Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Curwwod : Hellénique
 Publié le 24/06/26  -  12 commentaires  -  757 caractères  -  137 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenirs de voyage.


Hellénique



Îles des mers d'orient, havre aimé des marins,
Ces laboureurs d'azur aux fragiles nacelles,
J'aime vos noms chantants et vos couleurs pastel,
Qui vibrent dans mon cœur comme des tambourins.

Pylos, Naxos, Délos, Ithaque au ciel serein,
Vos cimiers de lumière à l'aurore étincellent
Et déjà les corps nus de vos guerriers ruissellent
De sueur et de sang sous les armes d'airain.

À l'ombre des piliers couronnés de feuillages,
Tout baigné du parfum des grands lauriers sauvages,
Sur le rythme envoûtant des hymnes d'Apollon,

Je veux me balancer ainsi qu'une chaloupe.
Versez-moi le vin clair aux reflets d'ambre blond,
Qu'une ivresse sans fin naisse au fond de ma coupe.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   GiL   
6/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Joli sonnet pour un souvenir de voyage dans les îles grecques… Tout y est classique, les alexandrins, les images, le vocabulaire, hormis la catégorie : dommage !

Style très parnassien dans les deux quatrains (viva Jose Maria !) ; la charnière avec les tercets (volta) qui mettent en scène le narrateur m’a rappelé – excusez-moi du peu – «  La vie antérieure » de Baudelaire.

Bref, j’ai bien aimé.

Mais pourquoi aller chercher « pastelles » – néologisme bien trouvé, il est vrai – alors que « couleurs d’aquarelles » aurait suffi ?

Quoi qu’il en soit, merci pour ce moment de rêve et de grâce.
GiL en EL

   Passant75   
11/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Nombreux sont les poètes qui ont déjà célébré la Grèce antique et ses légendes. Ce sonnet s'inscrit avec élégance dans cette longue tradition. J'ai pris plaisir à suivre ce voyage parmi les îles mythiques baignées de lumière et de souvenirs héroïques. Les images sont harmonieuses et la musicalité est présente.

Cependant, cette Grèce rêvée m'a semblé parfois un peu trop parfaite. J'y retrouve les symboles attendus de l'univers hellénique, les guerriers, les dieux, les lauriers, le vin et les paysages idéalisés. Tout cela est fort agréable, mais ne réserve guère de surprise. Si le poème est agréable à lire, cultivé et évocateur, il me séduit davantage par sa beauté formelle qu'il ne m'émeut profondément. Peut-être ai-je déjà lu beaucoup trop de textes sur ce thème, à commencer par les récits d'Homère. Il n'en demeure pas moins qu'après la lecture du second tercet, je lève mon verre à la santé de l'auteur !

   LeChevalier   
13/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Poème étrange, à coup sûr ! Pourquoi ? Je n'arrive pas à systématiser mes impressions, je vais donc les livrer un peu en vrac, désolé.

Etrange d'abord à cause de ces guerriers nus et ensanglantés qui apparaissent au milieu d'un paysage très paisible, décrit avec lenteurs (phrases longues, mais avec peu de verbes conjugués -- je n'en ai compté que sept dans tout le texte, donc un verbe par paire de vers). Je note aussi « le ciel serein » qui me semble plutôt en contradiction avec les guerriers.

Etrange ensuite à cause de l'image du vin « clair aux reflets d'ambre blond ». Le vin, chez les auteurs grecs, est foncé de couleur, sombre, et l'ambre, je l'associe à la mer Baltique.

Etrange aussi en raison du statut du poète : il a l'air à la fois d'un grand maître, donnant des ordres (« versez-moi ») et se contenant de regarder le spectacle mais en même temps l'image de la chaloupe, vaisseau de modeste taille, me semble suggérer une sorte d'humilité. Et cette chaloupe me saute aux yeux, car elle est placée à la rime.

Après, on peut noter beaucoup de qualités que possède le texte : forme du sonnet respectée, beaucoup d'allitérations (je ne vais même pas les énumérer : il y en a un peu partout) dont les sons sont bien choisis (« s » pour la scène violente, des consonnes plus douces ailleurs), une certaine érudiction qui reste discrète etc.

   Boutet   
24/6/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
Un sonnet qui remémore des vacances en Grèce, peut-être, mais se voulant Parnassien, la prosodie aurait sûrement méritée un tout autre sort que ce contemporain. On s'est quand même un peu éloigné d'Hérédia et consort. Cela mis à part, ce poème reste plaisant à lire.

   Polza   
24/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Un détail géographique me turlupine…

Le poème commence par :

« les des mers d’orient, havre aimé des marins, »

Mais au deuxième quatrain, le narrateur nous parle de

« Pylos, Naxos, Délos, Ithaque au ciel serein, »

Le problème, c’est que Pylos n’est pas une île, mais bon, ça peut toujours se remplacer par Ios ou Paros par exemple…

Je me suis demandé pourquoi Ithaque aurait un ciel plus serein que les autres, du coup, ça me donne l’impression de quelque chose de pas naturel, d’une formule là pour la rime…

« Et déjà les corps nus de vos guerriers ruissellent »

Il faut bien des images poétiques pour faire de la poésie, mais j’ai eu beaucoup de mal à imaginer des guerriers se battant nus… je ne donne pas cher de leur corps s’ils se battaient sans casque, sans cuirasse ou sans jambières…

« Îles des mers d’orient, havre aimé des marins,
Ces laboureurs d’azur aux fragiles nacelles,
J’aime vos noms chantants et vos couleurs pastel,
Qui vibrent dans mon cœur comme des tambourins.

Pylos, Naxos, Délos, Ithaque au ciel serein,
Vos cimiers de lumière à l’aurore étincellent
Et déjà les corps nus de vos guerriers ruissellent
De sueur et de sang sous les armes d’airain. »

Au premier quatrain le poème commence par une description d’îles, un havre de paix, puis au deuxième, de sanglants guerriers apparaissent sans qu’ils soient plus exploités ou approfondis dans les tercets, de ce fait, j’ai eu du mal à trouver une continuité dans ce sonnet…

« À l’ombre des piliers couronnés de feuillages,
Tout baigné du parfum des grands lauriers sauvages,
Sur le rythme envoûtant des hymnes d’Apollon,

Je veux me balancer ainsi qu’une chaloupe.
Versez-moi le vin clair aux reflets d’ambre blond,
Qu’une ivresse sans fin naisse au fond de ma coupe. »

J’ai bien aimé le premier tercet, je le trouve très fluide, peut-être pour éviter ce qui pourrait s’apparenter à un mot cheville « tout baigné », j’aurais bien vu « Embaumé du parfum… »

J’aurais préféré un autre verbe que « balancer » dans

« Je veux me balancer ainsi qu’une chaloupe. »

Un verbe qui annonce l’ivresse à venir par exemple…

Le vin clair aux reflets d’ambre blond me rappelle le retsina que je buvais en Grèce, je n’en garde pas un souvenir intarissable, mais il faudrait que je goûte de nouveau pour voir (avec modération).

J’ai beaucoup aimé le dernier vers, je trouve qu’il conclut très bien ce sonnet « Qu’une ivresse sans fin naisse au fond de ma coupe. », même si je ne suis pas pleinement convaincu par l’ensemble tout en admettant qu’il y a malgré cela de bonnes choses…







   Robot   
24/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Un poème hellénique aux couleurs de la méditerranée dans une sorte de vision qui mène de l'antique au réel pour nous emporter dans un voyage.
Juste une remarque: Je verrais bien le remplacement de corps par cœurs au 7ème vers qui le rendrait plus poétique:
"Et déjà les cœurs nus de vos guerriers ruissellent / De sueur et de sang sous les armes d'airain."

   rendu   
24/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Un bien joli sonnet Hellénique comme son nom l'indique. On sent le retour d'Ulysse poindre à l'horizon.
L'Illiade et l'Odyssée ne sont pas loin. Je veux me balancer ainsi qu'une chaloupe, très beau vers.

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage, ce vers de Du Bellay me revient à l'esprit
en lisant ce joli poème.

J'ai bien aimé.

   BlaseSaintLuc   
24/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Évidemment, on sent de « l'Iliade » ; on mélange un souvenir de vacances avec une odyssée.
La première strophe est poétique, sonnante.
Victime d'un surtourisme de masse (vingt ans et même plus que je renonce à ce voyage).
Les Cyclades (en cercle) sont évidemment des plus désirables, et le voyage vaut bien un poème.
Pylos n'est pas une île, un gâteau peut-être, vu son ancien nom de Navarin, mais nous nous égarons en voyage.
« Ithaque au ciel serein », il faudrait que je relise Homère !
Le cimier est la plupart du temps réservé au sapin de Noël, mais la poésie permet toutes les appropriations.
Bon, un peu d'érotisme chez les héros d’Hélène, nus sous les armes (j'imagine que dire « sous leurs cuirasses » eût été à la fois faux et trop long, faux car vêtus de leurs cuirasses justement).
Alors, on est tranquille, pépères en vacances, et vlan, on convoque la sueur et le sang (pour donner une couleur épique, sans doute).


« À l'ombre des piliers couronnés de feuillages,
Tout baigné du parfum des grands lauriers sauvages,
Sur le rythme envoûtant des hymnes d'Apollon, voilà, tranquille à l'ombre des lauriers sauvages (lauriers, héros, sauvage) : un cliché ou une pub Dior ?

Ivre de souvenirs et de vins ? Notre auteur (tirce) voyage entre souvenirs, réalité, romans homériques et approximations, ce qui nuis au texte même si celui-ci garde une poésie un tout petit peu fabriquée.

   marcolev   
24/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Curwwood,

La forme contemporaine autorise les libertés prises pour ce sonnet.
Effectivement le choix de certains mots pourrait être débattu, mais n’est-ce pas le cas pour chaque écrit : tenter de trouver le mot juste, tant pour son sens que pour sa sonorité.

L’impression générale qui ressort est poétique et invite à se transporter dans le temps et l’espace.

Merci pour ce beau voyage.

   Pussicat   
24/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Wow, je dis : "wow" et pas désolée pour l'expression un poil enlevée !

J'apprécie tout particulièrement la musique qui irrigue l'entièreté du texte, le rythme que vous imprimez plongeant ainsi l'ensemble dans une efficacité redoutable - puis-je ajouter invisible, effacée - tant tout coule limpide et clair et semble baigné d'une simplicité comme une évidence...

Mais quel travail ! Quel travail se cache dans ce sonnet et dès le premier vers : « Îles des mers d'orient, havre aimé des marins » impossible de s'arrêter ça roule liquide !

Petit bémol sur : « De sueur et de sang » trop commun.

Rien à jouter sinon "merci pour le partage" comme dirait un ami,

   Provencao   
24/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Curwwod,

J'ai aimé ces îles des mers d'Orient, au cœur de ce rythme envoûtant, nous invitant en ce voyage au vibrations, rythmes et
aux couleurs pastels.

Belle découverte extatique en vos vers .

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Cristale   
25/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Ici c'est le très beau dernier tercet qui m'emmène en voyage cher Curwwod.
Un sonnet en contemporain. Soit. Mais... enfin bref, vous savez bien ^^

Je ne suis pas très fan des guerriers nus qui se battent, de mythologie non plus, mais ce vers, entre autres, a décidé de me plaire :

"Vos cimiers de lumière à l'aurore étincellent"

Votre poésie a ce pouvoir de transcender les mots pour en faire des pépites chargées de trouble et d'émotion.


Oniris Copyright © 2007-2025