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Poésie contemporaine
quasimodo : Écrire
 Publié le 27/07/13  -  8 commentaires  -  655 caractères  -  219 lectures    Autres textes du même auteur

Une réflexion sur l'écriture.


Écrire



Écrire, pour que la plume laisse parler le cœur,
pour que restent gravées des pensées fugitives,
cette fenêtre ouverte, lâchant vers l'extérieur
rien de bien calculé, mais des pulsions très vives…

Écrire, langage muet que la plume remplace,
écrire, c'est le bavard qui s'exprime autrement,
laissant sortir de lui le verbe si tenace
qu'il avait à l'esprit, et qu'il confie au vent…

Et alors apparaissent des couleurs et des formes,
des sons viennent aussi, un grillon sous la lune,
dans l'herbe de la plaine, lorsque les fleurs s'endorment,
vient nous conter de nuit l'histoire de la dune…


 
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   Marite   
27/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ces quelques vers nous décrivent assez justement ce qu'"Ecrire" représente souvent pour les poètes ou les écrivains.
Je m'interroge cependant sur le choix fait par l'auteur de ce poème pour le proposer en "poésie contemporaine". En effet ces trois quatrains avec leurs rimes et le rythme régulier des sonorités approchent de très près le genre néo-classique ou même, pourquoi pas, classique. Un petit travail de recherche complémentaire suffirait pour ajuster les rimes.
Ah ! j'oubliais : le mot "pulsions" m'a gênée, pas très poétique à mon humble avis.

   Robot   
27/7/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'avoue avoir eu du mal à déclamer ce poème. Je pense que cela vient du fait que vous n'avez pas choisi entre élidé ou non les "e". Faut-il les élider tous, les dire tous, n'en élider que certains ? - lesquels ? Ayant choisi la versification contemporaine, peut-être auriez vous pu dans ce cas rompre vos vers sur les élisions. La lecture en aurait été facilitée.
Je regrette aussi ce "Et alors" disgracieux au 9ème vers. J'attendais une reprise du mot Écrire.
Dommage car le fond est juste.

   brabant   
27/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Quasimodo,


Bien sûr "Ecrire" cela peut être ce que vous dites, cela peut aussi être autre chose, beaucoup d'autres choses... Ici on est plutôt dans l'idyllique, le rêve, la spontanéité voire la facilité sans que ce soit péjoratif, l'exutoire sans que ce soit péjoratif non plus, l'aisance quoi, non feinte, pas fausse ;). Cela se lit avec un sourire, ou un demi-sourire béat, complice et attendri alors que l'on se dit : Rêvons... et d'une certaine façon on exulte.

La troisième strophe est de toute beauté. Ah !... Ce "grillon sous la lune" nous contant "l'histoire de la dune", la nuit...

"Ecrire" prend alors des allures de sortilège.

Merci :)

   Anonyme   
27/7/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Quasimodo,

La difficulté de l’alexandrin, c’est qu’il ne supporte pas le boitement. Vous ne pourrez jamais empêcher un lecteur qui connaît et aime les alexandrins, de prononcer tous les E muets, même si vous rangez votre texte en contemporain. Et donc, pour lui, votre texte boîte. Ça va de 11 à 14 syllabes selon la prononciation choisie :

« Écrire, pour que la plume laisse parler le cœur »

- 14 syllabes pour un lecteur intraitable.
- 13, pour un lecteur qui lirait à peu près comme il parle (« Écrir’, pour que la plume laisse parler le cœur »).
- jusqu'à 11, pour un télégraphiste (« Écrir’, pour que la plum’ laiss' parler le cœur »).

Vous voyez bien la difficulté. D’autant qu’ayant choisi la catégorie « Contemporain » vous n’avez aucune obligation de vouloir rechercher la cadence de l’alexandrin ni la proximité de la rime. Pour moi, votre poème est bien plus beau écrit comme ça :

-« Écrire,
langage muet
que la plume remplace,
Ecrire,
c'est le bavard
qui s'exprime autrement,
laissant sortir de lui
le verbe si tenace
qu'il avait à l'esprit,
et qu'il confie au vent… »

Vous pouvez constater qu’il n’y a plus aucun problème de scansion.
Pour le reste, je trouve le texte un peu plan-plan. Beaucoup d’expressions comme par exemple « Et alors apparaissent des couleurs et des formes,/ des sons viennent aussi… » ne rendent pas vraiment justice à la recherche poétique que vous voulez sublimer.
Par contre, la strophe que j’ai citée me plaît assez avec les vers déstructurés, ainsi que quelques métaphores comme le grillon sous la lune.

Ce texte recèle malgré tout une substance classique qui ne demande qu’à être travaillée.

Cordialement
Ludi

   Anonyme   
27/7/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonsoir quasimodo... Le thème n'est pas nouveau mais après tout pourquoi pas dans la mesure où chacun a sa vision de l'écriture.
Ici la forme pêche un peu par une métrique approximative comme l'a déjà souligné un commentateur précédent.
Quelques tournures auraient également gagné à être remaniées comme, pour l'exemple, ce vers...
Et alors apparaissent des couleurs et des formes...

J'aurais bien vu... Apparaissent alors des couleurs et des formes, ce qui supprimait ce "Et alors" pas très heureux sans en modifier le sens...

Ce n'est qu'un avis tout à fait amical...

Bonne continuation

   David   
28/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Quasimodo,

Je trouve le poème équilibré du point de vue du rythme, il me semble qu'il suffit de séparer les hémistiches pour retrouver facilement la mesure visuellement :

Écrire, pour que la plume
laisse parler le cœur,
pour que restent gravées
des pensées fugitives,
cette fenêtre ouverte,
lâchant vers l'extérieur
rien de bien calculé,
mais des pulsions très vives…

Écrire, langage muet
que la plume remplace,
écrire, c'est le bavard
qui s'exprime autrement,
laissant sortir de lui
le verbe si tenace
qu'il avait à l'esprit,
et qu'il confie au vent…

Et alors apparaissent
des couleurs et des formes,
des sons viennent aussi,
un grillon sous la lune,
dans l'herbe de la plaine,
lorsque les fleurs s'endorment,
vient nous conter de nuit
l'histoire de la dune…

Je n'ai aucun doute sur ce découpage, il me semble évident, et pourtant je peux lire une versification classique. Ceux qui écrivent "à l'oreille" ne font pas souvent de faute de césure, c'est une notion musicale, la versification elle-même est littéraire, elle peut être appliquée sans avoir le sens de ce rythme. Donc pour "trouver" les élisions, il suffit de sentir cette césure, qui comme une fin de vers peut compter un E muet qui ne sera pas à prononcer. En général, la césure sépare des propos relativement autonomes, à l'oreille elle n'enjambe guère, sur le modèle que les chansonniers ont bien mieux populariser que les poètes :

"La mer Qu´on voit danser le long des golfes clairs
A des reflets d´argent La mer Des reflets changeants
Sous la pluie

La mer Au ciel d´été confond Ses blancs moutons
Avec les ang(es) si purs La mer bergèr(e) d´azur
Infinie

Voyez Près des étangs Ces grands roseaux mouillés
Voyez Ces oiseaux blancs Et ces maisons rouillées

La mer Les a bercés Le long des golfes clairs
Et d´un(e) chanson d´amour La mer A bercé mon cœur
pour la vie"

J'ai redécoupé les vers pour coller à la forme de l'alexandrin. L'écriture est stricte mais a quand même quelques libertés, les rimes sont remplacées par des assonances dans un savant désordre, pour ne pas faire trop "poème" sans doute, la versification a quand même le don de "plomber" le langage de tout amateur, s'il ne trouve une musique particulière et c'est assez difficile.

Trenet peut faire durer le R de mer longtemps en chantant, mais il préfère écrire "et d'un' chanson" plutôt que "d'une chanson" pour le même compte de syllabes "littéraire". La différence est que le E muet qui serait à prononcer déplace l'intonation. En élidant ou pas suivant sa sensibilité, plutôt que suivant l'orthographe, on peut déplacer cette intonation. Elle doit tomber au césures et au fins de vers, en d'autres endroits aussi suivant le rythme souhaité.

L'écriture de Trenet, et de bien d'autres, est proche de l'écriture de ce poème ci, c'est bien plus communs que la versification classique, qui a très peu eut les faveurs de médias, même à l'époque de l'ORTF.

Il n'y a rien à corriger pour écrire en langage courant, à mon avis, pour une écriture classique bien sûr, il faudrait reprendre tout le poème. Les rimes sont assez bien tenues.

"Écrire, pour que la plume laisse parler le cœur,"

Le poème est suffisamment élaboré pour ne pas être simplement qu'un "cri du cœur", c'est serein et léger.

   Ioledane   
31/7/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Quelques jolis vers ont retenu mon attention :
« Ecrire, c’est le bavard qui s’exprime autrement »
« Qu’il avait à l’esprit, et qu’il confie au vent »
« Des sons viennent aussi, un grillon sous la lune »
« Vient nous conter de nuit l’histoire de la dune ».

Le reste est trop prosaïque et convenu à mon goût - d’autant que le sujet lui-même est déjà usé jusqu’à la corde -, avec des clichés (« la plume laisse parler le cœur », « restent gravées des pensées fugitives », « langage muet ») ou des platitudes (« lâchant vers l’extérieur / rien de bien calculé », « laissant sortir de lui le verbe si tenace » …).

Il n’en ressort pas moins que cet écrit laisse apparaître une paisible et souriante vision de l’écriture, et que c’est assez agréable. Reste à travailler sur l’originalité - et si la métrique pouvait également être un peu plus 'classicisée', cela n'en serait à mon sens que mieux.

   Anonyme   
7/8/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ah oui, le fameux poème sur - l'écriture - quand on est en panne d'inspiration donc.
En fait je trouve ce poème assez cohérent car si la première partie est selon moi plutôt laborieuse avec une première strophe plutôt convenue et disons le clairement assez ennuyeuse, la deuxième s'ouvre assez mal aussi pour ensuite poursuivre sur des vers déjà plus intéressants introduisant une troisième strophe que j'aime particulièrement.
Tout ça pour dire que l'on sent une progression finalement qui voulue ou pas me fait quelque part apprécier la lecture de ce poème.


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