul qui débute ce poème m'a donné envie de lire et commenter ainsi que la référence à Houdinie. L'auteur, à mon avis, semble se demander si c'est un rêve ou une réalité. En contemporain, je ne parlerai pas de la forme mais l'ensemble se tient bien dans sa catégorie. Entre rêve et fantasme ou réalité, l'esprit questionne et s'interroge sur une relation.
La question finale révèle toute l'incertitude qui sourd de ce joli poème un brin onirique.

   BlaseSaintLuc   
24/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
ON LE SAIT : CERTAINS ICI N'AIMENT PAS LES JEUX DE MOTS. JE TROUVE QUE LE TEXTE JOUE AVEC UNE SUBTILITÉ ET UNE FINESSE QUI M'ENCHANTENT !
J'AIME CET EFFET "Glaçons"?LE TEXTE ALLANT EN DIMINUANT DE STROPHE EN STROPHE

   Cyrill   
25/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Salut Roxanne.
C’est un poème très travaillé, d’une veine symboliste. La suggestion prend le pas sur le récit. Il y a des images très atypiques, une atmosphère de singularité plantée dès l’ « évidence » du premier vers. Une belle richesse lexicale avec des néologismes divertissants, subtils et éloquents, comme l’« houdinie » en référence au magicien. On est loin des lieux communs de la déclaration d’amour. Comme c’est agréable et décoiffant !
J’aime beaucoup les récurrences de sons. Les i de nuit, magie, houdinie, étui. Les sifflantes (s, ch) qui donnent une impression de murmure nocturne.
Les échos entre désir, gésir, gémir confirment le mouvement déliquescent du poème, au même titre que ses strophes qui s’amenuisent jusqu’à l’instillation d’un doute… Ou serait-ce le sommeil qui triomphe ?
Bravo pour ce poème inattendu et qui détonne d’une bien moderne façon.

   Lariviere   
26/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Roxanne,

Un poème singulier avec une écriture intéressante par son originalité, son style symboliste et l'utilisation du vocabulaire qui va avec.

J'ai apprécié le choix de traitement de la thématique et la réflexion sous-jacente qui se dégage de la poésie bien présente ici.

Sur le fond, je dirais qu'il reste quand même assez énigmatique, je n'arrive pas à dire s'il s'agit d'un regard "singulier" sur l'amour et sur l'exploration de la vérité de la relation ou s'il s'agit de quelque chose de plus vaporeux, plus lié au sommeil généralisé et à morphée, d'un rapport entre le monde éveillé et celui du somme.

Ceci dit, j'ai trouvé le ton et les images suffisamment belles (comme celle de l'entame) pour être séduit par l'ensemble.

Merci pour cette lecture et bonne continuation.


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