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Poésie libre
Pouet : Le marcheur de chêne [concours]
 Publié le 13/12/19  -  24 commentaires  -  1517 caractères  -  488 lectures    Autres textes du même auteur


Le marcheur de chêne [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).





Un vide vertical
sur les chemins de l'autre
et son âme trébuche
en évitant l'absence

l'horizon s'enracine

il fait craquer son ombre
comme on brise un secret
sur un souffle d'errance

en une apnée de lierre
il traque son bûcher
enflammant des brindilles
de souvenirs carmin

son écorce cisèle
des traînées de pensées
tandis qu'il oriente
sa carcasse noueuse
en direction des doutes
et des songes enlacés

ses branches aiguisées
par la meule du temps
tranchent la mie des nuages

il abrite le partage
car en son tronc palpite
un sablier de pluie
dans lequel s'ébrouent
quelques grains d'amitié

sa route se dessine
sur des feuillets de craie

ciel à ciel

il écrit

de ses cils nomades

les fêlures du monde
et les fétus de paix
la reptation de l'aube
l'envol des camarades



on l'aperçoit encore le vieux marcheur de chêne
lorsque l'espoir suspend ses dernières lueurs
ces soirs où les oiseaux se recouvrent de chaînes

quand luit la Liberté de toutes les couleurs.


 
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   plumette   
23/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
je n'ai rien compris! N'arrivant pas même à me représenter ce qui est nommé "marcheur de chêne"

Et pour autant, je me suis laissée bercer et prendre par la langue, vers à vers, j'ai décelé une beauté mystérieuse qui m'a touchée.

je lirais avec curiosité les commentaires des autres!

Plumette

   BeL13ver   
23/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un air de mystère sur ce poème ? Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris. Après j'apprécie la musicalité, le rythme et la puissance poétique qui s'en dégagent. J'imagine qu'il s'agit d'un hommage à Aragon, d'où la capitale à Liberté (?).
Un vrai mystère que, sans description, je ne parviens pas à déchiffrer. Dommage, parce qu'il y a de beaux passages dans ces vers : "ciel à ciel / / il écrit / / de ses cils nomades" étant mon préféré.
Le texte est plutôt bon dans son ensemble. J'aimerais avoir un retour si jamais il est sélectionné.

   Castelmore   
24/11/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Les « figures imposées » du concours s’intègrent parfaitement dans ce texte et quelques passages très poétiques ...sauvent le lecteur de l’indigestion !

Quel dommage en effet que l’auteur ait voulu « en rajouter », comme dans ces films au montage trop serré où le déferlement d’actions trop rapprochées empêche la respiration et finit par étouffer.

J’ai un ressenti d’un « trop c’est trop » !
comme pour le style baroque en architecture : pompeux et plein de détails superflus ...

   Corto   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème difficile à pénétrer mais pourtant séduisant.

Les images qui jouent entre la verticalité et l'horizontalité "l'horizon s'enracine", créent une immensité intimiste.

Les strophes qui décrivent ce poète-chêne (si j'ai bien compris) sont captivantes "il fait craquer son ombre comme on brise un secret" ou "son écorce cisèle des traînées de pensées" etc.

Mystérieuse reste cette image "sa route se dessine sur des feuillets de craie"

Le final avec " l'espoir suspend ses dernières lueurs/ ces soirs où les oiseaux se recouvrent de chaînes/ quand luit la Liberté de toutes les couleurs"
est une évocation forte dans une expression plutôt sibylline, comme l'ensemble du poème qui semble vouloir jouer de l'image plutôt que de l'accessibilité.

Je sors de cette lecture avec l'impression d'avoir vu un très beau tableau même si je n'ai pas tout compris.

De l'art poétique en quelque sorte.

Merci à l'auteur.

   Gouelan   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour,

Des images fortes et originales qui nous envolent ailleurs, nous déracinent.

Chacune d'elles apportent un élément.
Par moments on pense avoir construit le puzzle en les rassemblant. Mais je pense que chaque lecteur est libre d'imaginer ce qu'il ose. C'est là la force de cette poésie bien posée.

Image de l'absence, du vide, de l'effacement de la liberté, de chaînes, de perte d'envol et d'enracinement. L'horizon se bouche, s'écorce. Et pourtant le nomade abrite encore "les grains d'amitié", il écrit "ciel à ciel", il témoigne.

On peut imaginer un homme, une terre, ou un arbre tout simplement dans une forêt qui se vide de ses semblables, de sa liberté, de sa verdure, de ses oiseaux et de son ciel.

Le tableau est libre.

   Cat   
13/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
De la poésie libre comme j'aime.

Elle m'enflamme entre ses lignes. Les images qui s'allument sont superbes et font vibrer la vie dans mon sang. Cette vie où la douleur se mêle à la douceur dans l'extase de caresses douées d'âme.

Ce Marcheur de Chêne est beau, qui délie ses ''feuillets de craie'' et ''tranchent la mie des nuages'', et ''son tronc où palpite un sablier de pluie'', et ''ses cils nomades''...

Bref, je pourrais citer le poème en entier tant il m'emporte...

Je pourrais aussi dire le nom du poète qui me vient aux lèvres en savourant cette part de rêve... Poète, si tu me lis... Merci ^^

Cat

EDIT : eh bé voilà, je t'avais deviné, Pouet ! ;))

   Cristale   
13/12/2019
Je n'ai strictement rien compris à ce texte.
Pour une fois j'ose le dire.

"Un vide vertical
sur les chemins de l'autre
et son âme trébuche
en évitant l'absence

l'horizon s'enracine"

Je fais un autre effort :

"il fait craquer son ombre
comme on brise un secret
sur un souffle d'errance

en une apnée de lierre
il traque son bûcher
enflammant des brindilles
de souvenirs carmin"

De qui, de quoi parle-t-on ?

"son écorce cisèle
des traînées de pensées
tandis qu'il oriente
sa carcasse noueuse
en direction des doutes
et des songes enlacés"

D'un arbre ?

"ses branches aiguisées
par la meule du temps
tranchent la mie des nuages"

D'un humain ?

"il abrite le partage
car en son tronc palpite
un sablier de pluie
dans lequel s'ébrouent
quelques grains d'amitié

sa route se dessine
sur des feuillets de craie

ciel à ciel

il écrit

de ses cils nomades"

Que sont des "cils nomades" ?

"les fêlures du monde
et les fétus de paix
la reptation de l'aube
l'envol des camarades

C'est de moins en moins clair...pour moi.

"on l'aperçoit encore le vieux marcheur de chêne
lorsque l'espoir suspend ses dernières lueurs
ces soirs où les oiseaux se recouvrent de chaînes

quand luit la Liberté de toutes les couleurs."


Et plus je lis et plus je me sens frustrée. Cela est comme un parfum dont je ne reconnais pas les essences et qui, pourtant, plaît à d'autres, capables d'en énumérer chaque fragrance.

C'est injuste de donner une mauvaise note à ce texte parce que je pense que l'auteur(e) est sans nul doute bon poète et que la mauvaise note c'est à la lectrice incompétente que je suis qu'elle doit être attribuée.

Poète, vous me plongez dans un vide vertical d'où s'échappent vos mots de toutes les couleurs...mais je suis aveugle.

Bonne chance pour le concours !

Cristale

Edit :
notation modérée par moi-même (qui suis-je pour imposer une telle sentence à un auteur ?)

   STEPHANIE90   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Par quoi vais-je commencer !?!
Je n'ai pas compris grand chose à votre poésie. Malgré tout, je me suis laissé embarqué par certains de vos vers bien malgré moi. Je reconnais donc qu'il y a eu beaucoup de travail pour en arriver là.
Je ne comprend pas le titre ; je ne comprend pas votre strophe première et la finale.
Mais au milieu, à partir de "son écorce cisèle..." et jusqu'à "... il écrit de ses cils nomades
les fêlures du monde
et les fétus de paix" tout me semble à peu près clair, vous parlez pour moi de l'âme de l'homme comme vous le précisez dans votre première strophe mais dont les images ne me disent absolument rien : "Un vide vertical sur les chemins de l'autre et son âme trébuche en évitant l'absence" ?
Pourquoi aucune majuscule sauf au premier vers ? mystère... comme ce poème que j'ai bien aimé, alors merci et j'attends de savoir pourquoi le marcheur de chêne ?

Stéphanie90

   papipoete   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour concurrent ( e )
le thème du concours est assez troublant, et on peut l'interpréter de maintes manières ; à vous lire je vous avoue me perdre dans ce " vide vertical... de toutes les couleurs ".
Il y a cependant une qualité d'écriture indéniable, comme " ses branches aiguisées/par la meule du temps/tranchent la mie des nuages "
je ne puis vous dire que, " j'ai marché avec bonheur dans votre forêt de chêne ", car trop touffue en était la végétation !

   Robertus   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Après avoir lu plusieurs fois le poème il me semble qu'il prends tout son sens quand on le lit comme une description très imagées de la condition de l'écrivain qui se personnifie dans ce marcheur de chêne.

Il serait déjà d'un certain âge et au début nous parlerait de ce vide qu'aurait créé l'absence d'un être cher. " un vide vertical, sur les chemins de l'autre " . Absence difficile à vivre pour l'auteur. " et son âme trébuche en évitant l'absence ".

S'ensuit une description très belle du marcheur de chêne, qui " écrit " sur des thèmes durs mais vrais des " fêlures du monde ... fêtus de paix " comme portant un regard critique que les années ont " ciselées " il écrit aussi sur des thèmes plus personnels comme " la reptation de l'aube " le temps qui passe et qui le fait s'éloigner chaque jours un peu plus de l'aube de sa vie, il écrit aussi sur " l'envol des camarades " ses amis qu'il voit partir avec l'âge alors que lui reste comme le chêne, qui est plus résistant au temps

La fin le décrit comme l'homme agé que l'on voit parfois sur un banc, et qui voit le monde qu'il a connu vaciller dans la superficialité des libertés qu'on nous assure de posséder dans un large spectre de couleurs alors que la réalité est tout autre pour lui. Il estime que c'est l'inverse.

Magnifique et très subtil.

Bravo

   Vincente   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est un beau poème, mais que la route est longue… à déchiffrer ! L'on y perd la force de l'intention, s'y dilue la teneur du propos, s'y noie la nécessité première d'un texte laudateur. J'ai vu, à grand peine, l'évocation du parcours émoussé d'un idéologue, prête au nom d'une noble cause à employer "les moyens" de son imposition.

L'écriture, les images, tout le "matériel" de l'expression est adroitement utilisé, très travaillé (peut-être trop dans son apparence…), judicieusement ordonnancé, dans une sorte d'admiration déçue, le narrateur évoque le "grand homme".

Mais le paradoxe, je dirais même le non-sens, c'est que requérir une forme hermétique pour chanter un parcours me semble une erreur congénitale. Le lecteur souffre d'un besoin de rapprochement réaliste, or l'on évolue dans l'ésotérique et la métaphysique. À moins d'inciter à une lecture initiatique dans une expérience analytique, je ne vois pas ici d'orientation dans ce sens, je ne comprends pas ce positionnement de l'auteur.

***
Edit : en revenant sur cette lecture frustrante, vu que je n'ai pas décelé en première impression le sujet qui était regardé, et aidé par quelques commentateurs, je constate qu'en imaginant un poète au centre de ce propos, il prend tout son sens. Et devient un superbe poème, effectivement. J'en rehausse l'évaluation bien que je ne trouve pas de gradation appropriée.

Alors, je me pose une question sur la façon d'une expression métaphorique qui oublierait de manifester sa source, sa consistance originelle. Et je ne vois pas d'intérêt dans un poème de ce type d'installer le "flou artistique". Je reprends ici ce que j'ai exprimé à ma première lecture, car à part dans une volonté spécifiquement énigmatique, je pense que le manque d'indicateur ne profite pas à l'assentiment du lectorat. Par exemple, quand en fin de poème vient le "il écrit / de ces cils nomades", l'écriture a été tellement imagée jusqu'ici qu'elle ne nous a pas invité alors à considérer ce " écrit " au sens littéral.
Et puis le titre ne me semble pas non plus un bon indicateur, un bon aiguilleur, l'image et la conjonction homophonique chêne/chaîne sont plutôt perturbatrices à cette fin.

   BeL13ver   
13/12/2019
Modéré : Commentaire hors charte (se référer au point 6 de la charte.)

   pieralun   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte esthétique, fluide avec de belles sonorités.
J’ai lu, relu, rerelu, j’ai essayé de construire un puzzle de compréhension, rien n’est venu.
Je ne sais pas s’il faut noter dans ce cas là......

   Davide   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Je n'arrive pas donner sens à la succession des images. Le lyrisme et la musicalité l'emportent sur la compréhension. J'ai entrevu chez ce "marcheur de chêne" l'ébauche de l'inspiration poétique, lorsque l'esprit contemplatif s'ouvre aux mystères de la vie, transfigure la réalité, la réinvente. L'intégration de la contrainte du concours tient plutôt bien la route !

Le poète décrit se visualiserait enraciné, arborisé ("son écorce", "sa carcasse noueuse", "en son tronc palpite"), comme le témoin sédentaire du temps qui s'écoule, l'observateur des saisons qui s'effilent, des aubes qui naissent et qui meurent ; plus encore, un être libre, libre de rêver, d'imaginer, de créer...

"Le marcheur de chêne" est un bel oxymore lorsque "chêne" sous-entend son homonyme ("chaîne"). Mais ce jeu de mots, habile, transgresse l'opposition pour effleurer l'idée d'une unité possible. Bien trouvé !
Il m'évoque une citation de Verlaine : "Deux prisonniers, l'un voit les barreaux de la prison, et l'autre les étoiles…"
La liberté n'est-elle qu'une question de regard ?

Aussi, je trouve regrettable toutes ces circonvolutions, cette écriture dense, "accablée", qui donne mal à la tête plus qu'elle n'inspire à la confidence et à la rêverie. Je pense qu'un exergue était indispensable !

Je dois l'avouer, cette lecture ne m'a pas du tout enthousiasmé, mais il s'en est fallu de peu qu'elle me touche vraiment...

   Lebarde   
21/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Après une dizaine de lectures attentives, je cherche encore le sens profond de ce texte et j'ai hésité à exprimer mon ressenti (ou plutôt mon manque de ressenti), de peur de passer pour un rustre ignorant et incompétent en poésie ; ce que je suis sans doute.

Je reste pensif devant certaines images qui traduisent, certes beaucoup de recherche et de travail de la part de l’auteur(e), mais à coup sûr un snobisme littéraire auquel je ne veux en aucun cas adhérer:

" et son âme trébuche
en évitant l'absence"

"en une apnée de lierre
il traque son bûcher"

" son écorce cisèle
des traînées de pensées"
etc...

Ed: suppression paragraphe hors charte.

Je lui concéderais pourtant un esthétisme, une fluidité, notables qui sur le plan de la sonorité peuvent créer une atmosphère particulière à laquelle certains sont sensibles, qui ne vaut et j'en suis persuadé, que par une maîtrise d’écriture incontestable de l’auteur(e).

Sans doute que mon appréciation sévère juge davantage mon manque de culture et de connaissances littéraires que le poème lui-même ; mais n’est-ce pas la règle du jeu ?

Lebarde perplexe mais honnête.

   BlaseSaintLuc   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Le moins, que l'on puisse dire, c'est que c'est très poétique ;
Le plus, que l'on dit, c'est que c'est très obscur.

Il y a de très belles trouvailles :

" et son âme trébuche
en évitant l'absence"


" il fait craquer son ombre
comme on brise un secret
sur un souffle d'errance"


" en une apnée de lierre
il traque son bûcher
enflammant des brindilles
de souvenirs carmin"



" on l'aperçoit encore le vieux marcheur de chêne
lorsque l'espoir suspend ses dernières lueurs
ces soirs où les oiseaux se recouvrent de chaînes"


J'ai vaguement l'idée de ce dont il est question et j'aime ce langage poétique ,même si bien des lecteurs seront sans doute perdus dans les cimes !

   troupi   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Encore une fois je me dis qu'il n'est pas utile de saisir tout le sens d'une poésie pour l'apprécier.
J'ai quand même lu plusieurs fois et aussi les commentaires qui prouvent que le texte laisse perplexe la plupart des lecteurs.
Alors bien sûr les images surprennent souvent mais la poésie pleine de mystère qui s'en dégage charme souvent, interroge à coup sûr mais c'est de la poésie.
Ce texte me semble écrit de façon quasi instinctive, rapide, presque automatique et sans beaucoup de retouches ce qui est la marque d'un auteur qui ne cache pas cette façon de procéder et qui est coutumier de ces expressions sybilines depuis longtemps.
Ce marcheur de chêne me plait beaucoup, de la première à la dernière ligne.
Cette poésie qui ne se révèle pas de prime abord, qui oriente dans ses labyrinthes tortueux, qui offre une idée où se perd l'imagination et laisse au final une multitude d'interprétations me plait.
Encore faut-il un certain talent d'écriture sinon c'est du n'importe quoi.
Et ici le talent est présent.

   Donaldo75   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J’ai beaucoup aimé ce poème en forme libre ; peut-être est-ce du au fait que j’attends de l’originalité de ce concours dont le thème et les origines permettent de ne pas tomber dans un cadre contraignant. Le début est fort, voire très fort, avec une dynamique et une belle force évocatrice.

Je continue à constater que le niveau de ce concours est relevé, qu’il a inspiré des poèmes de toutes les couleurs.

   Eclaircie   
15/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Un poème difficile à aborder, pour moi.
Le titre m'a interrogée, que peut bien être un "marcheur de chêne" ?
J'ai tenté de chercher sur le net le sens métaphorique de ce chêne, rien trouvé.
Pour moi, à part la solidité, la longévité, je n'en voie pas d'autre.

Je relis avec l'image d'un personnage âgé, donc.

Alors je savoure, les images, la qualité de l'expression, la mise en forme (irrégulière mais pas chaotique comme le chemin de vie).

La seule couleur "carmin" annonce la fin et le respect de la consigne.
Est-ce trop peu ? Je ne sais pas, je constate.

Plus je lis ce poème et plus je l'apprécie, merci !

Bravo !
Éclaircie

   jfmoods   
16/12/2019
Figure allégorique, le chêne a pour lui la vigueur, celle d'un marcheur infatigable qui traverse les siècles. Le grand Poète, par la vigueur de son monde intérieur, dépasse le cadre étriqué de sa propre existence pour s'inscrire, lui aussi, dans la durée, par la postérité de l'oeuvre. 👑

La naissance du poète est liée à un manque fondateur ("Un vide vertical / sur les chemins de l'autre") qui le précipite en écriture ("et son âme trébuche"), ce substitut à la vie vécue ("en évitant l'absence"). ✒

Tout s'organise alors autour de cet univers intime foisonnant ("l'horizon s'enracine"). 🔬

Le poète fouille interminablement ses plaies ("il fait craquer son ombre / comme on brise un secret / sur un souffle d'errance"), gratte sans relâche ses croûtes ("en une apnée de lierre / il traque son bûcher / enflammant des brindilles / de souvenirs carmin"). 🌵

Il s'interroge sans fin, tenaillé entre questionnement douloureux et postulation de l'idéal ("son écorce cisèle / des traînées de pensées / tandis qu'il oriente / sa carcasse noueuse / en direction des doutes / et des songes enlacés"). 🔏

Au fil des années, il approfondit sa recherche et son style s'enrichit d'images toujours plus vives ("ses branches aiguisées / par la meule du temps / tranchent la mie des nuages"). 🌈

Écrire est une tâche solitaire, mais qui ne saurait s'éprouver que dans l'altérité ("il abrite le partage / car en son tronc palpite / un sablier de pluie / dans lequel s'ébrouent / quelques grains d'amitié"). 👥

C'est un cheminement souterrain qui relie par les mots l'enfant que nous étions à l'adulte que nous sommes ("sa route se dessine / sur des feuillets de craie"), qui établit la jonction entre la marelle de la cour d'école et celle de la vie ("ciel à ciel"). 🔗

Le poète se présente comme la caisse de résonance de son époque. 🔊

Il est le témoin privilégié de toutes les misères ("il écrit / de ses cils nomades / les fêlures du monde"). 🎷

Il traduit les bribes d'espoir qui s'ébauchent ("les fétus de paix"). 🎸

Il manifeste son émerveillement devant la beauté insaisissable de la nature ("la reptation de l'aube"). 🌳

Il consacre, par la puissance du Verbe, le souvenir des êtres chers qui ont quitté cette terre ("l'envol des camarades"). 📯

Aux moments forts de l'existence humaine, il est cette lumière qui éloigne les ténèbres. C'est lui qui nous donne la force de continuer à croire en la vie quand tout semble perdu ("on l'aperçoit encore / le vieux marcheur de chêne / lorsque l'espoir suspend ses dernières lueurs / ces soirs où les oiseaux se recouvrent de chaînes"). 🔥

Le Poète dit, aussi, la vivacité de nos sens dans un monde réenchanté (majuscule élective qui fait refluer l'image de Paul Éluard : "quand luit la Liberté de toutes les couleurs"). 🍊

Merci pour ce partage ! ♥

   Michel64   
16/12/2019
J'avoue ne rien avoir compris à ce texte. Trop intello pour moi sûrement.

J'ai décroché quand le lierre a fait son apnée (même si j'ai quand même lu jusqu'au bout puisque j'ai même souri un peu agacé à la "reptation de l'aube"et aux "cils nomades").

Je ne peux dire si c'est bon ou mauvais, je n'ai pas les clefs de compréhension.
Pour moi un poème doit pouvoir se lire avec fluidité, comme une évidence qui emporte l'esprit, sans ambiguïté aucune quant au sens.
Je n'aime pas jouer les détectives en poésie.

Je ne note pas, car je mettrais "Vraiment pas" ce qui dans l'hypothèse ou seule mon incompréhension soit en cause, ce serait injuste pour vous. D'autant que plusieurs commentaires montre que tous le monde ne passe pas à côté comme moi.

Bonne chance pour le concours.

Au plaisir de peut-être vous lire une autre fois dans un texte plus accessible.

Michel64

   Lariviere   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

J'aime beaucoup la résonance particulière de ce texte avec le thème du concours ; là encore, il y a une belle réflexion développée grâce à ces quelques vers d'entame et de fin, et une belle exploitation du sujet de départ. Le fond me parle profondément peut être parce que j'apprécie ce ton et ce type de poésie "tellurique", j'y lis l'idée d'une comparaison entre destin humain et destin de chêne, ou plutôt d'une parabole, tant finalement l' homme et les arbres ont les mêmes besoins : air, soleil, ciel, sève et racines... et surtout, liberté !

Sur la forme, je n'ai rien à dire à par quelques peccadilles, comme on dit chez les poètes, et éventuellement quelques réserves sur un ou deux choix rythmique de relance (et encore, je relirai, l'auteur à peut être raison) mais sinon sur l'ensemble du texte, j'ai vraiment savouré le rythme global, et le mot savourer est vraiment le bon terme... J'ai aimé aussi la beauté des vers, leurs métaphores "surréalistes", très singulière et pourtant très fortes, très judicieuses en terme de rendu et donc de ressenti. J'ai vraiment aimé tout au long de ma lecture ces vers libres, (et aussi certains tics poétiques à mon idée...;), très fluides et je suis arrivé au bout de ce poème, un peu comme on arrive ou bout du chemin sans y avoir pris garde, quand la route se fait avec un bon compagnon... ;)

Pour conclure, je trouve la strophe de fin impeccable.

Merci pour cette agréable lecture et bonne chance pour le concours !

   Robot   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tout en respectant les contraintes imposées le récit parvient à se détacher des références obligées et à porter une vision originale.

Le rythme et les impressions émergent de ce poème parfois énigmatique dont je pense qu'il ait pu être élagué sans dommage de quelques vers à mon avis superflus.
Tout ce passage notamment trés en deça des autres éléments du texte:
"sa route se dessine
sur des feuillets de craie

ciel à ciel

il écrit

de ses cils nomades"

(Commentaire rédigé à la parution anonyme du texte)

   ANIMAL   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Voici un poème qui semble receler bien des secrets et, au bout de quelques lectures de ces vers porteurs de bien belles images, mes yeux se dessillent. Je vois là, tout simplement, le portrait d'un Ent, ces arbres-hommes chers à Tolkien.

Dès lors, le sens du poème devient clair pour moi et chaque strophe prend sa signification.

Mes vers préférés sont indubitablement :

"ses branches aiguisées
par la meule du temps
tranchent la mie des nuages"

mais bien d'autres sont remarquables, dont :

"son écorce cisèle
des traînées de pensées
tandis qu'il oriente
sa carcasse noueuse
en direction des doutes
et des songes enlacés"

Un poème qui mérite de faire un effort pour lui trouver un sens, et tant pis si le mien n'est pas le bon.


Oniris Copyright © 2007-2020