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Poésie contemporaine
Pouet : Hippolithe
 Publié le 15/10/16  -  25 commentaires  -  1871 caractères  -  283 lectures    Autres textes du même auteur

Un enfant.


Hippolithe



Il nie sa différence comme on apprend l'amer
En recherchant ses larmes au fond de l'océan.
Il berce sa douleur en priant l'éphémère
Parce que le désespoir n'est qu'un simple passant.

Hippolithe n'est pas l'esclave du paraître,
Il joue à la poupée avec ses sentiments
Dans la maison sans toit, sans mur ni fenêtre
Qui domine la plaine de son enfermement.

Il ne rétorque pas aux morsures des insultes
Qui laissent sur son âme une empreinte de suie.
Il ne rétorque pas mais c'est ainsi qu'il lutte,
Il se tait face au Monde, hurle toutes les nuits.

Hippolithe chaque jour ne sait que le sourire,
Dans le regard de l'autre ne comprend que le bon.
Même lorsqu'on s'applique à le faire souffrir
En lui crachant dessus à la récréation.

.......................................................................

Sur la cible de l'aube, le soleil s'amusait
À lancer ses rayons, quelques fléchettes d'or…
Hippolithe en marchant, comme toujours, rêvait
De métamorphoser son cœur en coffre-fort.

Il s'arrêta un peu, s'assit sous un grand chêne,
Il parlait couramment le langage des oiseaux.
Puis continua sa route en essuyant sa peine,
Rapiéçant les contours de sa vie en lambeaux.

Les autres l'attendaient derrière la voie ferrée,
Transpirant la folie, la bêtise et la bière.
Puis méthodiquement ils l'avaient massacré,
Les yeux étincelants d'une joie meurtrière.

Hippolithe navigue sur les flots de l'ailleurs,
Écope les sanglots de son dernier navire.
En sa poitrine ouverte ne bat plus la rancœur,
Il oublie son passé, ne craint pas l'avenir.



L'enfant devait son nom à l'amour de sa mère
Pour les chevaux de bois et les chemins de pierre.


 
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   Johannes   
22/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Qui est cet Hippolithe qui souffre de sa différence dans ce poème ? Un enfant trop sensible, comme Tonio Kröger dans la nouvelle de Thomas Mann ?
Mes vers préférés sont les deux premiers : "Il nie sa différence comme on apprend l'amer / En recherchant les larmes au fond de l'océan". Mais étant donné les persécutions dont il souffre, il est tout de même étonnant qu'il ne perçoive que le bon chez les autres. Les enfants ne sont pas idiots, cela me semble irréaliste. D'ailleurs, lorsque vers la fin du texte le poète écrit: "En sa poitrine ouverte ne bat plus la rancœur", cela me semble contradictoire avec le fait qu'il n'aurait jamais perçu que la bonté.

   Proseuse   
23/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Curieusement, je n' ai pas accroché sur les quatre premiers quatrains que je pensais être le poème entier, j' ai baissé le curseur et ... la deuxième partie du poème est apparue et là, je dois dire que je n' ai pas été déçue ! ... à savoir si ils ne se suffisaient pas à eux mêmes me suis-je demandé ?? vous seul avez la réponse ! :-)
un beau moment de lecture en tout les cas ( surtout,pour moi, la deuxième partie ! ) merci

   LenineBosquet   
29/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Dès la 1ère strophe on sait qu'on va lire un beau texte, les deux premiers vers sont superbes (l'amer et l'océan).
Cette impression se confirme pour moi jusqu'à "sa vie en lambeaux".
Après, avec les deux derniers quatrains, je trouve qu'on bascule dans le sordide fait divers, c'est encore très bien écrit mais c'est un peu "too much" je dirais. Je ne sais pas si c'est une histoire vraie, vécue, auquel cas je n'en dirais pas plus. Sinon, je maintiens, je trouve ça trop.
Dans tous les cas c'est un texte qui m'a beaucoup touché, quelques vers sont si beaux:
-"Il joue à la poupée avec ses sentiments"
-"Il ne rétorque pas aux morsures des insultes
Qui laissent sur son âme une empreinte de suie" par exemple, entre autres.

Merci!

   Lulu   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pouet,

J'ai préféré de loin la deuxième partie de votre poème, la trouvant beaucoup plus harmonieuse dans sa composition. Puis, j'ai été happée par l'emploi de l'imparfait qui m'a totalement séduite. Ce dernier apporte en effet une belle dimension au texte.

J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'alexandrins, mais non. Peut-être ai-je été déçue de ce point de vue, car il est vrai qu'il y a un manque de quelque chose dans le rythme pour le rendre plus musical, notamment dans la première partie.

Cela dit, j'ai aimé certaines idées, comme "le désespoir n'est qu'un simple passant". J'en ferais bien un adage... Il serait signé de votre plume !

J'ai beaucoup aimé la première strophe de la seconde partie :
"Sur la cible de l'aube, le soleil s'amusait
À lancer ses rayons, quelques fléchettes d'or…
Hippolithe en marchant, comme toujours, rêvait
De métamorphoser son cœur en coffre-fort."
C'est de loin ma préférée. La musicalité y est très sensible et les images très belles.

Cela dit, je ne comprends pas du tout la dernière strophe. C'est lié au changement de temps. Les verbes sont de nouveau au présent. Pourquoi ? Cela m'a échappé.

Enfin, si j'ai trouvé qu'il manquait parfois de quelque chose pour que le rythme soit plus harmonieux, j'ai été très sensible aux rimes.

Au plaisir de vous relire.

   MissNeko   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est triste ton poème. Sniffff. Je pense tout de suite à un de mes élèves qui souffre d autisme et je me dis souvent :" comment ça va se passer plus tard pour lui avec ses camarades ?"
Je ne sais pas de quelle différence tu parlais exactement ( peut être parlais tu de toutes les différences après tout ).

Il y a des vers magnifiques :

Il joue à la poupée avec ses sentiments
Dans la maison sans toit, sans mur ni fenêtre
Qui domine la plaine de son enfermement.

Ce passage est vraiment fort.

Je suppose que le présent à la fin qui fait suite à l imparfait est pour appuyer le fait qu il est mort et vit maintenant éternellement dans un ailleurs.

Vraiment un beau texte. Seul brille la troisième strophe de la première partie. Je la trouve un peu en deçà niveau qualité : répétition de rétorque notamment. Mais bon c est pour chipoter.

Au plaisir de te relire

   Pimpette   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Pouet

C'est un petit garçon autiste triste et bienveillant comme sont aussi certains petites mongoliens?

"Il ne rétorque pas aux morsures des insultes
Qui laissent sur son âme une empreinte de suie.
Il ne rétorque pas mais c'est ainsi qu'il lutte,
Il se tait face au Monde, hurle toutes les nuits "

Il veut garder en lui même touts les choses bonnes et belles...comme il les sent:
"Hippolithe en marchant, comme toujours, rêvait
De métamorphoser son cœur en coffre-fort."

mais les autres ne supportent pas sa différence et le guettent:

Ils le tuent:
"En sa poitrine ouverte ne bat plus la rancœur,
Il oublie son passé, ne craint pas l'avenir.

Bo texte poignant sur un sujet difficile...i

   Beaufond   
15/10/2016
Les élisions très libertines de ce poème donnent un petit travail de déchiffrage au lecteur pour y trouver sa musique ; la besogne n'est pas très dure.
Reste néanmoins ce vers : « Dans la maison sans toit, sans mur ni fenêtre » que j'ai lu en ajoutant un « e » à « mur » qui s'est assez transformé en fruit. Autant retirer des « e » me paraît facile après quelques lectures, autant en ajouter m'horrifie toujours quelque peu.

Ce poème me fait penser à « Bénédiction » de Baudelaire, où « L'Enfant déshérité s'enivre de soleil », où « Tous ceux qu'il veut aimer l'observent avec crainte » et « mêlent de la cendre avec d'impurs crachats » « Dans le pain et le vin destinés à sa bouche ».

« Il ne rétorque pas mais c'est ainsi qu'il lutte,
Il se tait face au Monde, hurle toutes les nuits. » sont deux vers forts d'« Hippolithe » à mon sens, rendant tragique l'injustice dont Hippolithe est victime.

« Transpirant la folie, la bêtise et la bière. » est un vers délicieux, qui est immédiatement suivi par ce massacre… c'est bien triste !

Je crois que je trouve le poème bien écrit dans son ensemble, avec un choix de mots assez juste, de belles rimes transgenres, et une dramatisation tragique bien menée ; j'ai cependant plus de goût pour la poésie plus littéraire, moins orale dans sa façon, mais c'est vraisemblablement que je vis mal mon époque.

   papipoete   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Pouet,
Je lis votre poème du premier au dernier vers, et je ne m'arrête pas sur une ligne particulière, tant l'ensemble est tragiquement limpide ; comme une eau tranquille qui ne fait pas de vague, même sous le vent .
Un jour, un astéroïde s'écrase sur elle, l'anéantit ...
<< Navigue Hyppolithe sur les flots de l'ailleurs, oublie ton passé, ne crains pas l'avenir ! >>
Très beau !

   Anonyme   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'un des poèmes les plus tristes qu'il m'ait été donné de lire...
La violence gratuite, l'acharnement des uns sur un être sans défense me blesse et m'insupporte au plus haut point.
La lâcheté de ceux qui se sentent forts lorsqu'ils sont en groupe s'apparente ici a un assassinat pure et simple.
L'histoire est poignante, le propos est juste et les vers sont fluides.

Un grand bravo !

Wall-E

   Annick   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau poème qui rend avec pudeur le tragique du personnage et de la situation :
Hippolithe navigue sur les flots de l'ailleurs,
Écope les sanglots de son dernier navire.
En sa poitrine ouverte ne bat plus la rancœur,
Il oublie son passé, ne craint pas l'avenir.

Juste un détail : je n'aurais pas mis le plus que parfait qui marque l'antériorité par rapport à l'imparfait. Car ils l'attendent puis le massacrent et pas l'inverse.

Merci pour ce beau et émouvant partage. Quelle justesse dans les mots !

   Ora   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai trouvé la lecture de votre poème fluide, agréable et me suis attachée à ce petit garçon en quelques lignes, la fin est cruelle et reste pourtant douce. C'est probablement l'effet hippolithe, sa capacité à considérer les désagréments comme de simples passants… merci :)

   Vincendix   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir Pouet,
Triste destin pour ce gamin, ce texte me fait penser à un drame qui s’est déroulé à Metz en 1986 où deux garçons ont été massacrés par des types imbibés de bière, le crime a eu lieu près d’une voie ferrée, une affaire non élucidée…
Un sujet bien traité, sans trop de « lamentos », avec quelques vers remarquables dont « rapiéçant les contours de sa vie en lambeaux ».
D'autres passages moins harmonieux mais un ensemble qui se tient.

   Anonyme   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pouet,

Je suis désolé, mais la fin de la première phrase est tout simplement insupportable. Il m'a fait penser à l'amer bière, texture à base de Picon, voyez dans quel état j'entame vos vers.
Ce sera la seule débilité que vous entendrez de moi, car tout le reste est sublime, et cet enfant qui mourra sous l'impulsion de la meute alcoolisée me révulse.
Comment un être sans défense puisse subir ainsi la haine aveugle de la bêtise ?
Je vous ai suivi dans la reconstitution de l'abject, dans laquelle il n'était pas évident de poétiser un acte criminel, et je puis vous dire que vous l'avez très bien fait, simplement, humblement, et je vous dis merci pour l'émotion qui transpire à travers vos mots.
Vous avez du talent monsieur Pouet, et j'aime vous lire, parce que vous savez écrire.

   MonsieurF   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est un peu les montagnes russes émotionnelles et qualitatives ce poème, je trouve.
Le propos m'a bien plu, même si ce n'est pas la chose la plus originale du monde, mais bon, je crois que l'originalité c'est un peu un leurre, et j'aime l'oscillation constante entre douceur et horreur, violence et tendresse. J'aime beaucoup la seconde strophe, très narrative, ce n'est pas si fréquent en poésie et c'est un vrai plus.

Il y a des vers superbes (les deux premiers ou encore: "Rapiéçant les contours de sa vie en lambeaux."), et d'autres que je trouve très plats: "Parce que le désespoir n'est qu'un simple passant." par exemple, on dirait un adage à la Paolo Coehlo, et dieu sait que je déteste Coelho.

Bref, un poème que j'ai apprécié.

   Anonyme   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bjr,
Concernant le fond, on ne peut que vous suivre, c'est terrible épouvantable etc... La même émotion, la même affliction, le même malaise doit traverser chacun dans une sorte de consensualité admise.
C'est uni-directionnel et cela m'embarrasse, m’ennuie, plutôt.
Pour la forme, des rimes, des alexandrins (plus ou moins), des quatrains, un poème tiré à quatre épingles.
Quelques belles tournures viennent heureusement reverdir l'ensemble.
Je ressens de votre part beaucoup de sincérité et de coeur à écrire sur ce thème mais je trouve son traitement trop banal.

   Brume   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pouet,

Les images de votre poème me séduisent plus que celles de votre poème précédent. Je les trouve plus naturelles, plus en harmonie avec le sujet, celle-ci je l'a trouve très belle:
- "Il joue à la poupée avec ses sentiments"
La façon dont vous abordez la vie d'Hippolithe est émouvante, mais j'avoue avoir été peinée par la fin, peut-être parce que après avoir suivi l'enfant tout le long du poème, promenant sa tristesse, le visualisant sous le chêne avec les oiseaux, j'ai été touché par l'enfant.
Le poème est vraiment trop mélancolique, la souffrance qu'il porte est évoquée à chaque strophe, je n'ai vu d'Hippolithe qu'un enfant blessé.

C'est assez larmoyant, j'aurais aimé lire au moins une strophe plus lumineuse qui évoque une chose qui lui donne le sourire, ou lui ferait oublier ses tourments sans avoir à évoquer sa peine. Car la seconde strophe de la 2ème partie y était presque mais dommage, suivi de suite par:
- " Puis continua sa route en essuyant sa peine,
Rapiéçant les contours de sa vie en lambeaux."

En tout cas vous avez su y transcrire une lourde émotion.
Sur la forme c'est fluide, je n'ai buté sur aucun vers, sa coule de source.

   Vincente   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour Pouet,

Eh bien dites-donc, vous faites vos retours de commentaires plus vite que votre ombre ! Je n'ai du coup pas accroché votre première réponse.

***
J'ai beaucoup apprécié le ton de votre poème. Votre regard y porte une attention extrême vers l'intention généreuse d'imaginer le positif, l'espérance, dans les sentiments et les sensations de ce jeune garçon "différent". Vous nous permettez ainsi d'entrer dans sa vie, sa douleur mais aussi de ce qui lui permet de la supporter, jusqu'à la "libération" fatale qui lui souffle sa rancœur.

La première strophe est très percutante. Le chargé assonantique (pioché dans le vocabulaire de Jfmoods, merci à lui !) multiple de "l'amer" (amère et mer), associé à "larmes au fond" (lames de fond) appuyé par l'ampleur de l'océan du trouble du sujet. Tout ceci est d'un rendu puissant. J'ai beaucoup aimé le deuxième clin d’œil avec le jeu de mot "Il joue à la poupée avec ses sentiments" qui s'enchaîne dans les 2 vers suivants évocant la vastitude de son lieu d'esprit qui malgré tout est un enfermement.

Je n'ai pas résisté non plus à la beauté mélancolique de :
"Il s'arrêta un peu, s'assit sous un grand chêne,
Il parlait couramment le langage des oiseaux.
Puis continua sa route en essuyant sa peine,
Rapiéçant les contours de sa vie en lambeaux."

Vraiment du bel ouvrage, jusqu'à ce sourire amère (encore lui !) de votre épilogue.
Merci Pouet, merci pour lui aussi.

   troupi   
17/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Pouet.

Désolé d'arriver si tard pour commenter ce très émouvant poème dont la tristesse le dispute à la lucidité.
S'il fallait illustrer la bêtise la deuxième partie de ton texte le ferait parfaitement.
Comme toujours ton écriture est parsemée d'images qui te caractérisent. Je ne vais pas les citer, il y en a trop.
J'ai particulièrement apprécié le dernier quatrain.

   Lylah   
17/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Absente assez longtemps, je découvre ce poème un peu tardivement...

Comme d'autres lecteurs, j'ai préféré la seconde partie qui, malgré la violence du propos me semble "poétiquement" plus fluide. Avec un grand plus pour ces deux magnifiques passages :

"Puis continua sa route en essuyant sa peine,
Rapiéçant les contours de sa vie en lambeaux."

et

"Hippolithe navigue sur les flots de l'ailleurs,
Écope les sanglots de son dernier navire."

Du grand art !

   plumette   
17/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
j'ai trouvé que la première strophe ne m'évoquait pas un enfant, sauf peut-être cette capacité à traiter le désespoir comme un simple passant.

il faut dire que l'enfance n'apparait clairement qu'avec le dernier mot de la première partie: la récréation.

ce texte est très évocateur de la cruauté des enfants entre eux et de la candeur de celui qui est différent sans le mesurer pleinement.

Puis Hippolite devient grand, il trouve quelques consolations dans la nature (Il s'arrêta un peu, s'assit sous un grand chêne,
Il parlait couramment le langage des oiseaux.) mais c'est de courte durée!

quelle noirceur dans cette fin ! Et en même temps, quelle douceur dans ce personnage sans défense.

un beau texte qui fait exister Hippolite et tous ses frères et soeurs de peine.

Plumette

   leni   
17/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonsoir pouet
Excuse mon retard J'ai pris grand plaisir à te lire Première impression
c'est long et ça vire au triste sur la finLe dernier quatrain ne m'a rien apporté Il y a dans cet écrit du superbe

l joue à la poupée avec ses sentiments


Hippolithe chaque jour ne sait que le sourire,
Dans le regard de l'autre ne comprend que le bon.
Même lorsqu'on s'applique à le faire souffrir
En lui crachant dessus à la récréation.
SUPERBE!

la langue des oiseaux au lieu de langage Détail
Pour moi c'est un texte magnifique Merci POUET
MON SALUT très cordial Leni

   Ananas   
24/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonsoir Pouet,

ton poème parle d'autisme?
Au début je me suis dit que c'était peut-être quelque chose de plus général, mais je me dirige vers ça.

Parenthèse fermée, j'ai été touchée - en tant que parent je pense qu'on ne peut que l'être - par ton poème.
J'aime que tu traites de sujets graves, parce que j'apprécie ton regard sur ces choses. Tu y mets de la pudeur et de la bonté, même si tu parviens parfaitement à instaurer le malaise requis à ce genre d'écrits ! C'est très profondément beau. Chapeau pour ça !

Merci pour la lecture, je repars perturbée...

Au plaisir de te relire !

   Cristale   
25/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Un enfant"
...
"L'enfant devait son nom à l'amour de sa mère
Pour les chevaux de bois et les chemins de pierre"

Entre ces mots j'ai lu les lignes et j'ai regardé, impuissante, le cheminement de l'enfant sur les sentiers tordus de la faune dite humaine, j'ai suivi sa pensée comme on suit un vol de papillons, j'ai vu son sourire pour seule arme de défense face à la cruauté. Le jour est enfermement, la nuit est terreur, mais Hippolithe, un enfant, cet enfant comme un autre, ou peut-être pas, est plus fort que tous car il sait voler avec les oiseaux en toute liberté.

De la dureté des chevaux de bois il a recrée Pégase dans son esprit et, au détour des tortueux chemins de pierre où les "autres" l'ont massacré, il a fait de son sang les flots de son navire merveilleux.

Un poème délicatement écrit qui touche l'âme et qui m'a demandé un peu de recul et de temps car, lorsque il s'agit d'enfants...

Cristale
...touchée

   lucille   
29/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
un grand,beau poème.
Merci

   lucille   
30/10/2016
Votre poème m'habite, il y a du talent là dedans, une chanson qui se passerait de musique, un pétale, une douceur. on en veut encore


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