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| Passant75
3/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Mettre ses pas dans les pas d’Aragon pour déambuler dans Paris permet de marier la mémoire littéraire à la mémoire musicale de la capitale. On croise ainsi Victor Hugo, Boris Vian, Juliette Gréco ou encore Léo Ferré.
Sur la forme, j’ignore si l’auteur cherche à retrouver le souvenir d’une Anne qui l’aurait marqué, mais la sonorité de ce prénom se retrouve dans tant de mots que j’ai du mal à croire que ce ne serait pas volontaire. On passe de « l’ombre d’un platane » à « Paname », au « passage Sainte-Anne » , à une « barbacane », « tanné par les fièvres » sans oublier « la douceur toscane », voire « une gitane », des « subtils arcanes », « Boris en jazzman », « une jolie môme (qui) se pavane » et enfin « les vannes s’ouvrent en grand », mais « jamais rien n’effane ». Et peut-être en ai-je oubliées d’autres ! Bravo, je me suis laissé bercé par cette fluidité musicale. Ce texte est une évocation poignante et techniquement très réussie de la nostalgie parisienne. J’ai vraiment apprécié ma lecture ... à voix haute. |
| rendu
23/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Une jolie promenade nostalgique dans Paris qui a sûrement bien changé depuis Aragon et les autres.
La Seine se pommelle sous les nuages est une magnifique image. L'auteur ou trice semble regretter ce temps d'une époque révolue. Belle balade dans la grande cité. |
| Polza
23/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Trois rimes se distinguent tout au long de ce poème. Les rimes en « ton » pour rappeler Aragon ou son ami Breton (ami/rival) peut-être, les rimes en « ame » et les rimes en « ane »…
« une eau limpide qui offre ses frissons aux vertiges arides d’un Paname en sueur. » Ton poème s’inscrit, on ne peut plus dans l’actualité, dans l’actuelle canicule qui touche Paname et la France en général… « Au passage Sainte-Anne, » J’imagine que le passage Sainte-Anne n’a pas été choisi au hasard, proche de la rue Sainte-Anne, célèbre pour avoir attiré divers artistes homosexuels, je ne sais pas si Aragon fréquentait ce quartier et ce passage en particulier, mais ce qui est sûr c’est qu’il aimait les passages… Du passage Saint-Anne, le narrateur nous emmène du côté de Notre-Dame, sur les traces de la Esmeralda et de Quasimodo… Puis arrive Saint-Germain où le luxe côtoie le bohème ou l’inverse. Je ne l’ai pas précisé jusqu’ici, mais j’ai remarqué l’emploi subtil de mots en résonances, comme « lustre » et « luxe » par exemple… On y rencontre Boris Vian, indissociable à ce quartier ! (https://youtu.be/mJ3lJzI30Wk?si=7drDyotcAzxsKA18) Juliette Gréco également (je comprends mieux le lien de ce matin), je note au passage (Sainte-Anne) l’excellent « à fleur de micro » issu de l’expression « à fleur de peau »… « son pull qui la dénude pourrait bien escher le micheton. » J’ai bien aimé ce passage aux accents de titi parisien… « je sanglote à rebours, spectateur nostalgique de toutes vos chroniques. Un ciel désabusé se reflète et tremble sur le ponton. Souvenirs veloutés, il ne reste de vous qu’une douce et persistante tristesse… » Le narrateur fait sûrement allusion aux chroniques d’Aragon et lui rend un dernier et vibrant hommage, rempli de nostalgie, dans l’ombre d’Aragon… |
| LeChevalier
23/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Il y a beaucoup de temps (mais vraiment beaucoup !) on appelait cela « prose ornée » : difficile de ne pas apercevoir ces rimes en -ton et -ane qui reviennent sans cesse. En plus, le texte est découpé, par la syntaxe, en petit morceau qui me rappelle des hémistiches d'alexandrin (à vérifier : c'est une intuition que je n'ai pas soumis à l'épreuve du comptage). L'effet d'ensemble est amusant, plutôt agréable, même si je regrette que la recherche de rimes ait amené le mot « micheton ».
Le fond est profondément français : célébration de cette capitale construite avec la sueur de tout un pays, et pas des plus petits ! Merci de ne pas avoir inclu la Tour Eiffel, mais on doit admettre qu'il y a bien des éléments de carte postale : Notre-Dame, la Seine, Saint-Germain... Etait-il possible de faire autrement ? Je doute. La faute n'est pas à l'auteur mais à la ville (rire). « Vestiges adorés » : expression très bien trouvé et qui résume, presque, cet univers, sur lequel des parisiens authentiques sauront mieux se prononcer qu'un pronvicial comme moi !... Je laisse ici une suggestion de lecture, oeuvre de Théophile Gautier : c'est le poème « Réponse à une invitation à dîner », facile à trouver en ligne, dont le premier vers dit « Garnier, grand maître du fronton ». Celui-là, même Polza ne l'avait ! :) |
| marcolev
23/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Myndie,
Cette prose poétique à une très belle musicalité avec de nombreuses assonances. Elle décrit Paris comme un théâtre humain ou s'entrelacent la mémoire et le passé. Les nombreuses références culturelles et historiques qui traversent le texte lui donnent vie. Le texte nous fait cheminer dans la capitale sans jamais tomber dans le cliché. Merci pour cette "ballade" poétique |
| BlaseSaintLuc
24/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Quel délice, quelle volupté ! On a ici une romancière pur jus d'encre de Chine !
Mais diable, tout a fondu ! Le Paris d'après-guerre, de Saint-Germain, de Juliette, de Boris, de Jacques, tout fout le camp : un carton de pâte molle, « Émilie in Paris », de la poudre de riz aux yeux des merlans frits que nous sommes ! c'était mieux avant (parce-que nous étions jeunes !) Résistons encore un peu , avec de tel mots,avec une si belle écriture , vous êtes bien partis pour tenir encore un peu ! |
| Cyrill
25/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
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aime beaucoup
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Salut Myndie.
Mon impression – et et qu’est-ce qu’elle est bonne ! – : celle d’une déambulation dans un Paris à la fois concret et fantasmé. Tant pour moi lecteur que pour le locuteur, que j’ai suivi discrètement, captant les nuages flottant de ses réflexions. J’y ai vu de la mélancolie Modianesque, le surréalisme d’Aragon et la saveur argotique d’un Léo Ferré. Entendu la musicalité d’un phrasé truffé d’assonances et d’allitérations, son rythme pondéré, tout en intériorité, comme en écho au jazz de Boris Vian. Tous ces illustres, artistes et personnages, ressuscités pour le plaisir doux-amer de remonter le temps. Perso, j’y ajouterais volontiers une Jeanne Moreau sur Miles Davis dans ‘Ascenseur pour l’échafaud’, que m’évoquent ces « âmes errantes » sur le macadam (est) sans clémence », bien qu’il s’agisse ici de bien autre chose. Les lieux réels servent de points d'ancrage à une rêverie qui glisse constamment vers le souvenir, le mythe ou la littérature. Ces évocations structurent la pensée, érudite sans être pesante et sans transformer le texte en catalogue de références pour dépliant touristique. La nostalgie est omniprésente, plus littéraire que vécue, mais non moins prégnante. Les passages sur Saint-Germain, Boris, Juliette, Notre-Dame, relèvent d’une mémoire culturelle collective transformée en expérience personnelle. En point d’orgue de la nostalgie, comme un adieu au passé et à l’illusion, vient le dernier paragraphe avec son « ciel désabusé », ce « sanglot(e) à rebours », sa « douce et persistante tristesse ». Très beau ! Merci Myndie pour cette prose légère, subtile et élégante, poétique et intelligente. |
| Lariviere
26/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Myndie,
J'ai beaucoup aimé ce poème en prose. Cette prose poétique est très riche, très abouti. J'ai aimé la construction de l'ensemble : les phrases sont très bien rythmées, sans monotonie, les sonorités sont présentes et plaisantes, les images asse originales et de belles factures, servi par une perception personnelle assez sensibles et par un vocabulaire assez varié, exhaustif et foisonnant qui rajoute du plaisir à ma lecture. Sur le fond, ce texte évoque de façon agréable, précise, fluide et avec une grande force poétique grâce à une certaine richesse notamment sémantique et une sensibilité singulière qui se tient loin du cliché et des images de carte postale un peu mièvre ce Paris par moment très rive-gauche, mais pas seulement. Merci pour cette lecture et bonne continuation ! |
| Mokhtar
27/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Après deux ou trois lectures de ce poème se dévoile un exercice de style utilisant des mots à finales répétées. Cela crée une sonorité et une musicalité interne, un peu comme dans les vers libres. Toujours utile, ce bon vieux dictionnaire de rimes ! Ces assonances rythment le pas, battent le pavé, comme dans une litanie accompagnant le cheminement du narrateur.
Après deux ou trois lectures de ce poème, on dénote une sorte d’appropriation de la ville, mêlant souvenirs personnels et références historiques et littéraires emblématiques de la cité. Rive gauche, quartier latin, terres des surréalistes et des existentialistes : toute une époque resurgit. Après deux ou trois lectures de ce poème, on ressent comme une nostalgie, voire une tristesse dans ce qui peut être vu comme un hommage mémoriel à cette ville réduites à ses vestiges, à ses ombres. Après deux ou trois lectures de ce poème, on ne peut qu’être impressionné par le travail minutieux, riche, ciselé de l’auteure qui nous offre une œuvre maitrisée, élégante et dense. A la première lecture pourtant, je me suis laissé entrainer dans une déambulation nostalgique et mélancolique. Je me suis laissé guider, croisant silhouettes familières, fantômes littéraires, repères inaliénables. Tous ces acteurs, de chair ou de plume, semblant se donner le mot pour former une grande parade, une cérémonie d’adieux. Adieux à un Paris dés-intellectualisé, mais surtout dépoétisé, sans égards pour ses souvenirs et tournant le dos à ses riches légendes. |
| Damy Cantarrieu
29/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
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aime beaucoup
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Visite très émouvante de Paname où la mélancolie envoûtante me serra le cœur.
Merci beaucoup Myndie ! Je mets "Paysan de Paris" dans le fichier de ma table de nuit pour revisiter à ton pas par temps de nostalgie. |
| Myndie
29/6/2026
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| Cristale
29/6/2026
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aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Myndie,
Paname Paname Paname que nous chante Myndie de sa plus jolie voix. Il a fait si chaud à Paris que tes vers ont glissé sous mon éventail. Tu redonnes vie à ces grands artistes dont le temps n'éteint pas l'écho de leur voix, leur musique, leur poésie, leurs pas dans lesquels tu mets les tiens pour notre plus grand plaisir. La nostalgie revêt avec grâce cette promenade au fil de la Seine qui ce soir nous offre un peu de sa fraîcheur. Je serai franche en t'avouant que je trouve les assonances légèrement insistantes sur un rythme à six temps qui rend l'ensemble un peu trop régulier. Il n'empêche que je n'y connais rien en prose et que tu auras raison de m'envoyer paître avec mes réflexions indues d'autant plus que j'ai aimé la poésie qui enveloppait ma lecture ^^ Belle soirée à toi et merci pour ce moment d'évasion. |
| Pepito
3/7/2026
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Magnifique ode à un Paris tous azimuts. Belle visite alanguie par une chaleur au top, le Paris le plus frais du reste de notre vie ? ;=)
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