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Poésie libre
Pouet : Même l'amour vaincu a le goût du miracle
 Publié le 21/02/20  -  19 commentaires  -  463 caractères  -  353 lectures    Autres textes du même auteur


Même l'amour vaincu a le goût du miracle



Vivre c'est s'émouvoir
cesser de se mouvoir
Au solstice d'un regard
ramasser l'aube

et voir...

Cet oiseau de papier
sur la branche de l'être
lissant le grain froissé
d'une lettre d'amour

Au cocon de son bec
il chérit une graine
lumineuse promesse
de l'envol supposé

Quand l'instant minuscule
en souvenirs d'après
blesse d'éternité
les parures du naître


 
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   Corto   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le titre de ce poème a tout pour attirer le regard.

Avec le premier vers "Vivre c'est s'émouvoir" j'ai applaudi.
Avec le second "cesser de se mouvoir" je m'interroge.
La suite m'a rassuré et j'ai apprécié les images gaies ou virevoltantes avec cet "oiseau de papier", qui "chérit une graine".

Dans la dernière strophe on sent un message d'interruption, de regret, de blessure. Mais la formulation n'aurait-elle pas pu être plus claire sans perdre sa beauté ?

Merci à l'auteur.

   Luz   
11/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

J'avoue ne pas comprendre de quoi il s'agit, mais je ressens une certaine poésie dans ce texte. C'est dommage de ne pas donner plus d'indices, de sens à ce poème, mais il peut donner libre cours à l'imagination.
Je n'aime pas beaucoup la première strophe avec les 3 voir...

Luz en E.L.

   papipoete   
21/2/2020
bonjour Pouet
C'est du " Pouet ", nul autre ici n'écrit ainsi ! il parle de " l'amour vaincu ", à sa façon...
Et comme devant une toile, une sculpture qui ne nous livre pas ses secrets, on regarde dubitatif mais pas insensible : on ne jette pas aux orties, et l'on songe " c'est bien écrit " !
Une sorte le langage codé, qui chante sur une partition, dont je voudrais bien savoir chanter ses couplets !

   Provencao   
21/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Quand l'instant minuscule
en souvenirs d'après
blesse d'éternité
les parures du naître"

Tout est dit en ces vers, que j'ai apprécié à leur juste valeur. Quand la blessure touche l'âme, le physique et le cœur, elle a nécessité de poser les limites...et voir.


J'ai bien aimé cette approche de la blessure comme part à l'intime, avec distance et respect.

" Au solstice d'un regard
ramasser l'aube"
Comment la blessure nous parle telle de nous, de ce qui est entre nous, de ce qui est au delà et au-deçà de nous ?


Au plaisir de vous lire
Cordialement

   apierre   
21/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un superbe titre pour un magnifique poème.Court mais avec une telle densité poétique !
Un bijou minuscule que l' on aime lire et relire.
Bravo et merci !

   Walter_Gilligan   
21/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pouet

Un très beau texte, fluide, efficace, et trés poétique.

Avec un final soigné :
Quand l'instant minuscule
en souvenirs d'après
blesse d'éternité
les parures du naître

Le titre est une promesse dont les mots sont à la hauteur.

Merci pour le partage

   Cat   
21/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Prise par surprise dans les sons en ''oir/ard'' de la première strophe, je me suis retrouvée enlacée dans une danse gracieuse, nimbée – Pouet oblige – du mystère de la vie.

Cette vie qui de son dard mi-merveilleux/mi-acide trifouille au fond du cœur, comme on se frotte les yeux devant un spectacle séculaire mille fois connu mais qui décoiffe toujours autant...

Ce goût du miracle m'inspire ces quelques mots. Sont-ils en adéquation avec l'histoire du poète ? Peu importe, l'essentiel est de vibrer au diapason.

Sublime de vérité cet ''… instant d'après qui blesse d'éternité les parures du naître''

Merci, Pouet.


Cat

   Lirian   
21/2/2020
Bonjour Pouet,

'la branche de l'être', 'la parure du naître', 'au cocon de son bec', tout cela me semble alambiqué, trop sophistiqué comme si l'écriture outrepassait dans ce poème le contrôle de l'auteur. Me concernant les images déroulées ne 'matche' pas ou laissent un goût d'inachevé. La compréhension stricto-sensu n'est pas un problème si d'autres moyens d'accès s'offrent au lecteur. Je retiens ce 'ramasser l'aube' dont j'aime l'amplitude.

   STEPHANIE90   
21/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pouet,

des vers délicats pour un sujet non moins délicat. Peut-on s'envoler de ses propres ailes après une rupture ?
"Vivre c'est s'émouvoir
cesser de se mouvoir
Au solstice d'un regard
ramasser l'aube

et voir..."

J'ai beaucoup aimé ces premiers vers et la suite tient toutes ses promesses, pour moi en tout cas. Je n'ai point votre délicatesse dans l'écriture, et je l'admire dans votre poésie. Merci à vous pour cela, et votre façon de partager ces blessures de l'éternité.

Stéphanie

   Donaldo75   
21/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pouet,

J’ai bien aimé ce poème court et efficace. L’image de l’oiseau de papier m’a bien plus, même si je ne la trouve pas aussi originale que ça après coup, et surtout elle est bien déclinée dans la poésie ; c’est quand même ça qui compte, me disent mes petits neurones de lecteur.

Merci pour le partage.

Donaldo

   hersen   
21/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je vais dire une hérésie, mais c'est seulement parce que c'est toi : les deux premiers vers sont en trop.
Ils expliquent, justifient, alors qu'il n'est nul besoin de "cadrer", on se laisse carrément porter par la suite sans eux.

Au cocon de son bec
il chérit une graine...

ok, tu es Grand ! je oiseaupapiète à fond, je reste suspendue et c'est une très belle poésie que je lis.
(même si l'être -le hêtre, je ne suis pa si fan)

merci de cet envol !

   Vincente   
22/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le titre long, aphoristique, éveille l'intérêt sans attendre, l'on croirait avoir découvert par lui la substantifique moelle du poème. Détrompons-nous, ce n'est qu'une mise en bouche – voire une douce prise de bec entre l'importance vitale de l'émotion (cf. le premier vers) et le souvenir d'amour en lutte à mort contre l'éternité (cf. la dernière strophe).

Visitation ontologique de "l'amour vaincu" ressuscité miraculeusement à l'infini, ce poème affirme et questionne ; non pas que l'on doute des propositions ou de leur formulation, non la chose est joliment écrite et savamment dosée. Poésie et philosophie y font bon ménage, peut-être même forment-elles le couple induit en quête d'idéal, "amoureux et (pourtant) vaincu (d'avance)". Depuis "l'instant minuscule", ce moment d'amour du sujet envers ce qui l'émeut, se conjugue un futur antérieur de souvenirs "inoubliables" que "l'éternité" s'échinera à déchiqueter. Mais voilà que le poète "voit" et constate que ce qui a été restera d'une intangible réalité, plus ou moins consciente, mais inamovible dans le temps (Heidegger a proposé une approche puissante sur cette problématique dans son traité inachevé Être et Temps) ; enfin tant que l'on n'a pas de moyen d'inverser l'avance temporelle !

Le fond du poème est donc passionnant par la profondeur de son questionnement existentiel.
Les sujétions convoquent le devenir ("grain" puis "graine", "amour –envol – naître"), se conjuguent au présent mais s'inquiètent du passé "à venir". L'invitation au "voyage dans le temps" de l'être individué, celui qui mourrait de perdre sa sensibilité, est très délicate, pleine de cette sensibilité, sans elle le poème y perdrait son âme (dommage mortel en poésie n'est-ce pas… ?).

Sur la forme, j'ai été séduit par les allitérations en "ke" du vers "Au cocon de son bec", elles picorent ardemment le sens recherché.
Et j'ai trouvé "sympathiques" les homophonies des deux premiers vers, mais elles ont un côté clin d'œil qui ne convient pas à la profondeur du regard de la deuxième partie, après le vers isolé "et voir…" En fait, du début à ce vers, seuls les v3-4 sont dans le registre des trois dernières strophes, d'autant que ce "ramasser l'aube" est une superbe image.

Ces trois dernières strophes sont très belles, fortes, inspirées. Ce sont elles qui font le poème. Il aurait été très bénéfique de repousser la première et le monostique dans un exergue ; pour moi, ils sont introductifs (voire même de s'en dispenser tout simplement). Leur rôle aurait été plus neutre (ou aurait permis une légèreté salutaire en les glissant dans l'implicite), laissant l'équilibre harmonieux des trois strophes essentielles.
Une évaluation doit apprécier le poème en l'état, je dois me donc me restreindre et la plafonner, sinon un "j'aime passionnément" aurait été mon ressenti.

   Hiraeth   
22/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
En lisant un poème de Pouet, je suis en général comme un singe un peu bigleux qui se balance dans la nuit de branche en branche, attiré par de belles lueurs au loin qui brillent suffisamment pour lui donner envie de les atteindre, mais pas assez pour l'empêcher de se cogner voire de tomber sur le trajet.

Vous m'en avez causé, des bleus ; mais là, ça va, je me suis plutôt bien balancé.

Je pense avoir saisi l'essentiel : une tendre méditation sur la beauté, la simplicité et la fragilité de la vie, sur la grande valeur des petites choses ; le tout servi, à l'exception de deux vers, par de petits hexasyllabes idéalement choisis pour l'occasion.

La troisième strophe ("Au cocon de son bec..."), avec cette histoire de promesse d'un envol supposé (attendu pourrait-on dire), m'a fait penser à ces vers de Mallarmé :

"Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !"

Ma préférée reste cependant la dernière, où je ne peux m'empêcher de lire le verbe "blesser" comme l'anglais "bless", qui veut dire "bénir". Je n'en oublie pas moins le français qui apporte ici une dimension de souffrance, évocatrice de nostalgie, mais de nostalgie paradoxale, car l'instant de la naissance se voit quand même auréolé d'éternité... J'ai beaucoup aimé l'expression "les parures du naître" à la féconde polysémie.

La première strophe est bonne, avec ces deux vers apophtegmatiques et paronomastiques (oui je sais ça fait très pédant mais c'est rigolo), cette injonction à ne pas se conformer au regard des autres mais à se faire sujet de regard, à oser voir le monde purement et simplement, à ramasser l'aube qu'on ignore trop souvent, qui tombe à nos pieds ou s'éparpille (deux sens du mot "ramasser") du fait de notre inattention.

Mais, et c'est ce qui plombe un peu mon appréciation, la deuxième strophe ("Cet oiseau de papier...") m'a paru beaucoup trop obscure et abstraite. "La branche de l'être" : j'aime bien le jeu de mots, mais que peut-on se représenter ? Je ne pense pas avoir déjà rencontré le nom "être" sous sa forme conceptuelle avec l'article défini chez les grands poètes, et ça ne m'étonne pas : c'est beaucoup trop abstrait, un truc de philosophes.

Pas compris non plus cet oiseau de papier qui lisse le grain froissé d'une lettre d'amour. Il y a ici comme une surcharge de papier qui empêche l'impression des images.

   nelson   
23/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien
salut.
en lisant le titre je m'attendais à autre chose que ce j'ai vu dans le texte. le texte est moins explicite d'amour. je n'ai pas senti le goût du miracle de l'amour vaincu. le texte n'en est pas moins beau cependant. il est succinct, mais agréable à lire.

je ne peux qu'apprécier

   emilia   
23/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce titre apparaît comme un bel alexandrin en guise de maxime dont le lecteur cherche à décoder le message caché ou suggéré par le paradoxe évoqué qui incite déjà à méditer… Comment interpréter « l’amour vaincu », un amour fini qui renonce après sa défaite ou le résultat d’une conquête qui détermine un vainqueur et un vaincu, celui qui rend les armes et succombe à la victoire de l’amour… ?
S’il a « le goût du miracle », c’est qu’il est encore porteur d’espoir, d’avenir et que « vivre, c’est s’émouvoir », ressentir des sentiments… et « voir » en jouant sur l’homophonie faisant entrer le lecteur dans cette confrontation avec la langue incluant l’originalité de l’image, tel le « solstice d’un regard », la sonorité imitative « du grain froissé », convoquant à la fois le masculin et le féminin (le grain/ la graine ou encore un paronyme « l’être/ lettre…), sans négliger la part d’imaginaire avec « cet oiseau de papier », des jeux d’allitérations apportant de la musicalité, complétant le sujet symbolique de la graine, de celle qui nourrit à celle qui reproduit, fermant ainsi la boucle du don de la vie et du miracle de la naissance : cette « lumineuse promesse d’envol » et d’espérance, le tout contribuant à la richesse poétique et philosophique de la problématique posée et des lectures possibles et concentrées dans un texte relativement court… ; bravo à l’auteur !

   Louis   
23/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vivre : des émotions, et non des motions ; « s’émouvoir » et non «se mouvoir » : une lettre en plus, un petit e accentué, et tout en est changé. De mouvoir à s’émouvoir, comme de la motion jusqu’à l’émotion, la vie s’accentue, et s’intensifie.

Sans cette exclamation vitale, sans un petit « é » de rien du tout, tout s’infléchit, tout s’avilit.

Un petit « c » bégayant insiste, le martèle, le certifie : « c’est s’é… » , « cesser ».

On s’émeut ainsi quand on ne se meut plus, on se meurt quand on ne s’émeut pas.

On se meurt avec un peu d’ « r » en plus, à s’essouffler, dans l’agitation, dans la précipitation, on a tant à faire.

Entre se mouvoir et s’émouvoir, il y a pourtant en commun un « voir ». Pas en entrevoir, un voir vrai, un vrai voir. Une voyelle.

Un voir qui est en regard de tous deux.

Un voir vif, impétueux, pas un « mou » voir.

Un voir au plus haut degré d’intensité, « au solstice d’un regard », qui ne laisse rien dans l’ombre, rien dans le noir ; qui « ramasse l’aube », en cueille toute la lumière, en recueille toute la luminosité, embrasse toute la clarté dégagée de la nuit.

Et cette optique fantastique qui exclut toute nuit, toute part nocturne, et cette optique héroïque qui se lève quand se dissipent les ténèbres aveuglantes, distinctement et nettement discerne la lettre qui change tout : « la lettre d’amour ».

É : l’amour.

La lettre s’est donnée « l’être », elle a trouvé le substantif pour donner substance à l’être, dans le nom de l’« amour »

D’émouvoir en amour voir, il n’y a qu’un petit « a » vers lequel s’exclam’ é.

À voir, l’oiseau-lire. L’oiseau « de papier », « lissant ». Avec un « s » en supplément. Siffle un oiseau.

L’amour, l’amour a des « L », oiseau de papier couve une graine, un amour de petit « a » qui s’enrichit de « promesse ».
« Lumineuse promesse » : c’est à voir. Envol « supposé » : envol aléa ; envol espéré : allez a.

Être, c’est être l’a, mais là-bas, là-bas, au voisinage de « l’éternité», l’a se trouve altéré.

C’est à en être blessé.

L’amour a des ailes et n’est pourtant pas éternel.

Il y aura un « après », l’instant « minuscule » gonflé d’éternité le sait. Il y aura un « après »
Amour vaincu après l’a.
Mais là toujours.

L’ « u » d’une blessure entache la « parure du naître », c’est sûr.

Mais l’être-là, toujours, en lettre l’a d’amour, transcendera le temps dans l’être.



C’était un commentaire à la lettre !

Merci Pouet.

   Gouelan   
24/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sur une branche un oiseau s'envole de papier, emportant dans son bec la promesse du bonheur.
Soudain l'instant, de son aile froissée, percute le crépuscule.

J'ai particulièrement aimé :
"ramasser l'aube
l'oiseau de papier
au cocon de son bec
l'instant minuscule"

On voit, on entend ces parures de mots délicats se déployer, bruisser comme le papier, se colorer d'émotion.
Un bel instant d'éternité.
Merci Pouet.

   Lulu   
26/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pouet,

J'aime vraiment beaucoup ce poème pour ces petites surprises qu'il nous réserve. A la lecture des deux premiers vers, j'ai eu le sentiment que nous allions aller vers quelque chose de très explicatif, mais les troisième et quatrième vers nous emportent à la hauteur d'un regard intéressant et si beau dans sa contemplation. J'ai notamment apprécié que le vers suivant "Et voir..." soit mis en relief par un retour à la ligne et ainsi isolé, comme des mots suspendus qui appellent à voir la beauté dans tout ce qui fait l'instant.

La formule "le grain froissé / d'une lettre d'amour" m'a également beaucoup plu.

J'ai moins aimé "Au cocon de son bec", que j'ai trouvé moins évident et donc moins fluide, mais les vers qui suivent cette expression nous font vite oublier cet espèce de bref obstacle pour savourer un "envol supposé".

J'ai trouvé les trois derniers vers très abstraits, mais j'ai aimé leurs mots et ce qu'ils ont fait naître comme ressenti en moi. L'expression "blesser d'éternité" est si extraordinaire..., tout comme "les parures du naître".

Merci du partage et au plaisir de vous lire encore.

   Lariviere   
2/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Pouet

J'ai beaucoup aimé ce poème.

Il est hermétique à peine comme il faut... ^^

J'ai aimé le propos et le rythme (avec ces audaces payantes sur la relance/embrayage du vers 5) sur ce court poème. Il diffère un peu de d'habitude par son minimalisme extrême, mais pour moi ca fonctionne, l'impact et le rendu des impressions sont bien présent et bien poétique :

"Cet oiseau de papier
sur la branche de l'être
lissant le grain froissé
d'une lettre d'amour

Au cocon de son bec
il chérit une graine
lumineuse promesse
de l'envol supposé"

Si ca c'est pas de la poésie...

Et le vers de fin, presque en aphorisme charien, est une réussite à mes yeux, synapses et oreilles !

Merci pour cette lecture et au plaisir de te lire.


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