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Poésie contemporaine
Pouet : Chantier
 Publié le 29/07/13  -  6 commentaires  -  1069 caractères  -  168 lectures    Autres textes du même auteur


Chantier



S’étale en un sursaut de métal et de pierre
L’indolente frénésie des outils de l’éveil.
La construction de l’aube suit la courbe de l’hiver
Et nos larmes se transforment en flocons de soleil.

Aux tympans souterrains la prière des grues
Et aux ruines fortuites le hurlement des chiens.
Le fleuve gris charrie quelques éclats de rue,
Nos rires mécaniques, nos pelles, nos lendemains.

Des pétales du labeur en perles de ciment,
De l’envol supposé d’un archange de suie ;
Nous confrontons l’absence au bleu des sentiments
Comme s’incruste le sel d’un sanglot qu’on essuie.

S’élèvent telles des lianes de songes carbonisés
Les soupirs granuleux d’immeubles en devenir,
L’amertume s’écoule de nos cœurs incisés
Quand s’amorce la fonte d’une étoile de cire.

Au combat de la terre les pioches sont rouillées,
L’harmonie s’évapore en fantassins de sable.
Nous labourons le ciel sans cesser de fouiller

L’apparence du Monde de nos mains incapables.


 
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   David   
29/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pouet,

Un chantier de chanteur de rue, peut-être, d'une conscience qui s'éveille et redécouvre le monde, un décor mélancolique ou un vague à l'âme, c'est un peu mélangé, fondu l'un dans l'autre. Des outils apparaissent dans les vers, j'ai bien aimé notamment :

"Nous confrontons l’absence au bleu des sentiments
Comme s’incruste le sel d’un sanglot qu’on essuie."

Ainsi que les deux derniers vers.

   leni   
30/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pouet
Excuse mon retardFidèle à ta conception poétique Tu suggères des images A nous de les interpréter
Le fleuve gris charrie quelques éclats de rue,
Nos rires mécaniques, nos pelles, nos lendemains.
Voilà une belle image du chantier que tu évoques!
Nous confrontons l’absence au bleu des sentiments
Comme s’incruste le sel d’un sanglot qu’on essuie.
Là je pense:Superbe!
Mais je ne peux tout citer Merci pour ce moment choisi
Leni

   Ioledane   
30/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De très belles images, fortes et prenantes, dans ce poème âpre et original.

Je citerai parmi mes préférées :
"en un sursaut de métal et de pierre"
"ruines fortuites"
"Le fleuve gris charrie quelques éclats de rue,
Nos rires mécaniques, nous pelles, nos lendemains."
"Les soupirs granuleux d'immeubles en devenir"
"L'harmonie s'évapore en fantassins de sable".

J'ai moins aimé les "songes carbonisés" et les "coeurs incisés", qui me paraissent plus convenus.

Je trouve regrettable la mise à l'écart du dernier vers, cela brise un peu le rythme et l'harmonie du poème pour une exergue qui ne s'imposait pas, étant déjà là, implicite.

Cela n'en reste pas moins une très belle lecture.

   Robot   
2/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Pouet
Pour ce qui est de la composition et du fond de votre texte je le trouve - comment dire - beau. Ce mot simple pour dire mon admiration pour de superbes images et métaphores. Cependant, je trouve que parfois vous avez achevé vos vers plutôt par des sons qu'avec des rimes. Chiens et lendemains ou devenir et cire sont assez tangents par exemple. Je sais que le contemporain permet ces approximations mais il me semble qu'ainsi on cède à la facilité en se contentant de ces rimes dirais-je un peu artificielles.

   Anonyme   
6/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Juste un petit commentaire pour dire que j'aime beaucoup ce - Chantier - qui au delà de celui de l'urbanisation semble être aussi celui d'un futur incertain de l'humanité.
Je regrette juste le coté sentencieux et quasi prophétique du poème. Le choix du - Nous - pèse en ce sens et c'est dommage.
De bien belles images cela dit.

   melancolique   
13/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pouet,

J'aime beaucoup votre texte, c'est très bien écrit, avec une vraie recherche au niveau des images, dont plusieurs me plaisent beaucoup, comme:

"La construction de l’aube suit la courbe de l’hiver"

"Le fleuve gris charrie quelques éclats de rue,
Nos rires mécaniques, nos pelles, nos lendemains."

"Nous confrontons l’absence au bleu des sentiments
Comme s’incruste le sel d’un sanglot qu’on essuie."

Et je pense que la fin est bien trouvée.

Merci beaucoup pour cet instant poétique.
Au plaisir de vous relire.


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